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  • Le petit marché de dupe de Barroso

    « Si nous devons aller vers plus d’intégration dans l’union monétaire, je serai le premier à être d’accord pour qu’on en fasse moins dans d’autres domaines. Il ne s’agit pas de lister des secteurs, ce serait contre-productif et facteur de divisions. Mais nous pouvons réduire notre activité de réglementation qui est parfois perçue comme trop intrusive. »

    Le propos est de José Manuel Barroso, dans une interview aux Echos.

    Il faut bien comprendre qu’il dit : plus d’intégration dans l’union monétaire. Car l’union monétaire est entièrement réalisée dans la zone euro depuis qu’il y a l’euro, comme dirait M. de La Palice. Plus d’intégration dans l’union monétaire, c’est-à-dire dans la zone euro, cela veut dire un contrôle toujours plus étroit des finances des pays de la zone par la Commission européenne ; non seulement des finances, mais de toutes les politiques économiques et sociales. C’est d’ailleurs ce qui apparaît dans la phrase précédant la citation, où Barroso se félicite que les Etats aient « accordé » à la Commission « plus de compétences notamment en matière de discipline budgétaire et de sanctions », ajoutant qu’il aurait « aimé également plus de pouvoirs en matière de cohésion et de solidarité ». (On remarquera au passage qu’en bon dictateur il parle à la première personne : « J’aurais aimé avoir plus de pouvoirs… »)

    Tel est le marché que propose Barroso : si vous me donnez le pouvoir de décider de ce que vous êtes autorisé à faire avec votre argent, je vous octroie généreusement le droit d’obéir à ce que j’ai décidé, et je vous promets de ne pas, euh non, de moins vous embêter sur les détails (détails dont je déciderai moi-même, car vous ne devez pas en dresser la liste, comme prétendent le faire les Néerlandais ces jours-ci).

  • En Egypte

    Le président Mohammed Morsi s’inquiète du sort de la démocratie en Egypte. Ce serait amusant de voir un militant des Frères musulmans se préoccuper de démocratie, si le pays n’était dans une situation très périlleuse.

    « La polarisation politique et les conflits ont atteint un stade qui menace notre expérience démocratique naissante et qui menace d'entraîner l'ensemble de la nation dans un état de paralysie et de chaos », a-t-il dit dans un discours télévisé très suivi, y compris place Tahrir sur écrans géants.

    Mohammed Morsi a reconnu avoir « fait des erreurs sur un certain nombre de sujets » (sans dire lesquels), mais il a également accusé des « ennemis de l'Egypte » (sans les nommer) de vouloir saboter le système démocratique issu de la révolution de 2011…

    Dimanche prochain 30 juin, premier anniversaire de l’élection de Mohammed Morsi, l’opposition organise des manifestations dans tout le pays, qui devraient être géantes au Caire ou à Alexandrie (davantage à cause de la dégradation des conditions de vie que pour des raisons politiques). Et les Frères musulmans organisent eux aussi des manifestations, en soutien au président. On craint que ce soit le prélude d’un conflit durable dans la rue. Il y a eu 2 morts et 90 blessés dans des affrontements entre les deux camps à Mansoura, quelques heures avant le discours du président.

    L’armée a déjà investi les artères de la capitale et a prévenu qu’elle ne tolérerait pas le chaos.

  • Un catholique ministre au Pendjab

    Le Premier ministre du Pendjab, Shahbaz Sharif, qui est le frère du nouveau Premier ministre fédéral du Pakistan Nawaz Sharif, a nommé un avocat catholique, Khalil Tahir Sindhu, ministre des Droits de l’homme et des minorités, et ministre de la Santé. (Le Pendjab est la plus importante province du Pakistan, sur tous les plans.)

    Khalil Tahir Sindhu, membre de la Ligue musulmane de Nawaz Sharif, est connu pour sa défense des chrétiens accusés de blasphème. Il dit avoir obtenu « 37 acquittements de victimes de blasphème, toutes chrétiennes ». Mais il ne s’en vante pas vraiment, parce qu’il souligne que ces personnes restent toujours marquées par l’accusation de blasphème : « il s’agit de 37 familles détruites, d’innocents qui ont passé des années en prison, de personnes contraintes à se déraciner et à changer de travail et de ville ».

  • Les Femen s’écrasent devant l’islam

    Condamnées en première instance à quatre mois de prison ferme, les Femen qui avaient manifesté à Tunis, deux Françaises et une Allemande, ont exprimé leurs regrets et ont assuré qu’elles ne recommenceraient plus une telle action dans un pays musulman, puisque l’islam ne le permet pas.

    Elles ont été condamnées à quatre mois avec sursis, et libérées.

  • La « violence inouïe » du Dr Dor

    Le Dr Dor a comparu hier (pendant quatre heures) devant le tribunal correctionnel de Paris. L’avocat d’une des parties civiles a souligné que le fait de montrer des chaussons de bébé à une femme enceinte était « un acte d’une violence inouïe ».

    Le parquet a requis un mois de prison avec sursis et 8.000 euros d’amende. Non pour violence inouïe, mais pour "entrave à IVG", ce qui n’est pas moins délirant.

    Le jugement devrait être rendu le 16 septembre.

  • Notre Dame du Perpétuel Secours

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    Venue de Crète à la fin du XVe siècle, cette icône de la Mère de Dieu de la Passion (avec les anges qui présentent les instruments de la Passion à l’enfant Jésus) fut installée au-dessus du maître autel de l’église Saint-Matthieu de Rome. Elle devint rapidement célèbre par les miracles qui se produisaient. En 1798, les troupes françaises envahirent Rome et détruisirent plusieurs églises, dont Saint-Matthieu. L’icône fut sauvée par des religieux augustins qui la placèrent dans une chapelle où elle tomba dans l’anonymat. Vers 1840, un vieil augustin confia à son jeune servant de messe, Michele Marchi, que cette icône avait été célèbre et vénérée sous le nom de Notre Dame du Perpétuel Secours. En 1854, les rédemptoristes édifient sur le site même de l’ancienne église Saint-Matthieu une nouvelle église pour abriter les reliques de saint Alphonse de Liguori, canonisé en 1839. Michele Marchi, devenu rédemptoriste, parle de l’icône qui se trouvait là. Pie IX demande aux augustins de remettre l’icône aux rédemptoristes pour qu’elle revienne à sa place. Le transfert a lieu au cours d’une grande procession, le 26 avril 1866, marquée par deux guérisons spectaculaires. Pie IX charge les rédemptoristes de répandre la dévotion à Notre Dame du Perpétuel Secours. L’icône a été restaurée en 1990.

    Dómine Iesu Christe, qui Genetrícem tuam Maríam, cuius insígnem venerámur imáginem, Matrem nobis dedísti perpétuo succúrrere parátam : concéde, quǽsumus ; ut nos, matérnam eius opem assídue implorántes, redemptiónis tuæ fructum perpétuo experíri mereámur.

    Seigneur Jésus-Christ, en Marie, votre Mère, dont nous vénérons l’insigne image, vous nous avez donné une Mère prête à nous secourir perpétuellement : faites, nous vous en prions, qu’implorant assidûment son assistance maternelle, nous méritions de goûter perpétuellement le fruit de votre rédemption.

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