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  • A multirécidiviste, multiscandale

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    L’affaire Francis Evrard est un scandale à tiroirs.

    Il est criminel de relâcher un délinquant sexuel multirécidiviste en 2007 quand il est condamné jusqu’en 2016, en prétendant qu’il a effectué la totalité de sa peine, et en sachant qu’il va recommencer.

    Il est ahurissant qu’un médecin puisse prescrire du viagra à un détenu sans rien savoir de ce détenu. Il est d’ailleurs incompréhensible que, sous le prétexte absurde de l’égalité des soins entre détenus et personnes libres, on puisse prescrire du viagra à quelque détenu que ce soit, quand on sait ce qui se passe dans les cellules.

    Il est dérisoire de vouloir légiférer sous le coup de l’émotion, quelques jours après la publication de la dernière loi sur le sujet, et de promettre des lois toujours plus « sévères ». Car il ne sert à rien de pondre des lois en permanence si l’on ne se donne pas les moyens de les appliquer.

    Les Français n’attendent pas de savants discours psychiatriques ou politiciens, mais la mise hors circuit des pervers.

  • Viagra

    Le pédocriminel Francis Evrard a déclaré que le viagra qu’on a trouvé dans sa poche lui a été prescrit par le médecin de la prison, parce qu’il voulait voir des femmes à sa sortie...

    « Le ministère de la Santé a diligenté une enquête pour vérifier s’il y a eu une prescription », a déclaré hier Rachida Dati. Francis Evrard n’avait pas d’ordonnance sur lui.

    Au-delà du cas particulier, et de l’énorme scandale que serait une prescription de viagra à un délinquant sexuel multirécidiviste, il est ahurissant d’apprendre que du viagra peut être prescrit dans les prisons.

    Le fait est d’ailleurs peu connu. Dans un premier temps, l’AFP s’est adressée au psychiatre Edouard Herszkowicz, considéré comme un spécialiste du suivi des délinquants sexuels en prison, directeur du service d’addictologie à l’hôpital de Grasse, expert près la cour d’appel d’Aix-en-Provence, membre de l’association Sauvegarde de l’enfance, organisateur l’an dernier du colloque annuel de Santé et Justice sur le thème « Le plaisir et la loi », etc. Or le Dr Herszkowicz se disait « surpris que l’on prescrive du viagra à quelqu’un chez qui se pose plutôt l’éventualité d’un traitement hormonal de castration chimique », et ajoutait : « A ma connaissance, il n’y a pas de prescription de viagra en prison. »

    Or le lendemain, un responsable de l’Observatoire international des prisons, François Bès, expliquait qu’un détenu pouvait parfaitement se faire prescrire du viagra. Parce que depuis une loi de 1994 les détenus doivent bénéficier des mêmes soins que les personnes libres. Et pour ce faire les établissements qui soignent les détenus ne dépendent pas de l’administration pénitentiaire mais du service public hospitalier... Il précisait que le viagra peut être prescrit en prison en vue d’une permission de sortie ou d’un accès à une « unité de vie familiale » (un parloir de longue durée...), ou encore en vue de la sortie de prison...

    Autrement dit le viagra peut être très largement prescrit (rien n’empêche le détenu de le conserver après sa permission de sortie, ni bien entendu de le revendre à des codétenus, etc.), avec ce que cela comporte quant aux viols entre détenus dont on sait hélas qu’ils sont courants.

    Que Francis Evrard  ait eu ou non une ordonnance ne change rien au scandale permanent de la délivrance de viagra à des détenus, et au détournement criminel de l’exigence de l’égalité des « soins ».

    Adendum. Le viagra lui a bien été prescrit par un médecin, qui ignorait tout, dit-il, du dossier judiciaire et médical du pervers.

  • Surprise en Thaïlande

    La junte militaire qui a pris le pouvoir en Thaïlande il y a onze mois a organisé hier un référendum sur une nouvelle Constitution. Les militaires, qui contrôlent la vie politique et les médias, escomptaient une forte participation (habituelle aux élections dans ce pays) et une majorité de oui de 70%. La participation a été plutôt faible (57,6%) et le oui n’a obtenu que 57,8% des suffrages. Avec d’énormes disparités qui montrent un très net clivage entre le nord rural resté fidèle à l’ancien Premier ministre Thaksin réfugié en Grande-Bretagne, qui a voté à près de 63% contre la nouvelle Constitution, et le sud urbanisé qui a dit oui à plus de 88%.

    Selon les analystes et les échos recueillis dans les bureaux de vote, les Thaïlandais qui ont voté oui ne l’ont pas fait pour plébisciter le régime militaire mais pour dire leur volonté de voir des élections se dérouler à la fin de l’année, comme l’ont promis les putschistes si la nouvelle Constitution était adoptée. Une Constitution qui renforce les pouvoirs de l’armée et de l’administration aux dépens des politiques, et qui accorde l’amnistie aux putschistes...

  • Kouchner à Bagdad

    Bernard Kouchner a entamé hier une « visite surprise » de trois jours en Irak. C’est le plus haut responsable français à se rendre dans ce pays depuis l’invasion américaine, et cela se produit quelques jours après la rencontre entre Nicolas Sarkozy et George Bush.

    Et voici ce qu’il a dit à la presse, à propos de la guerre civile qui fait rage, plus de quatre ans après la chute de Saddam Hussein : « C’est un problème irakien et il doit être réglé par les Irakiens. Mais ne soyez pas pressés. Il faut donner du temps au temps. C’est juste le début, j’espère, de la fin de la crise. »

    Sic.

    Et voici aussi ce qu’il a dit, de même, à propos de sa méthode :

    « Ma méthode est d’attendre. D’abord écouter les gens. Nous essayons de vous écouter, et vous nous écoutez. Nous devons jouer nos cartes, et notre rôle. Mais pas aujourd’hui, ni demain, mais un de ces jours. »

    Sic.

    Le porte-parole de la Maison Blanche pour les questions de sécurité nationale a déclaré : « les Etats-Unis se félicitent de la visite du ministre français des Affaires étrangères Kouchner à Bagdad. C’est un exemple de plus (...) de la volonté croissante de la communauté internationale d’aider l’Irak à devenir un Etat stable et sûr. »

  • Saint Bernard

    Saint Bernard est mort le 20 août 1153, pendant l’octave de l’Assomption, et sa fête est donc le 20 août.

    Même si hélas, il ne croyait pas en l’Immaculée Conception, saint Bernard est un des chantres les plus admirables de Notre Dame, notamment dans ses quatre homélies sur l’Assomption, et celle sur les 12 prérogatives de Marie, prononcée un dimanche dans l’octave de l’Assomption. Tout naturellement, l’Eglise a donné comme lecture, en ces jours, des extraits de ces homélies si merveilleusement tissées de citations des psaumes et du Cantique des cantiques. Jusqu’à ce que Pie XII décide de supprimer l’octave de l’Assomption. Stupéfiante décision, de la part du pape qui avait proclamé, cinq ans plus tôt, le dogme de l’Assomption…

    Ainsi, saint Bernard, dont la fête avait été placée en ce jour par la Providence elle-même, par Dieu qui soulignait ainsi comment Bernard avait bien chanté sa Mère et qu’il fallait l’entendre sur le sujet, a perdu au 20 août son environnement marial. On l’a déconnecté de l’Assomption…

    Or voici la très belle hymne des vêpres de la fête de saint Bernard, écrite dans l’esprit de saint Bernard, et datant du temps où l’on savait composer des hymnes (à comparer avec celles composées en 1950 pour l’Assomption, dans un latin de professeurs pédants ne comprenant rien aux symboles, au point que les douze étoiles deviennent « deux fois six »…).

    Jam Regina discubuit,
    Sedens post Unigenitum :
    Nardus odorem tribuit
    Bernardus, tradens spiritum.

    Dulcis Reginæ gustui
    fructus sui suavitas :
    Dulcis ejus olfactui
    Nardi Bernardi sanctitas.

    Venit Sponsa de Libano,
    Coronanda divinitus,
    ut Bernardus de clibano
    Veniret sancti Spiritus.

    Quæ est ista progrediens
    Velut aurora rutilans ?
    Quis est iste transiliens
    Colles, Sanctis conjubilans ?

    Hæc gloria terribilis
    Sicut castrorum acies :
    Hic gratia mirabilis
    Ut Assueri facies.

    Ora pro nobis Dominum,
    Prædulcis fumi virgula ;
    Inclina Patrem luminum,
    Pastor ardens et facula.

    Si Trinitati gloria,
    Per quam triumphus Virginis,
    Et Bernardi felicitas
    Manent in cæli curia. Amen.

    Voici que la Reine a pris place, s’est assise (corps et âme au paradis) après le Fils unique. Bernard apporte le parfum du nard, en remettant son esprit.

    La suavité de son fruit est douce au palais de la Reine, la sainteté du nard de Bernard est douce à son nez.

    L’Epouse vient du Liban pour être divinement couronnée, afin que Bernard puisse venir du four à pain de l’Esprit saint.

    Qui est celle-là qui s’avance comme l’aurore rutilante ? Qui est celui-ci qui saute les collines, jubilant avec les saints ?

    Celle-là est terrible dans sa gloire, comme une armée en ordre de bataille ; celui-ci est admirable par sa grâce, comme le visage d’Assuérus.

    Prie pour nous le Seigneur, très douce volute de fumée ; fais que se penche sur nous le Père des lumières, pasteur ardent comme une torche.

    Gloire soit à la Trinité, par laquelle le triomphe de la Vierge et la félicité de Bernard demeurent à la cour céleste. Amen.

    On aura reconnu que la plupart des images de cette hymne proviennent du Cantique des cantiques, à l’imitation des textes de saint Bernard (et de l'ensemble de la liturgie de l'Assomption), et en hommage à celui qui est le grand commentateur de ce livre. L’allusion à Assuérus provient du livre d’Esther, 15, 16-17 : Seigneur, je t’ai vu comme un ange de Dieu, et mon cœur a été troublé par la crainte de ta gloire. Car, Seigneur, tu es admirable, et ton visage est plein de grâce.