Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Nouvelle conséquence dommageable du réchauffement climatique

    Le groupe chimique suisse Clariant, un des principaux producteurs de liquide de dégivrage pour les avions, a prévenu jeudi qu'il allait interrompre temporairement la production en raison d'une pénurie des matières premières utilisées dans la fabrication du produit.

    "En raison des conditions climatiques défavorables, la très forte demande de dégivrant pour avions a entraîné une pénurie de matières premières", indique le groupe dans un communiqué.

    Clariant s'attend à devoir "interrompre la production du 1er au 4 janvier".

    "Selon les conditions météorologiques et les niveaux de stock (de dégivrant) des aéroports, cela pourrait avoir des conséquences néfastes pour le trafic aérien européen", prévient-il.

    (AFP)

  • Chrétiens d’Irak : ça continue…

    Des bombes ont été posées hier soir près de quatorze maisons appartenant à des chrétiens à Bagdad et dix d'entre elles ont explosé faisant deux morts et 16 blessés.

    La bombe qui a fait deux morts avait été posée dans le quartier d'al-Ghadir, dans le centre de la capitale.

    Dans le quartier de Karrada, où se trouve l’église syro-catholique attaquée le 30 novembre, sept bombes ont été déposées, mais quatre ont été repérées et les forces de sécurité les ont fait exploser sans dommages. Les autres ont fait plusieurs blessés.

    Dans le sud de la ville, il y a eu deux bombes à Dora (quatre blessés) et une à Saïdiya (deux blessés).

  • 7e jour après la Nativité

    R. Quem vidistis, pastores? dicite, annuntiate nobis, in terris quis apparuit ? * Natum vidimus, et choros Angelorum collaudantes Dominum.
    V. Dicite, quidnam vidistis ? et annuntiate Christi nativitatem.
    R. Natum vidimus, et choros Angelorum collaudantes Dominum.

    Qui avez-vous vu, bergers ? dites-le nous ; apprenez-nous quel est celui qui a paru sur la terre. « Nous avons vu l’Enfant, et les Chœurs des Anges qui louaient ensemble le Seigneur. » Dites-nous ce que vous avez vu, et annoncez la nativité du Christ.

  • A propos de Mgr Aubertin

    Je suis ahuri de voir comment certains blogs prétendent que l’archevêque de Tours s’oppose au projet de la « Femme Loire ». Pour cela, ils ne citent que ses « réserves », et cachent le reste (que je mets en gras). Voici l’intégralité de ses propos. A chacun de juger.

     Quelle est votre position sur le projet de la Femme-Loire à Marmoutier ?

    « On m'a fait parler sans que je m'exprime directement sur ce sujet. Il y a eu beaucoup d'amalgames. Tout d'abord, il faut dire que Marmoutier est un lieu extrêmement fort. Quand je parle de Tours à l'étranger, on me parle de saint Martin. Les lieux martiniens sont plus que sensibles. Et pas seulement pour des cathos attardés. Concernant Marmoutier, je crois qu'il y a beaucoup à faire pour la conservation et la présentation de ce lieu dans la fidélité à l'histoire. J'ai pour le moins des réserves vis-à-vis du projet de Michel Audiard. Je ne juge pas la qualité architecturale. J'ai eu l'occasion de le dire au maire de Tours de manière informelle. A chacun de prendre ses responsabilités. Ce n'est pas à moi de porter l'étendard d'une quelconque opposition. »

    Vous considérez qu'il s'agit d'une provocation pour l'église ?

    « Je ne dirais pas ça. Il est dommageable de vouloir déterrer la hache de guerre. Je ne veux pas rentrer dans ce jeu-là. De la même manière, j'ai du mal à comprendre ceux qui veulent voir dans ce dossier l'illustration d'un déclin de l'église catholique. Tout cela me paraît primaire. »

  • Messes de Noël interdites à Chypre-Nord

    A Rizokarpaso, dans la zone de Chypre occupée par les Turcs, au matin de Noël, le P. Zacharias commençait à célébrer les matines dans l’église Saint-Synesius, lorsque l’armée turque est entrée dans l’église. Elle a contraint le prêtre à ôter ses ornements et a chassé les fidèles. Puis elle a scellé les portes de l’église. La même chose est arrivée à l’église de la Sainte Trinité.

    On attend les protestations indignées de l’Union européenne…

    (via Bivouac-ID)

  • Sainte Catherine de Bologne

    Conclusion de la catéchèse de Benoît XVI, hier :

    Chers amis, sainte Catherine de Bologne, à travers ses paroles et sa vie, constitue une puissante invitation à nous laisser toujours guider par Dieu, à accomplir quotidiennement sa volonté, même si souvent elle ne correspond pas à nos projets, à avoir confiance dans sa providence qui ne nous laisse jamais seuls. Dans cette perspective, sainte Catherine nous parle, à travers les nombreux siècles, elle est, toutefois, très moderne et parle à notre vie. Comme nous elle souffre de la tentation, elle souffre des tentations de l’incrédulité, de la sensualité, d’un combat difficile, spirituel. Elle se sent abandonnée par Dieu, elle se trouve dans l’obscurité de la foi. Mais dans toutes ces situations, elle tient toujours la main du Seigneur, elle ne le lâche pas, elle ne l’abandonne pas. Et marchant main dans la main avec le Seigneur, elle marche sur la juste voie et trouve la voie de la lumière. Ainsi elle nous dit : courage, même dans la nuit de la foi, même malgré les nombreux doutes que l’on peut rencontrer, ne lâche pas la main du Seigneur, marche main dans sa main, crois dans la bonté de Dieu ; voilà ce que signifie aller sur la juste voie ! Et je voudrais souligner un autre aspect, celui de sa grande humilité : c’est une personne qui ne veut pas être quelqu’un ou quelque chose ; elle ne veut pas apparaître ; elle ne veut pas gouverner. Elle veut servir, faire la volonté de Dieu, être au service des autres. C’est précisément pour cela que Catherine était crédible dans son autorité, parce que l’on pouvait voir que pour elle l’autorité était précisément de servir les autres. Demandons à Dieu, par l’intercession de notre sainte, le don de réaliser le projet qu’Il a pour nous, avec courage et générosité, pour que  Lui seul soit le roc solide sur lequel notre vie est édifiée.

  • Sixième jour après la Nativité

    R. O magnum mysterium, et admirabile sacramentum, ut animalia viderent Dominum natum, jacentem in praesepio: * Beata Virgo, cujus viscera meruerunt portare Dominum Christum.
    V. Ave Maria, gratia plena: Dominus tecum.
    R. Beata Virgo, cujus viscera meruerunt portare Dominum Christum.

    O grand mystère ! Admirable merveille ! Des animaux ont vu, couché dans une crèche, le Seigneur nouveau-né : Heureuse est la Vierge dont le sein a mérité de porter le Christ, le Seigneur. Nous vous saluons, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.

    Considérons, dans ce sixième jour de la Naissance de notre Emmanuel, le divin Enfant étendu dans la crèche d’une étable, et réchauffé par l’haleine de deux animaux. Isaïe l’avait annoncé : Le bœuf, avait-il dit, connaîtra son maître, et l’âne la crèche de son seigneur ; Israël ne me connaîtra pas. Telle est l’entrée en ce monde du grand Dieu qui a fait ce monde. L’habitation des hommes lui est fermée par leur dureté et leur mépris : une étable lui offre seule un abri hospitalier, et il vient au jour dans la compagnie des êtres dépourvus de raison. Mais ces animaux sont son ouvrage. (…) Le bœuf, symbole prophétique qui figure auprès du trône de Dieu dans le ciel, comme nous l’apprennent à la fois Ézéchiel et saint Jean, est ici l’emblème des sacrifices de la Loi. Sur l’autel du Temple, le sang des taureaux a coulé par torrents ; hostie incomplète et grossière, que le monde offrait dans l’attente de la vraie victime. Dans la crèche, Jésus s’adresse à son Père et dit : Les holocaustes des taureaux et des agneaux ne vous ont point apaisé ; me voici (psaume 39). Un autre Prophète annonçant le triomphe pacifique du Roi plein de douceur, le montrait faisant son entrée dans Sion sur l’âne et le fils de l’ânesse. Un jour cet oracle s’accomplira comme les autres ; en attendant, le Père céleste place son Fils entre l’instrument de son pacifique triomphe et le symbole de son sacrifice sanglant.

    Dom Guéranger

  • Casser le thermomètre, c’est toujours la bonne solution…

    Brice Hortefeux a annoncé qu'il n'y aurait pas de bilan du nombre des voitures brûlées au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre : « J'ai pris la décision de mettre fin au concours, au palmarès, et de ne plus communiquer sur le nombre de véhicules brûlés. »

    Il oublie seulement que les agences de presse font leur propre bilan. Et que les “jeunes” des “cités sensibles” ne s'intéressent pas forcément au “palmarès”...

  • Cinquième jour après la Nativité

    R. Hodie nobis de cælo pax vera descendit:
    * Hodie per totum mundum melliflui facti sunt cæli.
    V. Hodie illuxit nobis dies redemptionis novæ, reparationis antiquæ, felicitatis æternæ.
    R. Hodie per totum mundum melliflui facti sunt cæli.

    Aujourd’hui, pour nous, la paix véritable est descendue du ciel ; aujourd’hui “les cieux distillent le miel de toute part” ; aujourd’hui brille pour nous le jour de la rédemption nouvelle, de l’ancienne réparation, de la félicité éternelle.

    (Répons de matines – de Noël. Il fait partie de tous ces textes liturgiques de l’Eglise qui ont été mis à la poubelle par la révolution liturgique, comme le souhaitaient déjà les liturgistes réformateurs du XVIIIe siècle. – Le passage entre guillemets est la traduction de saint François de Sales, dans une de ses lettres.)

  • La Halde sévit encore

    Dans une délibération datant du 11 octobre et que l’AFP a consultée, la Halde "recommande au ministère compétent en collaboration avec les régions concernées d’établir un plan d’action afin de mettre un terme à l’existence des internats non mixtes".

    Selon la Halde, les internats non mixtes sont coupables d’une « double discrimination » : ils discriminent selon le sexe et contreviennent aux principes de la lutte contre les préjugés sexistes.

  • La « Belgique » a battu son record

    La « Belgique » a battu samedi son record de crise politique la plus longue de son histoire. Le précédent record de lenteur pour former un gouvernement était de 194 jours (en 2007). Ce cap a été atteint vendredi dernier.

    La « Belgique » aura présidé l’Union européenne pendant six mois sans gouvernement. Pendant six mois, tous les conseils européens des ministres ont été présidés par des ministres démissionnaires...

  • Des libéraux allemands contre l’euro

    Le Spiegel rapporte que l’expert en finances du parti libéral allemand, le député Frank Schäffler, lance une campagne contre l’euro.

    Ce qui est doublement intéressant : d’une part, Frank Schäffler n’appartient pas à un parti nationaliste, mais à un parti libéral ; d’autre part, il s’agit d’un parti appartenant à la coalition au pouvoir.

    L’agence Reuters rapporte dans le même temps que le ministre allemand de l’Economie, Rainer Bruederle, qui appartient au même parti libéral, a rejeté les nouveaux appels de Christine Lagarde pour que les pays de l’eurozone alignent de façon plus étroite leurs politiques économiques et fiscales. « Une gouvernance économique de l’Europe n’est pas le bon projet. Quiconque veut aller dans ce sens travaille sur le mauvais site de construction », a-t-il dit.

    Dans une interview au NRC Handelsblad, Herman Van Rompuy a affirmé que « l’eurozone deviendra une union politique »…

  • Sans surprise

    La Commission européenne a rejeté la requête de six Etats de l'UE de l'ancien bloc soviétique d'assimiler le négationnisme des crimes communistes à celui des crimes nazis.

    Au motif qu’il n’existe pas pour le moment de conditions pour élaborer un tel projet législatif car les pratiques juridiques diffèrent d'un pays membre à l'autre…

  • L’Italie demande (en vain) le retrait de l’agenda européen antichrétien

    L’Italie a demandé à la Commission européenne de retirer l’agenda distribué aux écoliers, qui ignore les seules fêtes chrétiennes. Le ministre des Affaires étrangères Franco Frattini a déclaré que cet agenda était « indécent », et que, non seulement il était offensant pour tous les chrétiens dans le monde, mais qu’en outre il était contraire à la liberté religieuse et à la dignité des religions qui sont un fondement de l’Union européenne.

    La Pologne a également officiellement protesté.

    Une porte-parole de la Commission a déclaré que « la Commission comprend que l’on soit sensible au problème et regrette cet incident », et que « la bévue sera corrigée dans les prochaines éditions ».

    Elle a ajouté que le but principal de l’agenda était d’ « informer les jeunes Européens en tant que consommateurs et citoyens sur les questions de droits, de choix des consommateurs, sur le changement climatique ». Il s’agit d’un « outil éducatif, pas d’un calendrier événementiel ».

    On avait bien compris qu’il s’agissait d’abord d’un outil de propagande européiste. Mais justement, la propagande comprend la suppression des fêtes chrétiennes…

    L’agenda a coûté 5,5 millions d’euros.

  • Toujours plus fort

    Qu’est-ce que c’est ?

    Haute_Sphere.jpg

    C’est la crèche de l’église de la Madeleine à Paris. On est prié de s’extasier.

  • Les Saints Innocents

    Nous aussi, bienheureux Enfants, nous rendons hommage à votre triomphe, et nous vous félicitons d’avoir été choisis pour les compagnons du Christ au berceau. Quel glorieux réveil a été le vôtre, lorsqu’après avoir passé par le glaive, vous avez connu que bientôt la lumière éblouissante de la vie éternelle allait être votre partage ! Quelle reconnaissance vous avez témoignée au Seigneur qui vous choisissait ainsi, entre tant de milliers d’autres enfants, pour honorer par votre immolation le berceau de son Fils ! La couronne a ceint votre front avant le combat ; la palme est venue d’elle-même se poser dans vos faibles mains, avant que vous eussiez pu faire un effort pour la cueillir : c’est ainsi que le Seigneur s’est montré plein de munificence, et nous a fait voir qu’il est maître de ses dons. N’était-il pas juste que la Naissance du Fils de ce souverain Roi fût marquée par quelque magnifique largesse ? Nous n’en sommes point jaloux, ô Martyrs innocents ! Nous glorifions le Seigneur qui vous a choisis, et nous applaudissons avec toute l’Église à votre inénarrable félicité.

    O fleurs des Martyrs ! Permettez que nous mettions en vous notre confiance, et que nous osions vous supplier, par la récompense gratuite qui vous a été octroyée, de n’oublier pas vos frères qui combattent au milieu des hasards de ce monde de péché. Ces palmes et ces couronnes, dans lesquelles se joue votre innocence, nous les désirons aussi. Nous travaillons rudement à nous les assurer, et souvent nous nous sentons au moment de les perdre pour jamais. Le Dieu qui vous a glorifiés est aussi notre fin ; en lui seul aussi nous trouverons le repos ; priez, afin que nous arrivions jusqu’à lui.

    Demandez pour nous la simplicité, l’enfance du cœur, cette naïve confiance en Dieu qui va jusqu’au bout dans l’accomplissement de ses volontés. Obtenez que nous supportions avec calme sa croix, quand il nous l’envoie ; que nous ne désirions que son bon plaisir. Au milieu du sanglant tumulte qui vint rompre votre sommeil, votre bouche enfantine souriait aux bourreaux ; vos mains semblaient se jouer avec ce glaive qui devait percer votre cœur ; vous étiez gracieux en face de la mort. Obtenez que nous aussi, nous soyons doux envers la tribulation, quand le Seigneur nous l’envoie. Qu’elle soit pour nous un martyre par la tranquillité de notre courage, par l’union de notre volonté avec celle du Maître souverain, qui n’éprouve que pour récompenser. Que les instruments dont il se sert ne nous soient point odieux ; que la charité ne s’éteigne point dans notre cœur ; et que rien n’altère cette paix sans laquelle l’âme du chrétien ne saurait plaire à Dieu.

    Enfin, ô tendres agneaux immolés pour Jésus, vous qui le suivez partout où il va, parce que vous êtes purs, donnez-nous d’approcher de l’Agneau céleste qui vous conduit. Etablissez-nous en Bethléhem avec vous ; que nous ne sortions plus de ce séjour d’amour et d’innocence. Présentez-nous à Marie, votre Mère, plus tendre encore que Rachel ; dites-lui que nous sommes ses enfants, que nous sommes vos frères ; et comme elle a compati à vos douleurs d’un instant, qu’elle daigne avoir pitié de nos longues misères.

    Dom Guéranger

  • Paix sur la terre aux hommes…

    Extrait de l’homélie de Benoît XVI à la messe de la nuit de Noël.

    L'Évangile de Noël nous raconte, à la fin, qu'une multitude d'anges de la troupe céleste louait Dieu et disait : "Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime" (Lc 2, 14). Dans le chant du Gloria, l'Église a amplifié cette louange, que les anges ont entonnée devant l'événement de la Nuit Sainte, en en faisant une hymne de joie sur la gloire de Dieu. "Nous te rendons grâce pour ton immense gloire". Nous te rendons grâce pour la beauté, pour la grandeur, pour ta bonté, qui en cette nuit nous deviennent visibles. L'apparition de la beauté, du beau, nous rend joyeux sans que nous devions nous interroger sur son utilité. La gloire de Dieu, d'où provient toute beauté, fait exploser en nous l'étonnement et la joie. Celui qui entrevoit Dieu éprouve de la joie, et en cette nuit nous voyons quelque chose de sa lumière. Mais le message des anges dans la Nuit sainte parle aussi des hommes : "Paix aux hommes qu'il aime". La traduction latine de cette parole, que nous utilisons dans la liturgie et qui remonte à Jérôme, résonne autrement : "Paix aux hommes de bonne volonté". L'expression "les hommes de bonne volonté" dans les dernières décennies est entrée de façon particulière dans le vocabulaire de l'Église. Mais quelle traduction est juste ? Nous devons lire les deux textes ensemble ; nous comprenons seulement ainsi la parole des anges de façon juste. Serait erronée une interprétation qui reconnaîtrait seulement l'œuvre exclusive de Dieu, comme s'il n'avait pas appelé l'homme à une réponse d'amour qui soit libre. Serait aussi erronée, cependant, une interprétation moralisante, selon laquelle l'homme avec sa bonne volonté pourrait, pour ainsi dire, se racheter lui-même. Les deux choses vont ensemble : grâce et liberté ; l'amour de Dieu, qui nous précède et sans lequel nous ne pourrions pas l'aimer, et notre réponse, qu'il attend et pour laquelle, dans la naissance de son Fils, il nous prie même. L'enchevêtrement de grâce et de liberté, l'enchevêtrement d'appel et de réponse, nous ne pouvons pas le scinder en parties séparées l'une de l'autre. Les deux sont indissolublement tressés entre eux. Ainsi cette parole est en même temps promesse et appel. Dieu nous a précédés par le don de son Fils. Toujours de nouveau Dieu nous précède de façon inattendue. Il ne cesse pas de nous chercher, de nous relever chaque fois que nous en avons besoin. Il n'abandonne pas la brebis égarée dans le désert où elle s'est perdue. Dieu ne se laisse pas troubler par notre péché. Il recommence toujours à nouveau avec nous. Toutefois il attend en retour notre amour. Il nous aime pour que nous puissions devenir des personnes qui aiment avec lui et ainsi il peut y avoir la paix sur la terre.

  • Le premier né

    Extrait de l’homélie de Benoît XVI à la messe de la nuit de Noël.

    "Marie mit au monde son fils premier-né" (Lc 2, 7). Avec cette phrase, saint Luc raconte, de manière absolument privée de pathos, le grand événement que les paroles prophétiques dans l'histoire d'Israël avaient entrevu par avance. Luc qualifie le petit enfant de "premier-né". Dans le langage qui s'est formé dans la Sainte Écriture de l'Ancienne Alliance, "premier-né" ne signifie pas le premier d'une série d'autres enfants. La parole "premier-né" est un titre d'honneur, indépendamment de la question de savoir si ensuite suivent d'autres frères et sœurs ou non. Ainsi dans le Livre de l'Exode (4, 22), Israël est appelé par Dieu "mon fils premier-né", et ainsi s'exprime son élection, sa dignité unique, l'amour particulier de Dieu Père. L'Église naissante savait qu'en Jésus cette parole avait reçu une nouvelle profondeur ; qu'en lui sont résumées les promesses faites à Israël. Ainsi la Lettre aux Hébreux appelle Jésus "le premier-né", simplement pour le qualifier, après les préparations de l'Ancien Testament, comme le Fils que Dieu envoie dans le monde (cf. He 1, 5-7). Le premier-né appartient de façon particulière à Dieu, et pour cela - comme dans de nombreuses religions - il devait être de façon particulière remis à Dieu et être racheté par un sacrifice substitutif, comme saint Luc le raconte dans l'épisode de la présentation de Jésus au temple. Le premier-né appartient à Dieu de façon particulière, il est, pour ainsi dire, destiné au sacrifice. Dans le sacrifice de Jésus sur la croix, la destination du premier-né s'accomplit de façon unique. En lui-même, il offre l'humanité à Dieu et unit homme et Dieu de manière telle que Dieu soit tout en tous. Saint Paul, dans les Lettres aux Colossiens et aux Éphésiens, a développé et approfondi l'idée de Jésus comme premier-né : Jésus, nous disent ces Lettres, est le Premier-né de la création - le véritable archétype de l'homme selon lequel Dieu a formé la créature homme. L'homme peut être image de Dieu parce que Jésus est Dieu et Homme, la véritable image de Dieu et de l'homme. Il est le premier-né d'entre les morts, nous disent en outre ces Lettres. Dans la Résurrection, il a abattu le mur de la mort pour nous tous. Il a ouvert à l'homme la dimension de la vie éternelle dans la communion avec Dieu. Enfin, il nous est dit : il est le premier-né de nombreux frères. Oui, aujourd'hui il est cependant le premier d'une série de frères, le premier, c'est-à-dire, qui inaugure pour nous l'être en communion avec Dieu. Il crée la véritable fraternité - non la fraternité, défigurée par le péché, de Caïn et Abel, de Romulus et Remus, mais la fraternité nouvelle dans laquelle nous sommes la famille même de Dieu. Cette nouvelle famille de Dieu commence au moment où Marie enveloppe le "premier-né" dans les langes et le dépose dans la mangeoire. Prions-le : Seigneur Jésus, toi qui as voulu naître comme premier de nombreux frères, donne-nous la vraie fraternité. Aide-nous à devenir semblables à toi. Aide-nous à reconnaître dans l'autre qui a besoin de moi, en ceux qui souffrent ou qui sont abandonnés, en tous les hommes, ton visage, et à vivre avec toi comme des frères et des sœurs pour devenir une famille, ta famille.

  • Saint Jean

    Venez, Fidèles, couronnons aujourd’hui de cantiques divins l’abîme de la Sagesse, l’écrivain des dogmes orthodoxes, Jean le glorieux, le bien-aimé ; car c’est lui qui a tonné : Le Verbe était au commencement. C’est pourquoi il a paru comme une voix de tonnerre, illuminant le monde par son Évangile, illustre maître de la sagesse.

    Tu as paru vraiment, aux yeux de tous, le grand ami de cœur du Christ maître : car tu t’es appuyé sur sa poitrine, et là, tu as puisé les dogmes de sagesse dont, ô divin prêcheur de Dieu, tu as enrichi toute la terre, laquelle l’aimable Église du Christ possède, et orne maintenant avec allégresse.

    Réjouis-toi, ô vrai théologien ! réjouis-toi, fils très aimable de la Mère du Seigneur ; car, debout au pied de la croix du Christ, tu as entendu la voix divine du Maître qui te criait : Voici maintenant ta mère. C’est pourquoi nous te rendons de dignes louanges, comme au bien-aimé et grand Apôtre du Christ.

    Le contemplateur des révélations ineffables, l’interprète des sublimes mystères de Dieu, le fils de Zébédée, écrivant pour nous l’Évangile du Christ, nous a appris à discourir théologiquement sur le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

    Lyre aux célestes cantiques, touchée par Dieu lui-même, écrivain mystique, bouche aux paroles divines, il chante avec douceur le Cantique des cantiques, et prie pour notre salut.

    Exaltons par de nombreuses acclamations, ô race des mortels, célébrons le Fils du tonnerre, le fondement des divines paroles, le guide sacré de la théologie, le premier prêcheur de la vraie sagesse, Jean le bien-aimé, le disciple vierge.

    Les fleuves de la théologie jaillirent de ta bouche vénérable, ô Apôtre ! et l’Église de Dieu, qui s’y désaltère, adore, ô orthodoxe, la Trinité consubstantielle ; et maintenant, ô Jean le théologien, fais par tes prières que nos âmes soient affermies et qu’elles soient sauvées.

    Le noble rejeton de la pureté, le parfum d’agréable odeur, nous est apparu en la présente solennité ; crions-lui donc : O toi qui as reposé sur la poitrine du Seigneur ! toi qui as comme fait distiller sur le monde le Verbe divin, ô Jean, Apôtre ! toi qui as gardé la Vierge comme la prunelle de l’œil, demande pour nous au Christ une grande miséricorde.

    La sommité des Apôtres, la trompette de la théologie, le guide spirituel qui a soumis à Dieu l’univers, venez, fidèles, célébrons son bonheur : c’est le très illustre Jean, transporté de la terre et non enlevé à la terre ; mais vivant et attendant le second et terrible avènement du Seigneur, auquel, pour assister sans reproches, nous qui célébrons ta mémoire, daigne nous recommander, ô ami mystique du Christ, toi qui amoureusement reposas sur sa poitrine.

    Liturgie byzantine (dans L’Année liturgique de Dom Guéranger)

  • Dimanche dans l’octave de la Nativité

    Dum medium silentium tenerent omnia, et nox in suo cursu medium iter haberet, omnipotens Sermo tuus, Dómine, de cælis a regalibus sedibus venit.

    (Introït de la messe, Sagesse 18, 14-15)

    Pendant que le silence enveloppait la terre
    Et que la nuit tenait le milieu de son cours,
    Ton Verbe tout-puissant voulut descendre, Ô Père,
    De son trône royal et partager nos jours.

    Ce chant merveilleux nous fait demeurer un instant plongés dans une sainte méditation, au pied de la Crèche. Un véritable Introït doit nous mettre dans l’esprit du jour, il doit être comme une goutte de rosée qui, dès notre réveil, tombe sur notre âme, il doit être la première parole du matin et résonner tout le jour comme la voix lointaine d’une cloche. C’est le cas de l’Introït d’aujourd’hui. Nous nous tenons dans la nuit sainte au pied de la Crèche. Tous les bruits se sont tus, on dirait que l’humanité retient son souffle. Alors nous voyons le Fils de Dieu descendre de son trône. Ce n’est pas le petit Enfant que nous voyons, mais le « Verbe tout Puissant » descendant de son trône, changeant son trône avec la Crèche.

    « Pendant que le silence enveloppait la terre. » C’est dans le silence solennel qu’on approche de Dieu. Dans la bruyante Jérusalem, dans le palais sonore d’Hérode, le berceau d’or reste vide ; dans le silence de la paisible Bethléem, au milieu de Marie et de Joseph silencieux, Dieu descend. Le silence est la clôture de notre âme. Pour que Dieu vienne dans notre cœur, il faut qu’un profond silence enveloppe ce cœur. Silence dans notre intelligence rebelle, silence soumis dans notre volonté, silence dans le monde de nos passions. « Et que la nuit tenait le milieu de son cours. » Il était minuit quand le Fils de Dieu descendit sur la terre. Dieu ne fait rien au hasard. Dieu vient volontiers dans le silence de la nuit. Les grands événements du salut se sont accomplis dans l’obscurité. Déjà la délivrance des Juifs de la servitude de l’Égypte, symbole de notre délivrance par le Christ, s’accomplit pendant la nuit ; l’institution de l’Eucharistie se fit dans l’obscurité de la nuit ; sans doute le Christ mourut sur la Croix en plein jour, mais le soleil s’obscurcit. Les premiers chrétiens employèrent précisément la nuit pour vaquer à la Prière et à la célébration des saints mystères. Le silence et la nuit sont donc le manteau sombre dont Dieu aime à se revêtir pour venir à nous par la grâce. C’est aussi dans le silence d’une nuit sombre que le « Verbe » du Père, la seconde Personne de la Sainte Trinité, descendit de son trône royal semé d’étoiles sur notre pauvre terre.

    Dom Pius Parsch

  • Nativité du Seigneur

    chris01.jpg

    (Giotto)

  • Vigile de la Nativité du Seigneur

    Hodie scietis, quia veniet Dominus et salvabit nos : et mane vidébitis gloriam eius.

    Aujourd’hui vous saurez que le Seigneur va venir pour nous sauver, et au matin vous verrez sa gloire.

    C’est l’invitatoire de matines et le verset du premier nocturne, une antienne des laudes et le répons, l’introït et le graduel de la messe ; bref, le refrain du jour.

    Il est intéressant de constater que c’est une adaptation d’une parole de Moïse dans l’Exode (6, 7) :

    Vespere scietis quod Dominus eduxerit vos de terra Ægypti, et mane videbitis gloriam Domini.

    « Le Seigneur vous a conduits hors d’Egypte », c’est une image du salut, donc cela devient logiquement : « pour vous sauver ».

    Il s’agit de l’annonce par Moïse que les Hébreux vont recevoir la manne, ils vont être « rassasiés de pains », du pain venu du ciel…

    Moïse dit : « Ce soir », mais l’antienne dit : « Aujourd’hui » : c’est l’aujourd’hui de l’éternité qui débarque dans l’aujourd’hui du temps. Ce jour a un matin, mais il n’a pas de crépuscule.

  • « Discrimination »…

    En janvier 2010, Nicole (Nikki) Sinclaire, député européen de l’UKIP, lesbienne militante, avait refusé de siéger avec les députés de la Ligue du Nord (au sein du groupe EFD), au motif que certains députés italiens étaient, selon elle, « homophobes ». Elle avait donc été logiquement exclue de l’UKIP.

    Elle porta plainte contre l’UKIP pour discrimination. Le tribunal du travail d’Exeter vient de lui donner raison : « La plainte pour discrimination selon l’orientation sexuelle est bien fondée. »

    Une autre audience aura lieu le 29 décembre pour fixer les dommages et intérêts…

    Nikki Sinclaire a été secrétaire générale de l’UKIP, et candidate à la présidence du parti en septembre 2009 : elle était arrivée en troisième position (sur cinq candidats). Elle s’est présentée aux législatives de janvier 2010, avec le soutien du « parti libertarien » ; elle a obtenu 1,3% des voix.

    Au Parlement européen, elle siège à la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres…

  • Obama et le “mariage” homosexuel

    Sur la question du mariage homosexuel, "mes sentiments évoluent constamment", a affirmé Barack Obama lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. "A ce stade, comme je l'ai dit, ma position est pour une union civile forte qui leur procure les protections et les droits dont disposent déjà les couples mariés. Mais je reconnais que de leur point de vue, ce n'est pas assez. Je pense que nous allons continuer à discuter de ce sujet et que je vais moi-même continuer à en débattre intérieurement."

  • La réussite de la « politique de la ville » et de ses milliards

    L'Observatoire national des Zones urbaines sensibles (Zus) a remis au ministre de la Ville Maurice Leroy un rapport sur les 751 quartiers retenus par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la Ville.

    On y fait des découvertes extraordinaires. Par exemple, les Zus "sont des territoires où les Français nés de parents français sont nettement sous-représentés". En Île-de-France, "certains quartiers sont caractérisés par une très forte proportion de populations d'origine étrangère". Ça alors…

    Plus sérieusement, le rapport nous apprend que, dans ces quartiers, le chômage touche 43% des jeunes actifs et 37% des jeunes actives. Le taux de chômage y a grimpé à 18,6% en 2009, contre 16,9% en 2008.

    Conséquence : ces quartiers concentrent deux fois plus d'allocataires des minima sociaux, deux fois plus de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et trois fois plus de bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (Cmu) que dans le reste du territoire.

    A votre bon cœur…

  • Michèle Tribalat dans sa bulle

    Au « Talk » du Figaro, le 20 décembre :

    « Plus personne dans ce pays ne parle librement de la question de l’islam, sans crainte d’une poursuite, surtout sans crainte d’une menace. »

    Elle pourrait féliciter ceux qui parlent librement de l’islam. Non, elle nie leur existence…

  • Les « cathos attardés »

    Femme-Loire.jpg

    Sur les bords de Loire, surplombant le site historique de l'Abbaye de Marmoutier et le lieu où vécut Saint-Martin au IVème siècle, l'artiste Michel Audiard projette d'édifier, sur un terrain appartenant à la ville de Tours, une statue monumentale de 40m de long et 17m de haut représentant une femme nue et alanguie, baptisée « Femme Loire ».

    Ce projet a ému de nombreuses personnes, dont des catholiques qui soulignent le scandale de ce gigantesque symbole païen destiné à surplomber un fleuron du patrimoine catholique. Une pétition a déjà rassemblé près de 4.000 signatures.

    On attendait la réaction de l’archevêque de Tours, Mgr Aubertin. Selon Perepiscopus, dans un entretien qui sera publié prochainement dans La Nouvelle République, il émet des « réserves » car, dit-il, « les lieux martiniens sont sensibles ; et pas seulement pour les cathos attardés ».

    L’artiste, Michel Audiard, disait dans La Nouvelle République, le 4 décembre : « J'ai vu Mgr Aubertin, l'archevêque de Tours, qui n'est pas très enthousiaste, mais il n'a pas dit qu'il était contre. » Les opposants au projet, disait-il aussi, ce sont « les fachos de Vox Populi et les cathos intégristes ».

    Cathos attardés, c’est plus poli que cathos intégristes ?

  • Le pape va parler à la BBC

    Le pape Benoît XVI a enregistré un bref message qui sera diffusé sur Radio 4 (BBC) vendredi matin, à la veille de Noël. Il s'agit de "la première émission personnellement écrite" par le pape, a affirmé Gwyneth Williams, le directeur de Radio 4.

    Ce sera dans le cadre de la rubrique "Pensée du jour", qui donne la parole pendant environ trois minutes à des personnalités de confessions religieuses différentes ou à des croyants.

    L’AFP juge nécessaire de nous donner une réaction, une seule, celle du président de la… Société nationale laïque, qui dénonce « l’obsession » de la BBC pour la religion…

  • Noël avec saint Irénée

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, hier :

    « Voilà que vient le Seigneur tout-puissant : il sera appelé Emmanuel, Dieu-avec-nous » (Antienne d'ouverture, Messe du 21 décembre). Ces jours-ci, nous répétons souvent ces paroles. Dans le temps de la liturgie, qui réactualise le Mystère, est désormais tout proche Celui qui vient nous sauver du péché et de la mort, Celui qui, après la désobéissance d'Adam et Eve, nous embrasse à nouveau et ouvre pour nous l'accès à la vraie vie. C'est ce qu'explique saint Irénée, dans son traité « Contre les hérésies », lorsqu'il affirme : « Le fils même de Dieu s'est fait "à la ressemblance de la chair du péché" pour condamner le péché et, ainsi condamné, l'expulser de la chair, et pour appeler d'autre part l'homme à lui devenir semblable, l'assignant ainsi pour imitateur à Dieu, l'élevant jusqu'au royaume du Père et lui donnant de voir Dieu et de saisir le Père » (III, 20, 2-3).

    Ainsi nous apparaissent certaines des idées préférées de saint Irénée, selon lesquelles, avec l'Enfant Jésus, Dieu nous appelle à la ressemblance avec lui-même. Nous voyons comment est Dieu. Et ainsi, cela nous rappelle que nous devrions être semblables à Dieu. Et nous devons l'imiter. Dieu s'est donné, Dieu s'est donné dans nos mains. Nous devons imiter Dieu. Et enfin, l'idée qu'ainsi, nous pouvons voir Dieu. Une idée centrale de saint Irénée : l'homme ne voit pas Dieu, il ne peut pas le voir, et ainsi, il est dans l'obscurité de la vérité, de lui-même. Mais l'homme qui ne peut voir Dieu, peut voir Jésus. Et ainsi, il voit Dieu, ainsi, il commence à voir la vérité, ainsi il commence à vivre.

    Le Sauveur vient donc pour réduire à l'impuissance l'œuvre du mal et tout ce qui peut encore nous tenir éloignés de Dieu, pour nous restituer à l'antique splendeur et à la paternité primitive. Avec sa venue parmi nous, Dieu nous indique et nous assigne également une tâche : précisément celle de lui ressembler et de tendre à la vraie vie, d'arriver à la vision de Dieu dans le visage du Christ. Saint Irénée affirme encore : « Le Verbe de Dieu installa son habitation parmi les hommes et se fit Fils de l'homme, pour habituer l'homme à percevoir Dieu et pour habituer Dieu à installer sa demeure dans l'homme, selon la volonté du Père. C'est pourquoi Dieu nous a donné comme « signe » de notre salut celui qui, né de la Vierge, est l'Emmanuel » (ibid.). On trouve ici aussi une très belle idée centrale de saint Irénée : nous devons nous habituer à percevoir Dieu. Dieu est normalement éloigné de notre vie, de nos idées, de notre action. Il est venu près de nous et nous devons nous habituer à être avec Dieu. Et Irénée ose dire avec audace que Dieu aussi doit s'habituer à être avec nous et en nous. Et que Dieu devrait peut-être nous accompagner à Noël, nous habituer à Dieu, comme Dieu doit s'habituer à nous, à notre pauvreté et à notre fragilité. La venue du Seigneur ne peut donc avoir d'autre but que celui de nous enseigner à voir et à aimer les événements, le monde et tout ce qui l'entoure, avec les yeux mêmes de Dieu. Le Verbe fait enfant nous aide à comprendre la manière d'agir de Dieu, afin que nous soyons capables de nous laisser toujours plus transformer par sa bonté et par son infinie miséricorde.