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  • La charia, à Lille, en juin 2005

    A propos du jugement de nullité de mariage délivré par le tribunal correctionnel de Lille, altermedia rappelle que « le même tribunal de Lille s’était déjà illustré en 2005 pour empêcher l’incinération du corps d’un homme non croyant qui en avait exprimé le désir au motif qu’il était d’origine musulmane ». En fait c’est une cour d’appel, via la Cour de cassation, qui avait rendu un arrêt conforme à la charia et non au droit français.

    Je ne m’en souvenais plus que très vaguement. J’ai retrouvé l’article que j’avais écrit à l’époque, paru dans le n° 1092 de National Hebdo (23 juin 2005). Le voici, au cas où ça intéresserait mes visiteurs, mais surtout afin de l’avoir sous la main plus facilement. Car on n’a pas fini d’en voir...

    Une première : la justice française applique la charia

    La cour d'appel de Paris a ordonné l'inhumation d'Amar Bergham, donnant ainsi raison à sa veuve, et avalisant surtout la fatwa de la Ligue islamique du Nord, dont elle reprend les arguments sans la moindre réserve.

    Amar Bergham est mort le 13 mai. Ses trois enfants voulaient incinérer son corps, conformément à ses dernières volontés. Mais sa veuve (qui n'est pas la mère des enfants et qui était en instance de divorce avec le défunt) refusait l'incinération, au motif que son mari était musulman. Ce à quoi les enfants répondent que leur père se proclamait athée.

    L'affaire a été portée devant la justice. En première instance, le tribunal a donné raison aux enfants. La veuve a fait appel, mais son recours a été jugé irrecevable. Elle a alors formé un pourvoi en cassation. La Cour de cassation a cassé la décision de la cour d'appel de Douai: celle-ci avait rejeté le recours en arguant du fait que les délais avaient été dépassés, or la seule raison pour laquelle l'appel n'avait pu être enregistré est que le greffe était fermé. L'affaire a donc été renvoyée devant la cour d'appel de Paris, qui a donné raison à la veuve.

    L'arrêt est un modèle de justice islamique, comme on peut le constater en comparant ses attendus avec la fatwa de la Ligue islamique du Nord, produite par la veuve devant la justice, et appuyée par le témoignage de son président Amar Lasfar.

    La fatwa disait ceci : « Seule une autorité judiciaire musulmane dans un pays musulman doit définir et vérifier les causes de l'apostasie d'une personne. » En effet, un musulman est réputé rester musulman, quels que soient ses propos et quelle que soit son attitude vis à vis de la religion. Seul un tribunal islamique officiel, donc dans un pays musulman, peut constater l'apostasie, ce qui est une procédure exceptionnelle, car on juge là le pire des crimes. Procédure en tout état de cause impossible en ce qui concerne Amar Bergham, puisqu'il était français.

    Le maire de Lille Martine Aubry, le préfet du Nord et le procureur de Lille avaient pris la décision, malgré le jugement du tribunal et le rejet de l'appel, de « suspendre » l'incinération du défunt. La fatwa primait la justice française.

    La cour d'appel de Paris va plus loin. Elle avalise la fatwa, et tout le droit islamique en la matière. En effet, tout en considérant qu'il « résulte des attestations produites qu'Amar Bergham n'était pas un pratiquant régulier », elle estime que « rien ne permet d'affirmer qu'il avait entendu rompre tous liens avec ses traditions, l'absence de respect des obligations de l'Islam [avec un i majuscule] n'étant pas déterminante ». C'est exactement ce que dirait un tribunal islamique. De ce fait, M. Bergham n'ayant « pas fait le choix expressément et de manière certaine d'un mode de funérailles ayant un caractère irréversible, violent et contraire à sa tradition », il convient d'ordonner l'inhumation de son corps.

    Ainsi importe-t-il d'abord, pour la justice laïque française, de faire respecter "la tradition" auquel le défunt est supposé appartenir, et non ses dernières volontés contestées. On constate enfin que dans son élan de défense de l'islam, la cour d'appel de Paris condamne l'incinération comme un mode de funérailles "violent". Or ce qui est violent est par définition contraire à la loi. L'incinération serait-elle subrepticement devenue illégale ? Ou illégale seulement pour les musulmans ?

  • Pression islamique (et immigrationniste) tous azimuts

    L'agence Reuters rapporte que le tribunal correctionnel d'Orléans a condamné un imam à 1.500 euros d'amende pour avoir « célébré des mariages religieux sans qu'au préalable les mariages civils n'aient été prononcés ».

    Les nouveaux époux, pour la plupart des immigrés en situation irrégulière, s'étaient prévalus de ces célébrations... pour obtenir de l'état-civil français un mariage en bonne et due forme.

    Selon l’avocat de l’imam, «  la Grande Mosquée de Paris a suivi avec intérêt l'évolution de ce dossier, cette affaire constituant une première juridique ».

    « Il va bien falloir que la loi française commence à appréhender d'une manière différente la religion musulmane », a-t-il ajouté.

    Après tout, il est vrai que c’est pour nuire à l’Eglise catholique, et non à l’islam, qu’on a imposé que le mariage civil ait lieu avant le mariage religieux.

  • La Cour de cassation en pleine dérive antinationale

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    La Cour de cassation valide la préférence étrangère et la « discrimination positive ».

    Par un arrêt hallucinant, elle justifie le fait que des salariés du Synchrotron, de nationalité étrangère, bénéficient d’une prime dite d’expatriation, même s’ils vivent depuis toujours sur le territoire français.

    La Halde s’était émue de cette évidente discrimination anti-française. Mais la Cour de cassation renvoie la Halde à la seule occupation qui doit être la sienne : la chasse aux discriminations visant les étrangers.

    Car, pour la Cour de cassation, la discrimination anti-française que pratique la société Synchrotron est « pertinente », et n’est pas une « discrimination prohibée ».

    Par cette seule formule, la Cour de cassation édicte qu’il existe des discriminations légitimes : celles dont les Français sont les victimes.

    L’insupportable dérive antinationale des autorités de la République a donc atteint notre plus haute juridiction. Il n’y a plus d’institution pour protéger les Français en France.

  • La Cour de cassation valide la préférence étrangère

    La Cour de cassation a donné raison à une société qui verse une prime dite d’expatriation à ses salariés de nationalité étrangère, y compris ceux qui résident depuis toujours en France. Et par cet arrêt, la Cour de cassation désavoue la Halde , qui avait  montré que cette clause était discriminatoire...

    Un ingénieur français de la société Synchrotron avait saisi la justice et la Halde pour que cesse cette discrimination. Ayant perdu en appel, il se pourvoit en cassation. La Cour de cassation auditionne la Halde , qui souligne que la clause litigieuse est contraire aux dispositions du code du travail et aux traités européens, et produit une jurisprudence en ce sens de la Cour elle-même.

    Mais rien n’y fait. La Cour de cassation balaie tranquillement le traité européen, qui dans son article 12 interdit « toute discrimination exercée en raison de la nationalité », en considérant que cet article « n’est destiné qu’à garantir la libre circulation des travailleurs ». Sic. Elle ne fait même pas mention du code du travail. Et elle décide que l’avantage en question repose « sur une raison objective, pertinente, étrangère à toute discrimination prohibée ».

    Il est donc pertinent que mon collègue et voisin, né en France comme moi, mais qui a gardé la nationalité de ses parents, touche une prime « d’expatriation »...

    Cela, ce n’est pas de la « discrimination prohibée ». C’est donc de la discrimination légitime : de la discrimination positive.

    Cet arrêt de la Cour de cassation va bien évidemment dans le sens de la politique voulue par Nicolas Sarkozy. Il va faire jurisprudence dans le cadre de la préférence étrangère qui est mise en place. Cela dépasse bien entendu de loin la question des ingénieurs du Synchrotron. Il s’agit d’établir et de garantir la préférence étrangère.

    Quant à la Halde , qui croyait pouvoir montrer ainsi qu’elle s’occupe de toutes les discriminations, la Cour de cassation lui signifie qu’elle ne doit s’occuper que des « discriminations prohibées », dont par principe, et par cet arrêt, les Français ne peuvent pas être victimes.

    (Pour plus de détails, voir l’article de Marie Hautetfort, des éditions Lamy, sur le site des Echos, et le commentaire d’Olivier Carer, sur altermedia.)

  • La CGT, filière de régularisation des clandestins

    Communiqué de Marine Le Pen

    Moins de deux mois après le mouvement de grève des travailleurs clandestins encadré par la CGT , plus de 350 régularisations ont été accordées par les préfectures en Ile de France.

    Alors que Nicolas Sarkozy et Brice Horetefeux se défendent de procéder à des régularisations massives, la CGT qui multiplie les pressions sur les préfectures et brandit de nouvelles menaces de grève pour obtenir l’accélération des régularisations, affirme que 400 nouveaux dossiers vont  être déposés.

    Marine Le Pen, député européen, vice-présidente du FN dénonce la duplicité du gouvernement et l’irresponsabilité de François Fillon qui a fait de la CGT le seul interlocuteur dans cette affaire, alors même que le syndicat exige depuis le début du mouvement la “régularisation systématique” de milliers de clandestins.

  • Commentaire sur le voyage à Beyrouth de Nicolas Sarkozy

    Communiqué de Bernard Antony

    Selon les médias, Nicolas Sarkozy a fait part au député du Hezbollah Mohammed Raad de ses préoccupations sur la sécurité des soldats français de la FINUL.

    En clair, cela revenait à demander au Hezbollah de ne pas nuire à cette sécurité puisqu’il est au sud Liban où il règne en maître et surveille tout, la seule force qui puisse le faire. Cela revient à placer nos troupes onusiaques sous la bienveillante protection du Hezbollah. Or ces troupes ne pourront rien faire si la guerre reprenait entre Israël et le Hezbollah, ce qui serait inéluctable lors d’une attaque de l’Iran.

    Il apparaît évident que le retrait de nos troupes inutiles et à la présence très coûteuse pour notre armée de plus en plus démunie s’impose.

  • Le CNI fait de l’acnée

    Le CNI annonce qu’il reprend son « entière indépendance d’action » vis-à-vis de l’UMP. « Cette indépendance permettra de préparer et de présenter librement des listes et des candidats aux diverses élections. »

    Mais bien sûr...

    Les deux députés « CNI » sont deux députés UMP, comme ceux du « Forum des républicains sociaux » et ceux du « MPF » sont UMP. Ils ne sont élus que parce que l’UMP a voulu les faire élire.

    Et entre deux élections, on a le prurit de l’indépendance...

    Ce serait seulement dérisoire, s’il ne s’agissait pas de tromper les électeurs.

  • L’unité française à Beyrouth

    Lu dans L’Union, éditorial de Jean-Michel Roustand :

    « Si Nicolas Sarkozy voulait réellement apporter un message d’unité, c’est avec Ségolène Royal qu’il aurait dû se rendre au Liban. Là, en emmenant les chefs de parti, la prétendue unité française prête le flanc à la critique. D’un côté, il manquait celui du Front National qui à lui seul pèse plus lourd que plusieurs participants réunis. D’autre part, Bayrou comme symbole de l’unité a dû faire sourire nombre d’adhérents de l’UDF, du Nouveau Centre ou du MoDem. Enfin, qui peut, sans éclater de rire, affirmer que la présence de Cécile Duflot (Verts), du radical Jean-Michel Baylet et de la communiste Marie-George Buffet était indispensable pour changer le cours de l’histoire libanaise ? Bien flattés par Nicolas Sarkozy, ils ont réellement cru que la France avait besoin d’eux et qu’ils allaient porter le message universel de la France. Quand on n’arrive pas à conquérir Pau ou que l’on ne passe pas la barre des 3,5% à la présidentielle, ça coule de source. »

  • Le CFCM : marocain

    Les élections pour le renouvellement des instances du CFCM sont, d’abord, une défaite pour Nicolas Sarkozy. Le Conseil français du culte musulman, il l’avait voulu à toute force, et il avait décidé qu’il devait être sous la coupe de la fédération de la Grande Mosquée de Paris (GMP), donc de l’Algérie. Il avait fait du recteur, Dalil Boubakeur, le président nommé, puis le président « élu », du CFCM (alors que les Marocains étaient majoritaires). Mais voilà que Dalil Boubakeur a décidé de boycotter les élections, au motif qu’il n’est plus d’accord avec le mode de scrutin : celui-ci attribue le nombre des délégués de chaque mosquée en fonction de la taille des mosquées. Or ce sont les Marocains qui construisent le plus de mosquées, et les plus grandes mosquées... Dalil Boubakeur fait valoir que les Marocains sont moins nombreux que les Algériens en France, mais les Marocains répondent que le CFCM représente les pratiquants, et non des ressortissants de tel ou tel pays, et qu’il y a davantage de Marocains que d’Algériens pratiquants...

    Le résultat du vote est donc sans surprise : les Marocains du RMF ont obtenu 43,24% des voix, l’UOIF 30,23%, les Turcs du CCMTF 12,73%, les « divers » 12,5%. (L’UOIF rejette les considérations nationales, au nom de l’oumma, et regroupe des musulmans de toute provenance. Mais les Marocains y sont largement majoritaires.)

    On constate que ce vote consacre la fin de la FNMF , la « Fédération nationale des musulmans de France », dont certains membres avaient fait scission pour créer en janvier 2006 le RMF, le « Rassemblement des musulmans de France », qui sont tellement de France qu’ils ont tenu leur « université d’hiver » (en réalité leur congrès stratégique pour les élections du CFCM), en février dernier, à Marrakech, sous les auspices du roi du Maroc.

    Trois candidats sont théoriquement en lice pour la présidence du CFCM : Mohamed Moussaoui pour le RMF, Fouad Allaoui (actuel vice-président et lui aussi Marocain) pour l’UOIF, et le Turc Haydar Demiryurek pour le CCMTF. Mohamed Moussaoui devrait être élu haut la main.

    Mais le CFCM n’est évidemment plus le CFCM sans la fédération de la Grande Mosquée de Paris (qui malgré son nom est présente sur tout le territoire), ni son alliée la Grande Mosquée de Lyon qui a également boycotté les élections. Et l’on peut imaginer que Dalil Boubakeur ne va pas rester inactif...

  • Saints Prime et Félicien

    Prime et Félicien furent accusés auprès de Dioclétien et de Maximien par les prêtres des idoles qui prétendirent ne pouvoir obtenir aucun bienfait des dieux, si on ne forçait ces deux saints à sacrifier. Par l’ordre donc des empereurs, ils furent emprisonnés. Mais un ange les vint visiter, délia leurs chaînes; alors ils se promenèrent librement dans leur prison où ils louaient le Seigneur à haute voix. Peu de temps après on les amena de nouveau devant les empereurs; et là ayant persisté avec fermeté dans la foi, ils furent déchirés à coups de fouets, puis séparés l’un de l’autre. Le président dit à Félicien de tenir compte de sa vieillesse et d'immoler aux dieux. Félicien lui répondit: « Me voici parvenu à l’âge de 80 ans, et il y en a 30 que je connais la vérité et que j'ai choisi de vivre pour Dieu: il peut me délivrer de tes mains. » Alors le président commanda de le lier et de l’attacher avec des clous par les mains et par les pieds: « Tu resteras ainsi, lui dit-il, jusqu'à ce que tu consentes à nous obéir. » Comme le visage du martyr était toujours joyeux, le président ordonna qu'on le torturât sur place et qu'on ne lui servît aucun aliment. Après cela, il se fit amener saint Prime, et lui dit: « Eh bien! ton frère a consenti à obéir aux décrets des empereurs, en conséquence, il est vénéré comme un grand personnage dans le palais: fais donc comme lui. » « Quoique tu sois le fils du Diable, répondit Prime, tu as dit la vérité en un point, quand tu avançais que mon frère avait consenti à exécuter les ordres de l’empereur du ciel. » Aussitôt le président en colère lui fit brûler les côtés et verser du plomb fondu dans la bouche, sous les yeux de Félicien, afin que la terreur s'emparât de ce dernier. Mais Prime but le plomb avec autant de plaisir que de l’eau fraîche. Le président irrité fit alors lâcher deux lions contre eux; mais ces animaux vinrent se jeter aussitôt à leurs pieds, et restèrent à côté d'eux comme des agneaux pleins de douceur. Il lâche encore deus ours cruels qui deviennent doux comme les lions. Il y avait plus de douze mille hommes qui assistaient à ce spectacle. Cinq cents d'entre eux crurent au Seigneur. Le président fit alors décapiter les deux martyrs et jeter leurs corps aux chiens et aux oiseaux de proie qui les laissèrent intacts. Les chrétiens leur donnèrent alors une honorable sépulture. Ils souffrirent vers l’an du Seigneur 287.

    (Légende dorée)