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  • Les lundis de Paul McCartney

    Paul McCartney était hier l'invité du Parlement européen. Il a expliqué que manger de la viande provoque plus de dommages au climat que toute autre activité. Mais oui : « L'industrie de l'élevage produit plus de gaz à effet de serre que tous les transports ensemble, avions, trains, voitures, camions. » En outre elle contribue à la déforestation, et gaspille l'eau : « Produire un steack requiert autant d'eau qu'une douche de quatre heures. » Sic.

    En conséquence, il demande aux Européens de ne pas manger de viande un jour par semaine. J'apprends par la même occasion qu'il a lancé en juin dernier une campagne « lundi sans viande ». Et c'est cette campagne qu'il est venu promouvoir au Parlement européen.

    Pourquoi le lundi ? On ne sait pas.

    En tout cas le président du Parlement européen, le Polonais (hélas) Jerzy Buzek, a appuyé McCartney: « La campagne du lundi sans viande est une bonne idée, peut-être pas pour tout le monde, et le changement doit avoir lieu pas à pas... L'impact de la surproduction de viande sur le climat est devenu évident. »

    Un jour sans viande ? L'Eglise connaît cela depuis toujours. C'est le vendredi, non par caprice ni par respect de quelconques billevesées, mais pour des raisons proprement religieuses.

    Paul McCartney et ses affidés végétariens auraient pu choisir le vendredi puisque ce jour était déjà traditionnellement un jour sans viande en Europe. Mais non. C'est une illustration parmi d'autres que l'idéologie écolo est une haine du christianisme.

  • L’islamisation taquine les Gaulois, dit le curé

    Extraits d'un article du Monde.

    "Quand on est prêtre en banlieue on ne peut pas faire fi de l'islam", témoigne Régis Charre, qui vit seul dans l'imposante cure de Vaulx-Village. Cet ancien dessinateur industriel "gère" quatre églises, qui réunissent 2 % de la population, dans un environnement marqué par une forte pratique de l'islam. Comme tous les prêtres et imams militants du dialogue interreligieux, il défend l'intérêt de ces échanges pour la qualité du "vivre ensemble" et l'approfondissement de la foi de chacun. "En s'expliquant les uns aux autres comment on se rapproche de Dieu on s'enrichit", témoigne en écho Faouzi Hamdi, le responsable musulman de Vaulx-en-Velin. (...)

    "Pendant le ramadan, je participe à la rupture du jeûne avec une dizaine de paroissiens", se félicite le prêtre de Vaulx-en-Velin. "Pour Noël, le responsable musulman nous a souhaité bonne fête à l'église ; il a été applaudi", témoigne aussi Jacques Purpan, prêtre à Saint-Fons. Convaincu de l'importance de "connaître l'autre", il a fait visiter la mosquée aux élèves du lycée privé... et attend que ceux de l'école coranique viennent voir l'église... "On se rejoint aussi autour du soutien aux sans-papiers", ajoute Régis Charre. En revanche, pour l'action sociale et caritative, la coopération est inexistante.

    Si les relations entre responsables catholiques et musulmans sont de l'avis général "bonnes et basées sur la confiance", chacun est bien conscient des réticences qui, des deux côtés, freinent la rencontre entre croyants. "La concentration de Maghrébins dans les quartiers populaires ne facilite pas les échanges avec les cathos lambda", juge le père Charre. Ces derniers ne voient pas d'un bon oeil les mariages mixtes dans lesquels l'islam s'impose, surtout à la naissance des enfants.

    "Dans les milieux populaires, on constate une difficile cohabitation", reconnaît le prêtre de Saint-Fons. "Que l'on ne puisse plus acheter de saucisson dans les boucheries du quartier, ça a le don de "taquiner" les Gaulois", raconte l'ancien prêtre-ouvrier.

    "Il est vrai aussi que les fidèles musulmans ne sont pas des militants du dialogue interreligieux", reconnaît Kamel Kabtane, recteur de la mosquée de Lyon. "L'islam manque encore de cadres pour l'organiser", explique M. Gaci, qui juge que "nombre de musulmans, convaincus de détenir la vérité, ne voient pas l'intérêt de dialoguer".

  • Amman proteste contre des travaux d'Israël au Saint-Sépulcre

    Le ministère jordanien des Affaires étrangères a remis jeudi à l'ambassadeur d'Israël en Jordanie une lettre de protestation en raison de travaux menés par Israël sur un des murs du Saint-Sépulcre, dans la Vieille ville de Jérusalem, a indiqué un haut responsable jordanien.

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  • Saint Pierre Chrysologue

    Je me lèverai et j'irai vers mon père. Celui qui dit ces paroles gisait à terre. Il prend conscience de sa chute, il se rend compte de sa ruine, il se voit enlisé dans le péché et il s'écrie : je me lèverai et j'irai vers mon père. D'où lui vient cet espoir, cette assurance, cette confiance ? Du fait même qu'il s'agit de son père. « J'ai perdu, se dit-il, ma qualité de fils » ; mais lui n'a pas perdu celle de père. Il n'est point besoin d'un étranger pour intercéder auprès d'un père : c'est l'affection même de celui-ci qui intervient et qui supplie au plus profond de son cœur. Ses entrailles paternelles le pressent à engendrer de nouveau son fils par le pardon. « Coupable, j'irai donc vers mon père. »

    Et le père, à la vue de son fils, voile immédiatement sa faute. A son rôle de juge il préfère celui de père. Il transforme tout de suite la sentence en pardon, lui qui désire le retour du fils et non sa perte. « Il se jeta à son cou et l'embrassa. » Voilà comment le père juge et comment il corrige : il donne un baiser au lieu d'un châtiment. La force de l'amour ne tient pas compte du péché, et c'est pourquoi le Père remet d'un baiser la faute de son fils, il le couvre par ses embrassements. Le père ne dévoile pas le péché de son enfant, il ne flétrit pas son fils, il soigne ses blessures de sorte qu'elles ne laissent aucune cicatrice, aucun déshonneur. Heureux ceux dont la faute est ainsi remise et le péché pardonné.

    Gardons-nous donc de nous éloigner d'un tel Père. La seule vue de ce Père suffit pour mettre en fuite le péché, pour éloigner la faute et pour repousser tout mal et toute tentation. Mais si nous nous sommes éloignés du Père, si nous avons dissipé tout son bien par une vie dissolue, s'il nous est arrivé de commettre quelque faute ou méfait, si nous sommes tombés dans le gouffre sans fond de l'impiété et dans une ruine absolue, relevons-nous enfin et revenons à un tel Père, encouragés par un tel exemple.

    Quand il le vit, il s'attendrit, il s'attendrit, courut se jeter à son cou et l'embrassa. Je le demande, quelle place y aurait-il ici pour le désespoir, quelle occasion pour une excuse ou pour un semblant de crainte ? A moins peut-être que la rencontre avec le Père ne nous fasse peur et que son baiser nous inspire de la crainte ; à moins peut-être que nous croyions que c'est pour prendre et se venger et non pour accueillir et pardonner que le Père vient et attire son enfant par la main. Mais cette pensée destructrice de la vie, cette ennemie de notre salut est mise hors de combat par ce qui suit : « Le Père dit à ses serviteurs : Mangeons et faisons liesse. Mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et le voilà retrouvé. » Après avoir entendu cela, pouvons-nous encore retarder notre retour vers le Père ?

    (sermon sur le fils prodigue)