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  • Enfin !

    On parle du train de sénateur, mais il y a aussi le train de diplomate, et particulièrement de diplomate du Saint-Siège…

    Un communiqué nous apprend : « Le Saint-Siège et la République du Soudan du Sud, désireux de promouvoir des liens d’amitié mutuelle, ont décidé d’un commun accord d’établir des relations diplomatiques au niveau d’une nonciature apostolique de la part du Saint-Siège et d’une ambassade de la part de la République du Soudan du Sud. »

    Voilà quand même plus d’un an et demi que ce pays est indépendant et membre de l’ONU…

    Rappelons que le président de ce nouvel Etat est un catholique pratiquant, et que l’hymne national commence ainsi : « O Dieu, ô Dieu, ô Dieu, ô Dieu, ô Dieu, bénis le Soudan du Sud… » et se termine par : « Aussi, Seigneur, bénis le Soudan du Sud ».

  • Les menaces se précisent contre la liberté d’expression

    Les sénateurs ont adopté le 7 février une proposition de loi (déjà adoptée à l’Assemblée) visant à fixer un seul délai de prescription (un an) pour tous les propos discriminatoires. Actuellement c’est un an pour les discriminations racistes et trois mois pour les discriminations « homophobes ». Or, comme le disait d’emblée Najat Vallaud-Belkacem, « c’est au moment où notre pays s’apprête enfin à accorder les mêmes droits à chacun, homosexuel ou hétérosexuel, au moment où notre République s’apprête enfin à reconnaître la même valeur à chacun, sans distinction fondée sur l’orientation sexuelle, que les manifestations de l’homophobie se multiplient ». Esther Benbassa, rapporteur* de la proposition de la loi, répétera aussitôt après : « L’inscription de ce texte à l’ordre du jour du Sénat intervient – cela ne vous aura pas échappé – dans un contexte particulier, celui du débat entourant l’examen du projet de loi relatif à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Ces dernières semaines, ce débat a frayé la voie à l’émergence d’un climat souvent ouvertement homophobe et à la multiplication de propos intolérables. » Sic. Cette proposition de loi est donc non seulement opportune, mais elle va « corriger » une « anomalie », en faisant de l’« homophobie » un racisme comme les autres, voire pire que les autres : à traquer en priorité.

    Au cours du débat, des sénateurs sont allés plus loin, en faisant le vœu d’un flicage systématique d’internet, qui échapperait selon eux à la juste répression de tous les racismes. « Il est urgent aujourd’hui d’élaborer une loi sur la liberté d’Internet », a ainsi déclaré Esther Benbassa. Qui est précisément en train d’élaborer le projet. Elle a précisé à Mediapart : « Notre problématique sera : comment encadrer internet sans porter atteinte à la liberté d’expression ? » Sic. Comment faire un cercle carré ?

    En tout cas, cela va se faire, à la façon des grands ancêtres manieurs de guillotine, si l’on en croit Najat Vallaud-Belkacem, qui disait au Sénat, au nom du gouvernement (français**) : « Nous aurons peut-être la main tremblante au moment de modifier la loi de 1881, mais sachez que cette main sera néanmoins ferme et déterminée. »

    * Le Sénat dit bien : « rapporteur », et non « rapporteuse »…

    ** Najat Vallaud-Belkacem étant aussi de nationalité marocaine, il est toujours nécessaire de préciser au nom de quel pays elle s’exprime.

  • Vietnam : la requête rejetée

    Le pouvoir communiste vietnamien avait décidé d’amuser la galerie (et de se faire bien voir de la communauté internationale) en annonçant des amendements à sa Constitution. L’Assemblée nationale était donc chargée d’élaborer les amendements, et le peuple était convié à donner son avis (on ne rit pas). Un groupe de citoyens a pris le pouvoir au mot, et a produit une « Requête pour une refonte de la Constitution ». Laquelle recevait aussitôt la signature de 800 personnalités diverses (dont trois évêques). Le texte de la Requête a été remis le 3 février au bureau de l’Assemblée nationale, muni désormais de 2.500 signatures (il y en a aujourd’hui plus de 4.000).

    Le 7 février, la commission de l’Assemblée chargée des amendements a répondu aux auteurs de la requête que celle-ci était irrecevable parce que la consultation populaire portait uniquement sur les amendements proposés par l’Assemblée…

    Toute ressemblance avec un pays théoriquement non communiste ne serait néanmoins peut-être pas fortuite.

  • En Inde

    Lundi dernier, à Roshni (Madhya Pradesh), des militants du mouvement nationaliste hindou Bajrang Dal ont attaqué la maison d’un chrétien et ont frappé un pasteur pentecôtiste qui faisait un cours d’études bibliques, puis ils ont appelé la police qui l’a arrêté pour « tentative de conversion forcée ». Il a été relâché au bout de quelques heures.

    Mercredi, à Gulai (Madhya Pradesh), des militants de Bajrang Dal et du Rashtriya Swayamsevak Sangh ont arrêté une réunion de prière et ont frappé le pasteur pentecôtiste, puis ils l’ont emmené et l’on frappé encore dans un autre village avant de le livrer à la police, qui l’a libéré le lendemain.

    (Asianews)

  • La fête de la chaire de saint Pierre

    La fête d’aujourd’hui a, pour notre vie liturgique, une grande importance. Nous rendons-nous bien compte que toute notre liturgie est, à proprement parler, celle de la ville de Rome ? Nous célébrons, en majorité, des saints romains, nous célébrons la dédicace des églises romaines. Bien plus, dans l’office des stations, la liturgie nous conduit, une centaine de fois, dans la ville de Rome où nous assistons aux solennités de la messe, avec l’évêque de Rome. Or il importe que nous puissions nous sentir membres de l’Église de Rome, que cette Église soit notre diocèse. C’est ce qu’exige le développement actuel de la liturgie occidentale. Les choses auraient pu se passer autrement. Si la liturgie avait suivi la ligne des trois premiers siècles, les diverses nations auraient pu avoir un patriarcat spécial et une liturgie particulière, à laquelle il aurait été plus facile de s’accoutumer. Mais il faut tenir compte de ce qui existe. Il faut nous unir à l’Église romaine, nous sommes membres de la communauté romaine. Dans l’église de chez nous, il faut voir souvent une église de Rome et célébrer les saints mystères avec l’évêque de Rome. De cette façon, la liturgie romaine nous deviendra familière. — Quelle différence y a-t-il maintenant entre la fête d’aujourd’hui et la fête de saint Pierre et de saint Paul ? C’est que, le 29 juin, nous célébrons l’Apôtre et le Vicaire de Jésus-Christ, le Pape de l’Église universelle. Aujourd’hui nous fêtons l’Évêque de l’Église romaine à laquelle nous sommes incorporés (c’est pourquoi on a, au bréviaire, le commun des confesseurs Pontifes). C’est comme une fête patronale de notre liturgie romaine.

    Dom Pius Parsch