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  • Il était mon père

    J’apprends la mort à cette terre de mon père spirituel.

    C’était un moine inconnu du monde, toujours resté fidèle à la fois à son monastère et à la messe de saint Pie V, ce qui lui valut de longues années de persécution.

    Il était le père spirituel de nombreuses personnes, qui sont aujourd’hui autant d’orphelins.

    Quiconque n’a pas de père spirituel ne peut comprendre de quoi il s’agit.

    A chacune de nos peu fréquentes rencontres il avait une parole qui me paraissait parfois anodine ou évidente, et dont je me rendais compte ensuite qu’elle nourrissait ma vie spirituelle ou me guidait dans la prière.

    Mais d’abord c’est lui qui a guidé les premiers pas de mon retour à l’Eglise. Il m’a mis un bréviaire entre les mains, il m’a fait lire saint Augustin et saint Thomas d’Aquin. En latin. – Mais c’est difficile, je ne comprends pas tout. – Ça ne fait rien. Tu ne comprendras jamais tout.

    Je n’ai donc plus de père mais il me faut rester son fils. Comme si j’étais assez grand pour me débrouiller tout seul...

    Après la mort de Dom Gérard, c’est vraiment rude.

    Miserere mei, Domine, quoniam infirmus sum.

    « On devrait déménager... là-haut », me dit ma femme, qui pense aussi que la prochaine veillée pascale commencera exactement dix ans après la mort de notre fille aînée dans un accident de moto.

    Miserere nostri, Domine, miserere nostri.

  • Pologne : la ratification bloquée

    Après le coup d’éclat de Jaroslaw Kaczynski, chef de l’opposition, menaçant de ne pas voter le projet de loi de ratification du traité de Lisbonne si l’on n’y ajoute pas un préambule garantissant la souveraineté du pays, le texte a été renvoyé en commission.

    Dans le même temps, Lech Kaczynski, président de la République, a déposé son propre projet de loi de ratification, soutenant ainsi la démarche de son jumeau.

  • Mégalo

    Christian Estrosi n’est plus sous-ministre, mais il est le maire de Nice. Et il affirme que désormais le gouvernement ne pourra plus rien décider d’important sans lui demander son avis. Sic (dans Nice Matin) :

    « Aucune grande décision nationale ne pourra être prise sans tenir compte de l’avis du maire de la deuxième ville UMP de France. »

    Deux infirmiers, vite !

  • Européisme frénétique

    Le socialiste Roland Ries, qui a remporté les municipales de Strasbourg, veut « créer un vrai eurodistrict, un district européen à statut juridique et fiscal particulier qui accueillerait les grandes institutions européennes et les sièges sociaux des grands groupes européens ». Ce district, qui comprendrait la communauté urbaine de Strasbourg et les villes allemandes voisines, « bénéficierait d’un statut d’extraterritorialité, un peu sur le mode de Washington DC », la capitale fédérale des Etats-Unis.

    La communauté urbaine de Strasbourg et les communes du district allemand de l’Ortenau ont déjà signé en 2005 la création d’un eurodistrict, mais il s’agit désormais de « passer de la coopération à la codécision », dit Roland Ries.

    Strasbourg et ses 27 communes avoisinantes ne seraient donc plus françaises ; Offenburg et les autres communes de l’Ortenau ne seraient plus allemandes. Tout cela constituerait la capitale extraterritoriale de l’Europe. Sur le modèle américain, bien sûr.

    Roland Ries envisage d’organiser une « consultation populaire » (tout en sachant que cela est interdit par la Constitution allemande)...

    Comme si les habitants de Strasbourg pouvaient s’arroger le droit d’enlever leur ville du territoire français...

  • Echec au testing

    La cour d’appel de Paris a relaxé quatre portiers de discothèques des Champs-Elysées, condamnés en première instance pour discrimination raciale.

    Le parquet général avait requis la confirmation de la décision de première instance.

    Les magistrats ont constaté que le testing s’était limité à un fait unique et ponctuel pour chacun des établissements, et qu’ainsi « la preuve du fondement discriminatoire du refus d’admission n’était pas rapportée ».

    La cour ne remet pas en cause le testing (qui figure dans la loi depuis 2006), mais considère comme « nécessaire » que le comportement reproché « soit étayé par des constatations » autres : il doit  être associé à des « infractions répétées » ou à des « propos discriminatoires ». (Un arrêt conforme à celui rendu par la Cour de cassation en 2004, selon l'avocat des prévenus).

    A l’audience, les portiers du  Club 79 avaient plaidé que chaque soir ils refusent une centaine de personnes sur 900, pour diverses raisons, allant de l’habillement à l’état d’ébriété, et pour réguler le nombre de participants.

  • Un « pôle » présidentiel de propagande

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Face à sa défaite aux élections municipales et cantonales, que fait Nicolas Sarkozy ?

    Il limoge son porte-parole David Martinon et le remplace par un « pôle politique » de propagande, composé de cinq personnes, chargé d’« expliquer les réformes ».

    Le président de la République croit donc que c’est par la magie du verbe qu’il pourra reconquérir les électeurs déçus.

    Mais les mots ne remplaceront pas les réformes qui n’existent pas.

    Multiplier les caisses de résonnance des effets d’annonce n’aboutira qu’à montrer davantage que ceux-ci ne sont pas suivis d’effet.

    Les Français n’attendent pas des mots, ils attendent une politique concrète, et cette politique ne peut être que celle de la défense de la nation face au mondialisme, à l’européisme, aux torrents migratoires.

  • Le peuple tibétain a le droit à la liberté

    Communiqué du Front national

    Les Jeux Olympiques qui symbolisent la paix et la liberté seront organisés dans quelques mois dans l’une des dernières dictatures communistes de la planète qui depuis plusieurs jours rétablit dans le sang l’ordre rouge au Tibet.

    Pays occupé depuis 1950 par l’armée chinoise et annexé par la Chine communiste, le Tibet paye au prix fort sa soif de liberté.

    Le Front National dénonce cette politique de la violence menée par le régime communiste à l’encontre du peuple tibétain qui a déjà fait plusieurs dizaines de morts et condamne la lâcheté des autorités françaises qui pour des raisons mercantiles, ferment les yeux sur ces violations des droits de l’homme. Le peuple tibétain qui n’est chinois ni par la langue ni par la culture ni par la spiritualité a droit au respect de son identité nationale millénaire et de sa liberté.

  • Hebdomada major

    Lu sur Eucharistie miséricordieuse :

    «  La Semaine sainte n'est pas une semaine comme les autres. Les orthodoxes l'appellent « la grande semaine » et ils ont raison à un double titre. »

    Ce sont des mots qui font mal.

    Oui, les orthodoxes l’appellent « la grande semaine » (plus précisément «  la Grande et Sainte Semaine »). Parce que c’est l’appellation de la liturgie byzantine. Donc les catholiques byzantins (les grecs-catholiques) disent aussi « la grande semaine ».

    Alors pourquoi dire « les orthodoxes » ?

    D’autre part, la Semaine sainte a toujours été appelée « Hebdomada major », dans la liturgie latine, jusqu’à la destruction liturgique de 1969.

    Les catholiques latins fidèles au missel d’avant 1969 disent donc eux aussi « la grande semaine », et même avec un comparatif de supériorité pour souligner que cette semaine est plus grande que les autres : aujourd’hui, c’est la « feria tertia Majoris Hebdomadæ ».

    A quoi cela rime-t-il de supprimer les plus vénérables traditions latines, et ensuite d’aller chercher chez les « orthodoxes » ce que nous avons toujours eu ?

  • Celui qui acquitte les dettes

    Acathiste à la Mère de Dieu, strophe XXII

    Lorsque Celui qui acquitte les dettes de l’humanité entière voulut lui faire grâce de son ancienne dette, il vint, en personne, vers ceux qui s’étaient éloignés de sa grâce et, ayant déchiré leur créance, il s’entendit acclamer par tous : Alléluia !

    Alléluia !