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  • Le Pen et la loi Gayssot-bis

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Il n’y avait que 129 députés, sur 577, à participer au vote de la proposition de loi Gayssot-bis réprimant la contestation du génocide arménien.

    Alors qu’il s’agit d’un texte socialiste, 49 députés UMP l’ont voté, et seulement 40 députés socialistes sur 150.

    Tel est l’état de notre démocratie. 448 députés désertent l’hémicycle, alors même que lorsqu’ils sont tous réunis ils ne représentent déjà même pas 60 % des électeurs.

    L’amendement scandaleux de Patrick Devedjian a toutefois été rejeté.

    Il reste que ce vote a minima d’une loi inutile est, dans son principe, une tache honteuse dans l’histoire de la liberté d’expression.

  • La loi Gayssot-bis adoptée à l’Assemblée

    L’Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi socialiste réprimant la négation du génocide arménien. « A une large majorité », nous dit-on. A savoir par 106 voix (dont 49 UMP et seulement 40 socialistes) contre 19 (dont 17 UMP et  2 socialistes), et 4 abstentions (UMP). Rappelons qu’il y a 577 députés. Dont 448 étaient donc souffrants ou malencontreusement empêchés…

    Autrement dit ce texte a été adopté par moins de 20 % des députés, qui à eux tous représentent moins de 60 % des citoyens. Et l’on appelle encore cela la démocratie représentative.

    L’amendement délirant de Patrick Devedjian, visant à exclure du champ de la loi les travaux universitaires, a été rejeté.

    Voilà donc une nouvelle loi Gayssot adoptée à l’Assemblée nationale, alors même que tout le monde, en dehors des quelques staliniens PC-PS-UMP-UDF-Verts qui l’ont votée, s’accorde à dire que ce n’est pas à la loi de dire l’histoire, et que la liberté d’expression implique qu’il n’existe pas de lois de ce genre.

    Reste maintenant à inscrire la proposition de loi au calendrier du Sénat. François Hollande a promis de s’en occuper si les socialistes arrivent au pouvoir…

  • Le squat de la rue Saint-Marc

    Le gymnase de Cachan ayant finalement été évacué hier soir, le DAL a aussitôt trouvé une autre affaire, dans le IIe arrondissement de Paris. La police a expulsé ce matin deux familles d’un immeuble de la rue Saint-Marc. « Ça sent l’opération de représailles », tonne Jean-Baptiste Eyraud, évidemment présent sur les lieux. En fin de matinée, le DAL a publié un communiqué indiquant que les deux familles refusent de monter dans le car qui doit les acheminer vers un hôtel de la porte de Châtillon (c’est trop loin de l’école des enfants…), et qu’elles ont décidé de rester sur le trottoir.

    Le DAL précise qu’il avait « réquisitionné » cet  immeuble en novembre 1999 pour y loger six familles, dont les deux qui ont été expulsées aujourd’hui (près de sept ans plus tard…).

    Pour l’heure on n’a pas de nouvelles des expulsés du squat de Saint-Ouen, qui campent toujours, semble-t-il, depuis le 5 octobre, devant la mairie de cette ville, sous le contrôle du DAL.

    NB. Ceux qui seraient intéressés par l’histoire des groupuscules subversifs comme le DAL pourront lire l’étude (Iforel.doc) que j’avais réalisée pour l’IFOREL à l’été 2005. Ce texte est publié dans la brochure des actes du séminaire de Bordeaux, intitulée Démocratie participative contre démocratie représentative ?, disponible auprès de l'Iforel, 15 rue Dantan, 92210 Saint-Cloud. Tél. 01 47 71 03 12. iforel@wanadoo.fr

  • Plus de 600 000 civils tués en Irak

    Selon une étude réalisée par des médecins américains de l’université John Hopkins et l’école universitaire de médecine de Bagdad, en collaboration avec l’institut de technologie de Boston, quelque 655 000 civils sont morts en Irak entre mars 2003 (début de la guerre) et juillet 2006, dont 601 000 de façon violente, pour la plus grande partie par balle. La proportion de morts attribuables à la coalition serait de 31 %, le reste étant imputable à la guerre civile.

    George Bush a aussitôt déclaré qu’il ne jugeait pas ce rapport crédible, et a maintenu le chiffre de 30 000 morts qu’il avait déjà évoqué. Le général Casey, commandant des « forces multinationales » en Irak, a également contesté le rapport, disant qu’il n’avait jamais vu jusqu’ici d’estimation dépassant les 50 000 morts… mais se montrant incapable de préciser où il avait vu ce chiffre.

    Le Dr Gilbert Burnham, signataire de l’étude, a maintenu ses chiffres. Il a souligné que la méthodologie retenue avait déjà fait ses preuves et était largement utilisée dans les pays en développement dépourvus de statistiques fiables.  Le taux de mortalité en Irak est passé de 5,5 pour mille, avant 2003, à 13,3 pour mille, a-t-il ajouté.

    De son côté, le coordinateur humanitaire de l’ONU, Jan Egeland, constate que « chaque jour au moins un millier de personnes sont déplacées, et une centaine sont tuées ». « La violence interreligieuse et les opérations militaires ont provoqué la fuite de 315 000 personnes au cours des huit derniers mois », et il y a aujourd’hui entre 1,2 et 1,5 millions d’Irakiens réfugiés à l’étranger tandis que 1,5 million sont déplacés à l’intérieur du pays.

    On ne peut donc que se féliciter d’avoir mis à fin à la sanguinaire dictature de Saddam Hussein.

  • L’Europe de Ségolène

    Ségolène Royal a tenu hier une conférence de presse sur l’Union européenne. Il n’en reste guère qu’une petite phrase, abondamment commentée, à propos de l’entrée de la Turquie. Alors qu’on la pressait de donner son opinion personnelle, elle a répondu : « Mon opinion est celle du peuple français, puisque c’est le peuple français qui doit se prononcer » (par référendum).

    On sait que c’est là sa « stratégie ». Elle sera élue à la présidentielle, puisque sur tous les sujets elle a l’opinion qu’exprime le peuple français.

    Ici elle pousse le bouchon très loin dans la dérobade, puisqu’elle sait pertinemment que le peuple français est contre l’adhésion de la Turquie (et Sarkozy en a tiré les conséquences). Mais il faut attendre le référendum (si tant est qu’il soit un jour organisé). Et d’ici là, elle ne sait pas quoi en penser.

    Si c’était vrai, ce serait totalement idiot, et irresponsable. On aurait raison de ricaner et de se moquer, ouvertement (comme on le voit dans la majorité), ou sous cape (comme le font ses concurrents socialistes). Mais ce n’est pas vrai.

    Car avant la petite phrase, elle parlait des conditions qui « doivent être remplies par rapport à l’inquiétude des opinions sur la stabilité des frontières de l’Europe », et après la petite phrase elle a ajouté : « Je crois que le référendum ne sera pas facile. Il n’y a aucune raison de le stopper, mais il va falloir beaucoup de travail, d’évolution, pour que le peuple français se prononce positivement. »

    Autrement dit, je suis favorable à l’entrée de la Turquie, mais il va falloir une gigantesque opération de propagande pour que les Français changent d’avis et finissent par voter favorablement.

    Le bruit que l’on fait autour de la petite phrase sortie de son contexte permet donc en réalité de masquer le fait que Ségolène Royal est pour l’adhésion de la Turquie. Comme elle était pour la Constitution européenne, comme elle est pour l’Union européenne telle qu’elle (ne) fonctionne (pas). Car elle n’est rien d’autre qu’une bulle de la pensée unique. Et cela était particulièrement clair dans cette conférence de presse strictement réservée à l’Union européenne, et où elle n’a strictement rien dit, se contentant d’aligner les formules fourre-tout dont elle a fait un catalogue et qu’elle ressort quels que soient les sujets : tirer vers le haut, construire par la preuve, reconstruire le lien de confiance, changer de méthode, le besoin d’un discours de respect, d’un ordre juste, etc.

    Il n’y a pas de motif de ricaner et de se moquer. Ségolène Royal, c’est le néant politique absolu. Ça n’a rien d’amusant. C’est pitoyable.

  • Le jour se lève…

    Capitule des laudes des jours de férie (extrait de l’épître aux Romains) :

    Nox præcessit, dies autem appropinquavit. Abjiciamus ergo opera tenebrarum, et induamur arma lucis. Sicut in die honeste ambulemus

    La nuit est avancée, le jour approche. Rejetons donc les œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de lumière. Marchons avec honnêteté (ou vertu), comme en plein jour.