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  • Des nouvelles parlementaires du crucifix

    Suite au verdict de la Cour européenne des droits de l'homme sur les crucifix dans une école italienne, le parti catalan ERC avait lancé une initiative parlementaire pour une loi espagnole interdisant les crucifix. Il a reçu l'appui du parti socialiste espagnol et des Galiciens du BNG. L'initiative a été adoptée hier soir en commission parlementaire par 20 voix contre 16. Le ministre de l'Education, Angel Gabilondo, a déclaré aujourd'hui qu'il voyait "d'un bon œil que l'on demande à faire une loi".

    En revanche, la Diète polonaise a voté à une très large majorité (357 contre 40 et 5 abstentions) une résolution par laquelle elle "exprime son inquiétude face aux décisions qui enfreignent la liberté de culte, au mépris des droits et des sentiments des croyants, et qui détruisent la paix sociale". Et elle demande aux parlements des pays membres du Conseil de l'Europe de mener "une réflexion commune sur les moyens de protéger la liberté de culte".

  • Catherine Ashton dans le texte

    La baronne Catherine Ashton, nommée haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, était hier devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen pour une séance de questions et réponses, avant son audition de confirmation officielle qui aura lieu en janvier.

    Après avoir donné des réponses plus qu'évasives à plusieurs questions de politique internationale, elle a conclu à propos de ses fonctions :

    « C'est tout nouveau. Je n'ai pas de bureau, je ne dispose pas d'un cabinet, je n'ai pas d'équipe. J'ai hérité d'un morceau de papier vierge et pour le moment j'ai écrit une ou deux petites choses dessus. »

    On rappelle qu'à la Chambre des Lords, lorsqu'elle fut chargée d'y faire ratifier le traité de Lisbonne, elle avait déclaré :

    « Le projet est d'avoir un haut représentant qui devient le vice-président de la Commission avec des fonctions très spécifiques. C'est un rôle qui est défini dans le traité et qui est dévolu à une seule personne. »

  • Une surprise new-yorkaise

    Les sénateurs de l'Etat de New York (ville symbole du combat pour les droits des homosexuels) ont rejeté hier le projet de légalisation du "mariage" homo, vigoureusement soutenu par le gouverneur. Un seul opposant avait eu l'audace de s'exprimer. Or le rejet a été très clair : 38 voix contre 24.

  • Le charcutage éthique des embryons

    Les autorités médicales américaines ont autorisé hier l'utilisation de treize nouvelles lignées de cellules souches embryonnaires humaines pour la recherche publique, les premières dans le cadre de la nouvelle politique décidée par Barack Obama.

    "Je suis heureux d'annoncer que nous avons désormais des lignées de cellules souches embryonnaires humaines disponibles pour la communauté des chercheurs dans le cadre de la nouvelle politique concernant l'utilisation de ces cellules", a déclaré le Dr Francis Collins, directeur des Instituts nationaux américains de la santé (NIH). Il a précisé : "Conformément aux réglementations, ces cellules souches sont dérivées d'embryons donnés selon un processus éthique éprouvé." Sic.

  • Les Français comme les Suisses

    Sondage IFOP :

    "Etes-vous favorable à l'interdiction de minarets ?"
    Oui : 46%. Non : 40%.

    "Etes-vous favorables, opposé ou indifférent à l'édification de mosquées lorsque les croyants musulmans le demandent ?"
    Opposés : 41%. Favorables : 19%.

    Ce qui est plus intéressant encore est que le même sondage, en septembre 2001 (après les attentats des tours jumelles), donnait un résultat inverse : 31% favorables à la construction de mosquées, 22% opposés.

    Plus il y a de mosquées, moins les Français en veulent.

    Mais, bien sûr, en France, il n'y aura pas de référendum.

  • L’Eglise qui est à Strasbourg

    Lu sur Pro Liturgia :

    Avec l'aval de l'Archevêque de Strasbourg, les religieuses du Couvent Saint-Marc de Gueberschwihr se sont "débarrassées" de leur ancien Aumônier jugé trop fidèle aux enseignements du Magistère. Le nouvel aumônier a annoncé dès son arrivée au couvent qu'il ne respecterait pas la liturgie: désormais les messes sont improvisées et le chant grégorien est interdit.

    Mgr Joseph Doré, ancien Archevêque de Strasbourg, a donné une série de conférences sur le thème : "des prêtres pour aujourd'hui". Il a notamment déclaré : "En tant qu'évêque et théologien, j'affirme la nécessité de poser la question du mariage des ministres ordonnés; et qu'une fois cette question posée et réglée, il faudra même se demander quelle place a la femme face à l'accès au ministère consacré."

    Nous apprenons de plusieurs sources différentes qu'à l'occasion d'une messe célébrée à Bergheim pour un prêtre décédé, Mgr Vincent Jordy, Evêque auxiliaire de Strasbourg, aurait donné la Communion à un pasteur protestant qui assistait à la célébration. On nous précise par ailleurs que Mgr Grallet, Archevêque de ce même diocèse, aurait lui aussi donné la communion à un pasteur invité à une réunion du Conseil du Presbyterium.

  • L’Eglise aux Etats-Unis

    Le nombre des prêtres, religieux et religieuses a baissé de 65 % en quarante ans.

    75% des hommes et plus de 90% des femmes ont plus de 60 ans.

    1% a moins de 40 ans.

    (Americatho)

  • Chine : le trouble jeu du cardinal Bertone

    Un très intéressant article de Sandro Magister. A lire en pensant à nos martyrs qui ont refusé la constitution civile du clergé.

  • La déification selon Guillaume de Saint-Thierry

    Extraits de la catéchèse de Benoît XVI, hier.

    La nature humaine, dans son essence la plus profonde, consiste à aimer. En définitive, une seule tâche est confiée à chaque être humain : apprendre à aimer, sincèrement, authentiquement, gratuitement. Mais ce n'est qu'à l'école de Dieu que cette tâche est remplie et que l'homme peut atteindre l'objectif pour lequel il a été créé. Guillaume écrit en effet : « L'art des arts est l'art de l'amour... L'amour est suscité par le Créateur de la nature. L'amour est une force de l'âme, qui la conduit comme par un poids naturel vers le lieu et l'objectif qui lui est propre » (La nature et la dignité de l'amour 1, PL 184, 379).

    Il faut - dit-il - passer de l'homme « animal » à l'homme « rationnel », pour arriver à l'homme « spirituel ». Que veut dire notre auteur par ces trois expressions ? Au début une personne accepte la vision de la vie inspirée par la foi par un acte d'obéissance et de confiance. Puis à travers un processus d'intériorisation, dans lequel la raison et la volonté jouent un grand rôle, la foi dans le Christ est accueillie avec une conviction profonde et l'on fait l'expérience d'une correspondance harmonieuse entre ce que l'on croit et ce que l'on espère et les aspirations les plus secrètes de l'âme, notre raison, nos sentiments d'affection. On parvient ainsi à la perfection de la vie spirituelle, lorsque les réalités de la foi sont une source de joie intime et de communion réelle et satisfaisante avec Dieu. On ne vit que dans l'amour et par amour. Guillaume fonde cet itinéraire sur une solide vision de l'homme, inspirée des antiques Pères grecs, surtout d'Origène, lesquels, avec un langage audacieux, avaient enseigné que la vocation de l'homme est de devenir comme Dieu, qui l'a créé à son image et ressemblance. L'image de Dieu présente dans l'homme le pousse vers la ressemblance, c'est-à-dire vers une identité toujours plus complète entre la volonté propre et la volonté divine. A cette perfection, que Guillaume appelle « unité d'esprit », on ne parvient pas par l'effort personnel, même sincère et généreux, parce qu'une autre chose est nécessaire. On atteint cette perfection par l'action de l'Esprit Saint, qui vient habiter l'âme et purifie, absorbe et transforme en charité tout élan et tout désir d'amour présent chez l'homme. « Il y a ensuite une autre ressemblance avec Dieu », lisons-nous dans l'Epistola aurea, « qui n'est plus appelée ressemblance, mais unité d'esprit, lorsque l'homme finit par faire un avec Dieu, un seul esprit, non seulement par l'unité d'une volonté identique, mais en n'étant plus en mesure de vouloir autre chose. De cette manière, l'homme mérite de devenir non pas Dieu, mais ce que Dieu est : l'homme devient par la grâce ce que Dieu est par nature » (Epistola aurea 262-263, SC 223, pp. 353-355).

  • Daoudal Hebdo N° 60

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    Daoudal Hebdo N° 60

    Dans ce numéro

    Page 2
    Les critiques catholiques du Téléthon ont disparu...

    Pages 3 & 4
    Un grand moment au Parlement européen (texte intégral des propos de Nigel Farage)
    Un nid d'anciens communistes

    Page 5
    C'est ça, Bruxelles...
    Hélas Åland...

    Page 6
    Les conséquences ubuesques de la politique de la pêche

    Page 7
    Les Suisses ouvrent la voie

    Page 8
    L'attente
    Dimanche prochain...