L'« Eglise » luthérienne suédoise a ordonné hier sa première femme évêque ouvertement lesbienne.
Ce genre de délire est ce qui a conduit de nombreux anglicans à vouloir devenir catholiques...
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L'« Eglise » luthérienne suédoise a ordonné hier sa première femme évêque ouvertement lesbienne.
Ce genre de délire est ce qui a conduit de nombreux anglicans à vouloir devenir catholiques...
Le titre est en latin, mais une fois de plus on n'a pas le texte latin. Le Saint-Siège a publié aujourd'hui la Constitution apostolique de Benoît XVI pour les anglicans en anglais et en Italien.
Outre ce que l'on savait déjà, ce qui est très frappant est que les ordinariats anglicans seront érigés par la Congrégation pour la doctrine de la foi, et non par la Congrégation pour les évêques. C'est dans le texte de la Constitution, et c'est souligné dans l'article 1 des « normes complémentaires ».
Ce qui est étonnant est que l'Ordinariat est en tout point comparable à un diocèse et que l'Ordinaire fait partie de la conférence épiscopale, admet les jeunes gens au sacerdoce, a le pouvoir d'incardiner des prêtres, d'ériger des paroisses, des instituts religieux... mais qu'il peut être un simple prêtre. (En fait c'est seulement dans les « normes complémentaires » qu'il est indiqué que l'Ordinaire peut être un simple prêtre. Il s'agit apparemment d'une disposition provisoire en attendant que chaque Ordinariat puisse être pourvu d'un évêque.)
On constate aussi que la Constitution respecte la spécificité anglicane synodale en spécifiant que l'Ordinaire est aidé par un « conseil de gouvernement ». Celui-ci est régi selon les articles du Code de droit canon concernant le « conseil presbytéral » des évêques, mais il a beaucoup plus de pouvoirs, comme son nom l'indique.
Les « normes complémentaires » vont très loin dans la charité vis-à-vis des anciens évêques anglicans qui ne pourront pas devenir évêques catholiques (s'ils sont mariés) : ils peuvent demander au Saint-Siège le droit de porter leurs insignes épiscopaux, et ils peuvent être invités aux réunions de la conférence épiscopale avec le rang d'évêque retiré.
Addendum
Le texte de la Constitution (sans les normes complémentaires) en français (traduction de La Croix).
A l'hypermarché Asda, dans « l'Île-des-chiens » (quartier est de Londres), la boucherie est désormais 100 % halal.
Si l'on ne veut pas de viande halal, il faut aller au rayon de viande préemballée.
Il y aurait 50 % de musulmans dans le quartier.
(Bivouac-ID)
Dans un entretien au Monde, Pierre Lellouche souligne que l'île de Chypre, où il se rend, est toujours divisée. « Au moment du 20e anniversaire de la chute du Mur, il serait peut-être temps d'arrêter ça. »
Il insiste :
« Situation ubuesque : un Etat membre de l'UE est occupé par un pays candidat ! Il faut agir. »
Il faut agir ? En bien, à partir du 1er décembre, il y a le traité de Lisbonne pour cela. Il dit en son article 28A, paragraphe 7 :
« Au cas où un État membre serait l'objet d'une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément à l'article 51 de la charte des Nations unies. »
Mais ce n'est pas ce que veut dire Lellouche, bien sûr. Il explique ensuite qu'on ne fera rien, bien sûr, sinon de continuer de demander poliment à la Turquie de bien vouloir permettre la réunification de l'île.
Le traité de Lisbonne, c'est pour supprimer la souveraineté des Etats. Ce n'est pas pour la garantir. L'article 28A, c'est juste pour tromper les peuples.
Le maire PCF de Sevran (Seine-Saint-Denis) Stéphane Gatignon annonce qu'il sera candidat aux élections régionales d'Ile-de-France mais sur la liste d'Europe Ecologie, dans un entretien publié par Libération.
A la question de savoir s'il quitte le parti communiste, Stéphane Gatignon déclare: "C'est plutôt le parti qui m'a quitté. Mais je reste communiste."
Jean-Marie Le Pen, l'Heure de vérité, 1984.
Pour changer des médias officiels qui réussissent à parler de la chute du Mur de Berlin sans même prononcer le mot de communisme, on regardera la vidéo de la veillée de Chrétienté-Solidarité, samedi près de l'Assemblée nationale.
Benoît XVI s'est rendu hier à Brescia, et il a rendu un « vibrant hommage » à Paul VI, comme disent les médias. Il l'a fait de la même façon qu'il a rendu un vibrant hommage à Populorum progressio dans sa dernière encyclique. En recadrant l'action de Paul VI dans la tradition.
Petit exemple, dans son homélie :
La rencontre et le dialogue entre l'Eglise et l'humanité de notre époque tenaient particulièrement à cœur à Jean-Baptiste Montini, dans toutes les saisons de sa vie, depuis les premières années de sacerdoce jusqu'au pontificat. Il a consacré toutes ses énergies au service d'une église le plus possible en conformité avec le Seigneur Jésus-Christ, afin qu'en la rencontrant, l'homme contemporain puisse rencontrer le Christ, parce qu'il a un besoin absolu de Lui. Tel est l'esprit de fond du Concile Vatican II, auquel correspond la réflexion du Pape Paul VI sur l'Eglise.
Benoît XVI en a profité pour donner une belle définition de l'Eglise :
je voudrais méditer brièvement sur le mystère de l'Eglise, du temple vivant de Dieu, et ainsi rendre hommage au grand Pape Paul VI, qui a consacré toute sa vie à l'Église. L'Église est un organisme spirituel concret qui prolonge dans l'espace et dans le temps le don du Fils de Dieu, un sacrifice apparemment insignifiant par rapport aux dimensions du monde et de l'histoire, mais décisif au regard de Dieu. Comme le dit la Lettre aux Hébreux - et également le texte que nous avons écouté - il a suffi à Dieu le sacrifice de Jésus, offert « une seule fois » pour sauver le monde (cf. He 9,26.28), parce que dans ce seul sacrifice est condensé tout l'amour du Fils de Dieu qui s'est fait homme, tout comme dans le geste de la veuve est concentré tout l'amour de cette femme pour Dieu et pour ses frères : rien ne manque et il n'y a rien à ajouter. L'Eglise, qui naît sans cesse de l'Eucharistie, du don de Jésus, est la continuation de ce don, de cette surabondance exprimée dans la pauvreté, de ce tout qui est offert dans le fragment. C'est le Corps du Christ qui se donne entièrement, corps rompu et partagé, dans l'adhésion constante à la volonté de son chef.
Et lors de l'Angélus, il a souligné l'un des plus beaux aspects de Vatican II, que l'on doit en effet à Paul VI :
A cette heure de l'angélus, je désire rappeler la profonde dévotion que le Serviteur de Dieu Giovanni Battista Montini nourrissait pour la Vierge Marie. (...) Au fur et à mesure que ses responsabilités ecclésiales augmentaient, il mûrissait une vision toujours plus ample et organique du rapport entre la bienheureuse Vierge Marie et le mystère de l'Eglise. Dans cette perspective, le Discours de clôture de la troisième période du concile Vatican II, le 21 novembre 1964, reste mémorable. La constitution sur l'Eglise, Lumen Gentium, qui - ce sont les paroles de Paul VI - « a comme sommet et couronnement tout un chapitre consacré à la Vierge Marie », a été promulguée lors de cette session. Le pape a fait remarquer qu'il s'agissait de la synthèse de doctrine mariale la plus ample jamais élaborée par un concile œcuménique, en vue de « manifester le visage de la sainte Eglise, à laquelle Marie est intimement liée ». C'est dans ce contexte qu'il a proclamé la très sainte Vierge Marie « Mère de l'Eglise », en soulignant, avec une vive sensibilité œcuménique, que « la dévotion à Marie (...) est un moyen essentiellement ordonné à l'orientation des âmes vers le Christ et à leur union au Père, dans l'amour de l'Esprit Saint ».
Fundata est domus Domini supra verticem montium, et exaltata est super omnes colles. Et venient ad eam omnes Gentes, et dicent: Gloria tibi Domine. Venientes autem venient cum exsultatione, portantes manipulos suos. Et venient ad eam omnes Gentes, et dicent: Gloria tibi Domine.
Ceci est le deuxième répons des matines de la fête de la dédicace des églises. Dans l'Année liturgique de Dom Guéranger, on trouve la traduction d'un répons qui correspond à celui-ci, mais qui est plus long, et qui est indiqué comme provenant du Pontifical romain au jour de la consécration des Eglises :
La maison du Seigneur est fondée au sommet des monts; elle est élevée sur les collines ; toutes les nations viendront à elle, et elles diront : Gloire à vous, Seigneur ! Elles viendront avec transport, portant leurs moissons. Et elles diront : Gloire à vous, Seigneur ! Seigneur de toutes choses, qui n'avez nul besoin, vous voulez avoir au milieu de nous votre temple. Gardez pure à jamais cette maison, Seigneur. Seigneur, c'est la maison que vous choisîtes pour qu'y fût invoqué votre nom : maison de la prière et des supplications de votre peuple. Gardez pure à jamais cette maison, Seigneur.