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  • Pression turque

    Des membres de la commission Environnement du Parlement européen devait effectuer une visite en Turquie, pour rencontrer quatre ministres. Mais la délégation comportait un député chypriote. La représentation permanente de la Turquie auprès de l’UE a demandé le retrait de ce député. Face au refus des parlementaires, la Turquie a annulé la visite.

    Comme le remarque Le Salon Beige, c’est donc la Turquie qui refuse l’Union européenne telle qu’elle est. La conclusion est évidente : sa demande d’adhésion n’a aucun sens, et il suffit d’en prendre acte.

    En vérité, c’est ce qui aurait dû être fait depuis le refus d’Ankara de reconnaître Chypre. Les négociations entre une union d’Etats et un Etat qui ne reconnaît pas l’un des Etats de cette union est une aberration sur le plan du droit international. Et là ce n’est pas la Turquie qui est coupable, mais l’Union européenne qui veut à tout prix s’agréger la Turquie.

  • En Ethiopie

    Deux églises ont été entièrement brûlées et quatre personnes tuées au cours de heurts entre chrétiens et musulmans en Ethiopie : « Les musulmans ont dit aux chrétiens qu’ils ne peuvent pas célébrer la fête de la Vraie Croix par ce que c’est leur terre », a précisé un responsable de l’Eglise éthiopienne, qui a ajouté : « Nous n’avons jamais vu ce genre de problème dans le passé. »

  • A Créteil

    La première pierre de la mosquée de Créteil a été posée hier, comme prévu. Ce sera un « centre culturel et cultuel à vocation départementale », avec un beau minaret, près du lac. Le député-maire Laurent Cathala a dit sa joie de partager ce « moment symbolique, concrétisation d’un vieux rêve ». La foule a salué la première touche de ciment aux cris de « Allah Akbar ». Voilà une nouvelle parcelle de terre d'islam, au cœur d'un évêché.

  • L’effet Sarkozy

    2 458 policiers ont été blessés en mission au cours du premier semestre, soit une augmentation de 15,78 % en projection annuelle par rapport à l’année dernière. Ce bilan, commente la DGPN, « montre la réalité de l’augmentation des représentants de l’autorité blessés, qu’il s’agisse des policiers, mais aussi des pompiers, des préposés, des contrôleurs de transports en commun et des enseignants ».

  • National Hebdo N° 1159

    Dans le numéro de National Hebdo qui paraît ce jour, mon éditorial fait le point sur la prétendue "guerre contre la terreur" que mènent les Américains.

    Roger Holeindre pointe les bobards d'Indigènes et montre son bulletin de pension d'ancien combattant : 212 euros par semestre après dix ans de guerre et deux blessures au combat.

    Serge Omara fait le compte-rendu du colloque de l'Iforel et du conseil scientifique du Front national sur l'automobile, ponctué par un discours de Jean-Marie Le Pen : "Un des droits consacrés par la déclaration des droits de l'homme si chère à ceux qui nous gouvernent est celui de résister à l'oppression. Cette résistance peut commencer en 2007: les électeurs automobilistes peuvent renvoyer l'ascenseur à ceux qui les oppriment : en leur retirant un maximum de points à l'élection présidentielle et aux législatives qui suivront. En leur retirant le permis de conduire le pays !"

    Ce colloque se tenait à l'occasion du salon de l'automobile, qui a été visité par Jean Roberto, tandis qu'Alexandre Martin fait remarquer que "tout n'est pas rose dans l'essence verte".

     Un autre compte-rendu est celui que je fais sur l'Université du club de l'Horloge.

    François Limier se demande "ce que va devenir M. Royal", et Béatrice Pereire publie une toute récente lettre du général de Gaulle qui commence ainsi : "Décidément, Nicolas sarkozy ne m'aura rien épargné. C'est bien simple, à lui comparé, Jacques Chirac en serait presque gaulliste, c'est dire." Et dans sa Semaine, Topoline s'amuse du spectacle socialiste.

    Dans les pages culture, j'attire l'attention sur la réédition d'un livre remarquable du P. Georges Habra, tome 1 du "Discernement spirituel" : amour et concupiscence. Et dans un tout autre domaine, Marie-Claire Roy évoque l'exposition "aux sources de l'art des studios Disney".

  • En attendant la fête

    Dans le texte du budget américain de la Défense, en passe d’être promulgué par le président Bush, il est spécifié que le président pourra déclarer une journée officielle de fête à l’issue des victoires en Irak et en Afghanistan, et 20 millions de dollars (sic) sont dégagés dans cette perspective. En fait, cette mesure avait déjà été votée l’an dernier, mais elle était semble-t-il passée inaperçue. Il était alors précisé que si la victoire ne pouvait pas être célébrée en 2006, les fonds resteraient prévus pour 2007…

    C’est l’opposition démocrate qui a attiré hier l’attention sur cet article, en le critiquant vigoureusement.

    Quelques heures plus tôt, le porte-parole de l’armée américaine en Irak, le général Caldwell, faisait savoir que le nombre de voitures piégées et de bombes artisanales en Irak a été plus élevé au cours de la semaine écoulée qu’à aucun moment depuis le début de l’année. C’est lui qui, déjà, la semaine dernière, avait annoncé qu’au cours de la semaine précédente le nombre d’attentats suicides avait été le plus élevé depuis l’invasion de l’Irak.

    Le général Caldwell a également annoncé qu’une brigade de la police irakienne (soit environ un millier d’hommes) a été démobilisée et envoyée dans une base américaine pour y recevoir un entraînement « anti-milice et anti-confessionnel ». C’est-à-dire une sévère rééducation : cette brigade est accusée d’aider les « escadrons de la mort ». Et le général d’ajouter : « Nous avons réalisé qu’en fait, retirer cette brigade de Bagdad renforcerait la sécurité. » Sic.

    Dans cette même journée, quatre soldats américains ont été tués en Irak.  Ce qui fait 14 depuis lundi. Cela non plus, on ne l’avait pas vu depuis bien longtemps.

    La fête n’est donc pas pour demain.

    En ce qui concerne l’Afghanistan, où la situation d’aggrave également, y compris à l’ouest du pays, une cérémonie a eu lieu hier à Kaboul, au cours de laquelle le commandement des forces militaires a été intégralement transféré à l’OTAN. La « coalition » américaine opérait seule dans l’est du pays. Désormais tous les soldats opérant en Afghanistan dépendent de l’OTAN, dont le seul drapeau a été hissé. Autrement dit, même si l’OTAN est sous influence américaine et même si les Américains sont de loin les premiers contributeurs de troupes, la victoire en Afghanistan ne sera pas une victoire américaine, mais une victoire de l’OTAN. Un jour, peut-être. Mais ça fait déjà cinq ans que ça dure…

  • Deux Placide en un

    Avant d’être le « jeudi de la 26e semaine du temps ordinaire » (comme s’il pouvait y avoir un temps ordinaire dans la liturgie, quelle expression affreuse), ce 5 octobre était la fête de saint Placide et de ses compagnons, martyrs. Et une grande fête chez les bénédictins, puisque Placide était un disciple de saint Benoît. En fait ce Placide martyr, qui avec d’autres fut victime des pirates barbaresques en Sicile, a été confondu avec le disciple de saint Benoît, que l’on fêtait le même jour.

    On lit toujours avec émotion le récit du miracle de Placide sauvé des eaux, tel que le raconte saint Gégoire le Grand dans son livre sur saint Benoît, et que voici :

    « Un certain jour, alors que le même vénérable Benoît se tenait en cellule, ledit Placide, cet enfant attaché à la personne du saint homme, sortit pour puiser de l'eau dans le lac. Tenant son récipient, il eut un geste imprudent en le mettant dans l'eau, et entraîné par ce mouvement, il y tomba lui aussi. Aussitôt, le courant le saisit, l'éloigna du bord et le tira vers le large jusqu'à la distance d'un jet de flèche ! Or l'homme de Dieu, à l'intérieur de sa cellule, eut aussitôt conscience de ce qui s'était passé et appela Maur en toute hâte : "Frère, lui dit-il, cours ! L'enfant qui était allé puiser de l'eau est tombée dans le lac et le courant l'a déjà entraîné fort loin !"

    « Chose admirable et qui ne s'était pas reproduite depuis l'apôtre Pierre ! Voici: la bénédiction ayant été demandée et reçue, Maur, stimulé par l'ordre de son Père gagna cet endroit et, se croyant toujours sur la terre ferme, il continua sa course sur l'eau jusqu'à l'endroit où l'enfant avait été emporté par le courant : il le saisit par les cheveux et revint toujours en courant. A peine eut-il touché terre et repris ses esprits qu'il jeta un regard derrière lui et voici que, ce qu'il n'aurait jamais cru possible, étonné et tout tremblant, il le voyait accompli !

    « De retour chez le Père, il lui rendit compte de cet exploit. Le vénérable homme de Dieu, Benoît, lui, se mit à attribuer la chose non à ses propres mérites mais à l'obéissance de son disciple. Maur, au contraire, disait que c'était dû uniquement à son ordre : il était bien conscient que cela ne venait pas de sa propre vertu puisqu'il avait agi inconsciemment. Mais voici que dans cet assaut d'humilité, réciproque et amical, l'enfant sauvé intervint comme arbitre. Car il disait : "Moi, lorsque j'étais retiré de l'eau, je voyais au-dessus de ma tête la melote du Père Abbé, et j'avais conscience que c'était lui qui me conduisait hors de l'eau." »