Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Saint André

    R/. Marchant le long de la mer, le Seigneur vit Pierre et André, qui jetaient leurs filets dans la mer, et il les appela, disant : * Suivez-moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. V/. Car ils étaient pêcheurs, et il leur dit : * Suivez-moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes.

    R/. Aussitôt que le bienheureux André eut entendu la voix du Seigneur qui l’appelait, ayant quitté les filets dont l’usage le faisait vivre, * Il suivit celui qui donne les récompenses de la vie éternelle. V/. C’est cet Apôtre qui, pour l’amour du Christ, fut attaché à la croix, et qui pour sa loi, endura le supplice. * Il suivit celui qui donne les récompenses de la vie éternelle.

    R/. André, ce docteur plein de bonté, cet ami de Dieu, fut mené à la croix ; la voyant de loin, il dit : Salut, ô croix ! * Reçois le disciple de celui qui fut attaché à toi, le Christ, mon Maître. V/. Salut, ô croix ! toi qui as été consacrée par le corps du Christ, et ornée de ses membres comme de perles précieuses. * Reçois. Gloire au Père. * Reçois le disciple de celui qui fut attaché à toi, le Christ, mon Maître.

    (Répons du premier nocturne des matines)

  • Erumpant montes jucunditatem

    R. Erumpant montes jucunditatem, et colles justitiam: * Quia lux mundi Dominus cum potentia venit.
    V. De Sion exibit lex, et verbum Domini de Jerusalem.
    R. Quia lux mundi Dominus cum potentia venit.

    Que les montagnes fassent éclater la joie, et les collines la justice, parce que la lumière du monde, le Seigneur, vient avec puissance. La loi sortira de Sion, et la parole du Seigneur de Jérusalem, parce que la lumière du monde, le Seigneur, vient avec puissance.

  • Le procès des profanations de Toulouse

    Une centaine de tombes avaient été profanées à Toulouse en 2007. Le procès des profanateurs présumés a eu lieu jeudi dernier. Le procureur a retenu la circonstance aggravante de racisme anti-chrétien que demandait l’AGRIF.

    Il n’y avait personne pour représenter les victimes, pas d’avocat non plus de la mairie de Toulouse. Seule l’AGRIF était là.

  • L’Eglise en Chine : sac de nœuds

    Le 30 novembre, fête de saint André, à Yibin, dans le Sichuan, le P. Peter Luo Xuegang, 47 ans, doit être sacré évêque. Le principal évêque consécrateur sera l’évêque de Yibin, Mgr John Chen Shizhong (qui a 95 ans). Le prêtre et l’évêque font partie de l’Eglise officielle (l’Association patriotique) mais Mgr Shizhong est en communion avec Rome depuis longtemps, et l’ordination se fait en accord avec le Saint-Siège. Le problème est que Mgr Paul Lei Shiyin, du diocèse voisin, risque fort de s’inviter à la cérémonie, et même en tant que co-consécrateur. Mgr Shiyin, sacré le 29 juin dernier contre l’avis de Rome, est excommunié. Mais il est le président de l’Association patriotique du Sichuan…

    (Asianews)

  • Encore une victoire des « islamistes modérés »

    Cette fois c’est au Maroc. Les islamistes du parti Justice et Développement ont obtenu 107 sièges sur 395. Ils en avaient obtenu 9 en 1997, ils en avaient 47 dans la précédente chambre.

    Mohamed VI a octroyé une nouvelle Constitution, en juillet, dans le cadre du « printemps arabe », stipulant que le roi doit choisir comme chef du gouvernement un membre du parti ayant le plus d’élus. Cette disposition l’oblige donc à faire diriger le gouvernement par les islamistes, alors que les seuls élus du parti de l’actuel Premier ministre et du parti du ministre des Finances sont plus nombreux (112 à eux deux).

  • "Riposte catholique" fait la pub du Téléthon

    On aura tout vu.

    Je sais bien que c’est une publicité automatique. Mais ce n’est pas une raison. Ou plutôt c’est la raison pour laquelle il n’y a pas de publicité sur mon blog.

    En outre, quand cette pub est située juste en dessous de l’appel à soutenir financièrement Riposte catholique, dans le même format, et dans une présentation analogue, il faut vraiment être au courant des publicités automatiques pour ne pas faire la confusion.

  • Lætentur cæli

    R. Lætentur cæli, et exsultet terra, jubilate montes laudem: quia Dominus noster veniet, * Et pauperum suorum miserebitur.
    V. Orietur in diebus ejus justitia, et abundantia pacis.
    R. Et pauperum suorum miserebitur.

    Que les cieux se réjouissent, et que la terre exulte ; montagnes, jubilez la louange, parce que notre Seigneur va venir, et il aura pitié de ses pauvres. La justice se lèvera en ses jours, et l’abondance de la paix ; et il aura pitié de ses pauvres.

  • Premier dimanche de l’Avent

    La liturgie de l’Avent est d’une toute particulière richesse. Elle nous est livrée, comme en vrac, dès ce premier jour. Tous les aspects s’entrechoquent. La lumière qui vient et les ténèbres de la fin du monde, la joie du salut et l’horreur du dernier jour, les prophéties paradisiaques et l’effondrement cosmique, l’ange qui est envoyé à Marie et le Sauveur qui va naître…

    Celui-ci sera l’Agneau, un agneau dominateur… On remarque l’insistance sur la royauté du Seigneur qui vient. « Voici que ton roi vient à toi », « notre roi le Christ viendra », « voici que viendra le Roi, le Très-Haut, avec une grand puissance ». Car celui qui vient est Dieu, le Dieu créateur des cieux, lumière éternelle des croyants, le rédempteur de tous, venu pour expier nos crimes sur le croix, comme le chante d’emblée l’hymne des vêpres, qui souligne que tout fléchit le genou à la vue de sa gloire et de sa puissance.

  • Saint Silvestre, abbé

    Saint Silvestre fut Abbé et fondateur de l’Ordre des Silvestrins, une branche réformée de l’Ordre de Saint Benoît. Assistant un jour aux funérailles d’un noble qui était son parent, et voyant dans le cercueil ouvert le cadavre inanimé de celui qui avait été un bel homme, il s’écria : “Je suis ce qu’il était ; mais je serai aussi ce qu’il est.” Aussitôt après la cérémonie, la parole du Seigneur lui revint à l’esprit : “Quiconque veut me suivre, qu’il se renonce à soi-même, prenne sa croix, et qu’alors il me suive” (Matth., 16, 24). Il se retira alors dans la solitude (Grotta fucile, près d’Osimo), pour travailler à l’œuvre de la perfection. Il mourut à l’âge de 90 ans en 1267. Les membres de son Ordre portent le costume des Bénédictins, mais de couleur bleue turquoise. L’Oraison rappelle que saint Silvestre comprit le néant de ce monde sur le bord d’une tombe ouverte et qu’il se retira dans la solitude. Comme cette pensée de la mort convient bien à la fin de l’année ecclésiastique ! Nous devrions aujourd’hui, en la fête liturgique de saint Silvestre, faire un retour sur l’année écoulée : Comme le monde, avec toute sa pompe, nous paraîtra alors peu de chose !

    Dom Pius Parsch

  • La messe chez Newman

    À l’Oratoire Saint Philippe Néri de Birmingham, fondé par le bienheureux cardinal Newman, il y avait le dimanche matin une messe selon la « forme ordinaire », et une messe selon la « forme extraordinaire ». Selon Summorum Pontificum, il a fallu, par manque de prêtres, supprimer l’une des deux. C’est la messe selon la « forme ordinaire » qui a été supprimée, parce que c’est celle où il y avait le moins de monde. Lors du motu proprio, j’avais objecté à la curieuse appellation donnée aux deux messes par le pape : et si la « forme extraordinaire » devient la forme ordinaire ? A Birmingham nous y sommes déjà.

  • Sainte Catherine

    Sainte Catherine, dont l’histoire et le culte fut ramené par les croisés, fut l’une des saintes les plus populaires au moyen âge. Et elle a été l’une des principales victimes de la critique historique en notre temps. On est censé de rien savoir d’elle, même pas si elle a existé. Pourtant les byzantins fêtent la « grande martyre du Christ et très sage Aicatherine ou Catherine » le 25 novembre depuis la nuit des temps; « très sage » parce que, comme dans la « légende », elle conquit par sa sagesse l’empereur Maximin et réduisit au silence les rhéteurs qui croyaient la confondre, avant de connaître le martyre vers 305.

    Tropaire :

    Ta brebis, ô Jésus, crie d’une voix forte : « Mon époux, c’est toi que j’aime, c’est pour le chercher que je combats, c’est avec toi que je suis crucifiée et ensevelie par ton baptême. Pour toi je souffre, afin de régner avec toi. Pour toi je meurs, afin de vivre en toi. Accueille, comme victime sans tache, celle qui par amour est immolée pour toi. » Par son intercession, ô Miséricordieux, sauve nos âmes.

  • La Libye des droits de l’homme BHL-Sarkozy

    Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport au conseil de sécurité sur la Libye, cité par l'agence Reuters, fait mention d'informations selon lesquelles « 7.000 détenus sont actuellement retenus dans des prisons ou des centres de détention improvisés, la plupart sous le contrôle de brigades révolutionnaires », pour beaucoup des noirs qui travaillaient en Libye et qui sont considérés comme des mercenaires de Kadhafi. Selon le rapport, des détenus ont été torturés, des prisonnières sont surveillées exclusivement par des hommes, des enfants sont enfermés avec des adultes et des personnes visées uniquement en raison de la couleur de leur peau.

    Chez nous on appelle ça du racisme. Mais aucun lobby antiraciste ne s’en émeut. Comme c’est bizarre.

  • Au Pakistan

    Un Pakistanais catholique, Akram Masih, marié et père de quatre enfants, a été assassiné par un commando de la mafia des propriétaires terriens musulmans. Akram Masih était un militant des droits des minorités, et il se battait contre l’accaparement des terres appartenant notamment aux chrétiens. L’année dernière, avec quelques amis, il avait sauvé deux écoles chrétiennes qui étaient sur le point d’être prises par les propriétaires terriens soutenus par les autorités locales. Il avait reçu plusieurs menaces de mort.

    (Asianews)

     

  • Daoudal Hebdo N° 148

    148.jpeg

    Daoudal Hebdo N° 148

    Dans ce numéro

     Page 2
    Cellules souches embryonnaires : Geron abandonne
    Rien ne justifie la recherche sur les cellules souches embryonnaires

     Page 3
    L’affaire du Carlton comme illustration de l’éthique maçonnique

     Page 4
    Femmes afghanes en prison : un tabou de l’UE

     Pages 5 à 7
    Benoît XVI au Bénin : l’espérance missionnaire

     Page 8
    Le voici qui vient
    Dimanche prochain…

    Daoudal Hebdo, BP 16023, 56160 Guémené-sur-Scorff

    abonnement un an 180 € (papier), 100 € (par courriel)
    Abonnement 6 mois noir et blanc : 70 €

    Spécimen gratuit sur simple demande

  • Saint Jean de la Croix

    Chers frères et sœurs, à la fin demeure la question : ce saint, avec sa mystique élevée, avec ce chemin difficile vers le sommet de la perfection, a-t-il quelque chose à nous dire à nous également, au chrétien normal qui vit dans les circonstances de cette vie actuelle, ou est-il un exemple, un modèle uniquement pour quelques âmes élues, qui peuvent réellement entreprendre ce chemin de la purification, de l’ascèse mystique ? Pour trouver la réponse, nous devons avant tout tenir compte du fait que la vie de saint Jean de la Croix n’a pas été un « envol sur les nuages mystiques », mais a été une vie très dure, très pratique et concrète, tant comme réformateur de l’ordre, où il rencontra de nombreuses oppositions, que comme supérieur provincial, ou dans les prisons de ses confrères, où il était exposé à des insultes incroyables et à de mauvais traitements physiques. Cela a été une vie dure, mais précisément au cours des mois passés en prison, il a écrit l’une de ses œuvres les plus belles. Et ainsi, nous pouvons comprendre que le chemin avec le Christ, aller avec le Christ, « le Chemin », n’est pas un poids ajouté au fardeau déjà assez difficile de notre vie, ce n’est pas quelque chose qui rendrait encore plus lourd ce fardeau, mais il s’agit d’une chose totalement différente, c’est une lumière, une force, qui nous aide à porter ce fardeau. Si un homme porte en lui un grand amour, cet amour lui donne presque des ailes, et il supporte plus facilement toutes les épreuves de la vie, car il porte en lui cette grande lumière ; telle est la foi : être aimé par Dieu et se laisser aimer par Dieu en Jésus Christ. Se laisser aimer est la lumière qui nous aide à porter le fardeau de chaque jour. Et la sainteté n’est pas notre œuvre, très difficile, mais elle est précisément cette « ouverture » : ouvrir les fenêtres de notre âme pour que la lumière de Dieu puisse entrer, ne pas oublier Dieu car c’est précisément dans l’ouverture à sa lumière que se trouve la force, la joie des rachetés. Prions le Seigneur afin qu’il nous aide à trouver cette sainteté, à nous laisser aimer par Dieu, qui est notre vocation à tous et la véritable rédemption.

    Benoît XVI, 16 février 2011.

  • Un gouvernement en Libye

    Les rebelles libyens ont réussi à constituer un gouvernement provisoire. Très critiqué notamment par les Berbères et par les révolutionnaires de Benghazi, qui ne se considèrent pas assez représentés.

    On note que le poste clef du ministère du pétrole a été confié à Abdelrahmane ben Yazza : il était jusqu’ici un des dirigeants du géant pétrolier italien ENI.

    Au moins, sur ce plan-là, c’est clair.

    Quant au ministère de la Défense, il est confié à un parfait inconnu : Oussama Jouili, commandant militaire de Zenten. L’homme est récompensé pour avoir arrêté Seif al Islam (alors qu’il n’y est pour rien, puisque le principal fils de Kadhafi a été trahi par un guide).

  • Manœuvres égyptiennes

    Le gouvernement égyptien a démissionné pour protester contre la répression des manifestants de la place Tahrir. Au moment même où une nouvelle manifestation, de grande ampleur, devait se dérouler, le pouvoir militaire a tenu une réunion avec les dirigeants des partis politiques. Ça tombait bien, les Frères musulmans avaient dit qu’ils ne participeraient pas à la manifestation. Et les partis qui participaient à la manifestation ne voulaient pas discuter avec les militaires. A l’issue de la réunion a été décidée la formation d’un gouvernement de salut national « dont la mission serait la réalisation des objectifs de la révolution du 25 janvier ». En fait, le gouvernement de l’alliance, désormais bien visible, entre les Frères musulmans et l’armée.

    D’autre part, il a été annoncé que l’élection présidentielle aurait lieu en juillet 2012, et non vers la fin de l’année, comme le laissait entendre les militaires jusqu’ici, ce qui suscitait la colère des révolutionnaires puisque le conseil suprême des forces armées avait dit qu’il abandonnerait le pouvoir après cette élection.

  • Le nom de Jésus-Christ

    L’Autorité pour les Télécommunications du Pakistan a établi une liste de 1.600 mots prohibés dans les SMS, et donné l’ordre aux sociétés de téléphone mobile de bloquer les SMS contenant un de ces mots vulgaires ou obscènes. Parmi les mots en question : Jésus-Christ.

    L’Eglise catholique a aussitôt protesté, un député chrétien a improvisé une manifestation devant le Parlement, et des organisations de défense des droits de l’homme ont annoncé qu’elles contesteraient l’ordonnance en justice.

    Quelques heures plus tard, l’Autorité annonçait une révision de la liste…

  • L’abbé Michel nommé à côté...

    L’abbé Francis Michel, l’ancien curé de Thiberville, n’est plus « excommunié » par son évêque. Mgr Nourrichard a dû manger la moitié de son chapeau, tout en ayant la satisfaction d’humilier une nouvelle fois le curé qui osait dire la messe en latin et avoir la paroisse la plus florissante du diocèse. Rome avait nommé un médiateur, en la personne de l’évêque voisin, Mgr Boulanger. Au final, l’abbé Michel devient « recteur » (?) du Planquay, l’une des paroisses qu’il desservait en tant que curé de Thiberville (et dont le maire est la femme du maire de Thiberville). C’est, dit-il, l’église la plus petite et la plus humide de la région. Il pourra y célébrer la messe comme bon lui chante (puisqu’il y a le motu proprio), mais comme il n’est pas curé il ne pourra pas s’occuper de catéchèse et devra demander l’autorisation pour célébrer un baptême ou un mariage…

  • Saint Clément Ier

    Saint Clément, disciple de saint Pierre, régna comme pape de 90 à 101 ; saint Paul le mentionne (Phil., 4, 3) comme son compagnon. Sa lettre aux Corinthiens est une vénérable relique de ce Père Apostolique. Le bréviaire raconte ceci à son sujet : Son zèle pour les âmes le fit bannir par l’empereur Trajan en Chersonèse (presqu’île de Crimée), où il trouva 2000 chrétiens que ce même empereur y avait exilés. En arrivant parmi eux, saint Clément se mit à les consoler : “Tous criaient d’une seule voix : Priez pour nous, saint Clément, afin que nous soyons dignes des promesses du Christ. Il leur dit : Ce n’est pas à cause de mes mérites que le Seigneur m’a envoyé à vous pour me faire partager votre couronne” (5e répons). Comme ils se plaignaient d’être forcés d’aller chercher de l’eau potable à six milles de distance, il leur donna ce conseil : “Prions tous le Seigneur Jésus-Christ d’ouvrir une source pour ses confesseurs” (Ant. de Magn. aux 1res vêpres). “Pendant que saint Clément priait, l’Agneau de Dieu lui apparut, sous les pieds duquel coulait une source d’eau vive” (4e répons). A ce miracle, “tous les païens des environs embrassèrent la foi” (Ant.). Lorsque Trajan en eut connaissance, il donna l’ordre de jeter Clément à la mer avec une ancre au cou : “Quand il commença à se diriger vers la mer, le peuple s’écria d’une voix forte : Seigneur Jésus-Christ, sauvez-le. Mais Clément disait en pleurant : Père, recevez mon esprit” (Ant. de Ben.). Les chrétiens allèrent sur le rivage prier Dieu de leur rendre le corps. Alors, la mer s’étant retirée à trois milles, ils trouvèrent le corps du saint dans un sarcophage de pierre, placé à l’intérieur d’une petite chapelle de marbre, et à côté de lui l’ancre. “Vous avez, Seigneur, préparé dans la mer une demeure à votre martyr Clément, à la manière d’un temple de marbre fabriqué par la main des anges” (6e répons). Le corps de ce saint fut apporté plus tard, sous Nicolas 1er (858-67), à Rome par les deux apôtres des Slaves, les saints Cyrille et Méthode, et déposé dans l’église qui lui est dédiée (Saint Clément). Cette église est l’une des plus vénérables de Rome parce qu’elle montre encore parfaitement l’ancienne ordonnance liturgique de la primitive Église.

    Dom Pius Parsch

  • Sainte Cécile

    La Passion de sainte Cécile d’après les antiennes et répons du bréviaires, eux-mêmes issus du récit (aujourd’hui considéré comme légendaire, naturellement) de son martyre, mise en forme par Dom Pius Parsch.

    La glorieuse vierge portait toujours l’Évangile du Christ sur sa poitrine et ne cessait ni jour ni nuit de s’entretenir avec Dieu et de le prier ; elle priait le Seigneur les mains levées vers lui et son cœur brûlait du feu céleste” (3e répons). Sous ses vêtements elle portait un cilice : “Elle domptait ses membres avec un cilice et implorait Dieu avec gémissements” (4e répons). Elle avait fait le vœu de virginité. Un jeune homme, nommé Valérien, espérait, avec l’assentiment de ses parents, pouvoir l’épouser. Tout était prêt pour le mariage ; “tandis que les instruments de musique jouaient, Cécile chantait dans son cœur au Seigneur : Gardez mon cœur immaculé afin que je ne sois pas confondue” (Ps. 118, 80). “Pendant les deux ou trois derniers jours elle pria en jeûnant et confia au Seigneur les craintes de son cœur” (1er répons). La nuit des noces approchant, elle confia un secret à Valérien : “Il y a un secret que je veux te dire : Un ange de Dieu m’aime, qui garde mon corps avec un grand soin” (Ant. de Magn. aux 1ères vêpres). Valérien promit qu’il croirait au Christ s’il pouvait voir cet ange. Cécile lui expliqua que c’était impossible tant qu’il ne serait pas baptisé. Valérien se déclara prêt à recevoir le baptême. Cécile l’envoya avec un signe de reconnaissance au pape Urbain qui se tenait caché dans les catacombes. Valérien rencontra les pauvres, les protégés des saints : “Cécile m’envoie à vous afin que vous me montriez le saint évêque ; j’ai à lui faire part d’un secret. Alors Valérien continua son chemin et, à l’aide du signe qu’il avait reçu, il trouva saint Urbain” (8e répons). Le pape remercia Dieu à genoux de la semence qui portait maintenant ses fruits en Cécile : “Seigneur Jésus-Christ, bon Pasteur, semeur d’un chaste dessein, recevez les fruits de la semence que vous avez semée en Cécile. Votre servante Cécile vous sert, telle une laborieuse abeille ; car, l’époux qu’elle a reçu comme un lion féroce, elle l’a conduit à vous comme un doux agneau” (6e répons). Puis il baptisa Valérien. Lorsque celui-ci fut de retour, “il trouva Cécile en prière dans sa chambre et l’ange du Seigneur debout à côté d’elle. A sa vue, Valérien fut saisi d’une grande frayeur” (5e répons). L’ange leur présenta à tous deux une couronne de roses, rouges comme le feu et blanches comme la neige, venant du paradis, en récompense de leur amour pour la chasteté, couronne qui ne doit pas connaître la souillure et qui n’est visible qu’aux amants de la chasteté. Valérien put alors exprimer un souhait en demandant à l’ange de l’exaucer : il demanda la conversion de son frère Tiburce. Lorsque Tiburce se présenta pour offrir ses vœux aux nouveaux époux, il fut frappé par un parfum inexplicable de roses et de lis. Il en apprit le motif et se fit également baptiser. “Sainte Cécile dit à Tiburce : Je te reconnais aujourd’hui pour mon beau-frère, car l’amour de Dieu t’a fait mépriser les idoles ; de même que l’amour de Dieu m’a donné ton frère pour époux, ainsi il t’a donné à moi comme beau-frère” (7e répons). Le préfet Almachius apprit alors la conversion des deux frères et les fit arrêter et amener dans l’espoir qu’ils sacrifieraient à Jupiter. Leur martyre fut encore précédé de la conversion de Maxime et de sa famille, qui furent baptisés dans la nuit. Le matin, Cécile invita les deux frères à combattre héroïquement pour le Christ : “quand l’aurore toucha à sa fin, Cécile s’écria : Courage, soldats du Christ, rejetez les vêtements des ténèbres et revêtez-vous de l’armure de lumière” (le choix de cette antienne de Benedictus est typique ; elle s’adresse aussi à nous dans la bouche des saints). Alors le préfet instrumenta contre Cécile ; ses biens furent confisques ; mais les soldats eux aussi se convertirent : “Nous croyons que le Christ est vraiment le Fils de Dieu, lui qui s’est choisi une pareille servante” (Ant.). Conduite devant le préfet, elle confessa le Christ : “Nous confessons son saint nom et nous ne le renions pas” (Ant.). Pour éviter tout scandale, le préfet donna l’ordre de l’ébouillanter dans un bain ; elle en sortit intacte : “Je vous remercie, Père de mon Seigneur Jésus-Christ, de ce que par votre Fils vous avez éteint le feu autour de moi” (Ant.). Il fallut la décapiter. Le bourreau lui donna trois coups (un quatrième n’était pas permis par la loi) et la laissa, baignant dans son sang. Elle vécut encore trois jours, encourageant les malheureux, et consacra sa maison comme église au service de Dieu : “J’ai demandé au Seigneur trois jours de répit pour consacrer ma maison à l’usage d’église” (Ant.).

  • En Egypte

    A un grand rassemblement pacifique des islamistes place Tahrir au Caire ont succédé de violentes manifestations, violemment réprimées par la police, qui se poursuivent aujourd’hui et ont fait une vingtaine de morts (en comptant les manifestations analogues dans d’autres villes).

    Les islamistes manifestaient contre un projet de l’armée d’exempter son budget de tout contrôle parlementaire. Les manifestants suivants ont réclamé la fin du pouvoir des militaires, et même l’exécution du maréchal Tantaoui.

    Bref, ils veulent terminer la révolution…

    Les élections législatives doivent commencer dans une semaine. Mais le conseil suprême des forces armées a déclaré qu’il quitterait le pouvoir après l’élection présidentielle, dont la date n’est pas fixée…

  • Le "choix"

    Les Européens ont le choix entre "une intervention massive de la BCE" pour sauver la zone euro, et la "catastrophe" d'un "désastre économique historique", déclare le ministre polonais des Finances.

    Or la BCE ne veut pas intervenir massivement, et ne le fera pas, parce que ce n'est pas son boulot, et parce que l'Allemagne ne le veut pas.

  • L’Espagne et les marchés

    Il y a eu des législatives anticipées en Espagne, le gouvernement Zapatero s’étant lui aussi immolé sur l’autel de l’euro. Le Parti populaire obtient la majorité absolue, et son programme est de faire « la guerre à la crise ».

    Mais les marchés ne l’entendent pas de cette oreille. Au lieu de se redresser, la bourse a baissé de 2%, et les taux d’intérêt pour l’Espagne ont monté…

    Les « marchés » ne veulent pas qu’on change de gouvernement. Ils veulent gouverner.

  • Reconquête N° 282

    Rec 282.jpg

    Rec 282 somm.jpg

  • Présentation de la bienheureuse Vierge Marie

    Joachim choisit pour épouse, Anne, femme pleine de mérites et digne des plus grands éloges. Comme la première Anne, affligée par l’épreuve de la stérilité, avait obtenu, par la prière et par un vœu, de donner naissance à Samuel, celle-ci, à son tour, par des supplications et une promesse obtint du ciel de mettre au monde la Mère de Dieu : en cela donc aussi, elle ne le cède à aucune des femmes les plus illustres. Ainsi la grâce (car telle est la signification du nom d’Anne) enfanta la Souveraine (c’est ce que signifie le nom de Marie). Marie, en effet, a vraiment été établie la Souveraine de toutes les créatures, en devenant la Mère du Créateur. Elle voit le jour dans la maison de Joachim, dite de la piscine probatique, et plus tard est conduite au temple ; « plantée ainsi dans la maison de Dieu » et nourrie par l’Esprit-Saint, Marie, semblable à un olivier fertile, devient le sanctuaire de toutes les vertus, détachant son cœur de toutes les convoitises de cette vie et de la chair, et conservant son âme vierge aussi bien que son corps, comme il convenait à celle qui devait recevoir Dieu dans son sein.

    Saint Jean Damascène

  • 23e dimanche après la Pentecôte.

    Il n’y a cette année que 23 dimanches après la Pentecôte, et ce dimanche est donc le dernier de l’année liturgique. Mais la liturgie du dernier dimanche est toujours celle du “24e dimanche”. Sauf que les derniers chants propres de la messe, dans l’année liturgique, sont ceux du 23e dimanche... Cette année, ces chants ne seront donc chantés qu’une seule fois, ce dimanche.

    Selon Rupert de Deutz, toute la liturgie de ce… dernier dimanche évoque la conversion des juifs :

    « La sainte Église met tant de zèle à s’acquitter des supplications, des prières et des actions de grâces pour tous les hommes demandées par l’Apôtre, qu’on la voit rendre grâces aussi pour le salut à venir des fils d’Israël, qu’elle sait devoir être un jour unis à son corps. Comme, en effet, à la fin du monde leurs restes seront sauvés, dans ce dernier Office de l’année elle se félicite en eux comme en ses futurs membres. »

  • Sainte Elisabeth de Hongrie

    Élisabeth, fille d’André, roi de Hongrie, commença dès son enfance à craindre Dieu ; croissant en âge, elle croissait aussi en piété. Ayant été mariée à Louis, Landgrave de Hesse et de Thuringe, elle ne mit pas moins de zèle à remplir ses devoirs envers Dieu, que ses devoirs envers son mari. Se levant la nuit, elle vaquait longuement à l’oraison ; elle s’appliquait à diverses œuvres de charité, se dépensant au service des veuves, des orphelins, des malades, des indigents ; on la vit, durant une famine cruelle, distribuer libéralement le blé de sa maison. Elle donnait asile aux lépreux, leur baisait les mains et les pieds, et fit construire un grand hôpital, destiné à soigner et à nourrir les pauvres.

    A la mort de son époux, voulant servir Dieu avec plus de liberté, Élisabeth déposa toutes les parures du siècle, se revêtit d’une robe grossière et entra dans l’Ordre des Pénitents de saint François, où elle se fit particulièrement remarquer par les vertus de patience et d’humilité. Car, dépouillée de tous ses biens, chassée de son propre palais, délaissée de tout le monde, elle supporta avec un courage invincible, les injures, les sarcasmes et les médisances, ressentant même une très grande joie de souffrir ainsi pour Dieu, s’abaissant jusqu’aux plus vils offices auprès des pauvres et des malades, leur procurant les soulagements nécessaires, et se contentant d’herbes et de légumes pour sa nourriture.

    Après avoir passé très religieusement sa vie dans l’accomplissement de ces œuvres de piété et de beaucoup d’autres non moins saintes, le terme de son pèlerinage arriva enfin ; elle l’avait déjà prédit à ceux qui l’entouraient. Ce fut pendant qu’elle se livrait à la contemplation divine, les yeux fixés au ciel, qu’elle s’endormit dans le Seigneur, après avoir été merveilleusement assistée de Dieu et fortifiée par la réception des sacrements. Il se fit aussitôt plusieurs miracles à son tombeau ; en ayant eu connaissance et les ayant constatés, Grégoire IX l’inscrivit au nombre des Saints.

    (bréviaire)