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  • Najat Vallaud-Belkacem, nouvelle victime de Zadig et Voltaire

    Dans la séquence « La boîte à questions » de Canal Plus, hier, un spectateur rappelle qu’Aurélie Filippetti avait montré l'étiquette « made in France » de sa veste. L'invitée Najat Vallaud-Belkacem regarde alors à l'intérieur de la sienne et répond : « Ah, ça tombe bien... “Zadig et Voltaire”, made in France... »

    Sauf que les vestes de la marque Zadig et Voltaire (la marque de luxe « chic et décontracté » des bobos) sont fabriquées en Chine ou en Afrique du Nord. Au Maroc, peut-être ? La porte-parole du gouvernement français étant marocaine, après tout, made in Morocco et made in France, c’est pareil…

    On se souvient qu’en avril 2010, interrogé sur le livre qui l’avait le plus marqué, Frédéric Lefebvre, alors secrétaire d’Etat au commerce, avait répondu : « Le livre qui m’a le plus marqué ? Zadig et Voltaire… Parce que c’est une leçon de vie, et je m’y replonge assez souvent. »

  • Boutin divague

    Sur LCP ce matin, puis dans un communiqué, Christine Boutin explique qu’elle accepterait éventuellement, en ce temps de crise, une fiscalisation provisoire des allocations familiales, à condition que soit retiré le projet de loi de « mariage » homosexuel.

    Comme le dit Christine Boutin, le « mariage » homosexuel est beaucoup plus grave que la fiscalisation des allocations familiales. Et même infiniment : ce n'est pas de même nature.

    Mais on ne peut pas dissocier les deux affaires et jouer l’une contre l’autre, car elles sont parallèles.

    Si nous sommes contre le « mariage » homosexuel, c’est tout simplement parce que le mariage est, par définition, entre un homme et une femme, et qu’il ne peut donc pas davantage y avoir mariage homosexuel que lever de soleil à l’ouest ou équateur au pôle nord.

    C’est la même chose avec les allocations familiales : c’est le principe même des allocations familiales qu’elles ne soient pas fiscalisées ou délivrées sous conditions de ressources. C’est dans leur définition, au moment où elles ont été créées. Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’un revenu. Il ne peut pas davantage y avoir allocations familiales fiscalisées que lever de soleil à l’ouest ou équateur au pôle nord.

    On peut parfaitement envisager des aides aux familles qui soient fiscalisées, mais ce ne sont plus des « allocations familiales ». Il faut leur donner un autre nom. De même qu’une union légale (quoique toujours illégitime) entre personnes de même sexe ne peut pas être appelée « mariage ».

    Car, même sous François Hollande, les mots ont encore un sens. Et il est regrettable que Christine Boutin l’oublie pour proposer un stupide marchandage.

  • Les chrétiens d’Egypte se serrent les coudes

    egypte

    Les chefs des cinq confessions chrétiennes présentes en Egypte se sont réunis hier au centre culturel de la cathédrale copte « orthodoxe » du Caire pour signer les statuts du « Conseil uni des Eglises égyptiennes ».

    « Le nouvel organisme – explique à l’Agence Fides Mgr Kiryllos William, évêque copte catholique d’Assiout – servira à avancer ensemble sur le chemin de l’œcuménisme et à exprimer une position commune en ce qui concerne le dialogue et la coexistence avec les non-chrétiens. Il aura certainement l’occasion de promouvoir des initiatives communes sur les plans social et culturel. »

    Mgr Kyrillos précise que le nouveau patriarche « Tawadros II a apporté son plein appui afin de parvenir rapidement à l’inauguration de ce nouvel organisme dont l’institution avait été déjà mise en chantier avant son élection ».

    Le Conseil aura une présidence tournante. Le premier président est naturellement le patriarche Tawadros.

  • Tanzanie : les islamistes menacent

    Dans un texto reçu notamment par les évêques et prêtres de Tanzanie, un mouvement intitulé Renouveau musulman revendique le meurtre de l’abbé Evariste Mushi tué dimanche devant la cathédrale de Zanzibar, et menace d’un massacre à Pâques :

    « Nous remercions nos jeunes, entraînés en Somalie, qui ont tué un infidèle. De nombreux autres mourront. Nous incendierons maisons et églises. Nous n’avons pas encore fini : pour Pâques, préparez-vous au désastre. »

    Le Premier ministre a convoqué une réunion d’urgence entre responsables chrétiens et responsables musulmans, mais la réunion a tourné court quand des musulmans ont exigé la libération des hommes qui ont assassiné un pasteur protestant le 10 février dernier…

  • Mardi de la première semaine de carême

    L’évangile de ce jour est très impressionnant de bout en bout. Il s’agit de Jésus chassant les marchands du Temple, selon saint Matthieu. Geste prophétique, comme on le sait, mais qui sera explicité par un autre évangéliste. Ici l’essentiel est dans l’opposition entre Jésus et les autorités israélites, opposition exacerbée par la guérison de boiteux et d’aveugles (actes que les prophètes annonçaient comme caractéristiques du Messie), et par la louange des enfants (autre caractéristique messianique). Or ce qui se passe dans le Temple est le point culminant de ce qui se passe dans toute la ville. La péricope commence ainsi : « Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut remuée » – agitée, troublée... C’est le mot qui a donné « commotion »… Parce que « le Prophète Jésus » entrait à Jérusalem, et qu’on sentait confusément que c’était plus qu’un prophète… qui faisait son entrée royale, sacerdotale et sacrificielle, dans Sa ville. Voyant l’attitude indigne des autorités juives, qui n’ont même pas l’intelligence des habitants de Jérusalem de le reconnaître comme prophète, « les laissant, il sortit dehors, à l’extérieur de la ville, à Béthanie, et là il demeura ».

    Il les laisse. Le verbe a un sens fort : il les laisse derrière lui, il les abandonne.

    Il sort dehors : sortir, c’est forcément dehors. On insiste. Il sort dehors, en dehors du Temple, et en dehors de la ville. Comme s’il la reniait trois fois, comme s’il secouait la poussière de ses sandales. Et il va à Béthanie, chez ses amis Marthe, Marie et Lazare. Et « là il demeura ».

    Et là s’arête la péricope. Comme si Jésus s’installait à Béthanie, parmi ses fidèles d’entre les fidèles, avec ses apôtres, abandonnant les autres hommes à leur sort… En fait, dès le lendemain matin il est de nouveau dans le Temple, pour tenter de faire comprendre aux prêtres et aux scribes qui il est. Mais la péricope est remarquable telle quelle : oui, si l’on ne veut pas de lui, le Seigneur s’en va… Et le carême est le temps qui nous est imparti pour le retrouver, pour le faire revenir…