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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1881

  • Le cochon est contraire à la laïcité de la République

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    Ça devait venir un jour, c’est venu. Le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, interdit la « marche des cochons » organisée à Lyon par les identitaires parce que cette marche "met en avant pour la dénoncer une pratique religieuse, ce qui est contraire à la laïcité de la République".

    Il est interdit de manifester contre l’extension du halal et contre l’interdiction du porc dans des cantines. Donc, selon le préfet Carenco, ceux qui interdisent le porc au nom de l’islam respectent la laïcité. Ceux qui protestent agissent contre la laïcité.

    Le préfet obéit aux partis, syndicats et lobbies de la dhimmitude, qui avaient demandé cette interdiction.

    Les organisateurs vont faire appel devant le tribunal administratif.

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    Le préfet Carenco, en lice pour le grand prix de la dhimmitude, fait la leçon aux identitaires:

    Le prophète a dit: "il n'y a rien de bon dans le cochon."

    A Lyon...

  • Reconquête N° 277

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  • La grande mosquée de Limay

    La grande mosquée de Limay a été inaugurée samedi dernier. Il y avait là l’ancien maire communiste, le nouveau maire communiste, l’ancien ministre-député-maire de Mantes-La-Jolie Pierre Bédier, le sous-préfet, le curé, etc.

    Le maire a fait un beau discours sur le vivre ensemble et la laïcité qui consiste à construire des mosquées (l'opium du peuple, c'est seulement la religion chrétienne). Petite remarque : il dit avoir respecté la loi de 1905. Mais j’avais constaté que le terrain avait été vendu 10 fois moins cher que les autres terrains en vente sur la commune à l’époque…

    On disait alors que la municipalité avait abord rejeté un projet comportant des salles de classe et de réunion. « Il ne faut pas confondre centre culturel et centre cultuel », avait dit le maire. Mais la grande mosquée est bel et bien un centre cultuel et culturel, avec au rez-de-chaussée (outre la salle de prière) une salle de réunion et une autre salle, et au premier étage trois salles de 27 m2 et une salle de lecture…

  • Sainte Monique

    Augustini magni patris
    Atque suæ piæ matris
    Laudes et præconia
    Decantemus, venerantes
    Et optata celebrantes
    Hodie solemnia.

    Mater casta, fide gnara,
    Vita Clara, Christo chara,
    Hæc beata Monica
    De profano propagatum,
    Nunc jam parit suum natum
    In fide catholica.

    Felix imber lacrymarum
    Quo effulsit tam præclarum
    Lumen in Ecclesia !
    Multo fletu seminavit,
    Germen ubi reportavit
    Metens in lætitia.

    Plus accepit quam petivit :
    O quam miro tunc gestivit
    Spiritus tripudio,
    Cernens natum fide ratum,
    Sed et Christo jam sacratum
    Toto mentis studio !

    Hæc egenis ministravit
    Et in eis Christum pavit,
    Mater dicta pauperum ;
    Curam gerens infirmorum,
    Lavit, stravit et eorum
    Tersit sordes vulnerum.

    O matrona gratiosa
    Quam transfigunt amorosa
    Crucifixi stigmata !
    His accensa sic ploravit
    Lacrymias quod irrigavit
    Pavimenti schemata.

    Pane cœli saturata,
    Stat a terris elevata,
    Cubiti distantia ;
    Mente rapta exultavit :
    « Volitemus, exclamavit,
    Ad cœli fastigia. »

    Eia, mater et matrona,
    Advocata et patrona
    Sis pro tuis filiis,
    Ut dum carne exuemur,
    Nato tuo sociemeur
    Paradisi gaudiis. Amen.

    Célébrons les louanges, redisons les mérites d’Augustin le grand docteur et de Monique sa pieuse mère ; fêtons en ce jour une solennité qui nous est chère.

    Mère chaste, pleine de foi, comblée de mérites, aimée du Christ, l’heureuse Monique, dont le fils était sorti d’une source païenne, l’a enfanté à la foi catholique.

    Heureuses larmes qui, dans leur abondance, ont été cause qu’une si éclatante lumière a brillé dans l’Église ! Elle a semé longtemps dans les pleurs, celle qui aujourd’hui moissonne avec tant d’allégresse.

    Elle a reçu au delà de ce qu’elle avait demandé ; mais quel bonheur inonda son âme, lorsqu’elle vit son fils établi dans la foi, voué au Christ de toute l’ardeur de son cœur !

    Elle fut la servante des indigents, et nourrit en eux le Christ, ayant mérité le nom de Mère des pauvres ; elle se livra au soin des malades, lavant et nettoyant leurs plaies, préparant leurs lits.

    O matrone pleine de grâce, dont les blessures du Christ excitèrent l’amour ; en les méditant, elle versa tant de larmes que le pavé en fut arrosé.

    Nourrie du pain céleste, ses pieds ne touchent déjà plus la terre ; son âme ravie tressaille et s’écrie : « Prenons notre vol pour les hauteurs du ciel. »

    O mère, ô matrone, sois l’avocate et la protectrice de tes enfants d’adoption ; et lorsque notre âme se dégagera des liens de la chair, réunis-nous à ton fils dans les joies du paradis. Amen.

    Séquence du missel de l’abbaye de Saint-Victor (postérieure à Adam de Saint-Victor), traduction Dom Guéranger.

  • Canada: la victoire des conservateurs

    Je m’inquiétais le 26 mars de la chute du gouvernement Harper. Comme me l’avait aussitôt fait remarquer un lecteur, j’avais tort: suite aux élections du 2 mai, les conservateurs, qui étaient minoritaires, deviennent ultra-majoritaires, avec 167 sièges sur 308.

    L’autre gagnant du scrutin est le « nouveau parti démocrate » (de gauche) de Jack Layton, qui passe de 36 à 102 sièges.

    Le parti libéral dégringole de 77 à 34 sièges, et le Bloc québécois n’a plus de groupe, n’ayant plus que 4 sièges (contre 47).

    On remarque qu’au Québec, sur 75 circonscriptions, 58 sont allées au NPD (de gauche), 4 au Bloc québécois, et 6 aux conservateurs. Il semble qu’il n’y ait plus rien à sauver au Québec…

  • Mundi renovatio nova parit gaudia

    Mundi renovatio
    Nova parit gaudia :
    Resurgenti Domino
    Conresurgunt omnia.
    Elementa serviunt,
    Et auctoris sentiunt
    Quanta sit potentia.

    Le renouvellement du monde
    a amené des joies nouvelles ;
    le Seigneur ressuscite,
    et tout ressuscite avec lui ;
    dociles à la voix de leur auteur,
    les éléments montrent par leur obéissance
    l’étendue de son pouvoir.

    Ignis volat mobilis,
    Et ær volubilis :
    Fluit aqua labilis,
    Terra manet stabilis :
    Alta petunt levia,
    Centrum tenent gravia,
    Renovantur omnia.

    Le feu est devenu plus volatil,
    l’air a augmente de transparence ;
    l’eau coule plus limpide,
    et la terre se tient plus ferme sur ses bases.
    La loi selon laquelle les corps légers s’élèvent,
    et les corps pesants tendent vers leur centre,
    est de nouveau déclarée : tout participe à la rénovation.

    Cœlum fit serenius,
    Et mare tranquillius ;
    Spirat aura levius,
    Vallis nostra floruit.
    Revirescunt arida,
    Recalescunt frigida,
    Postquam ver intepuit.

    Le ciel est plus serein,
    la mer est plus tranquille,
    l’haleine du zéphyr plus douce.
    Notre vallée s’est couverte de fleurs ;
    la terre aride a retrouvé sa verdure ;
    le souffle du printemps a réchauffé
    sa surface engourdie.

    Gelu mortis solvitur,
    Princeps mundi tollitur,
    Et ejus destruitur
    In nobis imperium ;
    Dum tenere voluit
    In quo nihil habuit,
    Jus amisit proprium.

    Les glaces de la mort se sont fondues ;
    le prince du monde est renversé ;
    son empire sur nous est anéanti.
    En voulant retenir dans ses liens
    celui sur lequel ses droits étaient nuls,
    il a vu s’évanouir son pouvoir.

    Vita mortem superat ;
    Homo jam recuperat
    Quod prius amiserat,
    Paradisi gaudium :
    Viam præbet facilem,
    Cherubim versatilem
    Amovendo gladium.

    La vie a vaincu la mort ;
    l’homme recouvre les joies
    du Paradis qu’il avait perdues ;
    le Chérubin abaisse
    le glaive qu’il brandissait,
    et livre un passage facile.

    Christus cœlos reserat,
    Et captivos liberat,
    Quos culpa ligaverat
    Sub mortis interitu.
    Pro tanta victoria
    Patri, Proli gloria
    Sit cum Sancto Spiritu. Amen.

    Le Christ ouvre les cieux ;
    il délivre les captifs
    que le péché avait enchaînés
    sous les lois de la mort.
    Pour une si belle victoire,
    honneur au Père, honneur au Fils,
    honneur à l’Esprit-Saint ! Amen.

    Adam de Saint-Victor, traduction dom Guéranger

  • Ils parlent de justice et de démocratie

    Une "victoire de la démocratie"… "Justice est faite"…

    Eh bien non.

    Il est vrai que les Israéliens ont réussi à imposer l’assassinat ciblé comme une forme normale de guerre, mais ce n’en est pas une. Un assassinat est un assassinat.

    Aucune déclaration de victoire ne peut rendre conforme à la justice et à la démocratie, et au droit international, au droit des gens, le fait pour une armée de pénétrer clandestinement sur le territoire d’un Etat étranger et d’y tuer une personne, quelle qu’elle soit, même si elle s’appelle Ben Laden.

    De même, l’obsession de l’OTAN, ces derniers jours, de tuer Kadhafi, n’est en aucune manière légitime. Et l’on ne voit pas en quoi c’est une victoire que d’avoir réussi à tuer le plus jeune de ses fils et ses enfants. (A moins que cela ait aussi un rapport avec la doctrine israélienne : les crimes de Kadhafi seront expiés par ses enfants jusqu’à la 7e génération ?)

    Pour en revenir à Ben Laden, on ne peut qu’être ahuri d’apprendre que son corps a aussitôt été balancé à la mer… Avant d’apprendre que la photo qui a fait le tour de la planète était un montage… Mais à quoi jouent donc les Américains ?

  • Saint Joseph artisan

    La seconde nativité [le Baptême] est plus honorée que la première puisqu’ici le Père se fait connaître, lui le Dieu de majesté ; tandis que là c’est Joseph, un simple artisan, que l’on estime être le père. Et quoique si l’on considère ces deux événements, l’on voie que la naissance et le baptême du Seigneur sont également l’œuvre de l’Esprit-Saint, néanmoins le Père qui parle du haut des cieux est incomparablement plus grand quel celui qui travaille sur la terre. Il était donc regardé comme le père de notre Seigneur et Sauveur, Joseph qui, sur la terre, fait œuvre d’artisan ; et cette œuvre, Dieu, qui est le véritable Père de notre Seigneur Jésus-Christ, ne laisse pas de l’accomplir, car il est artisan lui aussi. C’est en effet un ouvrier, Celui qui a fabriqué la machine du monde avec une puissance, non seulement admirable, mais encore ineffable. Comme un savant architecte, il a suspendu le ciel dans les hauteurs, affermi la terre par sa pesanteur même, donné pour bornes aux mers les cailloux des rivages. Il est l’auteur d’un travail, Celui qui, pour établir une certaine mesure, abat les faîtes de l’orgueil et élève les profondeurs de l’humilité. Il est artisan, Celui qui retranche de notre vie les œuvres vaines, et conserve toutes les œuvres bonnes. Il est artisan, Celui dont « la cognée est déjà mise à notre racine », selon la menace de Jean-Baptiste, pour que tout arbre dépassant les bornes d’une juste discrétion soit coupé jusqu’à la racine et jeté au feu, tandis que celui qui aura la mesure de la vérité sera destiné aux célestes constructions.

    Saint Augustin

  • Dimanche in albis

    La lecture évangélique (Ioan. XX, 19-31) traite de deux apparitions distinctes de Jésus aux Apôtres : la première, le soir même de Pâques, quand il institua le Sacrement de Pénitence ; l’autre, huit jours après, quand il voulut faire toucher ses plaies par Thomas. Il est significatif que le pouvoir de remettre les péchés ait été accordé aux Apôtres le jour même de la résurrection du Christ. C’était un jour de joie et de triomphe, et c’est pourquoi il convenait que la divine miséricorde y instituât le Sacrement qui écarte de cette terre le deuil et les pleurs, et appelle les pécheurs à une vie nouvelle. En mémoire de ce fait, à présent encore, le sens chrétien veut que les fidèles, avant de participer au Sacrement Pascal, implorent du prêtre l’absolution sacramentelle de leurs fautes. Le langage populaire, si expressif et qui reflète une profonde éducation catholique, appelle : faire ses Pâques, la réception de ces deux sacrements à l’occasion de la fête pascale, tellement intime est le lien entre la résurrection du Seigneur et la réconciliation sacramentelle des pénitents.

    Bienheureux cardinal Schuster