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  • Hortefeux est en retard...

    L’objectif fixé au ministère de l’Immigration par Nicolas Sarkozy est de 25.000 reconduites à la frontière d’immigrés clandestins. « A un peu plus de la moitié de l’année, on est, en tendance, légèrement en dessous de l’objectif », constate Brice Hortefeux. « C’est pour cela qu’il faut redoubler d’efforts pour interpeller les personnes en situation irrégulière. » Et il exhorte le préfet de police (puisqu’il est le chef de la police en matière d’immigration) à « augmenter de façon significative le nombre d’interpellations d’étrangers en situation irrégulière ».

    Eh oui. L’an dernier, l’objectif de Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, était également de 25.000. Et il avait été atteint. Alors, si Hortefeux ne fait pas aussi bien que Sarkozy, malgré les ordres de Sarkozy président de la République, ça va aller mal...

    Tout cela est dérisoire. Si M. Hortefeux veut trouver des immigrés clandestins, on peut lui donner des adresses. Rappelons que plusieurs centaines avaient été expulsés d’un squat à Cachan. Que s’est-il passé ? La plupart d’entre eux ont été régularisés, sous la pression des lobbies...

    Il ne s’agit, comme d’habitude, que de gesticulation médiatique : faire croire qu’on fait quelque chose.

    Et l’on oublie de nous donner une estimation du nombre de ceux qui sont reconduits à la frontière et qui reviennent illico. Ils sont légion...

  • Appelons donc Dieu Allah !

    L’évêque de Breda, Mgr Muskens, qui s’était déjà distingué par ses propos sur le préservatif ou les prêtres mariés, a souhaité, le 13 août, à la télévision néerlandaise, que l’on utilise le mot Allah pour désigner Dieu. Car ce mot est plus beau que God, dit-il, et cela permettrait davantage un rapprochement entre les religions...

    Rappelant que Allah est « simplement le mot arabe pour Dieu », il a expliqué que pendant les huit ans qu’il a passés en Indonésie il a dit Allah pour Dieu, car c’est le mot qui est utilisé dans ce pays. « Si moi-même durant huit ans, et avant moi des prêtres depuis 20 ou 30 ans, avons répété durant nos prières dans les églises indonésiennes et durant la célébration de l’Eucharistie le terme d’Allah Tout-puissant, pourquoi ne serions-nous pas capables de faire la même chose ici ? Naturellement, cela doit être longuement et soigneusement préparé et mûrement réfléchi, Mais dans 100 ans, 200 ans, je demande à voir... »

    Ces propos ont été pris pour de la divagation : il est absurde de vouloir donner à Dieu, en Hollande, son nom arabe. Mais Mgr Muskens n’est ni un fou ni un idiot. S’ils ont un sens, c’est un sens précis. Et ils n’ont de sens que si l’on considère que la Hollande a vocation à devenir comme l’Indonésie, autrement dit un pays musulman. Et pour se concilier les bonnes grâces des musulmans, comme dans la « tolérante » Indonésie, appelons donc Dieu Allah, comme les Indonésiens chrétiens.

    En effet, les Indonésiens chrétiens, qui ne sont pas du tout arabophones (non plus que les musulmans) appellent Dieu Allah, par contamination de l’islam. Ce que ne sait pas Mgr Muskens, c’est que les musulmans en sont très mécontents. Car si dans les pays arabes ils sont bien obligés d’admettre que les chrétiens appellent Dieu par son nom arabe, il n’en va pas de même pour les peuples qui ne parlent pas l’arabe et pour les non-musulmans qui ne prient pas en arabe. Dans les traductions musulmanes du Coran et des prières musulmanes, le mot Allah n’est jamais traduit, car c’est le nom sacré intraduisible de « Dieu l’unique ».

    Cela répond à ceux qui, s’offusquant des propos de Mgr Muskens, disent que ce serait tout de même plus normal de demander aux musulmans néerlandais de dire Dieu à la place d’Allah. Ils ne diront jamais Dieu, mais ce n’est pas non plus œuvrer au rapprochement entre les religions, pour un chrétien, de prendre le nom du Dieu de l’islam, car cela indispose fortement les musulmans au lieu de les amadouer (car pour eux les chrétiens ont trois dieux et sont donc polythéistes : il est blasphématoire d’appeler l’ensemble de ces trois dieux Allah).

    Le président des Eglises protestantes des Pays-Bas a justement déclaré qu’il veut continuer de voir Dieu en relation avec le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, et que ce n’est pas possible avec Allah, car nous ne sommes pas en Indonésie. « Je suis pour le dialogue avec les musulmans, mais à mes yeux, le fait de parler un langage clair en est un élément », a-t-il ajouté.

    Et maintenant, tenons-nous bien, voici la réaction du porte-parole de la conférence des évêques néerlandais : « De mémoire d’homme, nous cherchons les mots justes pour exprimer la grandeur de Dieu. Muskens fait une suggestion intéressante. » Mieux vaut s’abstenir de tout commentaire...

  • Et vlan

    Jamal Dati a été condamné en appel à 12 mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants. En première instance, il avait été condamné à six mois avec sursis.

    Entre temps, sa sœur est devenue ministre de la Justice , et elle a fait voter la loi de lutte contre la récidive...

    Normalement Jamal Dati n’ira pas en prison, parce qu’il est rare qu’on aille en prison quand on n’est pas condamné à plus d’un an, et parce que l’avocat général avait lui-même évoqué un « aménagement de peine ».

    Mais avec Rachida place Vendôme, Jamal a du souci à se faire...

     

    Addendum. Il se pourvoit en cassation.

    A noter que la cour d'appel justifie son arrêt en déclarant qu'il n'est "absolument pas opportun" d'octroyer à Jamal Dati et à ses co-accusés le bénéfice d'un sursis, eu égard à leur casier judiciaire chargé, "sauf à leur donner le fâcheux sentiment de pouvoir jouir d'une immunité de fait quand ils comparaissent devant les juridictions correctionnelles".

  • Les campeurs ivoiriens d’Aubervilliers

    La ville d’Aubervilliers a demandé hier au tribunal de Bobigny de prononcer l’expulsion d’une centaine de squatteurs ivoiriens qui campent sur le parvis d’une école. Le juge rendra sa décision le 3 septembre, veille de la rentrée scolaire...

    Ces Ivoiriens font partie des immigrés qui squattent 98 logements sociaux laissés vides pour être réhabilités. La plupart de ces logements sont sous le coup de décisions judiciaires d’expulsion.

    L’avocat de la ville a souligné que la plupart des familles ne sont pas à la rue et habitent toujours les logements squattés. Ce qui montre que les tentes installées devant l’école ne sont qu’une « manifestation de colère et de pression ».

    Evidemment. Les squatters sont « soutenus » par le DAL, et c’est une avocate du DAL qui défend leur « droit au logement » et leur « droit d’expression » (sic).

    L’Office HLM et la ville refusent catégoriquement de reloger les squatteurs : « Aubervilliers a la population la plus pauvre d’Ile-de-France, plus de 40% de logements sociaux, et des délais d’attente de 3-4 ans pour un F3, 7-8 ans pour un F4, et 10-12 ans pour un F5. »

    Mais il ne doit pas y avoir de délai pour les Ivoiriens...

  • C’est Sarkozy...

    Le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb, qui est également président des Hospices civils lyonnais, a « appris avec surprise dans la presse » l’annonce de l’ouverture d’un « hôpital fermé » pour délinquants sexuels dangereux dans sa ville en 2009.

    Il ajoute qu’il ne peut « imaginer qu’une telle décision soit prise sans concertation ni avec les élus ni avec les corps médical et hospitalier locaux ».

    Interrogée par l’AFP, l’administration pénitentiaire régionale a indiqué qu’elle n’avait aucune information sur le sujet...

  • « N’importe quel médecin »

    Déclaration à l’AFP d’un « responsable » de l’Ordre des médecins, le Dr André Deseur, à propos du viagra prescrit à Francis Evrard : « N’importe quel médecin aurait pu se faire piéger. »

    Aucun médecin ne pourrait se faire piéger s’il était évident pour tout médecin qu’il est aberrant de prescrire du viagra à un détenu.

    D’autant plus que le médecin ne pouvait ignorer que la majeure partie des détenus de cette prison sont des délinquants sexuels...

    C’est le type de piège que l’on fabrique pour pouvoir y tomber et se poser ensuite en victime.

  • Le Salon Beige

    Le Salon Beige est rentré de vacances.

  • Les annonces de Sarkozy

    Il est difficile de comprendre ce qu’a voulu dire Nicolas Sarkozy, hier, à la sortie de sa réunion sur les pédocriminels, tant ses propos étaient confus.

    Il y aura une nouvelle loi, une loi de plus. Laquelle prévoira que les délinquants sexuels, après avoir purgé leur peine de prison, rejoindront un « hôpital fermé » pour y recevoir des soins s’ils ont été reconnus dangereux par un collège de médecins. Le premier hôpital de ce type ouvrira à Lyon en 2009.

    Si l’on veut des précisions, on se heurte à une série d’incohérences. D’un côté, Nicolas Sarkozy déclare ne pas comprendre que lorsqu’on est condamné à 27 ans on en fasse 18, il veut que les délinquants sexuels ne sortent de prison qu’après l’exécution de la peine à laquelle ils ont été condamnés, et il ajoute que, pour les délinquants sexuels, la question des remises de peine ne doit être posée qu’en fin d’exécution et non pas au début. On suppose qu’il veut dire « vers la fin », car si c’est « à la fin » il ne peut évidemment plus y avoir de remise de peine. Mais s’il peut y avoir des remises de peine vers la fin de l’exécution de la peine, c’est que le délinquant ne purgera pas la totalité de sa peine.

    Nicolas Sarkozy s’engage là sur un terrain miné. Il n’est pas du tout certain que le Conseil constitutionnel accepte une telle disparité de traitement entre délinquants. Et surtout, comment peut-on justifier qu’on soit plus sévère avec un homme qui a violé un enfant, qu’envers un homme qui a tué un enfant sans le violer ? Le meurtrier pourra effectuer la moitié de sa peine, et le violeur devra en effectuer la quasi-totalité avant d’être interné dans un hôpital ? C’est n’importe quoi.

    Concernant cet hôpital, Nicolas Sarkozy dit qu’il est nécessaire que les délinquants sexuels dangereux soient soignés, et qu’on n’a pas à leur demander leur avis. Mais il dit aussi que ceux qui n’accepteront pas d’être soignés resteront dans cet hôpital, et que ceux qui acceptent pourront avoir des permissions de sortie...

    Bref, tout cela est un effet d’annonce, brouillon, assez lamentable. D’autant plus lamentable que Nicolas Sarkozy avait déjà tenu ces propos, de façon plus claire, dans son discours de Meaux, le 13 avril. Il en faisait une priorité. Pourquoi a-t-il attendu l’affaire Enis pour le reprendre et annoncer un semblant d’application ?

  • Sainte Jeanne Françoise Frémyot de Chantal

    L’acte d’abandon de sainte Jeanne de Chantal, fondatrice de l’ordre de la Visitation :

    O bonté souveraine de la souveraine providence de mon Dieu, je me délaisse pour jamais entre vos bras ; soit que vous me soyez douce ou rigoureuse, menez-moi désormais par où il vous plaira. Je ne regarderai point les chemins par où vous me ferez passer, mais vous, ô mon Dieu, qui me conduisez ; mon cœur ne trouve point de repos hors des bras et du sein de cette céleste Providence, ma vraie mère, ma force et mon rempart ; c'est pourquoi je me résous moyennant votre aide divine, ô mon Sauveur, de suivre vos désirs et ordonnances sans jamais regarder où éplucher les causes pourquoi vous faites ceci plutôt que cela, mais à yeux clos je vous suivrai selon vos volontés divines sans rechercher mon propre goût ; c'est à quoi je me détermine de laisser tout faire à Dieu, ne me mêlant que de me tenir en repos entre ses bras, sans désirer chose quelconque, que selon qu'il m'incitera à désirer, à vouloir et à souhaiter.

    Je vous offre ce désir, ô mon Dieu, vous suppliant de le bénir, entreprenant le tout appuyé sur votre bonté, libéralité et miséricorde, en la totale confiance en vous et défiance de moi et de mon infinie misère et infirmité.

    Amen.