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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2143

  • « Europe, patrie spirituelle »

    Le patriarcat de Moscou a publié un livre intitulé « Europe, patrie spirituelle » : il s'agit d'un volume en édition bilingue italienne et russe, qui recueille les discours que Joseph Ratzinger - Benoît XVI a consacré ces dix dernières années à l'Europe. L'introduction de l'ouvrage est du président du département pour les relations ecclésiastiques extérieures du patriarcat de Moscou, l'archevêque Hilarion de Volokolamsk, et l'initiative éditoriale est du Département des relations ecclésiastiques extérieures du patriarcat de Moscou, en coopération avec l'Association internationale Sofia.

    « Ce livre est un événement historique, sans précédent dans l'histoire millénaire des catholiques et orthodoxes russes », explique le directeur de la publication, le Pr Pierluca Azzaro, vice-président de l'Association internationale « Sofia » et professeur d'histoire de la pensée politique à l'Université catholique du Sacré Cœur de Milan. « Mais, plus encore et surtout, c'est un grand témoignage d'amour pour le Christ et entre les chrétiens. C'est de cet amour que la culture européenne doit jaillir dans toutes ses expressions multiformes : une culture vivante, trempée d'une énergie morale authentiquement créative, totalement vouée à l'édification d'un bon avenir pour tous. L'Europe, nous dit le pape, ainsi que l'archevêque Hilarion de Volokolamsk dans sa belle introduction, est un continent spirituel qui, avec ses deux ailes, l'Eglise d'Orient et l'Eglise d'Occident, s'élève sur l'étroite dualité Occident d'Europe-Russie : l'Europe se présente ainsi à nos yeux comme une 'patrie spirituelle' commune, selon la belle expression utilisée par le pape lors de son dernier voyage en République Tchèque. »

    C'est pourquoi, souligne-t-il, « ce n'est que si nous redécouvrons et réaffirmons ensemble cette dimension vitale de l'Europe, qu'il sera possible d'en conjurer le déclin ».

    (Zenit)

  • Le théologien véritable

    Benoît XVI a célébré hier une messe en la Chapelle Pauline à laquelle ont pris part les membres de la Commission théologique internationale.

    Dans son homélie, il a parlé du véritable théologien, qui « évite la tentation de mesurer le mystère de Dieu à l'aune de son intelligence ».

    « Il y a de grands savants, de grands spécialistes, de grands théologiens, des maîtres de la foi qui nous ont enseigné tant de choses. Ils sont pénétrés d'Ecriture Sainte dans le détail, de l'histoire du salut. Mais ils n'ont pas pu voir le mystère même, le vrai noyau : que ce Jésus était réellement le Fils de Dieu (...). On pourrait facilement citer de grands noms de l'histoire de la théologie de ces deux cents années dont nous avons tant appris, mais le mystère n'a pas été ouvert aux yeux de leur cœur ».

    Car, par cette attitude, on se « met au-dessus de Dieu ». C'est le cas des experts qui adoptent une méthode dans laquelle « Dieu n'entre pas », et donc « n'est pas ». « On pêche dans les eaux de la Sainte Ecriture avec un filet qui permet seulement une certaine taille de poissons et ce qui dépasse cette taille n'entre pas dans le filet et ne peut donc pas exister. Et ainsi, le grand mystère de Jésus, Fils fait homme, se réduit à un Jésus historique, réellement une figure tragique, un phantasme sans chair ni os, qui est resté au tombeau, s'est corrompu, est réellement un mort. »

    « L'Eglise possède une longue liste de femmes et d'hommes ayant su parvenir à la vérité dans l'humilité, de Bernadette Soubirous à sainte Thérèse de Lisieux, avec une nouvelle lecture de l'Ecriture Sainte, non scientifique, mais entrant dans le cœur de l'Ecriture Sainte, jusqu'aux saints et bienheureux de notre temps : soeur Bakhita, mère Teresa, Damien de Veuster. On pourrait en citer tant. Certains sont même devenus des Docteurs de l'Eglise, qui sont des modèles dont il faut s'inspirer car capables d'annoncer le Mystère pour avoir été touchés par Dieu au plus profond de leur cœur. »

    Après sa résurrection, a conclu Benoît XVI, « le Seigneur avait touché le cœur de Saul en route vers Damas, un sage qui ne parvenait pas à voir. Il le rendit aveugle afin qu'il puisse voir. Le plus grand des savants doit se faire petit s'il veut toucher la sagesse divine, qui dépasse de loin toutes les sagesses humaines ».

    (Eucharistie miséricordieuse, Zenit)

  • Illatio

    C'est une chose digne et juste, et vraiment avantageuse pour nous, de faire retentir sans relâche vos louanges, ô Père tout-puissant ! vous qui nous avant créés dans un état de sainteté et de noblesse, daignâtes, par une miséricorde insigne, après que nous eûmes été séduits par la fraude de l'ancien serpent, nous arracher à la mort. Vous annonçâtes longtemps d'avance que votre Fils, que vous deviez nous envoyer dans la chair, viendrait sur cette terre et naîtrait  d'une Vierge ; et vous chargeâtes vos Saints de proclamer d'une voix éclatante l'Avènement de ce Messie, afin que le monde, préparé par une longue attente, conçût une plus grande joie au jour ou, la plénitude des temps étant accomplie, le Sauveur lui serait enfin donné. Donc, nous vous prions et supplions que, de même que, dans votre clémence et miséricorde, vous n'avez pas voulu souffrir que votre créature pérît entièrement, mais l'avez rappelée à la vie par l'humble Avènement de votre Fils notre Seigneur ; de même, aujourd'hui, vous daigniez protéger, conserver, guérir, défendre et délivrer ce qu'une première fois vous avez retrouvé, réparé, rappelé à la vie ; afin qu'en ce terrible Avènement où il doit reparaître pour  juger ceux par lesquels et pour lesquels il a été jugé lui-même, il retrouve ceux qu'il a rachetés en tel état de fidélité, qu'il puisse les posséder éternellement, lui qui les a acquis au prix de son sang.

    (Missel mozarabe. Dans l'Année liturgique de Dom Guéranger.)

    Aujourd'hui on fête sainte Bibiane (ou Viviane).

  • L’entrée en vigueur du traité de Lisbonne

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    C'est aujourd'hui la journée mondiale du sida, c'est aussi le jour qui a été choisi pour l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

    Le symbole est fort. Ce traité est le virus anti-immunitaire le plus virulent qui ait été inoculé à l'Europe et à ses nations depuis les mouvements stipendiés par l'URSS pour affaiblir la résistance des peuples au communisme.

    La « démocratie » européenne du traité de Lisbonne est infectée par un virus mutant du communisme soviétique, comme le montre quotidiennement le mode de fonctionnement des institutions de l'UE.

    La résistance des peuples est plus que jamais d'actualité contre les forces qui détruisent la liberté des nations.

  • Une résistance allemande

    Les ministres des Affaires sociales de l'UE étaient réunis hier à Bruxelles pour discuter d'un rapport d'étape sur la nouvelle directive anti-discriminations, qui doit étendre l'interdiction de toute discrimination aux transactions et aux services. La présidence suédoise espérait boucler le dossier avant la fin de l'année, mais c'est raté. L'Allemagne a catégoriquement dit non, en argumentant que l'Union européenne n'a pas à légiférer en une telle matière, que cela relève des lois nationales, et que cette position est inscrite dans l'accord de gouvernement de la nouvelle coalition allemande.

    Naturellement, l'eurocratie n'a pas dit son dernier mot. Si la Suède jette l'éponge, elle sera remplacée à la présidence tournante, à partir du 1er janvier, par l'Espagne. Et Zapatero, fidèle serviteur de la Commission européenne pour tout ce qui peut aller contre la loi naturelle, a la ferme intention de faire passer la directive. Il a déjà annoncé qu'il irait voir Mme Merkel...

  • Echec au « mariage » homosexuel en Argentine

    Le premier mariage homosexuel d'Amérique latine, qui devait être célébré aujourd'hui à Buenos Aires, a été suspendu hier sur ordre d'un juge à la suite d'un recours déposé par un particulier.

    Le 13 novembre, un tribunal administratif avait déclaré anticonstitutionnels deux articles du code civil dont l'un mentionne le consentement nécessaire entre "un homme" et "une femme".

    Le juge Gomez Alsina a estimé que ce tribunal, appartenant au contentieux administratif, n'était pas compétent pour déclarer anticonstitutionnels des articles du code civil.

    Je trouvais bizarre, aussi.

  • « Démocratie » européenne : à Paris aussi

    Avec le traité de Lisbonne, la France a droit à deux députés européens supplémentaires. Mais rien n'a été prévu pour leur élection. Eh bien ils ne seront pas élus, mais désignés. Des députés désignés, c'est une grande nouveauté « démocratique » en France.

    Le Premier ministre François Fillon a écrit au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer :

    "Je vous serais reconnaissant de faire procéder dans les plus brefs délais à cette désignation par l'Assemblée nationale en vous invitant, pour éviter toute polémique inutile, à retenir des modalités permettant la désignation d'observateurs appartenant l'un à un groupe de la majorité, l'autre à un groupe de l'opposition."

    On notera : « pour éviter toute polémique inutile ». Il faut le faire en douce...

    De toute façon, personne n'en parle. La dictature eurocratique et ses valets nationaux ont déjà tout anesthésié.

    NB. Fillon les appelle « observateurs » parce que les nouveaux députés européens n'auront pas le droit à la parole ni le droit de vote tant que l'Union européenne n'aura pas pondu un protocole sur la nouvelle composition du Parlement européen. Lequel protocole n'existe toujours pas, et quand il sera rédigé il devra être ratifié par les 27...

  • Conditor alme siderum

    Conditor alme siderum,
    Æterna lux credentium,
    Christe, redemptor omnium,
    Exaudi preces supplicum.

    Qui condolens interitu
    Mortis perire sæculum,
    Salvasti mundum languidum,
    Donans reis remedium,

    Vergente mundi vespere,
    Uti sponsus de thalamo,
    Egressus honestissima
    Virginis matris clausula.

    Cujus forti potentiæ
    Genu curvantur omnia;
    Cælestia, terrestria
    Nutu fatentur subdita.

    Te deprecamur, hagie,,
    Venture judex sæculi,
    Conserva nos in tempore
    Hostis a telo perfidi.

    Laus, honor, virtus, gloria,
    Deo Patri et Filio,
    Sancto simul Paraclito,
    In sæculorum sæcula. Amen.

    De tous les feux du ciel seul auteur et seul maître,
    Vive lumière des croyants,
    Rédempteur, qui pour tous sur terre as voulu naître,
    Daigne exaucer tes suppliants.

    Ta pitié, qui voyait périr tes créatures
    Après d'inutiles travaux,
    Ranime nos langueurs, et ferme nos blessures
    Par un remède à tous nos maux.

    Sur le couchant du monde, et vers l'heure fatale
    Dont le menaçait ton courroux,
    Tu sors d'une clôture et sainte et virginale
    Avec tout l'amour d'un époux.

    Tous les êtres du ciel, tout ce qu'en a la terre,
    Courbent le genou devant toi,
    Et sans avoir besoin d'éclairs ni de tonnerre,
    Un clin d'œil les tient sous ta loi.

    Saint des saints, qu'on verra du trône de ton père
    Descendre encor pour nous juger,
    Contre un fier ennemi, durant cette misère,
    Prends le soin de nous protéger.

    Louange à tout jamais au Père inconcevable !
    Louange à son Verbe en tout lieu !
    Louange à l'Esprit Saint, ainsi qu'eux ineffable,
    Qui n'est avec eux qu'un seul Dieu !

    (Hymne des vêpres de l'Avent, traduction Pierre Corneille. Une fois qu'on a apprécié la belle réussite que constitue cette traduction sur le plan de la poésie française, on peut noter les ajouts significatifs que fait Corneille au texte latin, bien dans la spiritualité de son époque. Il ajoute « Après d'inutiles travaux », « Dont le menaçait ton courroux », les éclairs et le tonnerre, et il fait du « temps » une « misère »...  On remarque plus encore qu'il traduit « Ranime nos langueurs, et ferme nos blessures » un vers qui veut dire « Tu as sauvé le monde malade ». L'hymne de l'Avent ne demande pas au Christ de nous guérir, elle constate qu'il nous a sauvés en venant dans notre monde.)