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  • Interruption

    Je m’en vais quelques jours, notamment pour participer à l’université d’été de Reconquête.

    Je reviendrai le 11 août si Dieu veut.

  • Reconquête

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    Reconquête N° 250 

  • Turquie: l’AKP reste légal

    La Cour constitutionnelle turque, à l’issue de trois jours de délibérations, a rejeté la demande d'interdiction de l’AKP, le parti islamiste au pouvoir. Mais « le fait que 6 juges (sur 11) se soient prononcés en faveur d'une interdiction constitue un sérieux avertissement adressé à ce parti », a souligné le président de la Cour. (La majorité qualifiée est de 7.) Avertissement qui se traduit concrètement par cette autre décision de la Cour, de priver l'AKP de la moitié de son financement public pour cette année - soit environ 25 millions d'euros.

    L’Union européenne a salué cette « bonne nouvelle », par la voix du porte-parole de Javier Solana.

    « Je prends bonne note du jugement », a déclaré dans un communiqué le commissaire à l'Elargissement, Olli Rehn, ajoutant : « Il est essentiel que la législation sur les partis politiques en Turquie soit alignée sur les critères européens. » En fait, ici, la Turquie donne l’exemple, avec un parti légalement islamiste au pouvoir.

    La vraie réaction, c’est, tant du côté de l’AKP que de la Commission européenne : ouf, on va pouvoir continuer tranquillement les négociations d’adhésion.

    L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), salue elle aussi, par un communiqué de son président Lluís Maria de Puig, la décision de la Cour constitutionnelle de Turquie… mais regrette la décision de le priver partiellement d'aides publiques : « Une telle décision risque d'introduire un élément de discrimination à l'égard d'un parti qui joue un rôle clé dans la vie politique turque »...

    Le secrétaire général de l’APCE Terry Davis estime pour sa part que « tous les démocrates doivent être soulagés que la Cour n'ait pas cherché à opposer un veto au choix démocratique du peuple turc ».

    Le Conseil de l’Europe est un spécialiste de la démocratie à géométrie variable.

  • Manifestation contre l’homophilie de l’Eglise de Suède (luthérienne)

    Trois églises de Stockholm ont été « vandalisées » (dit l’AFP) en raison de la participation de l'Eglise de Suède (luthérienne) au festival homosexuel EuroPride qui se tient actuellement dans la capitale scandinave.

    En fait, des tracts, émanant d’un groupe se définissant comme « chrétiens orthodoxes », ont été collés sur les murs extérieurs de ces églises, contenant « des références directes à l'EuroPride, mais aussi contre les femmes pasteurs et la musique forte et la danse », selon une femme pasteur.

    L’Eglise de Suède, qui bénit les « mariages » homosexuels depuis janvier 2007, participe activement aux manifestations d’exhibitionnisme homosexuel. L’an dernier, le 4 août, à la « Stockholm Pride », une trentaine de pasteurs défilaient sous une banderole portant l'inscription "L'amour est plus fort que tout"…

  • Polyculte

    L’hôpital de la Coix-Rousse à Lyon est un ensemble de bâtiments « dont le point central et culminant est une chapelle, surmontée d’un clocher blanc », nous dit le blogueur “Fromage plus”, qui a voulu savoir ce qu’était devenue cette chapelle.

    « Eh bien c’est une grande salle fermée au public. J’ai réussi à y pénétrer en empruntant la porte ”réservée exclusivement aux services funéraires”. » Les murs sont cachés par un placage de briques de verre et de plâtre. « Ce qui est frappant quand on se promène dans les lieux, c’est de constater à quel point cet endroit autrefois central est devenu l’arrière de l’hôpital : c’est littéralement devenu la porte de sortie de ceux qui partent les pieds devant, à l’exclusion de toute autre fonction. »

    A l’entrée de la « chapelle » il y a ce panneau :

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    Le mot « polyculte » est affreux. Mais ce que l’on peut constater surtout, c’est la signification qu’il a ici : il veut dire en fait qu’il n’y a AUCUN culte dans la chapelle. Quand on accueille toutes les religions, il n’y a plus de religion du tout.

  • En Chine, la censure c’est pour tout le monde

    Grande émotion dans les médias : aux JO de Pékin, les journalistes n'auront qu'une version censurée d'internet, comme tous les citoyens chinois qui n’ont accès à aucun des sites considérés comme « subversifs » par les autorités.

    « Depuis le MPC, l'AFP a pu constater l'impossibilité d'accéder à des sites dissidents, pro-tibétains ou ceux d'organisation de défense des droits de l'homme, comme Amnesty International ou Reporters sans frontières. Lors d'un entretien exclusif avec l'AFP il y a deux semaines, le président du CIO Jacques Rogge s'était pourtant félicité de la liberté accordée à la presse étrangère. »

    La promesse, soulignent les autorités chinoises, était qu’il n’y aurait pas de censure sur le travail des journalistes étrangers et que ceux-ci auraient « suffisamment » accès à inernet…

    Les journalistes et les responsables olympiques sont indignés…
    Tous ces blaireaux vont peut-être finir par découvrir qu’ils vont dans un pays communiste…

    Mais aujourd’hui, Le Figaro titre sans rire :

    « Les Chinois, champions des nouveaux usages du Web »…

  • L’Irak aux JO…

    « Un accord entre le gouvernement irakien et le CIO mardi a ouvert la voie à la participation de l'Irak aux jeux Olympiques de Pékin », a annoncé le Comité international olympique, cinq jours après avoir interdit à l'Irak de participer aux Jeux de Pékin à cause de l'"interférence" du gouvernement dans les mouvements sportifs. « Au cours d'une réunion fructueuse au siège du CIO à Lausanne, le CIO et le gouvernement irakien sont tombés d'accord sur une série d'étapes qui conduira à un comité national olympique indépendant en Irak », précise le communiqué.

    Initialement sept sportifs irakiens devaient participer aux Jeux de Pékin en aviron, tir à l'arc, judo, haltérophilie et athlétisme, mais dans les faits seuls deux athlètes, un lanceur de disque et une sprinteuse, pourront aller aux JO puisque seules les inscriptions pour les épreuves d'athlétisme ne sont pas encore closes.

    Mais l’essentiel pour les Américains est que l’Irak, « pays libre, souverain et œuvrant pour établir la démocratie » soit représenté (également par cinq ministres…).

  • La voix de la France

    Après l’échec des négociations de l’OMC, la secrétaire d'Etat française au Commerce Anne-Marie Idrac a déclaré qu'il faudrait « tenir compte de l'absence de consensus » au sein des Etats de l'Union européenne sur les négociations à l'OMC « dans les étapes qui viendront ».

    C’est en effet Anne-Marie Idrac qui représente la France au sein du conseil européen… qui n’a aucune autorité sur le représentant de l’UE Peter Mandelson.

    Ce n’est pas faire injure à Mme Idrac de dire que sa voix ne pèse rien.

    Et que Peter Mandelson se moque comme de sa première chemise qu’il n’y ait pas de consensus au sein de l’Union européenne. Il l’a déjà assez dit, en renvoyant Nicolas Sarkozy à son rôle de gouverneur de la province française, et en ignorant superbement les affres du gouverneur irlandais Brian Cowen voyant ses paysans aller voter non au référendum…

  • Une bonne nouvelle

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    L’échec des négociations de l’OMC est une bonne nouvelle, notamment pour les agriculteurs français et européens.

    Le fameux « cycle de Doha » est doublement illégitime :

    — parce qu’il vise à supprimer toutes les protections nationales, même lorsqu’elles sont vitales ;

    — et parce que ce grand marchandage ignore même jusqu’à l’existence des Etats de l’Union européenne : c’est la Commission européenne, en la personne de l’arrogant M. Mandelson, qui est censée les représenter et décider à leur place.

    Nous ne reconnaissons pas et ne reconnaîtrons jamais la légitimité d’une négociation mondiale dans laquelle la France n’a pas voix au chapitre.

  • Une bonne faillite

    La société américaine Advanced Cell Technology (ACT), connue pour ses recherches sur le clonage et les cellules souches embryonnaires humaines, serait proche de la banqueroute, accusant un déficit de 17 millions de dollars (soit près de 11 millions d'euros). Ce déficit s'explique d'une part par le fait que ces recherches controversées n'ont mené à rien et d'autre part par la découverte des cellules souches adultes multipotentes.

    (Genethique)

  • Saints Abdon et Sennen

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    Il faut savoir qu'autrefois, je ne saurais dire précisément à quelle époque, le territoire d'Arles(-sur-Tech) fut infesté d'une grande quantité de bêtes féroces, lions, dragons, ours, etc., qui mangeaient les bestiaux et les hommes. La peste vint encore ajouter aux maux qui affligeaient la contrée. Un saint homme nommé Arnulphe résolut d'aller chercher des reliques à Rome pour guérir l'épidémie et chasser les animaux féroces. Pendant longtemps ce fut l'unique remède dans toutes les calamités. Arrivé à Rome, Arnulphe exposa au Saint-Père la misère de ses concitoyens et lui présenta sa requête. Le pape, touché de compassion, l'accueillit avec bonté, et lui permit de choisir parmi les reliques conservées à Rome, exceptant toutefois celles de saint Pierre et d’un certain nombre de saints, dont il eût été imprudent de se dessaisir.

    Arnulphe était embarrassé pour se décider, après avoir passé tout un jour en prières, il s'endormit et eut un songe dans lequel deux jeunes hommes lui apparurent: « Nous sommes, dirent-ils, Abdon et Sennen, saints tous deux. De notre vivant, nous étions princes. La Perse est notre patrie. Nous avons été martyrisés à Rome, et nos corps sont enterrés en tel lieu ; exhume-les et porte-les dans ton pays, ils feront cesser les maux qui l'affligent. »

    Le lendemain, Arnulphe, accompagné d'une grande foule du peuple, et suivi de travailleurs pourvus d'instruments convenables, fit fouiller l'endroit indiqué. On trouva bientôt les corps des deux jeunes gens, parfaitement conservés, reconnaissables pour saints à l'odeur. Il les exhuma en grande pompe, et se disposa à les emporter. Arnulphe était un homme prudent ; il pensa que, pendant le long voyage qu'il avait à faire pour retourner dans son pays, il pouvait trouver bien des gens qui voudraient s'approprier le trésor qu'il portait, car on se faisait peu de scrupule alors de s'emparer, même par force, des reliques de vertus bien constatées. Pour détourner les soupçons, il mit ses saints dans un tonneau enfermé dans un autre beaucoup plus grand, qu'il remplit d'eau. Dès qu'il fut en mer, les matelots firent un trou au tonneau, croyant qu'il contenait du vin ; mais, s'étant aperçus qu'il n'y avait que de l'eau, ils ne poussèrent pas plus loin leurs recherches. Je passe rapidement sur les événements du voyage, tempêtes apaisées, vents favorables et le reste. Arnulphe débarque à Reuss avec ses reliques en double futaille, entendit toutes les cloches sonner d'elles-mêmes et se garda bien d'expliquer la cause de la merveille.

    Le chemin de Reuss à Arles était alors extrêmement mauvais et pratiquable seulement pour les mulets. Le tonneau est donc chargé sur un mulet, et le saint homme, avec un guide, se met en route. Dans un sentier dangereux, bordé d'affreux précipices, le muletier, homme grossier et brutal, crut qu'il fallait donner du courage à sa bête et lâche un gros juron. Soudain, le mulet tombe dans le précipice et disparaît. On juge du désespoir d'Arnulphe. Retrouver le mulet était impossible ; retourner à Rome en quête d'autres reliques ne l'était pas moins. Il prit le parti de poursuivre sa route et de rentrer dans sa ville natale. Quelle est sa surprise et sa joie en rentrant à Arles, d'entendre sonner les cloches et de voir, sur la place de l'église, tout le peuple à genoux entourant le mulet et son tonneau qui avait déjà opéré la guérison des pestiférés et fait déguerpir les lions et autres bêtes féroces.

    Arnulphe tira d'abord les saints de leur tonneau et quant à l'eau, il la versa bonnement dans un tombeau vide pour s'en débarrasser, où un lépreux, qui vint s'y laver, fut guéri dans l'instant. D'autres malades vinrent bientôt constater la vertu de cette eau miraculeuse. Avertis de sa propriété, les moines du lieu la renfermèrent avec soin et n'en donnèrent plus que pour de l'argent. Elle coûte encore vingt sous la fiole ; mais on n'en donne pas à tout le monde. Il faut en demander en catalan pour en obtenir, et pour avoir parlé gavache j'ai eu le chagrin d'être refusé. »

    Prosper Mérimée, Notes d'un voyage dans le Midi de la France, 1835

     

    arlestombe.jpgL’eau sourd presque en permanence dans le tombeau en question, un sarcophage de marbre du Ve siècle, appelé « Sainte Tombe ». Elle est recueillie une fois par an, le 30 juillet, jour de la fête des saints Abdon et Sennen. En 1910, l'abbé Craste, curé-doyen d'Arles-sur-Tech, avait mis au défi les "libres-penseurs" d'expliquer la présence de l'eau dans ce sarcophage de marbre. Il avait déposé chez un notaire 1.000 francs destinés à être remis à celui qui donnerait l’explication rationnelle.

    En 1961, une étude scientifique a conclu que l’eau était de l’eau de pluie qui passe à travers le couvercle de marbre. Cela n’expliquait pas pourquoi de l’eau sourd même quand il ne pleut pas, et que le niveau ne monte pas toujours quand il pleut (contrairement à ce qu’elle affirmait). Une autre étude a été réalisée entre 1997 et 2000, dont les conclusions sont très compliquées, mais qui prétend avoir définitivement percé le secret. A condition d’admettre ce qui a été dit comme allant de soi en 1961 mais n’a pas été prouvé, à savoir que si l’eau ne passe pas de même à travers le fond du tombeau c’est à cause des poussières accumulées, et de faire l’impasse sur le fait que (semble-t-il, mais là non plus on n’a pas refait d’analyses) l’eau de la tombe n’a pas la même composition que l’eau de pluie. Sans parler du fait qu’on ne connaisse aucun autre exemple.

    (La première photographie est celle du superbe retable des saints Abdon et Sennen, dans l'église d'Arles-sur-Tech, attenante à la courette où se trouve la Sainte Tombe.)

  • Benoît XVI et la succession apostolique

    Le site Eucharistie miséricordieuse publie un texte remarquable, intitulé « Benoît XVI explique les deux formes de succession apostolique », dont l’origine n’est pas clairement indiquée, et dans lequel les propos du pape (du cardinal Ratzinger, semble-t-il) sont cités de façon indirecte.

    Quoi qu’il en soit, Ratzinger-Benoît explique que la théologie antignostique de la succession apostolique a permis d’aller plus loin dans la question du primat et de l'épiscopat. « Car, pour démontrer leur erreur, on n'oppose pas simplement aux gnostiques la dignité épiscopale de l'Église en général, mais on les renvoie aux sedes apostolicae, autrement dit à ces sièges qui étaient ceux des apôtres ou ceux des destinataires des lettres apostoliques. »

    « Ces sièges épiscopaux-là sont les centres du témoignage apostolique, vers lesquels tous les autres sièges doivent converger. » (Suivent les témoignages probants de Tertullien et saint Irénée).

    D’où les conclusions suivantes :

    Dans le cadre de la question de la succession, la théologie chrétienne des premiers temps utilisait le terme d'« apostolique » dans un sens très précis et restreint. Elle qualifiait uniquement ainsi le nombre nettement limité de sièges qui entretiennent un rapport particulier et historiquement vérifiable avec les apôtres, rapport historique que ne possèdent pas les autres sièges.

    La succession apostolique de tous les évêques ne revient aux évêques qui ne siègent pas sur un sedes apostolica - soit la majorité d'entre eux -, qu'après un détour par un siège apostolique. Ils ne sont donc pas « directement » apostoliques, mais seulement indirectement ; ils ne reçoivent, pécise Benoît XVI, de légitimation apostolique qu'en entretenant un rapport communautaire avec un sedes apostolique.

    Parmi les sedes apostolicae se distingue le sedes apostolica de Rome, qui semble entretenir avec les autres sedes apostoliccae une relation à peu près équivalente à celle qu'entretiennent ces derniers avec les sièges non directement apostoliques. En cela il forme le critère ultime, véritable et suffisant en soi de la catholicité.

    Il est clair que le caractère binaire de la théologie de la succession la plus ancienne, tel qu'il résulte de la mise en relief des sedes apostolicae, n'a rien à voir avec la constitution patriarcale plus tardive, à laquelle il peut certes avoir fourni un point de départ. La confusion, note Benoît XVI, entre la revendication originelle du sedes apostolica et la revendication administrative de la cité patriarcale caractérise la tragédie des démêlés qui commencent alors entre Constantinople et Rome.

    De même que la « Nouvelle Rome » (qui ne pouvait songer à se qualifier d'« apostolique ») a brouillé l'ancienne idée du sedes apostolica au profit du concept de patriarcat, la Rome antique a renforcé la référence à son origine et à sa nature, toutes différentes de son autorité. Cette dernière représente en effet bien autre chose qu'une préséance honorifique entre patriarches; elle se place sur un tout autre plan, absolument indépendant de ce genre de concept administratif.

    La substitution de l'idée des cinq patriarcats à l'ancienne idée théologique du sedes apostolica, qui fait dès l'origine partie de la perception que l'Église a d'elle-même, doit être comprise, affirme Benoît XVI, comme le mal véritable dans le conflit entre Orient et Occident - un mal qui a aussi contaminé l'Occident dans la mesure où s'est formée, en dépit du maintien du concept d'auctoritas apostolica, une conception largement administrativo-patriarcale de l'importance du siège romain, ce qui rendait difficile, pour une personne extérieure, la perception claire de l'objet authentique de la revendication romaine, dans la mesure où celle-ci se distingue elle-même des autres revendications.

    Et voilà qui répond enfin clairement à la question que je m’étais posée en son temps, et que certains de mes amis trouvait futile ou sans intérêt: pourquoi Benoît XVI a-t-il supprimé de la longue liste des titres du pape celui de « patriarche d’Occident » ?

  • Dans 30 ans, la Fraternité vaincra…

    L’éditeur et libraire américain Angelus Press a envoyé aux évêques de la Fraternité sacerdotale saint Pie X des questions, à l’occasion du 20e anniversaire des sacres, et publie dans le numéro de juillet de son magazine les réponses de deux d’entre eux, Mgr Fellay et Mgr Tissier de Mallerais.

    Du premier, voici sa réponse à la question : Que diriez-vous à ceux qui, en 1988, prédisaient que la Fraternité allait créer une Eglise parallèle ? L’histoire n’a-t-elle pas prouvé qu’ils avaient tort ?

    — Aux prêcheurs et prophètes de 1988, nous demanderions seulement de regarder la réalité, la réalité du non-schisme de la Fraternité Saint Pie X, une réalité qui est reconnue par Rome quoi qu’il en soit de ce qu’ils peuvent dire de contraire, ou des menaces qu’ils peuvent brandir.

    Et à la question : quelle évaluation, pensez-vous, ferait Mgr Lefebvre de la crise telle qu'elle est en 2008?

    — Il dirait exactement ce qu’il disait en 1988. Rien n’a changé.

    Voici quelques réponses de Mgr Tissier de Mallerais (dans la traduction de Luc Perrin sur Le Forum Catholique) :

    Quel est votre sentiment sur l'état de l'Eglise, après 20 ans d'épiscopat ?

    — Jean-Paul II n'a rien fait pour reconstruire la Foi. La grande apostasie s'est amplifiée ; la jeunesse est presque entièrement perdue en impureté et dans les drogues. Le règne social du Christ est complètement détruit par la liberté religieuse et les droits de l'homme. Nous vivons la grande apostasie dont parle St. Paul dans l'épître aux Thessaloniciens: “venerit dicessio primum” (II Thess. 2:3).

    Quelle évaluation, pensez-vous, ferait Mgr Lefebvre de la crise telle qu'elle est en 2008?

    — Il ne dénoncerait pas seulement le libéralisme — c'était le cas avec Paul VI — mais le modernisme, ce qui est le cas de Benoît XVI: un véritable moderniste avec toute la théorie du modernisme mise à jour ! C'est tellement grave que je ne peux pas même exprimer mon horreur. Je garde le silence (sic). Mais Mgr Lefebvre hurlerait: “Hérétiques, vous pervertissez la Foi!”

    Je traduis d’autres réponses qui me paraissent « intéressantes » :

    Que diriez-vous à ceux qui, en 1988, prédisaient que la Fraternité allait créer une Eglise parallèle ? L’histoire n’a-t-elle pas prouvé qu’ils avaient tort ?

    — Je réponds : où est l’Eglise, mes amis ? Reconnaissez l’arbre à ses fruits. Où sont les fruits, là est l’Eglise. Je ne veux pas dire que l’Eglise se réduise à la Fraternité, mais que son cœur est dans la Fraternité. La vraie Foi, le véritable enseignement, les sacrements non abâtardis : tout cela est dans la Fraternité. Partout ailleurs, il y a un mélange plein de compromis à cause du libéralisme et de la faiblesse d’esprit. L’Eglise parallèle est la nouvelle Eglise de Vatican II : son esprit, sa nouvelle religion ou non-religion.

    Beaucoup de catholiques qui avaient commencé à combattre auprès de Mgr Lefebvre se sentent maintenant enclins à unir leurs forces à une Rome apparemment plus conservatrice en ralliant des organisations qui ont un statut plus « régulier » à l’intérieur de l’Eglise.

    — Oui, il y a beaucoup de pertes. A cause d’un manque de principes, d’un manque de confiance dans le combat de la Fraternité, cherchant des compromis, voulant la paix, désirant la victoire avant le temps prévu par Dieu. Ces pauvres gens (prêtres, religieux, laïcs) sont libéraux et pragmatiques. Séduits par les sourires des gens au Vatican, je veux dire les prélats de la Curie romaine. Des gens qui sont fatigués du long, très long combat pour la Foi : « 40 ans, c’est assez ! » Mais ce combat-là durera encore 30 ans. Alors ne le cessez pas, ne cherchez pas une « réconciliation », continuez à vous battre !

    Que considérez-vous comme les plus grands défis auxquels devront faire face la Fraternité et les fidèles dans les prochaines années ?

    — Avant tout, notre persévérance à refuser les erreurs du Second Concile du Vatican. Deuxièmement, notre solidité dans le refus de toute « réconciliation » avec la Rome occupée. (…)

    Enfin, pour terminer sur une note plus drôle (bien que l’humour de Mgr soit hélas involontaire) :

    Quels livres sont essentiels pour la foi de nos jours ?

    — Pour tous, un missel et leur catéchisme. Pour les jeunes gens, des livres sur le règne social de N.S.J.C. Pour les jeunes femmes, des livres de cuisine, de couture et sur l'art de meubler une maison.

    (Il n’est toutefois pas vraiment amusant qu’un évêque, après ses propos incessants sur le combat (fight), sans jamais la moindre allusion à l’amour, donne comme « livres essentiels pour la foi » des jeunes femmes des livres de cuisine et de couture… Les talibans ne sont pas loin…)

  • La « Belgique »…

    « Un Wallon sur deux prêt à devenir français ! » titre La Voix du Nord.

    Selon le dernier sondage en date, en effet, 49% des Wallons se disent favorables à un rattachement à la France, contre 31% qui y sont défavorables.

    Ce qui est surtout spectaculaire est que le même sondage, il y a six mois, donnait 29% de Wallons favorables au rattachement. L’idée a gagné 20 points en six mois !

    On note aussi que le score grimpe à 56% dans le Hainaut et à 57% à Namur.

    Ils ne sont toutefois que 23% de Wallons à penser que « la Belgique va disparaître ». Mais ils n’étaient que 16% il y a six mois. Et ceux qui pensent que la Belgique ne va pas disparaître sont tombés de 78 à 59%...

  • La Sécu va racketter les mutuelles

    Les plans de sauvetage de la sécurité sociale se succèdent sans que la situation ne change. C’est la sécurité sociale qui change. On nous parle toujours du « meilleur système de protection sociale au monde », mais ce n’est plus vrai depuis longtemps. Cela n’a d’ailleurs jamais été vrai, c’était une illusion qui n’était rendue crédible que grâce à une forte croissance qui remplissait les caisses et permettait de fermer les yeux sur les sommes colossales que le système engloutissait. Un système irresponsable, confié à des mafias syndicales*, ne peut pas être le meilleur au monde.

    Peu à peu, on a commencé à réduire les prestations, à dérembourser des médicaments, et à augmenter les cotisations, et à inventer de nouvelles cotisations. Las, rien n’y fait, le trou continue d’être abyssal et de se creuser.

    La dernière trouvaille, c’est de racketter les assurances et les mutuelles. Puisque les assurances et les mutuelles, qui ne sont pas irresponsables, ont de l’argent, on va leur prendre leur argent pour le jeter dans le trou sans fond de la sécu. Un milliard d’euros. C’est l’une des principales mesures qui doivent être annoncées aujourd’hui pour réduire le déficit de l'assurance maladie en 2009, dans l'objectif de le faire disparaître en 2011, nous dit-on sans rire.

     Et Eric Woerth déclare, toujours sans rire (d’ailleurs il n’y a pas de quoi) : « Bien évidemment, aujourd'hui, les assureurs comme les mutualités peuvent absorber un milliard d'euros sans augmenter les cotisations. » Et il ajoute : « Nous leur disons que nous allons les associer à la gestion de l'assurance maladie. » Comme ça ils sont contents…

    Roselyne Bachelot précise qu’il s'agira de « renforcer » le rôle des complémentaires santé « dans la régulation des dépenses, en particulier celles qu'elles financent très fortement, comme l'optique ou les soins dentaires ». Elles les financent très fortement parce que la sécu ne rembourse ni les lunettes ni les soins dentaires, ce qui est un de ses innombrables scandales. Mais que veut dire Roselyne Bachelot ? Que la sécu ne remboursera plus du tout les soins dentaires ? Ou que le gouvernement va demander aux mutuelles à moins rembourser l’optique et les soins dentaires ? L’« association » des mutuelles à la gestion de l’assurance maladie, cela veut-il dire que les mutuelles vont devenir comme la sécu, sous la coupe de la sécu ?

    Cela irait de pair, assurément, avec toutes ces projets qui se font jour et qui fleurent bon la dictature, et la dictature communiste, depuis la nomination du président de France Télévision par l’exécutif jusqu’à la prise en charge des petits enfants par des structures étatiques…

    *Sans parler du péché originel de la Sécu, qu’il ne faut jamais oublier. La Sécu a été créée par le vol : à la « Libération », on a volé les caisses des mutuelles chrétiennes, et l’on a confié le butin à la CGT communiste, qui s’en est fait une source de financement en truffant ses rouages d’un personnel hyper-pléthorique.

  • « Moral des ménages » : la baisse historique mensuelle

    Comme chaque mois depuis plus d’un an désormais, l’indicateur du « moral des ménages » tel que le calcule l’INSEE a battu un nouveau record historique à la baisse, s’établissant en juillet à –48 (moins 48), contre –46 en juin*.

    L'opinion des ménages sur le niveau de vie en France a continué de se dégrader, qu'il s'agisse de son évolution passée (qui passe de -79 à -83) ou future (de -57 à -60).

    Quant à l'opinion des ménages sur les perspectives d'évolution du chômage, elle s'est nettement dégradée. « C'est un facteur nouveau, lié aux problèmes de croissance économique tels qu'ils sont directement perceptibles par les ménages (recul de la consommation, baisse des prix de l'immobilier, moindre dynamisme du marché du travail) », souligne l'économiste Nicola Bouzou. « Ce point est problématique car il donne l'impression que, même si les anticipations d'inflation s'apaisent, la dégradation du marché du travail prendra le relais pour tirer le moral des ménages vers le bas. »

    Après un sursaut en mai, la consommation est d'ailleurs repartie à la baisse au mois de juin, signe selon les économistes que l'heure est aux restrictions chez les ménages et qu'il n'y a pas d'amélioration globale à attendre de la conjoncture française…

    * « Historique » veut dire que ces niveaux n’ont jamais été atteints depuis l’établissement de l’indice.

  • Bravo Mme Boutin !

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le dernier conseil des ministres avant les vacances a été l’objet de nouvelles promesses, comme si la liste n’était pas déjà assez longue de ces promesses dont on attend toujours la réalisation.

    On note toutefois avec la plus grande satisfaction que Mme Boutin a présenté un projet de loi qui doit « permettre à tous les Français d'être logés ».

    On ne peut que se féliciter de cette courageuse affirmation de la préférence nationale, surtout dans le domaine des logements sociaux où la préférence étrangère est la règle depuis des années.

    Hélas, Mme Boutin va sans aucun doute devoir faire face à une procédure qui la conduira devant la Cour de Justice de la République pour « discrimination » envers les étrangers.

    Nous l’assurons à l’avance de tout notre soutien.

  • Sainte Marthe

    449px-Église_Collégiale_Sainte_Marthe_(Tarascon).jpg« Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et te troubles pour beaucoup de choses. Or une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas ôtée. »

    La célèbre réplique de Jésus est aujourd’hui trop dure à entendre, comme tant de passages de l’évangile. La traduction liturgique officielle de l’Eglise de France l’a donc édulcorée. On préfère censurer le Verbe que de comprendre ce qu’il dit.

    C’est aussi dans saint Luc qu’il dit : « Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. »

    Ce sont là des contrastes sémitiques, qui remplacent les comparaisons tout en visant à frapper les esprits.

    Il n’en demeure pas moins que le calendrier bénédictin ignore sainte Marthe…

    Il est parfaitement vrai qu’une seule chose est nécessaire et que Marie a choisi la meilleure part. Il n’en demeure pas moins que le souci des autres, est également la voie du salut, comme Jésus le souligne lui-même autre part : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront: Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger (…) ? Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. »

    La voie chrétienne consiste à se détacher de soi-même, par la contemplation de Dieu, ou par le service de charité. La voie de Marthe rayonne dans toute l’histoire de l’Eglise, par les innombrables congrégations religieuses centrées sur les œuvres de charité. Le détachement par les œuvres est aussi la seule chose nécessaire. Mais avec le péril de se disperser et d’oublier de voir le Christ dans son prochain. La voie contemplative montre de façon plus évidente (aux hommes dans le monde) la seule chose nécessaire. Cela dit elle n’est pas non plus sans risques, d’autant plus graves que la voie est plus éminente...

    De Marthe il faut aussi se souvenir de ces prodigieuses réponses qu’elle fait à Jésus après la mort de Lazare, montrant que sa foi surpasse de loin celle des apôtres avant la Résurrection :

    « Jésus lui dit: Ton frère ressuscitera. Marthe lui dit: Je sais qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en Moi, quand même il serait mort, vivra, et quiconque vit et croit en Moi, ne mourra jamais. Crois-tu cela? Elle lui dit: Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, qui es venu dans ce monde. »

    Enfin on doit rappeler que selon la tradition Marthe vint en Provence avec Lazare et Marie-Madeleine, qu’elle évangélisa le pays d’Aix et soumit le monstre nommé Tarasque. Son tombeau est dans la collégiale royale de Tarascon qui porte son nom, et qui est un fleuron de l’art roman.

  • En Grande-Bretagne, l’assurance halal

    En 2004, la Grande-Bretagne a autorisé la création d'une banque 100% islamique, la Banque islamique de Grande-Bretagne.

    En 2007, la banque Lloyds TSB a lancé des produits financiers conformes à la charia.

    Ce lundi s’est ouverte la première compagnie d’assurance conforme aux principes de la charia, Salaam "halal insurance", proposant pour le moment des contrats d'assurance automobile.

    « Le lancement des assurances Salaam, le premier opérateur indépendant et pleinement conforme à la charia dans ce pays, constitue une étape significative pour la croissance de la finance islamique en Grande-Bretagne », se félicite le président de la nouvelle compagnie, Abdulaziz Hamad Aljomaih.

    La compagnie espère lancer au cours de l'année des assurances habitation.

  • Eglise incendiée

    Un incendie s'est déclaré vendredi soir dans l'église de Sonzay (Indre-et-Loire). L'autel et l'estrade ont été détruits ainsi que des fauteuils, tout récemment restaurés, plusieurs prie-Dieu et l'harmonium. Des bibles et des partitions de musique ont également été détruits. Cet incendie a occasionné un important dégagement de fumée. Selon les premières constatations des gendarmes, quatre à six foyers distincts auraient été allumés dans le chœur : l’incendie était de toute évidence volontaire.

    Samedi, Michèle Alliot-Marie s’est rendue sur les lieux. Elle a vigoureusement condamné cet acte « odieux manifestement commis en haine de la religion chrétienne », et elle a rappelé qu’elle avait aussitôt publié un communiqué pour dénoncer cette profanation comme elle le fait chaque fois qu’un lieu de culte est l’objet de déprédations. Elle a assuré que les responsables seraient activement recherchés et elle a exhorté la justice à se montrer très ferme avec ce genre d’individus qui « ne respectent rien ».

    Hier dimanche, le chef de l’Etat s’est à son tour rendu sur place. Il a longuement rencontré le maire et le curé de Sonzay. A la sortie de la mairie, il a affirmé que cet acte « inadmissible » serait « puni avec la sévérité qu’il mérite » et qu’il tenait à montrer par sa présence qu’il n’est « pas question que les service de l’Etat relâchent leur vigilance » sous prétexte que nous sommes en période de vacances.

    (NB. Les deux derniers paragraphes sont une pure invention. On parle d’une église, pas d’une mosquée.)

    (Merci à GA)

  • Greenpeace : vive le communisme chinois

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    A quelques jours des JO, et alors qu’on a pu voir à la télévision, à l’occasion de la cérémonie d’arrivée des athlètes chinois, que Pékin est plongée dans un smog à couper au couteau, Greenpeace publie un satisfecit concernant la qualité de l’air dans la capitale chinoise…

    Certes, le niveau moyen de particules dans l'air reste deux fois plus élevé que la norme recommandée par l'OMS, mais les dirigeants ont réussi à faire baisser ses niveaux de dioxyde de soufre sous le niveau fixé par l'OMS, souligne Greenpeace.

    « L'air à Pékin souffre encore du boom économique et de l'augmentation rapide du nombre de gens possédant une voiture », mais la cité a rempli beaucoup de ses engagements sur le plan environnemental, qui resteront un bénéfice bien après les Jeux. « Ce qui est unique, au sujet de ces JO, c'est qu'ils laisseront un patrimoine environnemental à Pékin en termes d'infrastructures de transport, d'efficacité énergétique et de développement d'énergies renouvelables, du traitement de l'eau et des déchets », triomphe Greenpeace.

    Hier, l’AFP terminait ainsi une dépêche sur la pollution à Pékin : « Les autorités chinoises publient régulièrement des rapports sur l'amélioration de la qualité de l'air qui vont souvent à l'encontre des impressions des résidents de la ville. »

    La photographie, prise aujourd’hui même par un correspondant de l’AFP, est celle d’une avenue de Pékin aux abords du stade olympique.

  • Profanation du sanctuaire pro-vie

    Le sanctuaire pro–vie Saint-Joseph du Saint Sauveur, dans la Drôme, a été profané, sans doute dans la nuit du 22 au 23 juillet. Une croix du « Mémorial du milliard » (d’enfants légalement avortés) a été volée, et des inscriptions ont été peintes en gros caractères sur les murs de la chapelle : « Enfoirés de fachos », et « Si Marie avait connue (sic) l’avortement, on aurait pas tous ces emmerdements !!! »

  • Quelques nouvelles de la "forme extraordinaire"

    A Liverpool 

    Mgr Patrick Kelly, archevêque de Liverpool, avait proposé de réserver une église du centre ville de Liverpool à la messe de saint Pie V, en érigeant une paroisse personnelle.

    Mais le conseil presbytéral (dont l’avis n’est que consultatif) a voté contre ce projet par 18 voix contre 2. Et l’archevêque, considéré comme plutôt favorable à la célébration de la messe de saint Pie V, a abandonné son projet…

    Une pétition 

    Dans le même temps, diverses personnalités britanniques ont signé une pétition demandant aux évêques de permettre davantage de messes selon la forme extraordinaire, soulignant que c’est la volonté du pape que cette messe puisse être célébrée dans toutes les paroisses.

    La pétition a été lancée par Evelin Booth, une jeune fidèle de l’Oratoire de Londres. Elle est signée par des catholiques célèbres, comme Lord Alton de Liverpool, Bianca Jagger, Dom Antony Sutch, les prêtres de l’Oratoire de Londres, le prince Rupert zu Löwenstein (ancien président de l’Ordre de Malte en Grande-Bretagne), le prince Albert et la princesse Elisabeth von Thurn und Taxis, sir Rocco Forte, actionnaire principal du Catholic Herald, Peter Sheppard, PDG de ce journal. Plusieurs écrivains et chroniqueurs ont également signé, dont l’ancien rédacteur en chef du Spectator, ou l’historien Desmond Seward. On signale aussi la signature du grand pianiste Stephen Hough, et de l’éditeur de Continuum Books, Robin Baird-Smith, qui se dit « libéral et progressiste » mais « soutient néanmoins les buts de la pétition ».

    Evelin Booth a déclaré au Catholic Herald : « Lorsque j’ai commencé à assister à la forme extraordinaire j’ai découvert que c’était une expérience beaucoup plus religieuse [« much more reverent » : cela inclut la piété et le respect]. J’ai pensé que c’était une véritable honte que les catholiques en dehors de Londres n’aient pas accès à cette liturgie, et aussi que certains évêques et prêtres ne veuillent rien savoir. Pourtant c’est le vœu du pape que l’ancienne messe soit au premier plan du culte. »

    La pétition sera présentée à la conférence épiscopale d’Angleterre et Galles, et une copie envoyée à la commission Ecclesia Dei qui, ajoute le Catholic Herald, a récemment demandé que les évêques appliquent vraiment le Motu Proprio.

    Cette pétition n’est pas sans rappeler celle qui avait été signée notamment par Agatha Christie, en 1970, ainsi que par plusieurs nobles, la soprano Joan Sutherland, ou deux évêques… anglicans, et qui avait conduit Paul VI a promulguer un indult permettant aux évêques de donner l’autorisation de célébrer occasionnellement la messe de saint Pie V en Angleterre. (Pour la petite histoire, l’indult a été appelé « indult Agatha Christie » parce que l’on dit que Paul VI, lisant en silence la liste des signataires, s’exclama tout à coup « Ah ! Agatha Christie ! » et signa alors le document…)

    Une lettre d’Una Voce

    img1.jpgChez nous, l’association Una Voce a envoyé le 17 juillet une lettre au pape, pour lui demander qu’à l’occasion de sa visite en France, « un soutien du Magistère – suivi d’effets – soit apporté aux laïcs catholiques qui demandent à l’Église d’utiliser la forme extraordinaire du rit romain dans les paroisses de nos diocèses ». Car, souligne Una Voce, « les demandes que de nombreux catholiques français expriment filialement ne sont ni satisfaites, ni même reconnues », et « le texte du Motu proprio n’a pas reçu la diffusion qu’il mérite ».

    (Via Le Forum catholique)

  • Un très joli sondage irlandais : le non à 62% !

    Un sondage réalisé par l’institut irlandais Red C pour Open Europe, rendu public hier, confirme ce que je subodorais : il est révolu, le temps où l’on pouvait faire revoter les Irlandais jusqu’à ce qu’ils disent oui.

    Pour goûter tout le suc de ce sondage, il convient d’avoir en tête deux faits :
    Le premier est qu’il a été réalisé entre le 21 et le 23 juillet, juste après la visite de Nicolas Sarkozy à Dublin et les deux jours suivants.

    Le second est que Red C est l’institut qui, à la veille du référendum, contrairement à son concurrent, donnait encore le oui gagnant, tout en constatant la forte progression du non.

    Or voici les enseignements du nouveau sondage :

    71% des personnes interrogées ne veulent pas d’un nouveau référendum sur l’ex-traité de Lisbonne, contre 24% qui y sont favorables. Précisons que la question exacte était : « Le gouvernement irlandais devrait-il faire comme le président français a dit, selon ce qui a été rapporté, et organiser un second référendum sur le traité de Lisbonne ? ».

    En cas de nouveau référendum, 52% voteraient non, 32% voteraient oui. Compte non tenu des sans opinion, le résultat est 62% de non et 38% de oui.

    17% des personnes ayant voté oui en juin seraient désormais prêtes à dire non, contre 6% de celles ayant voté non qui seraient maintenant décidées à approuver le traité.

    Parmi les personnes s'étant abstenues en juin, 57% disent être prêtes à voter non, contre seulement 28% oui.

    67% approuvent le jugement selon lequel « les hommes politiques européens ne respectent pas le non irlandais », et 61% sont en désaccord avec l'idée que « si les 26 autres membres de l'UE ratifient le traité l'Irlande doit changer d'avis et le soutenir ».

    Craig rapporte que le ministre irlandais des Affaires étrangères Micheál Martin a dénoncé ce sondage comme « une ingérence étrangère dans notre débat national » (sic), parce qu’il a été commandé par une organisation britannique. Et le ministre a ajouté qu’il ne croit pas que l’Irlande ait quoi que ce soit à apprendre d’une « organisation anti-européenne » comme Open Europe.

    Or le sondage a été réalisé par un institut irlandais, et Open Europe est un lobby d’hommes d’affaires et d’entrepreneurs certes eurosceptique mais certainement pas anti-européen.

    On voit que le gouvernement irlandais accuse (mal) le coup.

    Et l’on dira une fois de plus, et très sincèrement, merci à Nicolas Sarkozy…

  • Saint Victor Ier

    Né en Afrique, sans doute Berbère, Victor devient pape vers 189 et règnera pendant dix ans. Il lutte contre les gnostiques et tente d’imposer que la fête de Pâques soit célébrée un dimanche en Orient comme en Occident.

    Saint Victor Ier est le premier pape à écrire en latin, et c’est à partir de cette époque que le latin commence à concurrencer le grec dans la liturgie romaine. Mais le latin ne supplantera définitivement le grec qu’en 230.

  • 11e dimanche après la Pentecôte

    Omnipotens sempiterne Deus, qui abundantia pietatis tuæ et merita supplicum excedis et vota, effunde super nos misericordiam tuam, ut dimittas quæ conscientia metuit, et adjicias quod oratio non præsumit.

    Dieu éternel et tout-puissant, qui par l’abondance de ta bonté va au-delà des mérites de ceux qui te supplient, et même au-delà de leurs désirs, répands sur nous ta miséricorde, de façon à pardonner ce qui effraie notre conscience, et à nous donner de surcroît ce que notre prière n’ose pas demander.

    L'évangile de ce dimanche est celui où Jésus dit Ephpheta pour rendre l'ouïe à un sourd-muet.

  • L’« accord » entre l’Etat, La Poste et la presse pour tuer les journaux indépendants (sous l’égide de Bruxelles)

    L'Etat, La Poste et des représentants de la presse ont signé mercredi dernier un « accord » sur le transport des journaux par La Poste, dans l’indifférence générale, alors qu’il s’agit d’une menace de mort sur les journaux indépendants.

    Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication s'est félicitée de cet accord « ambitieux » pour lequel toutes les parties ont « fait des efforts » : « Les éditeurs ont accepté une augmentation progressive des tarifs, la Poste s'est engagée à des efforts de productivité et l'Etat confirme ses engagements. »

    Les tarifs préférentiels pour la presse coûtent à La Poste 400 millions d’euros par an malgré leur prise en charge partielle par l’Etat. L’Etat va continuer à contribuer à cette dépense à hauteur de 242 millions jusqu'en 2011, pour réduire sa contribution à 180 millions en 2015.

    Pour les éditeurs, l'augmentation des tarifs sera progressive sur sept ans. Pour la presse d'information politique et générale, l'augmentation sera par exemple de 2% en 2009 et de 4% en 2015. Au total entre 2009 et 2015, elle atteindra presque 25%. Pour le reste de la presse, elle sera proche de 34% entre 2009 et 2015.

    Le Syndicat de la presse magazine et d'information affirme que sa signature a été « une décision difficile » en raison « d'augmentations tarifaires hors du commun », alors que nous sommes « dans un contexte économique particulièrement tendu, et alors que l'élasticité au prix du produit presse interdit toute répercussion sur les prix de vente ».

    Pour le Syndicat professionnel de la presse magazine et d'opinion, les hausses tarifaires « extrêmement lourdes fragiliseront un peu plus de nombreux titres ». « C'est le lecteur qui en pâtira, qu'il s'agisse du prix des publications ou de la réduction de leur pagination. »

    François Morel, président du Syndicat de la presse quotidienne nationale, fait contre mauvaise fortune bon cœur : « Au départ, il était question d'une augmentation tarifaire pour les quotidiens nationaux de l'ordre de 40% » (soit presque deux fois plus que ce que l'accord prévoit finalement)", souligne-t-il, estimant donc que l'accord était finalement « équilibré », et se félicitant qu’il « sécurise l'intervention de l'Etat » dans le secteur. Merci monsieur le bourreau, vous êtes bien bon de sécuriser la guillotine et de la faire fonctionner à tempérament.

    Ici et là dans la presse, notamment dans La Croix, on émet quelques cris plaintifs. Mais puisque l’existence des journaux dépend du pouvoir et des libéralités des grosses entreprises liées au pouvoir, on se plaint avec la plus grande humilité…
    Ce que je remarque, quant à moi, c’est que personne ne remarque qu’il ne s’agit pas d’une décision française, mais d’une conséquence des directives européennes. Le gouvernement n’a pas le choix, parce que les directives ont force de loi, et les éditeurs, tous gagnés à l’européisme, cachent soigneusement que leur suicide est programmé par l’Union européenne.

    Il s’agit en effet de l’application de la troisième directive postale, élaborée en 2006. Initialement, elle devait aboutir à une libéralisation totale de la Poste au 1er janvier 2009. En octobre 2007, elle a été reportée au 1er janvier 2011 (naturellement, 11 Etats membres ont obtenu des dérogations, mais la France furieusement européiste s’est bien gardée d’en demander pour elle-même). Au 1er janvier 2011, toutes les activités postales seront donc soumises à la concurrence. Comme les tarifs postaux de la presse sont une spécificité française, il faut absolument les supprimer pour tenter de rendre la Poste française compétitive (ce qu’elle n’est pas de toute façon).

    Et les journaux indépendants vont devoir augmenter leur prix de vente ou disparaître, et disparaître parce qu’ils auront augmenté leur prix de vente dans une société en récession économique et au pouvoir d’achat en chute libre.

  • Les droits de l’homme selon l’ONU

    Attention. Ceci n’est pas un gag de mauvais goût. C’est hélas sérieux.

    Alors que la Grande-Bretagne se vautre dans une dhimmitude effrénée (voir ma rubrique islam), le Comité des droits de l’homme de l’ONU s’inquiète que « des attitudes publiques négatives à l’encontre des membres musulmans de la société » continuent d’être autorisées en Grande-Bretagne. Et il demande au gouvernement de prendre « des mesures énergiques pour éliminer ce phénomène et s’assurer que les auteurs de tels actes de discrimination sur la base de la religion soient correctement dissuadés et sanctionnés ».

    L’Irlande dans le collimateur : laïcité et avortement

    Pour faire bonne mesure, le même comité des droits de l’homme de l’ONU demande à l’Irlande d’ouvrir ses écoles (presque toutes catholiques) à un enseignement laïque, et au Parlement irlandais de « prendre des mesures pour aider les femmes à éviter des grossesses non voulues de sorte qu’elles n’aient pas à recourir à des avortements illégaux ou dangereux ».

    (Daily Telegraph, via Bivouac-ID pour la Grande-Bretagne)

  • Le copain de la rock star

    « Obama ? C’est mon copain ! », confiait Nicolas Sarkozy au Figaro avant le passage éclair à Paris du candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis. Il disait aussi : « Je suis le seul Français à le connaître. » Sic. En retour, leur de leur conférence de presse, Barack Obama a qualifié Nicolas Sarkozy de « rock star »…

    Cela, c’est pour le degré zéro de la politique. Je renvoie au blog de Bernard Antony sur « la diplomatie de Salut les Copains ».

    On retiendra que Nicolas Sarkozy est pour Obama, bien sûr, comme toute l’intelligentsia européenne : il a « une grande convergence de vues » avec le candidat.

    20080725PHOWWW00240.jpg« Sarkozy salue en Obama l’Amérique que la France aime », résume Le Figaro. On n’a donc pas le choix. La France tout entière est censée être acquise à l’Obamania. Que le Figaro, toujours lui, illustre par cette photographie. Sic.

    Mais la France, Obama n’en a rien à faire. Il l’a dit clairement. Comme on lui demandait pourquoi il passait en coup de vent à Paris, entre Berlin où il a fait un grand discours, et Londres où il devait dîner avec Gordon Brown, il a répondu :

    « La vérité, c'est que le discours que j'ai fait en Allemagne visait un public européen au sens large et j'espère que mes amis en France ont pu entendre ce que j'ai dit sur le renforcement de la relation entre les Etats-Unis et l'Europe. »

    Il a fait un discours à Berlin parce qu’il considère que Berlin est la capitale de l’Europe, et que ce qu’il dit à Berlin est forcément écouté par tous les Européens. Car il n’existe pas de nations, il n’existe que « l’Europe ».

    Sur tous les sujets il en est ainsi. Voici un autre exemple patent, et appuyé :

    « Les Européens perçoivent les Américains comme étant des unilatéralistes, des militaristes et ont tendance parfois à oublier les énormes sacrifices que les militaires et les contribuables américains ont fait pour contribuer à la construction de l'Europe. De l'autre côté, aux Etats-Unis, il y a une tendance à dire que les Européens ne veulent pas s'engager, se mouiller sur ces questions de sécurité très difficiles et épineuses. »
    Les sacrifices faits par les Américains, dit-il : non pas pour libérer l’Europe occidentale du joug nazi, mais pour « contribuer à la construction de l'Europe ». Et cela continue, bien sûr, avec la pression constante pour que la Turquie intègre l’Union européenne.

    Et Sarkozy n’était pas en reste :

    « Je ressens une grande impatience que la démocratie américaine choisisse son prochain président et que l'on prenne beaucoup d'initiatives en commun entre l'Europe et les Etats-Unis. »

    La France n’existe plus. Et Sarkozy en est d’accord. Il lui suffit d’être une « rock star » que l’on vient saluer en passant.

  • Sainte Anne

    Lumière bienheureuse, dont les joies font tressaillir la Mère Eglise ! en ce jour elle chante Anne, l'honneur de la Judée, la Mère de Marie.

    Joignant  au sang  des saints Rois celui de ses aïeux les Pontifes, Anne surpasse par l'éclat des vertus l'illustration d'une telle race.

    Sous le regard du ciel, elle contracte une alliance bénie ; dans sa chair sainte prend vie l'astre immortel des vierges.

    Merveille de la céleste grâce ! Au sein d'Anne sa mère, la vierge écrase en sa conception la tête du dragon cruel.

    Nantie d'un tel gage de salut, la race humaine espère enfin : au monde racheté la colombe annonce la paix qui la suit.

    Soit louange au Père, ainsi qu'au Fils, et à vous, Esprit-Saint ! Aux pieux clients d'Anne donnez la grâce éternelle. Amen.

    La fête de sainte Anne est d’origine orientale. L’Eglise d’Orient célèbre en effet depuis toujours, le 25 juillet, la fête de la Dormition d’Anne (sans que le mot dormition ait ici la valeur qu’on lui donne pour celle de sa fille). Quand la fête fut admise en Occident, non sans réticences car aucun texte sacré ne parle de sainte Anne, elle fut transférée au lendemain, puisque le 25 était déjà occupé par saint Jacques (et le martyrologe romain reprit l’expression orientale : « Dormition de sainte Anne, mère de la très sainte Mère de Dieu »).

    Il est intéressant de se souvenir que c’est le 25 juillet 1624 (et non le 26, mais toutefois le soir du 25, donc aux premières vêpres du 26...), que sainte Anne apparut pour la troisième fois à Nicolazic, de Ker Anna, près d’Auray, et lui parla, pour lui demander de (re)construire une chapelle en son honneur.

    En 1622, un an avant la première apparition, le pape Grégoire XV, guéri d’une grave maladie par l’intercession de sainte Anne, avait déclaré ce jour fête d’obligation. Dans le nouveau calendrier il n’y a plus qu’une « mémoire » de sainte Anne et saint Joachim… (Mais on notera que la fête avait été carrément supprimée par saint Pie V…)

    Cette année, sainte Anne est honorée le jour de Marie... 

    Le diocèse de Vannes a (avait…) une liturgie propre de sainte Anne pour ce jour. A la demande de l’évêque, ce propre fut remanié par Dom Guéranger en 1870. Ainsi l’hymne citée plus haut, dans la traduction qu’en donne Dom Guéranger dans son Année liturgique, est-elle peut-être de Dom Guéranger lui-même. Certes, il est plus probable qu'il l'ait trouvée dans  un ancien bréviaire ou un ancien missel. Mais, contrairement à son habitude, il ne donne aucune indication de provenance. Si quelqu’un a des lumières à ce sujet…