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  • Ah la promotion Voltaire…

    Comme les trois Mousquetaires, ils étaient quatre amis, à l’ENA, dans la promotion Voltaire : François Hollande, Ségolène Royal, Jean-Pierre Jouyet (et Michel Sapin). Finalement François Hollande est devenu président de la République. Ségolène Royal devait devenir présidente de l’Assemblée nationale mais pour cela il fallait se faire élire député (la démocratie c’est mal foutu quelquefois)… Michel Sapin est devenu ministre du Chômage, et Jean-Pierre Jouyet a été nommé directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Puis François Hollande a créé la Banque publique d’investissement (BPI), pour le financement régional des PME, dont les actionnaires sont la CDC et l’Etat, et dont le président est donc forcément Jean-Pierre Jouyet. Et aujourd’hui Ségolène Royal est nommée vice-présidente de la BPI, lors de la première réunion de son conseil d’administration, à Dijon, où elle est arrivée en catastrophe après avoir raté son train…

    Le roi donnait à ses anciennes maîtresses un titre et un château. Hollande a fini par octroyer à Ségolène une vice-présidence bancaire…

    On sait bien que ce n’est qu’un hochet, puisque le BPI est en fait gérée par un directeur général. Mais quand même, voilà quelque chose de fort curieux. Ségolène Royal est présidente de région, et la BPI va aider les PME au niveau régional. Comment ne pas penser que la présidente (de la région) soit très fortement tentée de dire à la vice-présidente (de la banque), pour le faire savoir à qui de droit, quelles sont les PME méritantes sur des critères non pas économiques et sociaux, mais parfaitement politiques et électoralistes ?

  • Mensonge ou incompétence ?

    Le président du Conseil économique et social déclare que le conseil va conclure à l’irrecevabilité de la pétition sur la loi concernant le mariage parce que « la pétition demande que le Cese se prononce pour ou contre la loi. Constitutionnellement, c’est impossible. C’est donc irrecevable sur le fond. »

    Je ne sais pas s’il y avait plusieurs textes. En tout cas, celui que j’ai signé ne demandait absolument pas que le CESE se prononce contre le projet de loi (je ne l’aurais pas signé, considérant que c’était en effet irrecevable), il demandait au CESE son avis. Point final. Ce qui est très exactement le but des pétitions citoyennes.

    Je suis stupéfait. Je pensais qu’au CESE on était un peu à l’écart de la mauvaise foi politicienne.

  • Quelques précisions romaines

    En début d'après-midi, le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a précisé le calendrier du Saint-Père: Samedi à 9h se concluent les exercices spirituels de la Curie Romaine et comme à l'accoutumé le Pape s'adressera brièvement aux participants. A 11h 30, il recevra le Président de la République italienne. Le lendemain dimanche, il récitera le dernier angélus de son pontificat. Mercredi 27, se déroulera Place Saint-Pierre la dernière audience générale et, vues les circonstances (on attend 30.000 personnes), la papamobile fera un circuit plus long. Le 28, Benoît XVI saluera tous les Cardinaux présents à Rome, sans prononcer de discours. Ensuite, peu avant 17h Cour Saint-Damase, il sera salué par le Cardinal Secrétaire d'Etat, puis à l'héliport par le Cardinal Doyen. A Castelgandolfo, il sera accueilli par le Cardinal Président et le Secrétaire du Governorat, accompagné du Maire de la commune. Il saluera la foule depuis le balcon du palais donnant sur la place publique.

    Par ailleurs, le P. Lombardi a précisé que la date d'entrée en conclave sera fixée par les Cardinaux assemblés en congrégations générales, indépendamment d'un éventuel Motu Proprio du Saint-Père destiné à modifier certains points de la constitution Universi Dominici Gregis. A propos ensuite de la Fraternité Saint-Pie X, il a déclaré que la date butoir du 22 avancée par la presse n'est que pure hypothèse, Benoît XVI ayant décidé de remettre la question à son successeur. Il est donc inutile d'attendre un règlement de la situation avant la fin de ce pontificat. Enfin, il a confirmé que le rapport d'enquête des trois Cardinaux [sur les fuites de documents confidentiels au Vatican] n'est connu que du Saint-Père. Les Cardinaux Herranz, Tomko et De Giorgi n'accorderont aucune interview pour commenter les résultats de leur action.

    (VIS)

  • L’UE rend fou

    Le commissaire européen à l’Energie, Günther Oettinger, a déclaré : « Je suis prêt à parier que, dans la prochaine décennie, un chancelier allemand ou une chancelière, avec son homologue français, ramperont sur leurs genoux à Ankara pour demander aux Turcs : Amis, venez avec nous. »

    Le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, s’est empressé de répondre : « Je ne sais pas s’ils viendront en rampant ou s’ils tomberont à genoux, mais il y a une chose que je sais de façon certaine, c’est qu’ils céderont. »

    José Manuel Barroso a cru nécessaire de préciser que la sortie de Günther Oettinger était « son opinion personnelle et non celle de la Commission européenne »…

    Günther Oettinger, pourtant ancien ministre-président du Bade-Wurtemberg, pourrait déjà apprendre que le chancelier allemand n’a pas d’« homologue » français.

  • Pèlerinage à Jérusalem...

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    Ceci est une affiche annonçant un pèlerinage diocésain en Terre Sainte, « en l’année de la foi », sous la conduite de l’évêque, Mgr Spreafico.

    Oui, le monument est le "dôme du rocher", la première grande mosquée à avoir été construite, qui se trouve à Jérusalem sur l'esplanade des mosquées, troisième "lieu saint" de l’islam sunnite.

  • La charia c’est ça aussi

    Un prédicateur saoudien, Fayhan el-Ghamdi, connu pour ses prêches télévisés, emprisonné pour le viol et le meurtre (après horribles tortures) de sa fille de 5 ans, a été libéré au bout de trois mois, parce qu’il a payé le prix du sang. Le juge a estimé le prix à 200.000 riyals (40.000 €). Cette somme, versée à la mère de l’enfant, aurait été double si la fille avait été un garçon.

    (La peine de mort ne s’applique pas lorsque la victime est une femme ou un enfant de l’assassin, parce qu’ils sont sa propriété.)

  • 53 chrétiens éthiopiens arrêtés en Arabie saoudite

    La police saoudienne a arrêté 53 chrétiens éthiopiens -  46 femmes et six hommes – qui étaient réunis dans une maison privée, à Damman, pour prier. Comme la loi n’empêche pas les prières privées, le motif est que ces chrétiens (qui étaient entre eux) tentaient de convertir des musulmans au christianisme…

    Il se pourraient aussi qu’ils soient poursuivis pour réunion sociale illégale, c’est-à-dire mixte, comme le furent les 35 Ethiopiens arrêtés de la même façon en décembre 2011.

    A l’époque, les femmes furent l’objet d’« examens médicaux » très particuliers, puis tout le monde fut expulsé.

  • Un martyr syrien

    Un chrétien arménien a été tué en haine de la foi, a fait savoir la communauté arménienne syrienne à l'agence Fides. L’homme se trouvait dans un minibus qui a été arrêté par des miliciens. Après avoir constaté sur ses papiers qu’il était chrétien, ils l’ont fouillé et ont vu qu’il portait une grande croix. Ils ont alors tiré sur la croix, déchiquetant la poitrine de l’homme.

  • Zenit fait campagne pour le cardinal Tagle

    L’agence Zenit publie aujourd’hui, à brûle pourpoint, un enthousiaste panégyrique du cardinal Tagle, archevêque de Manille. C’est l’un des quatre articles du jour mis en exergue. On ne peut pas y échapper.

    Dans ce long palmarès, Zenit oublie curieusement de signaler que le cardinal Tagle était membre du comité éditorial de L’histoire de Vatican II basée sur les travaux de l’école de Bologne, c’est-à-dire dans l’optique de l’herméneutique de la rupture.

    Il est vrai que, sed contra, il fut, dans le même temps, nommé à la Commission théologique internationale par le cardinal Ratzinger, et que Benoît XVI l’a nommé archevêque de Manille puis l’a créé cardinal, il y a trois mois, à l’âge de 55 ans (il est le deuxième plus jeune cardinal).

    Je vois aussi que selon La Vie, Tagle est « le cardinal le plus populaire sur Facebook ». D’où sans doute l’article dithyrambique de Zenit…

  • Jeudi de la première semaine de carême

    L’évangile de la messe de ce jour est celui de la Cananéenne. Cette femme, païenne, du Liban actuel, harcèle le Sauveur. Voyant Jésus passer elle ne cesse de crier en lui demandant de guérir sa fille. Les apôtres viennent dire à Jésus d’user de son autorité pour la chasser, et Jésus leur donne raison, expliquant pourquoi il ne guérira pas cette femme : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais voici que la femme a profité du bref conciliabule pour forcer le barrage apostolique, elle se jette à ses pieds en lui demandant son secours. Et Jésus répète qu’il est venu pour les juifs : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens. » Mais la réponse de la femme va le faire fondre : « Oui, Seigneur ; mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Et la fille de cette femme va donc être guérie en raison de cet acte de foi.

    Cela m’a toujours frappé que cette femme fasse changer d’avis celui qui est le Verbe incarné, le fils de Dieu, l’immuable Logos.

    Et cela nous rappelle que ce n’est pas la première fois. Tout au début, Jésus changea d’avis. Et plus précisément une femme le fit changer d’avis. C’était aux noces de Cana. Marie voulait que son fils fasse un miracle parce qu’il n’y avait plus de vin. Jésus lui répond avec une vigueur rugueusement hébraïque : « Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? Mon heure n’est pas encore venue. » Marie dit simplement aux serveurs de faire ce qu’il leur dira. Et Jésus fait le miracle avant l’heure.

    « Femme », dit Jésus à sa mère. « Femme », dit-il à la Cananéenne. Seule une femme peut faire changer d’avis le Dieu tout-puissant…

    Sans doute peut-on trouver qu’il n’est pas convenable de mettre sur le même plan, même si ce n’est que sous ce rapport précis, la Mère de Dieu et une païenne anonyme. A quoi on pourra répondre que la Cananéenne représente ici l’ensemble des peuples païens qui sont avides et pressés de recevoir la grâce de l’Evangile. Autrement dit son Eglise… Et c'est sans doute ce qui lui vaut d'être citée dans un répons des matines, alors que ces répons de carême ne font que très rarement allusion à l'évangile du jour.

    On pourra remarquer à ce propos que Jésus appelle quelqu’un « Femme » 7 fois dans les Evangiles. Une fois chez saint Matthieu, pour cette Cananéenne, une fois en saint Luc, pour la femme courbée guérie le jour du sabbat, et cinq fois en saint Jean : sa mère aux Noces, la Samaritaine, la femme adultère, sa mère au pied de la croix, Marie-Madeleine. Chaque fois il s’agit d’un enseignement particulièrement important. En saint Matthieu cet enseignement est précisément le passage de l’Evangile aux païens, après la Résurrection, mais qui fuite déjà… pour nous donner la force de parcourir le carême.