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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1999

  • L’avenir de l’Eglise

    Joseph Ratzinger, 1968 :

    « Il semble évident que l'Eglise a devant elle des temps difficiles. Sa vraie crise a à peine commencé. Il faut s'attendre à de fortes secousses. L'avenir de l'Eglise peut venir et viendra également aujourd'hui uniquement de la force de ceux qui ont des racines profondes et vivent de la plénitude pure de leur foi. L'avenir ne viendra pas de ceux qui ne font que donner des recettes. Il ne viendra pas de ceux qui ne font que s'adapter au moment présent. Il ne viendra pas de ceux qui ne font que critiquer les autres et se considèrent eux-mêmes comme la mesure infaillible. Il ne viendra pas non plus de ceux qui choisissent uniquement le chemin le plus facile, de ceux qui évitent la passion de la foi et présentent comme faux et dépassé, tyrannie et légalisme, tout ce qui est exigeant pour l'être humain, ce qui le fait souffrir et l'oblige à renoncer à lui-même. Disons-le de manière positive : l'avenir de l'Eglise, aujourd'hui, comme toujours, sera à nouveau marqué par le sceau des saints. Et donc par des êtres humains qui vont au-delà des phrases qui sont précisément modernes. Par ceux qui voient plus loin que les autres, car leurs vies embrassent des espaces plus larges. »

  • L'Exaltation de la Sainte Croix

    La célébration de l’« Exaltation universelle de la vénérable et vivifiante Croix » est particulièrement solennelle chez les byzantins. C’est la première grande fête de leur calendrier (qui commence le 1er septembre), et elle se trouve imbriquée dans la célébration de la Nativité de la Mère de Dieu. L’« octave » de la Nativité est raccourcie, pour se terminer le 12 septembre. Car le 13 c’est la Vigile de l’Exaltation de la Croix et la fête de la dédicace de la basilique de la Résurrection. En outre, le samedi et le dimanche qui précèdent le 14 septembre sont le samedi et le dimanche « avant la Croix », qui peuvent donc se télescoper avec la Nativité de Marie, ou la suivre immédiatement. On a ainsi d’un seul coup, au début de l’année liturgique, un résumé de toute l’histoire du salut. Comme le chante l’hymne à la Vierge de la divine liturgie du 14 septembre : « Tu es, ô Mère de Dieu, le Jardin mystique qui, sans être cultivé, a fait germer le Christ. C’est par lui que l’arbre vivifiant de la Croix a été planté sur terre. Par cette Croix, maintenant exaltée, nous vénérons le Christ et nous te glorifions. »

    On sait que la liturgie byzantine est plus portée sur la contemplation de la gloire céleste que sur les souffrances du Christ. Et la fête de l’exaltation de la Croix est le pendant glorieux du Vendredi Saint. Or, de façon paradoxale, la divine liturgie de ce jour est centrée sur la Passion. Alors que la messe latine commence par la phrase de saint Paul « Il faut nous glorifier dans la Croix de Notre Seigneur », et que l’évangile est celui où Jésus dit que le prince de ce monde va être jeté dehors quand il sera élevé de terre (« exaltatum a terra »), la divine liturgie commence par « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné », et l’évangile est la Passion selon saint Jean…

    Le point commun est dans l’insistance sur la Croix comme instrument de la victoire sur l’ennemi. Le kondakion byzantin demande à Dieu de nous accorder la victoire contre les ennemis, grâce à l’alliance avec Dieu, dans la Croix, qui est « une arme de paix, un trophée invaincu ». « Par le signe de la Croix, libère-nous de nos ennemis, ô notre Dieu », chante l’antienne de communion de la messe latine, tandis que la secrète évoque « l’étendard de la Croix ». L’ennemi étant évidemment le démon (même si la liturgie byzantine garde aussi en mémoire les ennemis de l’empire), et la Préface rend grâces au Père qui a « placé le salut du genre humain dans le bois de la Croix pour, là-même où la mort était née, y faire surgir la vie : et pour que celui qui vainquit par le bois fût aussi vaincu par le bois ».

  • La Norvège de plus en plus loin de l’UE

    Selon le dernier sondage en date, 65% des Norvégiens sont contre l’adhésion de leur pays à l’Union européenne. 25% pour.

  • Mariés dimanche

    Eric Besson (52 ans) s’est marié hier avec sa jolie Tunisienne Yasmine Tordjman (24 ans)… au ministère de l’Immigration, selon l’AFP.

    Le Salon Beige, réagissant à une information de 20 minutes selon laquelle il se serait marié à la mairie du 7e arrondissement, a titré : « Une mairie qui travaille le dimanche ».

    Si l’information de l’AFP est véridique, c’est seulement le maire qui a travaillé. Or il s’agit de Rachida Dati. Quand on est musulman, il est normal de travailler le dimanche, surtout quand c’est pour marier une musulmane (ou peut-être un couple de musulmans ?)…

  • Un nouveau pas dans l’islamisation de la Turquie

    Les Turcs étaient appelés aux urnes, hier, pour un référendum sur une série d’amendements (très divers) à la Constitution. Les sondages n’étaient pas très nets. Le résultat l’est : 58% de oui.

    Le scrutin était organisé 30 ans jour pour jour après le coup d’Etat militaire de 1980. Il était donc focalisé sur les amendements qui renforcent le pouvoir civil (c’est-à-dire islamique) contre le pouvoir militaire (c’est-à-dire laïciste). Et Erdogan l’a dit ouvertement, pendant la campagne, quand il demandait de voter pour la Constitution du peuple contre celle des militaires, et après l’annonce des résultats : "Le régime de tutelle (de l'armée) fait désormais partie de l'histoire."

    "Ces réformes sont un pas dans la bonne direction puisqu'elles répondent à un certain nombre de priorités dans les efforts de la Turquie pour se conformer pleinement aux critères d'adhésion", a déclaré Stefan Füle, le commissaire européen à l’élargissement, tout en soulignant que l’UE serait attentive aux lois qui mettront ces réformes en œuvre, et que la Turquie avait besoin d’autres réformes, notamment "dans le domaine des droits fondamentaux, comme la liberté d’expression et la liberté de religion".

    Ce 12 septembre n’est pas seulement une réponse au 12 septembre 1980. C’est aussi une réponse au 12 septembre 1683, quand l’islam turc avait été chassé des portes de Vienne.

  • Baby loup (de l’islam)

    Extraits d’un article du Figaro

    C'est une crèche unique en France, ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, afin que les parents puissent travailler en horaires décalés.

    Installée au coeur de la Cité de la Noé (célèbre pour avoir servi de cadre au film La Haine de Mathieu Kassovitz), Baby Loup accueille en permanence une bonne trentaine d'enfants de toutes nationalités.

    Baby Loup a été créée en 1990 avec le soutien actif du maire de Chanteloup-les-Vignes, Pierre Cardo.

    Natalia Baléato, une femme énergique d'origine chilienne, est recrutée pour la piloter. Elle est assistée, entre autres, de Fatima Afif, qui veut devenir éducatrice. Fatima se forme et, en 1998, devient directrice adjointe.

    En décembre 2008, à l'issue d'un congé parental de cinq ans, après deux grossesses, Mme Afif revient voilée en noir de la tête aux pieds. Seul son visage est découvert. Cherchet- elle la rupture ? Elle annonce d'emblée que sa tenue «n'est pas négociable» bien qu'elle sache que le règlement intérieur l'interdise. C'est le clash. Natalia Baléato n'en finit pas de raconter cette journée cauchemardesque du 9 décembre 2008, où son ex-bras droit s'est muée en ennemie, multipliant insultes et provocations au milieu des enfants. «Toi et tes grands principes, j'en ai marre!» crie-t-elle. Ou encore: «Ferme-là! Qu'est-ce que tu connais de l'islam?» Licenciée pour insubordination et faute grave, Fatima Afif n'en reste pas là. Elle monte les autres salariées de Baby Loup contre la direction, en appelle à la solidarité entre musulmans, saisit la Halde et les prud'hommes.

    L'année 2009 se déroule sous haute tension: arrêts maladie intempestifs et refus de travailler de certains personnels, qui tentent d'imposer leur voile, demandes de faire faire les prières aux enfants... Les parents se divisent. Le fragile consensus pour «maintenir un espace de neutralité et sauvegarder le vivre ensemble», dixit la direction, menace de voler en éclats. Les tensions sont telles que la direction de Baby Loup doit faire appel à des consultants extérieurs pour gérer les 20 salariés. En mars, coup de tonnerre: la Halde donne raison à Fatima Afif.

    Depuis, c'est le branle-bas de combat chez les partisans de Baby Loup: la crèche a pris un nouvel avocat, la directrice multiplie les interviews, Elisabeth Badinter, marraine de l'association, remue ciel et terre. A peine arrivée à la Halde, Jeannette Bougrab prend le contre-pied de son prédécesseur et promet une nouvelle délibération.

    Au-delà de la survie de la crèche, l'affaire Baby Loup a braqué les projecteurs sur une réalité peu réjouissante: la mainmise croissante des radicaux musulmans sur les quartiers, ici et ailleurs.

  • Sic

    Lu sur le site La Porte latine (via un commentaire de Summorum Pontificum - j'ajoute le lien pour vérification, tellement c'est incroyable) :

    "La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X est, à ce jour, la plus importante entité dépositaire de toute la Tradition culturelle et religieuse de l'Occident."

  • Du trône du jugement au trône de la miséricorde

    Extrait de l’allocution de Benoît XVI avant l’Angelus d’hier.

    Chers amis, comment ne pas ouvrir notre cœur à la certitude que, tout en étant pécheurs, nous sommes aimés de Dieu ? Il ne se lasse jamais de venir à notre rencontre, il fait toujours lui-même en premier le chemin qui nous sépare de lui. Le livre de l'Exode nous montre comment Moïse, par sa supplication confiante et audacieuse, a réussi en quelque sorte, à déplacer Dieu de son trône du jugement au trône de la miséricorde (cf. 32,7-11.13-14).

    Le repentir est la mesure de la foi et grâce à lui, on revient à la Vérité. L'apôtre Paul écrit : « Il m'a été fait miséricorde parce que j'agissais par ignorance, étranger à la foi » (1 Tm 1,13). Pour revenir à la parabole du fils qui revient « à la maison », nous notons que lorsque le fils aîné paraît, indigné par l'accueil festif réservé à son frère, c'est encore le père qui va à sa rencontre et sort pour le supplier : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi » (Lc 15,31). Seule la foi peut transformer l'égoïsme en joie et renouer des rapports justes avec notre prochain et avec Dieu. « Il fallait bien festoyer et se réjouir - dit le père - car ton frère que voilà... était perdu, et il est retrouvé ! » (Lc 15,32).

  • Versa est in luctum cithara mea

    R. Versa est in luctum cithara mea, et organum meum in vocem flentium. Parce mihi Domine: nihil enim sunt dies mei.
    V. Cutis mea denigrata est super me, et ossa mea aruerunt.
    R. Parce mihi Domine: nihil enim sunt dies mei.

    Ma cithare s'est changée en un chant de deuil, et mon orgue rend des sons lugubres. Epargne-moi, Seigneur, car mes jours ne sont que néant. Ma peau s'est noircie sur moi, et mes os se sont desséchés.

    Répons des matines : Job 30, 31 ; 7, 16 ; 30, 30.

  • 16e dimanche après la Pentecôte

    Voyant ceux qui s’installent aux places d’honneur, à un repas où il est également invité, chez un pharisien, Jésus leur dit qu’ils devraient choisir la dernière place, pour éviter l’humiliation de se faire déloger si quelqu’un de plus important arrive, alors que ce sera au contraire une gloire si le maître de maison les fait monter de la dernière à la première place.

    Naturellement, il ne s’agit pas d’une leçon du manuel de savoir vivre en société. C’est une parabole sur l’humilité. Et saint Luc le montre clairement, d’emblée, lorsqu’il parle des « invités », comme disent les traductions courantes. Car il n’emploie pas le mot « invité ». Il emploie un verbe qui veut dire « appeler », et même « nommer ». Ces invités sont ceux qui sont appelés à entrer dans le royaume des cieux, appelés par leur nom. Mais ce n’est pas parce qu’ils sont appelés qu’ils doivent se croire arrivés…