La « révolution » égyptienne avait chassé Moubarak, aux cris de « Erhal ! » (Dégage !), ce qui avait conduit à des élections qui avaient mis logiquement au pouvoir les Frères musulmans.
Les « révolutionnaires » de la place Tahrir et de Facebook réunis n’étaient pas contents. Mais ils n’y pouvaient rien.
Un an après, les Frères musulmans ont fait la preuve que s’ils étaient très bons dans l’opposition ils étaient très mauvais au gouvernement.
Alors revient la « révolution », avec les « Rebelles ». Et le même slogan : « Erhal ! », qui s’adresse cette fois à Mohammed Morsi.
Les Egyptiens étant exaspérés par le marasme économique et l’anarchie sécuritaire, les manifestations sont gigantesques. Au point que l’armée, prenant la mesure de la mobilisation, lance un ultimatum à Mohammed Morsi. Ultimatum reçu avec un enthousiasme débordant par les « Rebelles », alors que si l’armée reprenait le pouvoir ce serait purement et simplement un retour au régime Moubarak…
Et s'il devait y avoir de nouvelles élections, elles seraient remportées par... les Frères musulmans, ou, pire, par les salafistes. Car il n'y a toujours aucune autre organisation politique digne de ce nom...
