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  • Houchang Nahavandi au Centre Charlier

    Communiqué aux amis du Centre Charlier

    Houchang Nahavandi, ancien recteur des universités de Tabriz et de Téhéran, ministre de l’économie, a été un grand homme d’État de l’Iran, chassé par la sinistre révolution islamiste. Il est aussi un très captivant historien de langue et culture françaises, ayant fait ses études en France.

    Le mercredi 10 juillet, il sera notre invité pendant la seconde partie de notre émission sur Radio Courtoisie (à 19h30).

    Nous l’interrogerons sur son dernier livre passionnant si utile pour la compréhension de ce qui se passe aujourd’hui : « Mohamed Reza Pahlavi : le dernier Shah ».

    Le jeudi 11, il signera ce livre entre 10h et 13h au Centre Charlier 70, boulevard saint Germain 75005 Paris.

    À partir de 13 h un savoureux buffet oriental arrosé de très bon vin du Liban sera servi en son honneur, entrecoupé de courtes allocutions.

    Coût du buffet 20€.

    Il faut bien sûr s’y inscrire. Impérativement avant le 7 juillet (par chèque à l’ordre du Centre Charlier).

  • En Egypte

    Quand l’armée renverse un gouvernement démocratiquement élu, cela s’appelle un coup d’Etat militaire.

    C’est ce qui s’est passé hier en Egypte. Mais personne dans la communauté internationale, ou dans la presse mondiale de la pensée unique, n’utilise l’expression « coup d’Etat militaire ». Cela va de l’enthousiasme face ce nouveau pas en avant du magnifique printemps arabe, à une vague inquiétude sur ce qui va maintenant se passer.

    L’armée a donc mis son ultimatum à exécution : elle a arrêté et incarcéré le président Mohammed Morsi et quelques autres personnalités, a suspendu la Constitution, pris le contrôle de tout ce qu’elle ne contrôlait pas directement, lancé des mandats d’arrêt contre quelque 300 responsables des Frères musulmans… comme on pouvait le voir les jours de crise sous le gouvernement du général Moubarak.

    Morsi a été viré par le général Sissi, qu’il avait nommé il y a un an commandant en chef de l’armée, président du conseil suprême des forces armées et ministre de la Défense. Celui qui est maintenant considéré comme le sauveur de la démocratie grâce à un coup d’Etat militaire était alors jugé trop proche des Frères musulmans… On n’est jamais trahi que par les siens. On sait d’autre part que Sissi, formé en Angleterre, puis à l’école de guerre de l’armée américaine de Pennsylvanie, a des liens étroits avec le Pentagone…

    Il a eu l’intelligence de faire croire (ça a bien l’air de marcher) qu’il y a un gouvernement civil, puisqu’il a nommé Adly Mansour comme président par intérim, et Mohammed El Baradei comme Premier ministre par intérim.

    Adly Mansour est un magistrat que Morsi avait nommé président du Conseil constitutionnel, et qui venait de prendre ses fonctions le 1er juillet. Il est paraît-il inconnu même en Egypte. El Baradei, prix Nobel de la paix, est quant à lui mondialement célèbre, puisqu’il fut longtemps le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, notamment au moment de la guerre d’Irak quand il tenta de faire comprendre très diplomatiquement que les armes de destruction massive de Saddam Hussein étaient un mythe.

    El Baradei était considéré par les médias occidentaux comme « le chef de l’opposition ». Curieux chef, populaire, certes, sur la place Tahrir, mais qui ne capitalise que sur son nom, et ne s’était même pas présenté, finalement, à la présidentielle. Il a fondé un parti, qui n’est qu’un groupuscule.

    L’armée promet de nouvelles élections. Et fera ce qu’elle pourra pour empêcher les Frères musulmans de revenir au pouvoir. Il est vrai qu’ils sont largement discrédités, car autant ils étaient efficaces par leurs réseaux d’aide sociale, autant ils se sont montrés impuissants à la tête de l’Etat (sauf pour placer leurs hommes partout).

    Que peuvent donner de nouvelles élections ? Il convient de regarder du côté de ceux qui ne disent rien et qui, avec une exquise discrétion de violette, attendent tranquillement leur tour : les salafistes, dont le score totalement inattendu (24%) avait été l’immense surprise des législatives. Si les Frères s’effondrent, ce sont les salafistes qui tireront les marrons du feu. Car, en dehors de la place Tahrir et des quartiers résidentiels d’Alexandrie, l’Egypte, ce sont les imams de l’Egypte profonde. Lesquels sont de plus en plus fondamentalistes.

    En attendant, vive la démocratie…

  • En Indonésie

    Des centaines d’islamistes ont manifesté pendant deux jours à Kranggan, dans la province de Java Ouest (Indonésie) contre la construction de l’église Saint Stanislas Kostka.

    D’habitude, ce genre de manifestation prend pour prétexte (comme en Egypte) que les chrétiens construisent une église sans autorisation. Ce qui est généralement vrai, car obtenir toutes les autorisations est presque impossible.

    En Indonésie, il faut notamment obtenir l’aval des autorités (musulmanes), des riverains (musulmans), du « Groupe pour le dialogue interreligieux » (sous contrôle des autorités musulmanes). Le plus compliqué est de tenter d’obtenir l’aval des gens du voisinage de la future église sans tomber sous le coup des accusations de prosélytisme, qui feraient capoter l’affaire, car le prosélytisme chrétien est évidemment strictement interdit.

    A Kranggan, les catholiques ont commencé les démarches en 2003. Et, le 17 décembre 2012, est arrivé le document officiel certifiant que toutes les conditions étaient réunies et qu’ils pouvaient construire une église.

    Aujourd’hui, les islamistes réclament le retrait de l’autorisation, au motif qu’une église dans une région musulmane ne peut que nourrir l’affrontement interreligieux et mettre en danger la coexistence pacifique entre les religions. Sic.

  • Deus ómnium exaudítor est

    ℟. Deus ómnium exaudítor est : ipse misit Angelum suum, et tulit me de óvibus patris mei. * Et unxit me unctióne misericórdiæ suæ.

    ℣. Dóminus, qui erípuit me de ore leónis, et de manu béstiæ liberávit me. * Et unxit me unctióne misericórdiæ suæ.

    Dieu exauce les prières de tous : lui-même a envoyé son Ange et m’a retiré du milieu des brebis de mon père. * Et il m’a oint de l’onction de sa miséricorde. C’est le Seigneur qui m’a arraché de la gueule du lion, et des griffes de la bête féroce. Et il m’a oint de l’onction de sa miséricorde.

    (Ce répons des matines des premiers dimanches après la Pentecôte a comme particularité que la première phrase est tirée du « Psaume 151 », qui est un texte apocryphe.)