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  • Le Pen et les régularisations

    Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen juge « dérisoire » la polémique que développent la gauche et les lobbies de l’immigration contre Sarkozy, qui régularise près de 7 000 parents clandestins, ce qui correspond au chiffre qu’il avait annoncé au début de l’opération. En fait Sarkozy paraît assez crédible quand il dit qu’il avait extrapolé à partir des premiers milliers de dossiers déposés en préfecture.

    « Ce qui importe, souligne Jean-Marie Le Pen, est le chiffre qu’avait donné le ministère de l’Intérieur avant la circulaire : 720 familles, comparé au raz-de-marée des demandes de régularisations que la circulaire a provoquées. Les clandestins sont infiniment plus nombreux que ne le pensait le ministère de l’Intérieur. »

    Et ce qui importe pour l’avenir, poursuit-il, c’est « que l’épisode n’est pas clos, mais que les régularisations vont se poursuivre, discrètement, par le canal d’une “commission nationale de l’admission exceptionnelle au séjour“, qui vient d’être créée en vertu de la nouvelle loi Sarkozy sur l’immigration, et qui rend l’exceptionnel permanent ».

    Et de conclure : « Le vrai scandale est là : par sa nouvelle loi, Sarkozy a créé une nouvelle filière d’immigration. »

  • L'UDF n'existe pas

    Le secrétaire général adjoint de l'UMP aux élections, Alain Marleix, annonce que l'UMP n'investira aucun candidat contre les députés UDF sortants.

    Ce n'est certes pas une surprise, mais une confirmation que l'UDF n'existe au Parlement que par la grâce de l'UMP. Il en est de même du MPF de Philippe de Villiers, qui lui non plus n'aura pas de candidat UMP face à lui.

    Bayrou, comme Villiers, peut faire semblant d'être indépendant, et même, à l'occasion, de s'opposer vigoureusement à l'UMP, tout cela n'est qu'un petit jeu médiatique. Sa formation n'est qu'une annexe de l'UMP. Un parti satellite, comme on disait dans les pays de l'Est.

  • Des propos d’Ahmadinejad

    Lors de la conférence de presse qu’il a tenue en clôture de sa visite au Venezuela, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a tenu des propos intéressants, dans le contexte actuel d’hystérie islamique contre Benoît XVI.

    « Nous respectons le pape et toutes les personnes qui s’intéressent à la paix et à la justice. J’ai entendu de sa part que les paroles qu’il avait émises ont été modifiées », a-t-il déclaré. En fait elles n’ont pas été modifiées, mais le pape a clairement souligné que le propos le plus critiqué n’était pas de lui et qu’il ne reflétait pas son opinion personnelle. Ce qui est intéressant ici est le ton employé par un homme qui est à la tête d’un des gouvernements les plus islamistes du monde.

    La suite est de même fort intéressante. Démêler le vrai du faux demanderait une très longue analyse, car Ahmadinejad ne s’embarrasse pas de précisions, de quelque ordre qu’elles soient. Mais ce n’est pas la lettre de ce qu’il dit qui importe, c’est ce que cela sous-entend.

    « Toutes les guerres qui ont eu lieu au XXe siècle ont été causées par les pays européens et les Etats-Unis. (…) Une partie du gouvernement américain dit qu’ils sont chrétiens, mais ils ne sont pas chrétiens, car le Christ comme tous les prophètes de Dieu fut le prophète de la justice et de la paix de l’humanité. (…) Ceux qui ont initié ces guerres disaient qu’ils suivaient le Christ, mais nous savons qu’ils mentaient car ils ne connaissent pas le Christ. »

    Si l’on oublie toutes les objections qui viennent immédiatement à l’esprit, on peut constater que ce propos, dans ses sous-entendus (discernables sous les erreurs et le caractère fuligineux de la pensée), entre en résonance avec ce que Benoît XVI a (re)dit à Ratisbonne : « Les cultures profondément religieuses du monde voient précisément dans cette exclusion du divin de l’universalité de la raison une attaque à leurs convictions les plus intimes. Une raison qui reste sourde face au divin et qui repousse la religion dans le domaine des sous-cultures est incapable de s’insérer dans le dialogue des cultures. »

    Car ce que veut dire Ahmadinejad, semble-t-il, c’est que les Occidentaux ne sont plus chrétiens, que cela les conduit à se comporter comme des païens, et que, du point de vue de dirigeants musulmans croyants, cela est incompréhensible et conduit à ce qu’il n’y ait plus de point de contact. Saint Louis pouvait parler avec le sultan.

  • La farce des régularisations exceptionnelles

    Le chiffre « exact » et « final » est 6 924, a déclaré Nicolas Sarkozy. Il s’agit du nombre des parents « sans papiers » d’enfants scolarisés qui sont régularisés en vertu de la circulaire du 13 juin. Quelque 30 000 dossiers avaient été déposés dans les préfectures.

    Les lobbies et la gauche hurlent que la procédure a été arbitraire, que Sarkozy a appliqué un quota prédéterminé, puisqu’il avait annoncé lui-même qu’il y aurait 6 000, puis entre 6 000 et 7 000 régularisations.

    Le problème n’est pas là du tout. Comme il le dit lui-même, et c’est vrai, lorsque Sarkozy a évoqué ces chiffres, fin juillet puis début août, c’est parce qu’il faisait une extrapolation à partir des milliers de dossiers déjà déposés.

    C’est donc un mauvais procès qu’on lui fait.

    Il faut revenir plus loin en arrière. Le 6 juin au Sénat, Nicolas Sarkozy évoque la question de ces familles et annonce qu’il fera un geste en faveur de celles qui répondent à certains critères. Dans l’entourage du ministre, on précise que 720 familles sont concernées. La circulaire qui précise les critères de régularisation de ces 720 familles est envoyée aux préfets le 13 juin.

    Le 6 juillet, dans Le Monde daté du lendemain, le directeur de la police à la préfecture de Paris déclare : « Nous savons que nous allons régulariser plusieurs milliers » de familles. Aussitôt, Sarkozy, courroucé, répond que « ceux qui parlent de chiffres parlent de sujets qu’ils ne connaissent pas ». Et c’est lui-même qui évoquera ensuite plusieurs milliers de régularisations, au vu de l’affluence des demandes, une affluence qu’il n’avait absolument pas prévue.

    Sarkozy s’était basé sur les demandes de reconduites à la frontière. Mais les préfectures ont vu débarquer des milliers et des milliers de clandestins dont elles ne soupçonnaient pas l’existence…

    Tel est le fait à retenir : l’immigration clandestine est beaucoup plus importante que n’affectent de le croire les responsables politiques.

    On aura remarqué d’autre part que Nicolas Sarkozy ajoute : « Maintenant, nous en revenons à la procédure dite normale. »

    En réalité on ne revient pas à la procédure « dite normale ». On inaugure la procédure inscrite dans la nouvelle loi sur l’immigration, celle qui passe par la « commission nationale de l’admission exceptionnelle au séjour ». Expression dont Jean-Marie Le Pen soulignait en juillet dernier qu’il s’agit d’un oxymoron : une contradiction dans les termes : « Si on nomme une commission nationale permanente, c’est qu’il ne s’agit pas d’admission exceptionnelle, mais d’une nouvelle forme normale de régularisation. Le fait de créer une telle commission est en soi la preuve que l’on crée une nouvelle filière d’immigration familiale. »

    Et c’est ce que Sarkozy appelle la « procédure dite normale ». On doit comprendre : la nouvelle procédure officielle, à laquelle les déboutés de la circulaire pourront avoir recours, tandis que la plupart des déboutés des deux procédures pourront rester sur notre territoire, toujours sans papiers, mais sans plus de problèmes qu’auparavant.

    C’est pourquoi Arno Klarsfeld peut déclarer : «Il est évident que les 23 000 familles qui n’ont pas été régularisées ne vont pas toutes être expulsées ». Là ce n’est pas un oxymoron, c’est une litote…

  • Prière pour le pape

    Voici la prière que je récite tous les jours pour le pape. Elle est plus que jamais d'actualité.

    Oremus pro Pontifice nostro Benedicto.

    Dominus conservet eum, et vivificet eum, et beatum faciat eum in terra, et non tradat eum in animam inimicorum ejus.

    Pater noster. Ave Maria.