François Fillon s’est rendu à la gare du Nord ce matin, et a promis plus de moyens et de sévérité pour faire face à la multiplication des bagarres entre bandes. (On remarquera le lapsus de l’AFP, qui dit : « le ministre François Fillon ». Ministre de quoi, on ne sait plus très bien.)
Les policiers s’inquiètent en effet de voir ce « nouveau phénomène de bandes venant s’amuser à Paris et y régler leurs comptes », comme le dit un membre du syndicat Synergie-Officiers.
Mercredi dernier, trois jeunes ont été mis en examen et écroués pour « tentatives d’assassinat » dans le cadre d’une enquête sur une bagarre à la gare du Nord, le 26 au soir.
Le lendemain, des jeunes (dont les mêmes que la veille) se sont violemment affrontés à Pigalle : douze suspects ont été mis en examen, et cinq écroués.
Dimanche, des affrontements ont débuté dans une boîte de nuit de la rue Lafayette. Après intervention de la police, certains jeunes se sont repliés gare du Nord où les affrontements ont repris.
Mais il semble qu’il n’y ait pas que les « jeunes de banlieue » qui soient en cause. Une autre bagarre a eu lieu, vendredi dernier, à la porte d’une boîte de nuit des Champs-Elysées. Tous les protagonistes étaient noirs (semble-t-il dans les deux sens du mot). Dès que les policiers sont intervenus, une trentaine d’autres personnes les ont pris à partie, et il a fallu des renforts pour mettre fin à une « grande confusion ». Huit personnes ont été interpellées, dont... un fils d’Omar Bongo, le président du Gabon.
Selon une source proche de l’enquête, le fils Bongo aurait d’abord résisté grâce à sa forte corpulence à deux tirs de gomme-cogne, puis aurait été neutralisé à l’aide d’un pistolet à impulsions électriques. Mais seulement après trois impulsions. N’étant pas « l’un des auteurs principaux de l’affaire », il a été rapidement remis en liberté...