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  • Leur Europe

    Suite au scandale des implants mammaires, la Commission européenne a décidé d’imposer un nouveau règlement sur les dispositifs médicaux. Alors qu’il y a déjà eu 7 directives et un réglement depuis 1993…

    Bill Doherty, président de la multinationale Cook Medical pour l’Europe, a averti le gouvernement irlandais, à l’occasion de l’annonce de la construction d’un nouveau centre de recherche à Limerick, que ce règlement pourrait détruire des milliers d’emplois en Irlande, pays où 25.000 personnes travaillent dans ce secteur.

    En effet, prenant prétexte du scandale des implants, la Commission, soutenue par le Parlement qui a validé le mois dernier le projet en y ajoutant ses amendements, veut prendre des mesures qui vont retarder de deux à trois ans la mise sur le marché des nouveaux procédés, et supprimer ainsi l’avance européenne sur les Etats-Unis et le Japon. Pour rester au top, les entreprises innovantes devront quitter l’Union européenne.

    Bill Doherty souligne que le processus du projet de règlement est actuellement au niveau du conseil des ministres, et que le gouvernement irlandais peut donc encore peser sur la décision. (Mais en général les conseils des ministres ne sont que des chambres d’enregistrement…)

  • La super-taxe abandonnée (du moins pour les paysans)

    La colère commençait à s’exprimer chez les paysans contre la hausse astronomique de la taxe foncière sur les terrains non bâtis : près d’un millier d’agriculteurs ont manifesté hier à Nice.

    La commission des Finances de l’Assemblée nationale avait déjà reporté d’un an cette mesure. Mais le ministère de l’Agriculture fait savoir que le gouvernement va présenter un amendement visant à en exonérer les terres agricoles de façon permanente… Et on va étudier « l’impact » de la mesure pour les autres…

  • Quand la dictature se ridiculise

    Cet été, David van Hemelryck avait défrayé la chronique en baladant par avion au-dessus des plages sa banderole « Hollande démission ». Et il avait aussi beaucoup fatigué les policiers envoyés à ses trousses pour tenter de trouver des prétextes pour l’arrêter.

    Ce 13 novembre il circulait dans Paris avec sa voiture, sur laquelle s’étale naturellement un beau « Hollande démission ». Il a été arrêté par quatre motards, suivis d’une trentaine de policiers envoyés par la dictature pour arrêter le dangereux factieux. La voiture a été envoyée en fourrière (avant d’être détruite à l’explosif, sans doute), et le terroriste conduit au poste pour être interrogé, a priori pour « outrage au Président ».

    Oui mais voilà. Le lendemain, le parquet, censé valider la poursuite pour « outrage au Président », s’est rendu compte que ça ne tenait pas la route. Ils ont cherché pendant quatre heures quel chef d’inculpation ils pourraient retenir. Et ils ont trouvé : « publicité dans Paris ». Sic.

  • Encore Marx (le cardinal)

    Le cardinal Reinhardt Marx, archevêque de Munich, qui vient de s’opposer publiquement au préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, est aussi président de la Commission des épiscopats de la communauté européenne (COMECE). Et à ce titre, il a prononcé le discours d’ouverture de l’assemblée plénière d’automne du machin épiscopal européen.

    Un discours où, si l’on enlève les phrases issues d’un générateur automatique de discours pour technocrates fatigués (ou plutôt pour apparatchiks cléricaux)*, il reste un hymne à la construction européenne et à l’UE telle qu’elle est et telle qu’elle se fait, sans nuance.

    Avec comme mot d’ordre : « Davantage d’Europe pour une meilleure Europe. »

    Alors que l’on entend désormais même des européistes, face au ras-le-bol des peuples, dire qu’il faut arrêter les transferts de souveraineté et rapatrier des compétences, les évêques de la COMECE, murés dans leur autisme, en restent aux slogans d’avant…

    Et pour qu’il puisse y avoir « davantage d’Europe », il faut combattre le « populisme » et le « nationalisme » de partis qui proposent un programme « souvent xénophobe ». (Mais ça aussi, ça vient du générateur automatique de discours.)

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    * Exemple (réel) : « Il faut avoir une pensée créative qui prenne en compte les principes éthiques qui doivent être au fondement d'une société libre, ouverte, démocratique et prospère. »

  • TJ Joseph enfin innocenté

    Accusé de blasphème en 2010, le professeur de collège du Kearala (Inde) TJ Joseph vient d’être acquitté. Entre temps des musulmans lui avaient coupé la main droite et il avait été chassé de l’enseignement…

    En mars 2010, ce professeur avait donné à ses élèves du collège Cardinal-Newman de Thodupuzha un exercice de malayalam consistant à rétablir la ponctuation dans un texte. Le texte était d’un auteur du Kerala. Il racontait l’histoire d’un poissonnier nommé Mohammad qui ne cesse de s’appauvrir alors qu’il travaille de plus en plus, et il devenait fou de désespoir et interpellait Allah.

    Le blasphème était que le poissonnier s’appelait Mohammad…

    Il y eut des manifestations organisées par les islamistes du « Front populaire de l’Inde » (sic), le professeur fut interpellé, et suspendu d’enseignement.

    Début juillet de la même année, alors qu’il revenait de l’église, il fut agressé par des musulmans qui, entre autres blessures, lui sectionnèrent la main droite.

    En septembre, il était licencié du collège, sans solde et sans pension.

    Toutefois, l’université Mahatma Gandhi, dont dépend le collège, révoqua la décision et le rétablit à son poste.

    Et aujourd’hui la justice lui rend enfin pleinement justice.

     

  • Saint Albert le Grand

    L'Eglise le proposa au culte des fidèles avec sa béatification, en 1622, et avec sa canonisation, en 1931, lorsque le pape Pie XI le proclama Docteur de l'Eglise. Il s'agissait d'une reconnaissance sans aucun doute appropriée, pour ce grand homme de Dieu et éminent savant non seulement dans le domaine des vérités de la foi, mais dans de très nombreux autres domaines du savoir. En effet, en regardant le titre de ses très nombreuses œuvres, on se rend compte que sa culture a quelque chose de prodigieux, et que ses intérêts encyclopédiques le conduisirent à s'occuper non seulement de philosophie et de théologie, comme d'autres contemporains, mais également de toute autre discipline alors connue, de la physique à la chimie, de l'astronomie à la minéralogie, de la botanique à la zoologie. C'est pour cette raison que le pape Pie XII le nomma patron de ceux qui aiment les sciences naturelles et qu'il est également appelé « Doctor universalis », précisément en raison de l'ampleur de ses intérêts et de son savoir.

    Les méthodes scientifiques utilisées par saint Albert le Grand ne sont assurément pas celles qui devaient s'affirmer au cours des siècles suivants. Sa méthode consistait simplement dans l'observation, dans la description et dans la classification des phénomènes étudiés.

    Il a encore beaucoup à nous enseigner. Saint Albert montre surtout qu'entre la foi et la science il n'y a pas d'opposition, malgré certains épisodes d'incompréhension que l'on a enregistrés au cours de l'histoire. Un homme de foi et de prière comme saint Albert le Grand, peut cultiver sereinement l'étude des sciences naturelles et progresser dans la connaissance du micro et du macrocosme, découvrant les lois propres de la matière, car tout cela concourt à nourrir sa soif et son amour de Dieu. La Bible nous parle de la création comme du premier langage à travers lequel Dieu - qui est intelligence suprême, qui est Logos - nous révèle quelque chose de lui. Le Livre de la Sagesse, par exemple, affirme que les phénomènes de la nature, dotés de grandeur et de beauté, sont comme les œuvres d'un artiste, à travers lesquelles, par analogie, nous pouvons connaître l'Auteur de la création (cf. Sg 13, 5). Avec une comparaison classique au Moyen-âge et à la Renaissance, on peut comparer le monde naturel à un livre écrit par Dieu, que nous lisons selon les diverses approches de la science. En effet, combien de scientifiques, dans le sillage de saint Albert le Grand, ont mené leurs recherches inspirés par l'émerveillement et la gratitude face au monde qui, à leurs yeux de chercheurs et de croyants, apparaissait et apparaît comme l'œuvre bonne d'un Créateur sage et aimant ! L'étude scientifique se transforme alors en un hymne de louange. C'est ce qu'avait bien compris un grand astrophysicien de notre époque, Enrico Medi, dont la cause de béatification a été introduite, et qui écrivait : « Oh, vous mystérieuses galaxies..., je vous vois, je vous calcule, je vous entends, je vous étudie, je vous découvre, je vous pénètre et je vous recueille. De vous, je prends la lumière et j'en fais de la science, je prends le mouvement et j'en fais de la sagesse, je prends le miroitement des couleurs et j'en fais de la poésie ; je vous prends vous, étoiles, entre mes mains, et tremblant dans l'unité de mon être, je vous élève au-dessus de vous-mêmes, et en prière je vous présente au Créateur, que seulement à travers moi, vous étoiles, vous pouvez adorer » (Le opere. Inno alla creazione).

    Saint Albert le Grand nous rappelle qu'entre science et foi une amitié existe et que les hommes de science peuvent parcourir à travers leur vocation à l'étude de la nature, un authentique et fascinant parcours de sainteté.

    Benoît XVI