Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2012

  • Opel lance une « garantie à vie »…

    La firme Opel lance une « garantie à vie » sur ses voitures, d’abord en Allemagne et au Royaume-Uni. « Nous soulignons ainsi la confiance que nous avons dans la qualité et la valeur intrinsèque de nos produits », dit le patron de GM Europe, Nick Reilly.

    En fait, la « garantie » prend fin au-delà de 160.000 km. Il se trouve que j’ai une Opel, qui a 250.000 km. Il faut croire qu’elle est donc dans un coma dépassé depuis 90.000 km…

    En fait il s’agit d’une opération publicitaire qui est une surenchère sur les offres des constructeurs japonais et coréens, et dont le but est surtout de faire gagner de l’argent aux concessionnaires. Car, bien entendu, pour bénéficier de cette prétendue garantie à vie (au fait, je croyais que la publicité mensongère était interdite), il faut impérativement effectuer un entretien régulier du véhicule dans le réseau agréé. Et il faut régler des "frais" annuels. Quant aux pièces défectueuses, leur prise en charge est dégressive : de 100% avant 50.000 km, elle passe à 90% jusqu'à 60.000 km et chute à 40% à partir de 100.000 km.

  • Des nouvelles de l’impôt européen

    Le commissaire au Budget, Janusz Lewandowski, relance l’idée d’un impôt européen, dans une interview au Financial Times Deutschland. Le moment est venu, selon lui, car, en raison de la crise, de nombreux Etats membres cherchent des moyens de réduire leurs dépenses. Or un impôt européen permettrait aux Etats de réduire leur contribution financière à l’UE…

    "De nombreux pays veulent être déchargés. Ainsi, cela ouvre la porte à une réflexion sur les revenus qui ne sont pas réclamés par les ministres des Finances », dit-il joliment.

    Dans un premier temps, il ne s’agit pas de prélever un impôt sur tous les contribuables européens. Parmi les sources fiscales qu’il envisage, le commissaire cite une taxe sur l’aéronautique et une taxe sur les transactions financières. Il évoque aussi les fonds prélevés sur la vente aux enchères des droits d’émission de gaz carbonique (ce qui doit commencer en 2013). Il en dira davantage en septembre…

    Il reste que plusieurs Etats sont vigoureusement opposés à tout impôt européen, qui montrerait trop l’UE comme un super-Etat.

    Mais selon les eurocrates, les citoyens européens pensent que les banques devraient payer pour avoir été à l’origine de la crise financière mondiale, ce qui signifie qu'une taxe sur les transactions financières pourrait être moins impopulaire que dans le passé.

    (source)

  • Quand l’évidence fait surface

    La fondation Quilliam a remis au gouvernement britannique un rapport disant notamment que l’idéologie des partis musulmans modérés est « globalement la même que celle des islamistes violents », et que les divers groupes « ne sont en désaccord que sur les méthodes ».

    « Bien qu’une faible part soit en accord avec les méthodes d’Al-Qaïda, beaucoup partagent leur objectif global de créer un “État islamique unique” qui réunirait les musulmans du monde entier sous un seul gouvernement et imposerait une interprétation unique de la charia comme loi de l’État. »

    Le Telegraph, via Bivouac-ID.

  • Dans un pays musulman tel que la Belgique

    Le 6 août, la chaîne de télévision belge VTM a reçu une lettre qui disait à propos d’Elio di Rupo :

    « Au nom d’Allah, dans un pays musulman tel que la Belgique, un homosexuel ne peut en aucun cas devenir Premier ministre. »

    La police judiciaire de Bruxelles prend « l’affaire au sérieux », a indiqué un porte-parole.

  • Vigile de saint Laurent

    L’Offertoire [de la messe de ce jour] traduit les dispositions du saint au moment où il comparaît devant le souverain juge : « Ma prière est pure ; c’est pourquoi je demande que ma voix soit entendue dans le ciel ; que ma supplication s’élève vers Dieu » (Job, 16, 20). La lente mélodie, avec les notes profondes du début, est vraiment grave et implorante. Nous sommes aujourd’hui les « pauvres » auxquels le Seigneur distribue les trésors spirituels de l’Église par la main de saint Laurent ; c’est à nous aussi que s’adresse l’appel du Sauveur à le suivre en portant notre croix ; nous supplions Dieu de nous donner la force d’accomplir ce sacrifice où il sera notre témoin et notre aide, et déjà nous l’en remercions en nous appropriant les paroles de l’Épître : « Vous m’avez délivré de la flamme qui me pressait et m’entourait, et, au milieu du feu, je n’ai pas été brûlé. » Ce texte s’applique exactement à saint Laurent, mais à nous également dans chacune de nos épreuves. Ayons en profonde vénération ces antiques formulaires de messes dont la richesse a été l’aliment spirituel de tant de grandes âmes avant nous.

    Dom Pius Parsch

  • 11e dimanche après la Pentecôte

    « De nouveau, il sort des frontières de Tyr. Il vient, par Sidon, vers la mer de Galilée. » Ainsi commence l’évangile de ce jour.

    Selon les exégètes, ce parcours est aberrant, puisque Sidon est à 30 km au nord de Tyr, alors que Jésus va au sud, et cette indication de saint Marc est donc mystérieuse.

    Elle ne l’est pas, si l’on connaît la grotte de Maghdouché, « Notre-Dame de l’Attente », où selon une tradition remontant aux tout premiers siècles Marie attendait son Fils lorsqu’il allait à Tyr et à Sidon (car les femmes juives n’avaient pas le droit d’entrer dans les villes païennes). Or Maghdouché (qui est une ville entièrement grecque-catholique dans un environnement chiite) se trouve sur les hauteurs de Sidon. Jésus, revenant de Tyr, devait donc repasser par Sidon pour récupérer sa Mère. L’indication de Marc est une confirmation de la tradition de Maghdouché.

  • La « forme extraordinaire » en Grande-Bretagne

    Troisième volet de la très intéressante enquête de Paix liturgique sur l’application du motu proprio dans les différents pays : « La Grande-Bretagne, une application hypocrite ».

  • La présomption d’innocence à géométrie variable

    La présomption d’innocence est un bon principe. Les médias le respectent, le plus souvent, sauf lorsqu’il s’agit de l'« extrême droite », qui n’a droit à aucune protection des lois. La présomption d’innocence est particulièrement respectée quand il s’agit des voyous allogènes. Même leur anonymat est garanti. Ce respect absolu de la présomption d’innocence s’étend naturellement à toutes les minorités susceptibles d’être victimes d’une « phobie ».

    Or voici que l’AFP nous apprend :

    « Niqab : Lies Hebbadj en garde à vue pour des faits de viols et de violences »

    Ici, la présomption d’innocence a volé en éclats. Peut-être, pensera-t-on, que Lies Hebbadj a été pris sur le fait.

    Mais non. Il s’agit, dit le procureur, d’« accusations de viols et de violences portées à son encontre le 5 août 2010 par l'une de ses anciennes compagnes ».

    C’est peut-être vrai. Peut-être pas vrai (d’autant que ce genre de vengeance est monnaie courante). Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle, personne n’est en mesure, ni surtout en droit, de parler de « faits de viols et de violences », comme s’ils étaient avérés.

    Pourtant Lies Hebbadj fait partie des communautés protégées.

    Or cette protection ne joue pas pour lui.

    Pourquoi ?

    L’explication se trouve au début du titre de la dépêche : « Niqab ».

    Pourtant l’actuelle garde à vue de Lies Hebbadj n’a strictement rien à voir avec le niqab.

    Mais en indiquant « niqab », on rappelle qu’il s’agit de cet homme dont une des femmes a été verbalisée parce qu’elle conduisait en niqab. Un homme qu’on soupçonne depuis lors d’avoir escroqué les services sociaux en se servant de ses quatre « épouses ».

    Lesquelles portent le niqab. Porter le niqab, c’est donc très mal. Et, d’ailleurs, une loi a été votée qui va interdire le port du niqab. Les femmes de Lies Hebbadj sont donc virtuellement hors la loi, et Lies Hebbadj avec elles. Pour l’AFP, qui se fait à la fois le reflet et l’inspirateur de l’« opinion publique », il a donc perdu le droit à la présomption d’innocence, malgré son appartenance à une communauté protégée...

    Addendum.

    Apparemment, je n'ai pas été le seul à remarquer ce titre... L'AFP l'a modifié dans ses plus récentes dépêches. Le mot niqab a disparu, et le titre est devenu: "Lies Hebbadj en garde à vue, cette fois pour viols et violences".

    Addendum 2

    Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, a déclaré samedi sur RTL que Lies Hebbadj était, selon lui, « présumé coupable ». Sic.

    Dans un communiqué publié dimanche, il "rappelle qu'il a toujours considéré ce dossier comme un cas de société plus qu'un fait divers". En effet, on le savait déjà. Lies Hebbadj sera jugé et condamné, ce qui permettra au gouvernement de faire croire au bon peuple qu’on s’occupe sérieusement des problèmes de délinquance liés à l’immigration et à l’islam… Lies Hebbadj a été désigné (non sans raisons) comme l’arbre qui cache la forêt.

  • Une parabole sur l’avortement et l’immigration

    Par Mgr Andreas Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg (sur kath.net, traduction “ru”).

    Dans ce pays, les gens vivaient heureux et satisfaits. Il y avait tout ce dont ils avaient besoin, surtout une bonne eau, puisque la plupart des maisons avaient leurs propres sources. Pourtant, beaucoup de propriétaires de puits n’appréciaient pas ce trésor et voulaient  plutôt combler leurs puits pour gagner du précieux terrain de construction. Mais le roi, un homme sage et prévoyant, en dépit des réclamations des gens, décrétait des lois pour la protection des sources. Il expliquait souvent : « Pas de vie sans eau, pas d’avenir sans eau ! » Un jour, le roi mourut, et un nouveau vint au pouvoir. Il ne connaissait pas vraiment son prédécesseur et se moquait de ses idées « conservatrices » ! Il permit qu’on comble et même qu’on bétonne les sources ! Il dit qu’il ne voulait dicter à personne sa conduite, et que chacun devrait décider soi-même de ce qu’il voulait faire avec sa source. Ainsi on en arriva à fermer de plus en plus de sources, ou l'on faisait dériver leur eau vers la mer.

    Alors que l’eau commençait sensiblement à manquer dans le pays et les champs à se dessécher, le roi et ses ministres riaient. Ils firent acheminer de l’eau, de plus en plus. Cela coûtait fort cher, et en plus il fallait, puisqu’il s’agissait d’un mélange d’eau de mer, la dessaler. Mais le gouvernement continuait d’importer de l’eau et subventionnait même le comblement des sources pour, comme il disait, ne pas limiter la liberté des gens et permettre à chacun de vivre comme il le souhaitait. Entre temps tous avaient compris que le vieux roi avait raison avec son sermon : « Pas de vie sans eau, pas d’avenir sans eau ! » Tout le monde voyait que les récoltes diminuaient et que le pays s’appauvrissait, tous comprirent qu’on devrait rouvrir et protéger les sources. Mais les puissants du pays ne pouvaient et ne voulaient à aucun prix admettre qu’ils s’étaient trompés !

    Pendant qu’ils augmentaient les impôts et annonçaient à la population de nouvelles importations d’eau, très chères, ils ne disaient pas un seul mot sur le nombre de sources qu’il y avait pourtant dans le pays et combien avaient été condamnées année après année, et que cette eau d’une qualité optimale et la réouverture des sources seraient la solution la moins coûteuse et la plus prometteuse pour résoudre le problème. Mais aucun des responsables n’avait le courage de dire cette vérité, et le peu de gens qui la criaient furent réduits au silence et ridiculisés comme des restaurateurs têtus et des ennemis du progrès. Personne ne sait si ce pays existera encore dans 10 ou 20 ans. Une chose est sûre : il ne sera plus comme aujourd’hui.

  • Saint Gaétan de Thienne

    Saint Gaétan est le fondateur de l’ordre des Théatins. Jules II l’éleva, jeune encore, à la dignité de prélat. Ordonné prêtre en 1517, il renonça à la cour papale et se voua tout entier au service de Dieu. Il soignait de ses propres mains les malades. Son zèle de tous les instants au salut du prochain lui valut le surnom de « Chasseur d’âmes ». Dans le but de restaurer la discipline ecclésiastique, il institua, en 1524, un Ordre de clercs réguliers appelés à donner l’exemple d’une vie vraiment apostolique. Dédaigneux des biens de la terre, ces religieux ne devaient posséder aucun revenu et même ne rien solliciter des fidèles, se contentant pour leur subsistance de ce qui leur était spontanément offert. Ils vivaient ainsi dans une absolue confiance envers la divine Providence. Saint Gaétan passait souvent jusqu’à huit heures en prière. Il eut un rôle particulièrement actif dans la réforme du bréviaire sous Clément VII. La vertu dominante de ce saint, plein de mansuétude, fut l’humilité. A Rome, près de la Crèche, une nuit de Noël, il mérita de recevoir l’Enfant Jésus des bras de la Vierge Marie. Pendant le sac de Rome par Charles-Quint, il fut violemment maltraité par les soldats déçus de n’en pouvoir obtenir les biens qu’il avait distribués aux pauvres. La nouvelle d’une sédition populaire l’affecta si profondément qu’il en mourut

    (Résumé de sa vie par dom Pius Parsch. En 2007 j’avais publié une fort belle lettre de saint Gaétan.)