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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2760

  • Tu es poussière

    « Tu es poussière, et tu retourneras à la poussière », dit Dieu à Adam avant de le chasser du paradis terrestre.

    « Tu es poussière, et tu retourneras à la poussière », dit le prêtre, le mercredi des cendres, en apposant un peu de cendre sur le front du fidèle.

    Mais cette cendre a été faite en brûlant les rameaux d’olivier de la fête des Rameaux de l’année précédente. Cette poussière-là n’est plus celle de la malédiction, mais de la bénédiction. Elle n’est plus la marque de l’exil, elle est le gage du retour au paradis. Celui qui sera ouvert à Pâques par la mort et la résurrection du nouvel Adam, le Dieu fait homme.

  • La Cour de cassation contre l’adoption homosexuelle

    Alors que la justice vient une nouvelle fois de prononcer l’adoption simple d'un garçonnet de deux ans et demi par la compagne de sa mère biologique (laquelle a pour cela abandonné son autorité parentale…), la Cour de cassation rend deux arrêts condamnant l'adoption et la délégation de partage de l'autorité parentale.

    Dans une première affaire, la Cour de cassation casse l’arrêt de la cour d’appel de Bourges, qui en avril 2006 avait validé l’adoption par la compagne de la mère biologique de l’enfant. La cour d’appel, dit la Cour de cassation, a violé les dispositions du code civil en « privant la mère biologique, qui entendait continuer à élever l’enfant, de ses propres droits ». C’est la combine homosexuelle qui est ici démasquée et condamnée pour ce qu’elle est, un détournement de la loi.

    Dans la seconde affaire, la Cour de cassation confirme l’arrêt par lequel la cour d’appel de Paris avait rejeté, en en mai 2004, la possibilité d’un partage ou d’une délégation de l’autorité parentale par la mère « adoptante » à la mère biologique après l’adoption (c’est le fin du fin de la combine homosexuelle). La Cour de cassation constate simplement que la délégation ou le partage de l’autorité parentale est « à l’égard d’une adoption antinomique et contradictoire, l’adoption d’un enfant mineur ayant pour but de conférer l’autorité parentale au seul adoptant ».

    On ne peut que se réjouir de ces décisions. Le problème est que la Cour de cassation, en février 2006, avait rendu un arrêt inverse en accordant à deux lesbiennes une délégation de partage de l’autorité parentale.

    Autrement dit, la haute juridiction relance le débat, dans lequel vont s’engouffrer les lobbies homosexuels pour que la loi soit modifiée et permette l’adoption par les paires homosexuelles, ce qui sera fait de toute façon rapidement si la gauche revient au pouvoir, et un peu moins vite si la droite le conserve…

  • Sommet italo-espagnol pour la Constitution européenne

    Les chefs de gouvernement italien et espagnol Romano Prodi et José Luis Zapatero se sont rencontrés à Ibiza et se sont « engagés à déployer tous les efforts possibles pour relancer le processus d’intégration européenne, l’union politique de l’Europe ». Cela passe évidemment par la réanimation de la défunte Constitution européenne : « Nous soutenons les efforts de la présidence allemande pour le traité constitutionnel… Nous devons trouver une solution sur le traité constitutionnel, une solution qui permette de s’associer aux pays qui ont eu un problème (sic) pour sa ratification », disent-ils, soulignant que cette solution devra « préserver l’essence du projet constitutionnel européen »…

  • Huchon condamné

    Le président socialiste du conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a été condamné à six mois de prison avec sursis, 60.000 euros d’amende et un d’inéligibilité pour « prises illégales d’intérêts ». Sa femme Dominique Le Texier a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende. Les magistrats, comme on pouvait s’en douter, n’ont pas apprécié, et ont jugé « particulièrement maladroites », les déclarations de Jean-Paul Huchon qui prétendait ne pas savoir ce que faisait sa femme, laquelle se trouvait donc par hasard, sans qu’il le sache, employée de trois sociétés de communication choisies par la région. Les magistrats soulignent que « Jean-Paul Huchon a fait prévaloir un intérêt personnel sur l’intérêt général dont il est pourtant le garant en sa qualité d’élu », et qu’« un tel comportement participe inévitablement à la dégradation de l’image des responsables politiques ». Mais Jean-Paul Huchon fait appel, et garde donc ses mandats…

  • Les ministres de Sarkozy

    Selon Le Figaro Magazine, quand on demande à François Fillon à combien de personnes il a promis un portefeuille ministériel, il répond : « Oh ! une bonne centaine… » Et quand on pose la même question à Dominique Bussereau, celui-ci répond : « La liste des ministres de Sarkozy commence à la porte du QG, rue d’Enghien, et finit dans la forêt d’Orléans… »

  • Le Premier ministre de Bayrou

    François Bayrou a déclaré que s’il était élu son Premier ministre pourrait être de gauche, et qu’il a même « quelques noms à l’esprit ». En revanche, s’il s’agit de donner le nom d’un éventuel Premier ministre de droite, il « n’en aperçoit pas aujourd’hui ». Bayrou chasse ouvertement sur les terres socialistes, essayant de profiter des déboires de Marie-Ségolène. Au point de souhaiter une majorité de gauche à l’Assemblée nationale. Car il faut une majorité de gauche pour que le Premier ministre soit de gauche…

  • Une assistante sociale à l’Elysée ?

    Pendant la majeure partie de l’émission « J’ai une question à vous poser », hier soir sur TF1, Ségolène Royal est apparue comme une assistante sociale, qui allait régler tous les problèmes personnels et sociaux des Français grâce à son accession à l‘Elysée.

    Car il est facile de résoudre tous les problèmes : il suffit de mettre des moyens financiers, et de créer des emplois pour aider les gens. Et quand c’est un problème plus vaste, on crée un « service public ».

    Parfois la réponse est même plus directe : « Cette question-là sera réglée », répond-elle à une « personne en situation de handicap », comme elle dit dans sa langue de bois (l’homme se disait tout simplement handicapé), à propos de la prise en charge des maladies évolutives. Et elle n’ajoutera pas un mot. La question sera réglée, point final. Toutes les questions seront « réglées ». Car « je ferai » ceci et cela, répond-elle en permanence, en espérant que les auditeurs ne remarqueront pas qu’un président de la République, et même une Présidente, ne peut tout simplement pas faire ceci ou cela, qui relève dans le meilleur des cas du gouvernement et du Parlement, et plus souvent de règlements ou d’efforts d’organisation qui n’ont rien à voir avec le gouvernement.

    Marie-Ségolène a réponse à tout, sauf quand on finit par lui demander où elle va trouver l’argent pour « faire » tout ce qu’elle a « décidé » de faire. L’assistante sociale ne se préoccupe pas des moyens. Elle vient en aide aux gens…

    Même en se voyant à l’Elysée, l’assistante sociale ne se préoccupe pas non plus de ce qui est le rôle spécifique du président de la République. Malgré son nom, elle ne sait pas ce que sont les fonctions régaliennes. Quand par hasard une question aborde ces sujets, elle répond par une formule consensuelle (avec l’Afrique, une politique de codéveloppement, l’immigration sera maîtrisée, etc.) qui lui permet d’éviter le débat et de passer à autre chose, de revenir aux malheurs des gens dont elle va s’occuper… Et l’on recommence à créer des emplois d’Etat, et à faire fonctionner l’invisible tiroir-caisse.

    On ne croyait plus possible une telle démagogie, à si gros bouillons, et débouchant si évidemment sur un totalitarisme socialiste. C’était un festival d’impudeur et d’impudence. La dame est prête à tout pour arriver à l’Elysée. Jusqu’à l’obscénité démagogique.

  • Révisions de la Constitution : une honte

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Les 20e, 21e et 22e révisions de la Constitution française auxquelles le Congrès a procédé ce jour sont censées servir la gloriole de Jacques Chirac : elles contribuent plutôt à la honte d’un Président qui aura manipulé 13 fois la charte de la République.

    Le gel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie est une infamie, un crime contre la démocratie : ceux-là même qui veulent donner le droit de vote aux étrangers le suppriment à des Français d’outre-mer.

    L’inscription de l’abolition de la peine de mort dans la Constitution ne correspond ni au vœu des Français ni aux exigences de la justice. C’est une erreur capitale.

    La réforme du statut pénal du chef de l’Etat énonce une procédure illusoire de destitution. C’est un ornement factice.

    En revanche, il y aurait une révision urgente de la Constitution , consistant à annuler la précédente révision : celle qui, trois mois avant le référendum de 2005, mettait la Constitution française en conformité avec la Constitution européenne, alors que celle-ci, depuis le référendum, est caduque. Il est doublement aberrant que la Constitution française s’aligne sur un texte supranational qui n’existe pas.

  • Toutes les nations de la terre

    « L'Ange du Seigneur appela Abraham du Ciel pour la seconde fois, et lui dit : Je te bénirai, et je multiplierai ta descendance comme les étoiles du ciel. Ta postérité possédera les villes de ses ennemis, et toutes les nations de la terre seront bénies dans ta postérité. Et je te multiplierai ta descendance comme les étoiles du ciel. » (répons des matines)

  • Pauvre Constitution

    Ce jour, le Congrès réuni à Versailles a procédé aux 20e, 21e et 22e révisions de la Constitution … Il y en aura eu pas moins de 13 sous la présidence de Jacques Chirac. Ce n’est plus une Constitution, c’est un patchwork.

    On nous dit que les trois nouvelles révisions sont la réalisation de promesses de Jacques Chirac. Voilà donc qu’il tient des promesses.

    En fait, l’une consiste à entériner une législation socialiste : le gel du corps électoral calédonien ; une autre consiste à graver dans le marbre l’abolition de la peine de mort, qui est une loi socialiste ; la troisième est la réforme du statut pénal du chef de l’Etat, qui était réclamée à cor et à cri par la gauche…

    La première est parfaitement antidémocratique, puisqu’elle supprime le droit de vote et d’éligibilité à des citoyens français comme s’ils étaient déchus de leurs droits civiques. La deuxième est hautement contestable et contestée. La troisième est un brouillon de procédure de destitution du chef de l’Etat qui n’a aucune chance de pouvoir être appliquée.

    On remarquera aussi que l’abolition de la peine de mort date de 1981, que le gel du corps électoral calédonien est une loi de 1998 (invalidée par le Conseil constitutionnel), que la réforme du statut pénal du chef de l’Etat a été entériné au conseil des ministres en 2003.

    Le moins qu’on puisse dire est qu’il ne s’agit donc pas de nouveautés, mais d’une gesticulation de Chirac voulant terminer son mandat sur un grandiose événement politico-médiatique.

    Cette comédie fait se souvenir de la précédente révision constitutionnelle. C’était il y a un an, le 28 février 2005. Ce jour-là était notamment ajouté à l’article 88 : la République « peut participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité établissant une Constitution pour l’Europe signé le 29 octobre 2004 ». Et il était précisé les modifications qui seraient apportées au titre XV à compter de l’entrée en vigueur de la dite Constitution européenne.

    Quoi qu’il en soit des manigances des uns et des autres, le texte « signé le 29 octobre 2004 » n’entrera jamais en vigueur. Autrement dit, c’était une révision constitutionnelle pour rien, inscrivant dans le texte fondamental des dispositions qui ne correspondent à rien. On l’avait fait parce qu’on était sûr que les Français voteraient oui au référendum qui avait lieu trois mois plus tard…

    Il faudrait faire une révision constitutionnelle pour supprimer ces dispositions devenues obsolètes depuis le 29 mai 2005. Curieusement, personne n’en parle…