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  • Les Lituaniens protègent les enfants contre l’homosexualité

    Le parlement de Lituanie a adopté hier une loi sur la protection des mineurs qui interdit de faire toute "publicité" pour les relations homosexuelles, bisexuelles et polygames. 77 députés ont voté pour cette loi, trois y ont été opposés et quatre se sont abstenus.

    Selon ce texte, toute information faisant de la publicité pour les relations homosexuelles, bisexuelles et polygames est considérée comme ayant un effet négatif sur la santé psychique, le développement physique, intellectuel et moral des mineurs.

    Amnesty International avait condamné le projet de loi, y voyant « une institutionnalisation de l'homophobie » ainsi qu'une « atteinte au droit à la liberté d'expression et à la libre "orientation sexuelle des personnes" ».

    Les lobbies homosexuels s'insurgent contre cette loi qui interdit tout débat sur l'homosexualité dans les écoles...

    On rappelle qu'en 2008 les municipalités de Vilnius et de Kaunas avaient interdit le passage d'un "Camion de la tolérance", organisé par la Commission européenne pour lutter contre toutes les formes de discrimination, dont celle de l'orientation sexuelle. Le maire de Kaunas avait qualifié l'initiative de « festival homosexuel ».

    Bravo aux Lituaniens. On attend le retour de bâton de l'Union européenne, qui avait déjà vigoureusement protesté contre le sort fait à son "camion de la tolérance".

  • C’est fait : les sages-femmes pourront pratiquer l’avortement

    La commission mixte paritaire qui s'est réunie hier a mis au point le texte définitif de la loi sur l'hôpital. L'amendement qui permet aux sages-femmes de pratiquer l'avortement « médicamenteux », introduit à l'Assemblée nationale puis retiré, puis réintroduit au Sénat, a été validé par la commission paritaire.

    Le collectif "Sages-femmes de demain" rappelle son opposition à cette disposition qui « oriente la profession vers la pratique de l'avortement ».

    « Nous sommes attachées à rester les professionnelles de la préparation, de l'accompagnement et du suivi de la naissance », souligne sa porte-parole Olivia Déchelette dans un communiqué. « Nous ne voulons surtout pas devenir les auxiliaires de la médecine pour la pratique de l'avortement alors que notre pays est en échec sur ce sujet et que les pouvoirs publics n'ont pas fait le bilan des raisons de la persistance d'un taux anormalement élevé d'IVG. »

    Le projet de loi doit encore être voté par l'Assemblée nationale et le Sénat, mais il ne peut plus être modifié.

  • Pression américaine

    Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, Barack Obama a déclaré à David Cameron que si celui-ci devient Premier ministre du Royaume-Uni, la qualité de ses relations avec les Etats-Unis dépendront de la qualité de l'engagement britannique dans l'Union européenne.

    (David Cameron, chef des conservateurs, est un adversaire résolu du traité de Lisbonne et a promis un référendum s'il devient Premier ministre.)

  • Les brigades intrafamiliales

    La nouvelle invention d'un Etat tentaculaire, soi-disant pour lutter contre les « violences intrafamiliales », alors qu'il a institué la plus terrible d'entre elles. Commentaire de Yann Baly, sur le blog de Bernard Antony.

  • Chasse aux sorcières

    Dimanche, un homme est allé allumer un cierge à la cathédrale (anglicane) de Blackburn (Lancashire) et dire une prière pour sa mère morte il y a quatre ans. Le curé lui a demandé de sortir. Une fois dehors il a été interpellé par la police, qui a voulu fouiller son sac. Comme il demandait pourquoi, on lui a répondu qu'il était soupçonné d'appartenir au BNP, le British National Party.

    L'homme n'a aucun lien avec le BNP. Il a été dénoncé parce qu'il a le crâne rasé (en fait il est à moitié chauve).

    Le BNP est un parti politique légal, qui vient d'obtenir deux députés européens.

    (Toute l'histoire chez François Desouche)

  • Archevêque titulaire d’Oregon City

    Le pape Benoît XVI a nommé le dominicain américain Joseph DiNoia (un « ultra-conservateur », dit Golias) secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, en remplacement de Mgr Ranjith, qui devient archevêque de Colombo.

    Le P. DiNoia est du même coup élevé à la dignité archiépiscopale. Et l'on note à ce propos une curiosité.

    Un prêtre est toujours sacré évêque pour un territoire particulier. Lorsqu'il est à la Curie (ou qu'il est auxiliaire dans un diocèse) il est nommé évêque « titulaire » d'un diocèse disparu, généralement à cause de l'expansion de l'islam. Autrefois son titre était « in partibus infidelium » : dans la contrée des infidèles. L'expression « in partibus » est restée dans le langage courant, car elle a été étendue, de façon ironique, à des personnes qui n'ont plus de fonction : un professeur in partibus. Mais elle a disparu du vocabulaire officiel de l'Eglise depuis longtemps (elle ne figurait déjà plus dans le premier code de droit canon promulgué en 1917). Sinon, cela aurait posé un problème pour le P. DiNoia. En effet, il est nommé archevêque titulaire de... Oregon City, qui n'est pas précisément « in partibus infidelium ».

    Dans son blog Americatho, Daniel Hamiche raconte l'histoire de cet archevêché qui a disparu en 1928, remplacé par l'archevêché de Portland.

    Je ne sais pas s'il y a d'autres exemples d'évêques titulaires d'évêchés disparus en territoire catholique. (En France, les nombreux évêchés supprimés sous la Révolution ont été rattachés à d'autres diocèses. Ce serait pourtant sympa d'avoir à Rome des évêques titulaires de Saint-Bertrand de Comminges, de Bazas, d'Oloron, de Saint-Pol-de Léon, etc., « in partibus revolutionis Galliae »...

  • Saint Grégoire Barbarigo

    La fête de saint Grégoire Barbarigo a été ajoutée au missel et au bréviaire lors de la réforme de 1960, avec cette oraison propre :

    Deus, qui beátum Gregórium Confessórem tuum atque Pontifícem pastorali sollicitudine, et páuperum miseratióne claréscere voluisti : concéde propítius ; ut, cuius mérita celebrámus, caritátis imitémur exémpla. Per Dóminum...

    Dieu, qui avez voulu que le bienheureux Grégoire, votre évêque et confesseur, soit un modèle rayonnant de zèle pastoral et de compassion envers les pauvres, faites, dans votre bonté, qu'en célébrant ses mérites, nous imitions aussi ses exemples de charité.