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  • Chirac et le « débat »

    En présentant ses vœux à la presse, Jacques Chirac a déclaré qu’une éventuelle candidature à l’Elysée « mérite réflexion » et qu’il va donc « y réfléchir ». Et il a relevé que les propos qu’il a tenus ces derniers jours « ont pu étonner certains d’entre vous, qui s’attendaient à un bilan ou à un propos teinté de nostalgie »…

    Quoi qu’il en soit de sa candidature, il compte « s’engager et fixer clairement les enjeux des élections » ; il faut, dit-il, un « vrai débat ouvert, responsable, démocratique ». Un débat qui n’a pas pu avoir lieu entre les tours en 2002, prétend-il, car l’élection « a porté sur les valeurs de la République et il n’y a pas eu réellement de confrontation entre deux projets économiques et sociaux ». Or il n’y a pas eu de confrontation entre deux projets politiques, parce que Chirac prétendait incarner les valeurs de la République face à un adversaire ainsi grotesquement disqualifié, dont il faisait un paria au lieu de respecter le suffrage populaire.

    « Si nous ne voulons pas laisser le champ libre aux extrémismes et vivre un nouveau 21 avril, notre devoir c’est de montrer les dangers et les opportunités de ce nouveau monde (…), de désamorcer les peurs, les angoisses et les idées reçues », a-t-il ajouté.

    Jean-Marie Le Pen a aussitôt répondu à ces propos par le communiqué suivant :

    « Jacques Chirac déclare qu’il faut un « vrai débat »  pour la présidentielle, et que rarement un tel débat n’a été « aussi nécessaire ». Or c’est lui qui a refusé le débat en 2002, et il le redit lui-même, sous le fallacieux prétexte que le second tour aurait porté sur les valeurs de la République et non sur un programme.

    « Il faut « désamorcer les peurs, les angoisses et les idées reçues » pour éviter un nouveau 21 avril, dit-il. Mais cela fait douze ans qu’il est président de la République. Qu ’a-t-il fait pendant ce temps, sinon laisser monter les peurs et les angoisses ?

    « Ce n’est pas en multipliant les mensonges statistiques (chômage, délinquance…) et les promesses démagogiques qu’on peut y remédier, mais en montrant le chemin de l’espoir, or c’est un tout autre chemin que celui des politiciens qui n’ont ni su, ni pu, ni voulu contrecarrer la décadence.

    « Le débat est plus nécessaire que jamais, en effet : le vrai débat, celui-là même que Jacques Chirac refuse, mais que les citoyens vont imposer pour les prochaines élections. »

  • Le drapeau de Debré

    Le président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, a installé mardi un drapeau tricolore dans l’hémicycle. Pourquoi maintenant, et seulement maintenant, mystère. Mais Catherine Colonna, ministre des Affaires européennes, n’a guère apprécié cette initiative cocardière, et à la fin de sa réponse à un député, mercredi, elle s’est adressée à Debré pour « former le vœu que vienne le jour où le drapeau européen soit représenté aux côtés du drapeau français car, après tout, nous sommes dans l’Europe depuis 50 ans et il serait bon que nous le marquions de manière visible et en en étant fiers, comme je le suis ». Réponse cinglante de Debré : « Ça, c’est la responsabilité de l’Assemblée nationale » (et non du gouvernement, a fortiori d’un ministre). Un député UDF ayant repris le « vœu » à son compte, le président de l’Assemblée a expliqué : « L’absence du drapeau européen n’est en rien symbolique. Le bureau de l’Assemblée nationale a considéré que cet hémicycle est le lieu emblématique de nos débats nationaux et de l’élaboration de la loi nationale, en fonction de quoi, nous n’avons mis que le drapeau français. »

    Ce drapeau est dès lors le sceau d’un mensonge, il vise à tromper l’opinion, puisque 70% des lois votées par l’Assemblée nationale sont des transpositions de directives européennes. Le drapeau français à l’Assemblée est destiné à faire fonction de cache-sexe du pouvoir supranational.

  • National Hebdo N° 1173

    Face à la démagogie, Le Pen : « Le droit à la vérité », dit le titre. En référence aux vœux à la presse de Jean-Marie Le Pen, qui a insisté sur le droit des citoyens à la vérité, au moment où la démagogie ambiante invente sans cesse des « droits » aussi nouveaux qu’illusoires, et au moment où le mensonge notamment statistique sur l’état de la France atteint des sommets. C’est l’objet de mon éditorial, avec en contrepoint les vœux étranges de Chirac qui ressemblent tant à un très chiraquien programme présidentiel.

    Alexandre Martin analyse le phénomène politico-médiatique des « Enfants de Don Quichotte », et nous raconte Augustin Legrand.

    Topoline se penche sur Jack et Ségolène, « entre bravité et humanitude »…

    Michel Limier revient sur la carrière de Jean-Louis Debré, qui va quitter le perchoir pour remplacer Pierre Mazeaud au Conseil constitutionnel…

    Jean Roberto a suivi une « journée ordinaire » au tribunal de Bobigny, plus précisément à la 13e chambre, celle où défilent les dealers du 9-3, dont la défense est généralement pittoresque…

    Béatrice Pereire se met dans la peau de Chirac qui nous dit comment il va « hanter les nuits de Sarkozy ».

    Et plein d’autres choses.

  • Le bureau du groupe ITS

    Président : Bruno Gollnisch

    Premier vice-président : Philip Claeys.

    Vice-présidents : Eugen Mihaescu, Asley Mote.

    Trésorier : Petre Popeanga.

    Membres : Andreas Mölzer, Alessandra Mussolini, Luca Romagnoli, Dimitar Stoyanov.

    (Les autres membres du groupe sont Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen, Carl Lang, Fernand Le Rachinel, Jean-Claude Martinez, Lydia Schenardi, Koenraad Dillen, Frank Vanhecke, Daniela Buruiana, Viorica Moisiuc, Cristian Stanescu.)

  • ITS

    « Identité, Tradition, Souveraineté », tel est le nom du nouveau groupe au Parlement européen, qui sera enregistré le 15 janvier au cours de la prochaine session plénière. Bruno Gollnisch, qui en sera le président, a souligné que ce groupe aura pour principes la reconnaissance des intérêts nationaux, des souverainetés, des identités et des différences, l’engagement en faveur des valeurs chrétiennes et de la famille traditionnelle, et qu’il s’opposera à une « Europe unitaire, bureaucratique, et à un super-Etat européen », ainsi qu’à une politique massive d’immigration.

    Le groupe ITS initial est formé des sept députés du Front national (dont Jean-Marie Le Pen), des cinq députés du parti de la Grande Roumanie , des trois députés belges du Vlaams Belang, des Italiens Luca Romagnoli (MS-FT) et Alessandra Mussolini (Alternative sociale), de l’Autrichien Andreas Mölzer (FPÖ), du Britannique Ashley Mote (ex-UKIP), du Bulgare Dimitar Stoyanov (Ataka).

    Face aux journalistes qui faisaient état avec insistance des réactions des lobbies et de divers politiciens européens s’en prenant évidemment à la « xénophobie », au « racisme », à l’« antisémitisme » de ce groupe « d’extrême droite »,  Bruno Gollnisch a récusé ces accusations « infâmes », dénonçant une fois de plus cet indigne « raccourci fait entre la défense des identités d’une part et le racisme et l’antisémitisme d’autre part. »

    Quand ils ont fini de débiter leur litanie calomnieuse, les « experts » ajoutent que les partis politiques et les personnalités qui se retrouvent dans ITS ont surmonté leurs divergences « dans un intérêt d’ordre matériel », comme dit celui qu’a interrogé l’AFP. En bref, ces gens-là ne sont pas d’accord sur grand-chose, mais ils ont mis leurs divergences de côté pour pouvoir profiter du système.

    Qu’il y ait des différences entre les membres du groupe ITS, ce n’est pas un mystère. Chacun des partis ou personnalités qui le composent ont une histoire différente, des origines doctrinales différentes, dans des contextes différents. Ils s’accordent néanmoins sur l’essentiel, comme le montre le fait qu’ils signent une charte politique commune, et comme le montre d’abord l’intitulé du groupe et l’explication qu’en donne Bruno Gollnisch. A vrai dire, cet intitulé est autrement plus riche de sens que celui de la plupart des autres groupes.

    Quant aux « intérêts d’ordre matériel », il s’agit en effet de profiter de la manne européenne. Non pas pour se la mettre dans la poche, mais pour permettre de rendre plus efficace le combat politique. C’est précisément ce que les gardiens de la pensée unique ne supportent pas : qu’un groupe puisse défendre les souverainetés nationales avec l’argent européen… Et il n’y a pas que les moyens matériels proprement dits (secrétariat, publications, etc.). Le fait d’avoir un groupe permet aussi de bénéficier de davantage de temps de parole, de déposer des amendements, d’avoir accès aux présidences et vice-présidences diverses, de peser sur l’ordre du jour, etc.

    On espère qu’à ses 20 députés viendront s’agréger bientôt d’autres élus, afin que le groupe ITS devienne le grand groupe de défense et de résistance des souverainetés et des identités nationales dans cette assemblée qui a pour vocation de les détruire.

  • Retour sur les trois mystères

    Cette superbe oraison de la liturgie mozarabe évoque elle aussi les trois mystères de l’Epiphanie (cf ici et ).

     O Dieu, qui, pour charmer les travaux de cette vie, avez distribué les consolations et les joies par le souvenir de vos bienfaits, dont chaque année nous célébrons le solennel anniversaire ; nous vous offrons, dans la présente fête, les vœux et les hommages de votre Eglise. Naguère nous avons honoré la Naissance de notre Seigneur et Sauveur, qui, né pour nous dans le temps, est né de vous sans le temps, qui précède tous les siècles et tous les temps, et qui les a créés. Nous avons fêté ensuite, par de solennels sacrifices, ce huitième jour de la Circoncision, tout brillant de la lumière de votre Fils unique et digne de notre culte. Aujourd'hui, nous célébrons le jour de l'Epiphanie, qui a révélé la divinité dans l'homme, et nous proclamons les trois merveilles qui manifestent l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, en ce monde : soit qu'il envoie du ciel l'étoile messagère de sa naissance, qui précède et conduit les Mages étonnés jusqu'au berceau de son enfance dans la chair; soit que, voulant sanctifier les eaux par son baptême, pour laver toutes les nations, il entre dans le lit du Jourdain, où vous avez montré qu'il est votre Fils unique et bien-aimé, par l'Esprit-Saint volant sur en forme de colombe, pendant que vous proclamez ce mystère d'une voix paternelle; soit qu'il opère son premier miracle en Cana de Galilée, en changeant les eaux en vin dans le festin nuptial, nous apprenant, par un haut et admirable mystère, que Celui qui devait s'unir à l'Eglise qu'il s'était fiancée depuis des siècles, était enfin arrivé, et que l'humble foi dans la vérité des promesses devait se changer en le vin de la sagesse, à la spirituelle saveur. Ainsi, dans ces trois merveilles qui sont l'objet mystérieux de la solennité d'aujourd'hui, notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, opère tout à la fois les prodiges de votre puissance et la préparation de notre salut. Faites donc, Seigneur, selon la forme de ces trois grands mystères, que l'intégrité de votre grâce spirituelle demeure en nous ; que la saveur du vin de votre sagesse se répande dans nos cœurs; que l'étoile de votre justice brille dans nos œuvres. Amen.