Un titre marrant dans Le Point :
Mandela-Sharon, même coma !
Mais il faut reconnaître qu’Ariel Sharon a une sacrée longueur d’avance…
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Un titre marrant dans Le Point :
Mandela-Sharon, même coma !
Mais il faut reconnaître qu’Ariel Sharon a une sacrée longueur d’avance…
Les 304 députés présents à la Chambre des Communes ont approuvé à l’unanimité la proposition de loi sur un référendum qui poserait cette question aux Britanniques : « Pensez-vous que le Royaume-Uni doit être membre de l’Union européenne ? »
Toutefois ces 304 députés ne sont pas la majorité. La Chambre de communes a 650 membres. Mais comme les opposants au texte ne sont pas venus, le vote unanime (de députés conservateurs, mais aussi de 6 travaillistes) ouvre la voie à la suite du processus parlementaire. Pour un référendum que David Cameron s’est engagé à organiser… avant la fin 2017… s’il est approuvé par le Parlement.
« Jean XXIII va accéder à la sainteté sans deuxième miracle, en vertu d’une procédure simplifiée, approuvée par le pape François. Devant la presse, le père Federico Lombardi a expliqué qu’il s’agissait d’un cas particulier qui intervient alors que l’on célèbre le cinquantenaire du Concile Vatican II. Le pape a le pouvoir d’accorder une dispense en ce qui concerne le deuxième miracle. »
Certes, le pape décide souverainement. Mais se passer d’un miracle, qui est le signe donné par Dieu que la personne est digne d’être canonisée, c’est quand même dire à Dieu : ton signe, on n’en a pas besoin, on fait ce qu’on veut…
Après la rumeur sur la reconnaissance par la congrégation pour les causes des saints d’un miracle attribué à Jean-Paul II, voici l’information officielle : le pape a autorisé ce matin la promulgation de divers décrets, dont celui relatif à un miracle attribué « à l’intercession du bienheureux Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyla), évêque polonais et Souverain Pontife (1920-2005) ».
Parmi les autres décrets, encore des victimes du communisme lors de la guerre civile espagnole (la dernière charrette, c’était il y a juste un mois). Ils reconnaissent le martyre :
— du serviteur de Dieu José Guardiet y Pujol, prêtre espagnol tué en haine de la foi le 3 août 1936 ;
— du serviteur de Dieu Mauricio Íñiguez de Heredia, religieux espagnol, et ses 23 compagnons hospitaliers de St.Jean de Dieu, tués en haine de la foi en 1936 ou 1937 ;
— du serviteur de Dieu Fortunato Velasco Tobar, prêtre espagnol, et ses 13 compagnons de la Congrégation de la Mission, tués en haine de la foi entre 1934 et 1936 ;
— de la servante de Dieu María Asunción (Juliana González Trujillano), religieuse espagnole, et ses 2 consœurs Franciscaines missionnaires de la Mère du divin Pasteur, tuées en haine de la foi en 1936.
Voici donc l’encyclique « à quatre mains ». En effet : celles de Joseph Ratzinger et de Benoît XVI. Le pape Franciscus qui signe cette encyclique ne parle plus des quatre mains, mais reconnaît que Benoît XVI avait « pratiquement achevé une première rédaction » du texte. Disons simplement : la rédaction du texte. François dit avoir ajouté « quelques contributions ». Elles sont si discrètes qu’elles sont totalement invisibles (1). Alors que l’on reconnaît partout les thèmes de prédilection, les références, le style de Joseph Ratzinger théologien, exégète et pasteur, et du pape Benoît.
Bref, nous avons ici le dernier texte magistériel de Benoît XVI. Un vrai chant du cygne pontifical : un chef-d’œuvre.
Cette encyclique, profondément paulinienne (car en effet plus on lit saint Paul et plus on voit qu’il a tout dit), s’appuie aussi sur les pères de l’Eglise, et une fois encore on voit Joseph Ratzinger poursuivre dans cette voie, au même niveau, notamment au n. 23, quand il commente de front le texte hébreu et la traduction grecque d’une phrase d’Isaïe, comme le faisaient saint Jérôme ou saint Jean Chrysostome.
Le thème de la lumière de la foi conduit Ratzinger-Benoît, dans la lignée de son cher saint Bonaventure et d’un courant qui remonte à Origène (et d’abord à l’Ecriture), à apporter sa contribution à la doctrine des cinq sens spirituels, ce qui est sans doute une première dans un texte magistériel. Et c’est le cœur même de l’encyclique, sa partie centrale, qui a été préparée par ce qui précède, et qui va ensuite irriguer ce qui sera l’application de la doctrine.
Et cela commence en outre par une citation de (mon cher) Guillaume de Saint-Thierry, le chantre éminent des sens spirituels dans le monde monastique médiéval (de concert avec son maître et ami saint Bernard) : dans le Cantique des cantiques, les yeux de colombe de la bien-aimée « sont la raison croyante et l’amour, qui deviennent un seul œil pour parvenir à la contemplation de Dieu, quand l’intellect se fait “intellect d’un amour illuminé” » (intellectus amoris illuminati).
Suit alors un développement magistral – et magistériel – sur la synthèse entre les deux approches de la connaissance qu’on a abusivement séparées : l’écoute, qui serait biblique, et la vision, qui serait grecque.
Mais notre foi est foi dans le Fils de Dieu incarné, que l’on écoute et que l’on voit. « La connexion entre la vision et l’écoute, comme organes de connaissance de la foi, apparaît avec la plus grande clarté dans l’Évangile de Jean. » Et c’est aussi saint Jean qui ajoute le toucher : « (…) ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux (…) ce que nos mains ont touché du Verbe de vie ».
Et Benoît XVI cite saint Augustin : « Toucher avec le cœur, c’est cela croire. »
La suite de l’encyclique, sur la formulation, la transmission et les bienfaits de la foi sur le plan pratique et du bien commun, découle de ces considérations. A commencer bien sûr par les sacrements, par lesquels nous touche le Verbe incarné et par lesquels nous le touchons.
Il y aurait beaucoup à dire sur cette encyclique, d’autant qu’elle est très concentrée. On remarque de même qu’elle contient l’expression ramassée, ciselée, comme définitive, des principaux thèmes personnels de Ratzinger-Benoît. Il faut la lire. Elle est ici.
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(1) On peut hésiter, au n. 46, sur l’expression : « sortir du désert du moi autoréférentiel, renfermé sur lui-même ». Mais c’est bien Benoît XVI qui disait, le 7 janvier, aux diplomates, que « la personne qui devient autoréférentielle n’est plus ouverte à la rencontre avec Dieu et avec les autres et se replie sur elle-même »…
Dans le chaos actuel en Egypte, des islamistes en profitent pour s’en prendre aux chrétiens. Diverses violences, menaces, intimidations, se succèdent en divers endroits du pays.
Mercredi soir, le presbytère et les autres locaux de la paroisse copte catholique de Delgia, dans le gouvernorat de Minya, ont été saccagés puis incendiés.
« Grâce à Dieu, il n’y a ni victimes ni blessés – racontait hier à l’agence Fides l’évêque copte catholique de Minya, SMgr Botros Fahim Awad Hanna – mais l’alarme demeure. Les intégristes ont fermé la route d’accès au village. Hurlant des slogans contre les chrétiens, ils disent vouloir tout détruire et actuellement, ils tentent à nouveau de prendre l’église d’assaut. La police locale est impuissante. J’ai appelé le Caire pour demander l’intervention de l’armée ».
Le cardinal Agostino Vallini, vicaire du pape pour le diocèse de Rome, préside aujourd’hui la cérémonie de clôture de la phase diocésaine du procès de béatification du cardinal François Xavier Nguyen Van Thuan (1928-2002). Au Vietnam, « tous les catholiques rayonnent de joie », et des fêtes et des célébrations sont organisées dans tous les diocèses.
Qu’est-ce que ce sera quand il sera béatifié !
Je dois dire que la figure de saint Antoine Marie m'est chère parce qu'il est l'une des figures de la réforme catholique dans le siècle de la Réforme. Sa vie a coïncidé avec une période turbulente dans laquelle Luther, à sa manière, a tenté de réformer l'Église. Tentative qui, comme on le sait, finit dans la tragédie de la division de l'Église. Luther dans les problèmes de son temps et de sa vie personnelle, avait découvert la figure de saint Paul et, avec l'intention de suivre le grand message de saint Paul, commença son cheminement. Malheureusement, il mit saint Paul en opposition avec l'Église hiérarchique, l'Église du Pape, la loi contre l'Évangile. Et ainsi, tout en le redécouvrant, il a détaché saint Paul de l'ensemble de la vie de l'Église, du message de l'Écriture Sainte. Antoine Marie Zaccaria a lui aussi découvert saint Paul, il a voulu suivre précisément le dynamisme évangélique de saint Paul et il l'a vu dans la totalité du message divin, dans la communion de l'Église.
Il me semble que saint Antoine Marie est une figure d'une grande actualité, une figure œcuménique et missionnaire et qui nous invite à montrer et à vivre le message de saint Paul dans l'Église elle-même, et montre à nos frères séparés que saint Paul a sa place vraie dans l'Église catholique, et qu'il n'est pas nécessaire d'opposer le message de saint Paul à la hiérarchie de l'Église, mais qu'il existe justement dans l'Église catholique tout l'espace pour la liberté évangélique, pour l'élan missionnaire, pour la joie de l'Évangile. L'Église catholique n'est pas seulement l'Église de la loi, mais elle doit aussi se montrer concrètement comme l'Église de l'Évangile et de sa joie, pour ouvrir la route à l'unité.
Cardinal Joseph Ratzinger (1997)