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  • Commerce extérieur : à qui la faute ?

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le déficit commercial de la France a pulvérisé son record, passant de 28 à 39 milliards d’euros : le gouffre s’est creusé de 11 milliards d’euros en un an.

    Là non plus, il n’y a pas eu de « rupture ». Les derniers mois de 2007 ont même été beaucoup plus mauvais que les premiers mois de l’année.

    Il est devenu impossible de mettre en cause la force de l’euro et le renchérissement du pétrole : l’Allemagne connaît un excédent record, et la facture pétrolière est en baisse.

    C’est donc la seule politique gouvernementale qui est responsable de cette catastrophe.

  • Les partisans de l’avortement protestent

    L’arrêt de la Cour de cassation est un « scandale », un « dérapage juridique » qui va « donner un argument » aux opposants à l’avortement et ne peut que servir « le mouvement de régression en Europe sur l’IVG depuis quelques mois », dénonce Chantal Birman, vice-présidente de l’ANCIC (centres d’avortements).

    « On dérape dans une folie », déclare Maïté Albagly, secrétaire générale du Planning familial. « Je suis scandalisée. On respecte les familles, mais là on ouvre une brèche, on va finir par déclarer un embryon dès la conception, on monte quelque chose qui à la longue peut mettre en cause l’avortement. Tout cela est lié à des forces qui luttent pour revenir en arrière dans l’acquis des droits des femmes. »

    On ne sait pas trop à quelles « forces » fait allusion Mme Albagly, mais l’on constate qu’aucune d’entre elles n’a encore, à l’heure où j’écris, réagi à l’arrêt de la Cour de cassation.

    A leur décharge, on remarquera que c’est l’AFP qui a demandé leurs réactions à l’ANCIC et au Planning familial... mais que l’agence ne l’a pas fait (pas encore, du moins...) pour les organisations pro-vie.

    Rappelons que la Cour de cassation s’est contentée de lire l’article 79-1 du code civil, et que le problème n’est donc pas là.

     

    Addendum. L'Alliance pour les droits de la vie a publié un communiqué (dont l'AFP fait assez longuement état). Mais à côté du sujet, et commençant par une contre-vérité: la décision de la Cour de cassation ne "suit" pas du tout "l'évolution de la science qui reconnaît de plus en plus l'humanité du foetus", comme en témoigne sa jurisprudence pénale.

  • Le voile turc

    Le Parlement turc a adopté, à une majorité dépassant largement les deux tiers des voix, un amendement constitutionnel autorisant le port du voile à l’université.

    Le gouvernement a fait valoir que cette réforme vise à défendre les libertés individuelles des jeunes filles musulmanes, et qu’elle s’inscrit dans le processus d’adhésion à l’Union européenne...

  • La décision 211 enterrée

    Il a suffi d’une rapide et brève mobilisation de tous les professionnels concernés pour que le gouvernement abandonne immédiatement la « décision » 211 du rapport Attali.

    Aucun des professionnels concernés ne se mobilise pour demander l’abandon de la « décision » 6 du rapport Attali.

    Les chauffeurs de taxi sauvent leur peau, les responsables de l’école catholique attendent paisiblement la destruction de ce secteur « particulièrement cher à l’Eglise » (Benoît XVI).

  • Citation

    L’Europe, c’est le partage consenti d’une souveraineté. Et la souveraineté, c’est le peuple. A chaque grande étape de l’intégration européenne, il faut donc solliciter l’avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple.

    Nicolas Sarkozy, le 9 mai 2004 (vidéo, texte)

  • La Cour de cassation en pleine schizophrénie

    Dans trois arrêts identiques rendus hier, la Cour de cassation juge qu’un fœtus né sans vie peut être déclaré à l’état-civil, quelle que soit la durée de la grossesse.

    Il s’agissait de trois affaires similaires, concernant des accouchements de fœtus qui avaient entre 18 et 21 semaines et pesaient entre 155 et 400 grammes. Les parents avaient saisi la justice, parce qu’ils voulaient que leur enfant soit inscrit à l’état-civil (ce qui permet d’officialiser son nom, de bénéficier de certains droits sociaux, d’organiser des obsèques). En première instance puis en appel, les tribunaux ont jugé que ce n’était pas possible, car selon l’article 79-1 du code civil on ne peut faire une « déclaration d’enfant sans vie » que si le fœtus est né viable (plus de 500 grammes ou plus de 22 semaines de gestation, selon l’OMS).

    La Cour de cassation juge que la cour d’appel a, en fait, violé l’article 79-1 alinéa 2 du code civil, qui « ne subordonne pas l’établissement d’un acte d’enfant sans vie ni au poids du fœtus, ni à la durée de la grossesse » ; la cour d’appel a « ajouté au texte des conditions qu’il ne prévoit pas ».

    La Cour de cassation a parfaitement raison. Il n’y a donc rien de nouveau dans son arrêt. Elle ne fait que rappeler ce qu’est la loi.

    Les tribunaux de première instance et d’appel avaient manifestement mal lu l’article 79-1. Le premier alinéa dispose que « lorsqu'un enfant est décédé avant que sa naissance ait été déclarée à l'état civil, l'officier de l'état civil établit un acte de naissance et un acte de décès sur production d'un certificat médical indiquant que l'enfant est né vivant et viable et précisant les jours et heures de sa naissance et de son décès ». Mais il y a un second alinéa :

    « A défaut du certificat médical prévu à l'alinéa précédent, l'officier de l'état civil établit un acte d'enfant sans vie. Cet acte est inscrit à sa date sur les registres de décès et il énonce les jour, heure et lieu de l'accouchement, les prénoms et nom, dates et lieux de naissance, professions et domiciles des père et mère et, s'il y a lieu, ceux du déclarant. L'acte dressé ne préjuge pas de savoir si l'enfant a vécu ou non ; tout intéressé pourra saisir le tribunal de grande instance à l'effet de statuer sur la question. »

    Il est clair que cet « acte d’enfant sans vie » est délivré quel que soit le stade de développement du fœtus, puisqu’il peut être délivré précisément lorsque n’a pas été établi un certificat médical indiquant que l’enfant est né vivant et viable.

    Jusqu’ici personne n’avait relevé cette possibilité, parce qu’elle est en totale contradiction avec l’idéologie officielle sur l’avortement, et donc « incompréhensible », et en conséquence idéologiquement inapplicable : on ne « peut » pas donner à des « parents » le droit d’inscrire leur « enfant » à l’état-civil quand cet « enfant » est un fœtus dont on nous explique par ailleurs que ce n’est pas un enfant, puisqu’il est licite de tuer cet objet non identifié dans le sein de sa mère.

    En soulignant ce que dit précisément l’article 79-1 du code civil, la Cour de cassation souligne du même coup la flagrante contradiction qu’il y a entre cet arrêt et les arrêts qu’elle délivre, au pénal, lorsqu’elle rejette l’incrimination d’homicide involontaire dans le cas de décès in utero consécutifs à un accident de circulation ou un accident médical. Dans ces cas-là, la Cour de cassation explique en substance que la « mère » ne peut pas obtenir de réparation parce qu’il n’y a pas homicide, ce qu’elle portait dans son ventre n’étant pas un enfant.

    Ainsi, au pénal, le fœtus, quel que soit son stade de développement (jusqu’à son terme) est infiniment moins qu’un téléphone portable ou une montre bracelet (car on peut obtenir réparation pour la perte de ces objets). Mais au civil, le fœtus, quel que soit son stade de développement (donc dès la neuvième semaine, voire avant) est une personne qui peut être déclarée à l’état-civil, porter un nom et avoir des obsèques (quoiqu’on puisse aussi bien l’avorter).

    Il faut rappeler que la majorité des juristes demande que la Cour de cassation modifie sa jurisprudence pénale. Mais elle reste ferme sur ce sujet. Tout en disant exactement le contraire au civil.

    L’intérêt de l’arrêt est donc de souligner cette contradiction, que les mouvements pro-vie devraient exploiter au maximum.

  • National Hebdo N° 1229

    « Sarkozy et la France… Un mariage et un enterrement ». L’enterrement étant celui de la France par le traité de Lisbonne. Dans mon édito j’insiste sur les dernières manifestations de la dictature européenne contre les nations.

    Topoline « se penche avec étonnement sur la circulation de l’argent », des champions de tennis à Carla Bruni-Tedeschi-Sarkozy (dont on apprend que son père n’est pas M. Bruni-Tedeschi mais un certain Maurizio Remmert… qui accompagnait Sarkozy en Roumanie…).

    Michel Limier fait le portrait de Daniel Bouton, « un banquier dans la panade ».

    Alexandre Martin se pose quelques « questions sur une banque au-dessus de tout soupçon », et dénonce par ailleurs la politique spectacle de Nicolas Sarkozy à Gandrange (l’aciérie d’Arcelor-Mittal où 600 emplois sont menacés).

    Georges-Eric Wolff nous donne, de Bogota, des nouvelles des FARC, et des institutions des « droits de l’homme » qui prennent la défense des terroristes et condamnent le gouvernement colombien…

    Béatrice Pereire nous conte « l’union sacrée » : le mariage de Nicolas et Carla, union de la droite du pognon et de la gauche des boîtes de nuit…

  • Commençons le temps de ce Carême lumineux

    Commençons le temps de ce Carême lumineux
    nous adonnant aux combats spirituels
    sanctifions notre âme et purifions notre chair
    de nourriture ne jeûnons pas seulement
    abstenons-nous aussi de toute passion
    cultivant les spirituelles vertus
    en elles persévérant fidèlement
    puissions-nous être dignes de voir
    la Passion du Christ notre Dieu
    et l’allégresse de sa sainte Résurrection.

    J’ai commis toutes sortes de péchés
    plus que tous j’ai failli
    où trouverai-je tant de larmes si je veux me repentir ?
    Si je continue dans l’insouciance, je mérite le châtiment
    mais, dans ton unique bonté
    relève-moi, Seigneur, et prends pitié de moi.

    (stichères 3 et 4 — voir hier)