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  • Juppé maire à 25%

    Alain Juppé a été élu sans surprise maire de Bordeaux, par ses 49 conseillers UMP-UDF-DVD. Dimanche, sa liste avait obtenu 56 % des voix, mais l'abstention avait été de 55 %. Commentaire de Jean-Marie Le Pen :

    « Alain Juppé a retrouvé son fauteuil de maire grâce à une manœuvre qui n’honore ni la démocratie ni l’ancien Premier ministre.

    « Son retour, qu’il affecte de montrer comme triomphal, a été voulu par un quart seulement des électeurs.

    « Il est manifeste que les Bordelais ont singulièrement manqué d’enthousiasme envers l’homme des emplois fictifs du RPR. »

  • Le général rentre dans le rang

    Il n’aura fallu que quelques heures pour que le général Dannatt démente ses propos et rentre dans le rang. Après une déclaration du porte-parole de Tony Blair affirmant que « le général a le soutien total du Premier ministre » et qu’il « dit ce qu’est la politique du gouvernement », il a obtempéré : « j’ai dit que quand la mission sera accomplie, nous devrons partir. Le commentaire a été placé hors de son contexte. » Et comme si cela ne suffisait pas, il a ajouté dans un communiqué : « Je suis un soldat. On ne se rend pas, on ne hisse pas le drapeau blanc. Nous resterons en Irak jusqu’à ce que le travail soit fait. On ira jusqu’au bout. ». Bien reçu. Terminé.

  • Shocking

    Le général Richard Dannatt, commandant en chef de l’Armée britannique, a déclaré sur le site internet du Daily Mail que les soldats de Sa Majesté devraient « se retirer rapidement » d’Irak, car « notre présence exacerbe les problèmes de sécurité » de la Grande-Bretagne. « Je ne dis pas que les difficultés que nous rencontrons dans le monde sont causées par notre présence en Irak, mais il ne fait aucun doute que notre présence en Irak les exacerbe », précise-t-il. Et d’ajouter : « Nous sommes dans un pays musulman et l’opinion des musulmans vis-à-vis des étrangers dans leur pays est très claire : en tant qu’étranger, vous êtes le bienvenu si vous êtes invité, mais nous n’avons certainement pas été invités en Irak. »

    « Il est important que les gens se souviennent que nous sommes en Irak à la demande expresse du gouvernement irakien démocratiquement élu, afin de le soutenir dans le cadre du mandat défini par une résolution de l'Onu », ont sèchement répondu les services du Premier ministre.

    Le problème est que le général Dannatt disait aussi ce qu’il pense de la « démocratie » irakienne, en termes mesurés mais sans illusions : « L'intention initiale était de mettre en place une démocratie libérale qui serve d'exemple pour la région, qui soit pro-occidentale et qui puisse avoir un effet bénéfique sur l'équilibre au Proche-Orient. C'était notre espoir, et quant à savoir si c'était un espoir raisonnable ou naïf, l'Histoire en jugera. Je ne crois pas que nous soyons en train de réaliser ça. Je crois que nous devrions réviser à la baisse notre ambition. »

  • National Hebdo n° 1160

    Cette semaine, National Hebdo titre : Sarkozy l’impuissant : la preuve par Cachan. Ce qui est en rapport avec mon éditorial, où je reprends mes diverses réflexions sur l’affaire du squat.

    A noter dans ce numéro, des reportages sur Le Pen en Corse et à Palavas, le portrait de François Rebsamen par Michel Limier (il se dit que Rebsamen serait le ministre de l’Intérieur de la Présidente Ségolène), un entretien avec Thibaut de la Tocnaye, nouveau directeur des Affaires étrangères au Front national et coordinateur des comités d’action présidentielle CAP Le Pen 2007.

    Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier évoque Hubert Saint-Julien (alias Hubert Lambert, l’homme de l’héritage…).

  • Filières d’immigration

    On apprend de source policière qu’une filière pakistanaise d’immigration clandestine, « extrêmement organisée », a été démantelée dans le Val-de-Marne. Les huit principaux membres présumés du réseau et sept Pakistanais en situation irrégulière ont été interpellés, et les perquisitions ont permis de trouver de nombreux documents contrefaits (dont de fausses cartes de résident françaises et… portugaises).

    Les auditions ont permis d’identifier plusieurs des routes empruntées par la filière. Et c’est ici que les informations policières deviennent intéressantes : la France était le principal lieu de transit avant les destinations finales, déterminées « au gré des opportunités de régularisation offertes par différents pays d’Europe occidentale » (ce qui n’exclut évidemment pas la France elle-même).

    Voilà une confirmation du fait que toute régularisation, même limitée, même exceptionnelle (parents d’enfants scolarisés, squatteurs de Cachan, etc., etc.) est un appel à l’immigration clandestine.

  • Sarkozy l’unitaire

    Propos de Nicolas Sarkozy, hier à Périgueux : « Que nul ne doute en cette minute que je ne faillirai pas à ma mission. Je veux l’unité. Je suis le garant de l’unité. Et s’il le faut, je serai unitaire pour tous les autres. »

    Et même tout seul s’il le faut !

  • Rue Saint-Marc : c’est réglé

    Finalement, les familles du squat de la rue Saint-Marc, expulsées hier par la police (six ans après le jugement) ont accepté d’être « relogées dans une résidence sociale avant leur relogement définitif », a indiqué le DAL.

    On n’a plus de nouvelles des squatteurs de Saint-Ouen. Campent-ils toujours devant la mairie ? Si quelqu’un passe par là…

  • Sauver à tout prix les négociations avec la Turquie

    La Commission européenne doit publier le 8 novembre prochain son rapport sur les « progrès » de la Turquie dans ses négociations d’adhésion à l’Union européenne. Or, de progrès, il n’y en a pas, et le rapport devrait le constater, ce qui pourrait conduire l’Union européenne à interrompre les négociations.

    Mais les maîtres de l’Europe refusent une telle perspective. Il faut donc absolument trouver une combine pour permettre la poursuite du processus. Pour l’ouverture des négociations, ils avaient déjà trouvé une misérable combine, violant le droit international de façon éhontée, en acceptant que l’Union européenne ouvre des négociations d’adhésion avec un pays qui ne reconnaît pas l’un des pays de cette union. Qu’à cela ne tienne, avaient-ils dit, il suffira que la Turquie signe l’accord de libre-échange qui étend ses relations commerciales aux dix nouveaux Etats membres de l’Union : comme Chypre est un de ces dix, on considérera que le problème est résolu de facto. La Turquie a signé, mais a continué d’interdire son territoire aux navires ou avions chypriotes… La situation, de facto, est donc toujours la même.

    C’est ce dont le rapport du 8 novembre devrait prendre acte. Mais il faut empêcher ce terrible « déraillement » des négociations. Alors la présidence finlandaise de l’Union européenne a trouvé un truc : on pourrait débloquer les relations commerciales avec la partie turque de Chypre, qui est sous embargo international puisque personne ne reconnaît la « République de Chypre Nord » mise en place par les Turcs en 1974. Et si l’on permet le commerce avec les Turcs de Chypres, les Turcs d’Ankara permettront le commerce avec la République de Chypre…

    En fait il n’y a là rien de nouveau. En 2004, la Commission européenne avait déjà proposé de rompre l’embargo en mettant en place des régimes commerciaux préférentiels facilitant les exportations directes du nord de Chypre vers l’Union européenne (sans nous expliquer comment on fait du commerce avec un pays qui n’existe pas). Mais cela n’avait pu être réalisé en raison de l’opposition de Chypre.

    D’autre part, il ne s’agit pas d’une invention de Bruxelles, ni d’Helsinki, mais tout simplement d’une revendication turque, en forme de chantage : nous arrêterons notre embargo sur la République de Chypre si vous arrêtez l’embargo sur Chypre Nord.

    Autrement dit, la présidence finlandaise propose à ses partenaires de se plier aux exigences d’Ankara. Ce qui explique naturellement la satisfaction affichée par le gouvernement turc face à la « proposition » finlandaise.

    Il ne reste plus désormais qu’à faire plier le gouvernement de Nicosie (qui n’a guère les moyens de résister, comme on l’a vu lors de l’ouverture des négociations), et la Turquie aura remporté une nouvelle victoire…

  • Le Pen épingle la Commission européenne

    La Commission européenne a critiqué la proposition de loi sur le génocide arménien, au motif qu’elle « empêcherait le dialogue pour la réconciliation entre la Turquie et l’Arménie ». En fait, la Commission européenne veut à tout prix éviter tout ce qui pourrait gêner les négociations d’adhésion de la Turquie. « La Commission n’a pas l’intention de s’ingérer dans les affaires françaises, néanmoins le commissaire à l’Elargissement considère que dans cette affaire spécifique il y a une dimension qui concerne les relations entre l’UE et la Turquie », a déclaré un porte-parole. Il s’agit pourtant bien d’une ingérence, et le commissaire avait ouvertement appelé à ce que cette loi ne soit pas votée. En fait il se comporte comme si la Constitution européenne avait été adoptée, et il se prend pour le « ministre des Affaires étrangères » de l’Union européenne. Même si cette proposition de loi est absurde, ce n’est pas à la Commission européenne d’en décider. D’où le communiqué publié hier soir par Jean-Marie Le Pen :

    « De quel droit la Commission européenne se permet-elle de juger l'activité parlementaire de l'Assemblée Nationale française et de condamner une proposition de loi tendant à punir la négation du génocide arménien ?

    « Non contente de s'en prendre à notre souveraineté et à notre identité, elle s'attaque maintenant à la liberté d'expression et d'opinion des représentants du peuple français.

    « La Commission européenne a, une nouvelle fois, outrepassé ses prérogatives et porté atteinte à notre souveraineté.

    « Ce n'est pas à elle de juger du bien fondé ou non d'une telle proposition. »

  • Il n’y avait pas de « provocation »

    Vérification faite, le pape n’a pas parlé de « courage de la provocation » dans la l’affirmation de la foi, dans sa catéchèse de mercredi. Le texte qu’il a prononcé est celui qui a été publié par le Vatican : « Il faut être bien conscient que notre identité chrétienne requiert force, clarté, et courage face à toutes les contradictions du monde dans lequel nous vivons. »

    Il est curieux que l’AFP ait entendu « provocazione » au lieu de « contraddizione ».

    Il est vrai que le propos du pape – son commentaire des propos « polémiques » de l’épître de saint Jude, son appel au courage dans l’affirmation de l’identité chrétienne ­– va tout à fait dans ce sens-là. Car dans « le monde dans lequel nous vivons », cette affirmation ne peut être vue que comme une provocation.

    Mais il n’a pas prononcé le mot. A vrai dire, c’était très étonnant qu’il le fît, car ce n’est pas dans son vocabulaire.

    Au fond, cela aura permis d’attirer l’attention, premièrement sur ses remarquables catéchèses, et deuxièmement sur celle-là où il appelle à témoigner de la foi et de l’identité chrétienne avec « force, clarté et courage ». C’est très bien ainsi.