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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1879

  • Saints Nérée, Achille, Domitille, et Pancrace

    Il y a plus de 1300 ans, le grand pape liturgique, saint Grégoire le Grand, fit une belle homélie sur l’Évangile d’aujourd’hui dans la basilique de nos saints martyrs (la messe remonte donc au moins à cette date). Citons-en quelques extraits : « Frères, honorez dans votre prochain non pas les biens de ce monde, mais plutôt l’image de Dieu. Estimez, en vous et dans les hommes, moins ce qu’ils possèdent que ce qu’ils sont. Voyez ces saints devant la tombe desquels nous nous tenons ; ils ont foulé aux pieds le monde florissant. Ils ont méprisé une longue vie, un bien-être constant, la richesse, la bénédiction des enfants, le repos et le bonheur. Le monde florissait autour d’eux, mais il était déjà flétri dans leur cœur. Voyez, chrétiens, le monde se flétrit et meurt en lui-même : doit-il continuer à être florissant dans vos cœurs ? Partout nous guettent la mort, le chagrin, les tristes soucis ; de tous côtés, nous sommes mortifiés et rassasiés d’amertume. Et pourtant, fous que nous sommes, nous aimons avec des désirs charnels cette amertume ; nous nous attachons à ce monde qui périt. Et comme nous ne pouvons le retenir dans sa chute, nous tombons avec lui. La fragilité du monde nous montre pourtant, d’elle-même, qu’il n’est rien et ne mérite pas qu’on s’y attache. Chers frères, attachez plutôt votre cœur aux choses éternelles afin que vous parveniez à la gloire céleste, puisque vous tenez déjà à la foi par Jésus-Christ, Notre Seigneur, qui vit et règne avec le Père dans l’unité du Saint-Esprit pendant les siècles des siècles Amen ».

    Dom Pius Parsch

  • La honte du Parlement européen

    Le Parlement européen, à une écrasante majorité, a voté la levée de l’immunité de Bruno Gollnisch, suite à une plainte de la Licra concernant un communiqué anodin du groupe FN de Rhône-Alpes.

    Toutes les informations sur le blog de Bruno Gollnisch. Voir aussi la réaction de Bernard Antony.

  • Saint Philippe et saint Jacques

    Le Quatrième Évangile rapporte que, après avoir été appelé par Jésus, Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : "Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth". Philippe ne se rend pas à la réponse plutôt sceptique de Nathanaël ("De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ?"), et riposte avec décision : "Viens, et tu verras !" Dans cette réponse, sèche mais claire, Philippe manifeste les caractéristiques du véritable témoin : il ne se contente pas de proposer l’annonce, comme une théorie, mais interpelle directement l’interlocuteur en lui suggérant de faire lui-même l’expérience personnelle de ce qui est annoncé. Les deux mêmes verbes sont utilisés par Jésus lui-même quand deux disciples de Jean-Baptiste l’approchent pour lui demander où il habite. Jésus répondit : "Venez et voyez."

    Nous pouvons penser que Philippe s’adresse également à nous avec ces deux verbes qui supposent un engagement personnel. Il nous dit à nous aussi ce qu’il dit à Nathanaël : "Viens et tu verras". L’Apôtre nous engage à connaître Jésus de près. En effet, l’amitié, la véritable connaissance de l’autre, a besoin de la proximité, elle vit même en partie de celle-ci. Du reste, il ne faut pas oublier que, selon ce que saint Marc écrit, Jésus choisit les Douze dans le but primordial qu’"ils soient avec lui", c’est-à-dire qu’ils partagent sa vie et apprennent directement de lui non seulement le style de son comportement, mais surtout qui Il était véritablement. Ce n’est qu’ainsi, en effet, en participant à sa vie, qu’il pouvait le connaître et ensuite l’annoncer. Plus tard, dans la Lettre de Paul aux Éphésiens, on lira que l’important est d’"apprendre le Christ", et donc pas seulement et pas tant d’écouter ses enseignements, ses paroles, que, davantage encore, Le connaître en personne ; c’est-à-dire connaître son humanité et sa divinité, son mystère, sa beauté. En effet, il n’est pas seulement un Maître, mais un Ami, et même un Frère. Comment pourrions-nous le connaître à fond en restant éloignés ? L’intimité, la familiarité, l’habitude nous font découvrir la véritable identité de Jésus Christ. Voilà : c’est précisément cela que nous rappelle l’apôtre Philippe. Et ainsi, il nous invite à "venir", à "voir", c’est-à-dire à entrer dans une relation d’écoute, de réponse et de communion de vie avec Jésus, jour après jour.

    Benoît XVI, 6 septembre 2006

  • Saint Antonin

    Nous ne nous arrêterons point ici à décrire avec quelle ferveur il passa son noviciat, et prononça ses voeux au couvent de Cortone, où les supérieurs l'avaient envoyé. Le pape Nicolas V le jugeait digne d'être canonisé dès le temps de sa vie ; preuve convaincante qu'il avait fait de grands progrès en la perfection. Son zèle et son courage surpassaient ses forces, et les rigueurs de la Règle lui semblaient si légères, que, ne s'en contentant point, il couchait encore sur la dure, ne quittait point le cilice, et prenait la discipline toutes les nuits : il ajoutait aussi à l'office du choeur celui de la Vierge et celui des morts, avec les sept Psaumes de la Pénitence, et quelquefois le Psautier tout entier. Son recueillement était si grand pendant ses prières, et particulièrement pendant l'oraison mentale, qu'on l'a vu plusieurs fois élevé de terre.

    Il eut bien voulu toujours continuer ce genre de vie mais l'obéissance l'appliqua bientôt au secours du prochain car il fut élu supérieur des couvents de Fiésole, de Cortone, de Gaëte, de Florence, de Sienne, de Pistoie, de Naples et de Rome, et les gouverna l'un après l'antre et partout il maintint l'observance de la Règle, non seulement par ses pressantes exhortations, mais encore par ses exemples. Il était le premier àtout ; et quoiqu'il fût ensuite vicaire-général de la Congrégation de Naples et de Toscane, et provincial de la province romaine, il s'abaissait néanmoins jusqu'aux ministères les plus humbles de la communauté où il résidait. Il disait tous les jours la sainte messe, et en servait une autre; il prêchait fort souvent et avec beaucoup de succès, et il écoutait, avec une patience et une assiduité merveilleuses, les confessions de ceux dont il avait touché les coeurs par la force de ses paroles.

    Cependant l'archevêché de Florence vint à vaquer, par la mort du cardinal Barthélemy Zarabella, et il y avait neuf mois entiers que l'on était en contestation sur l'élection d'un successeur, lorsque le pape Eugène IV, jetant les yeux sur le Père Antonin, vicaire-général de la Congrégation réformée de Naples, le nomma archevêque de cette grande ville et voyant qu'il refusait obstinément, il lui fit commandement, " en vertu du Saint-Esprit et de la sainte obéissance, sous peine de péché mortel et même d'excommunication, d'accepter cette charge ". Ne pouvant plus s'opposer à des ordres si précis, il leva les yeux et les mains au ciel puis, se tournant vers quelques personnes doctes qu'il avait assemblées pour savoir si, vu son incapacité, il était obligé d'obéir à ce commandement : " Vous savez, dit-il, mon Dieu, que j'accepte cette charge contre ma volonté, pour ne pas résister à celle de votre vicaire : assistez-moi donc, Seigneur, ainsi que vous savez que j'en ai besoin."
    Il fit ensuite son entrée à Florence, les pieds nus et les yeux baignés de larmes, tandis que toute la ville retentissait de joie de posséder un si digne pasteur, le considérant comme un Saint et, en effet, il l'était devant Dieu, qui pénètre le secret des cœurs.

    Cette nouvelle dignité ne lui fit rien changer dans sa vie privée car il garda toujours jusqu'aux moindres observances de son Ordre de sorte que ceux qui n'eussent pas été informés de son nouveau caractère, l'eussent plutôt pris pour un simple religieux que pour l'archevêque de Florence. Sa table, son lit, sa chambre et généralement tous les meubles de son palais archiépiscopal, ne ressentaient que la pauvreté religieuse. Son train n'était composé que de six personnes, à qui il donnait de bons gages, afin de les empêcher de rien recevoir de ceux qui avaient quelque affaire à l'archevêché. Il prenait lui-méme connaissance des causes qui devaient se juger à son tribunal, ne se contentant pas des soins de son officiai, auquel, néanmoins, il donnait tous les ans cent ducats d'or, afin qu'il rendît la justice sans nul salaire. Tout le monde se trouvait si bien de ses jugements, de ses avis et de ses conseils, qu'on lui donna le titre d'Antonin-des-Conseils, avant même qu'il fût archevêque.

    Petits Bollandistes

  • Sainte Bakhita et le condamné à mort

    Extrait d’un entretien avec une religieuse missionnaire.

    Sainte Bakhita a touché la vie de nombreuses personnes dans le monde entier. J'ai entendu parler d'un prisonnier américain condamné à mort qui s'est converti grâce à sainte Bakhita. Pouvez-vous nous raconter cette histoire ?

    Oui, il s'agit d'un prisonnier condamné à mort dans l'Etat d'Oregon. Cet homme était désespéré. Un jour, il trouva sous la porte de sa cellule une lettre d'une dame suisse qui cherche sur Internet les noms des personnes condamnées à mort et leur écrit pour leur donner un peu de courage. Ce prisonnier, Jeffrey, vit la lettre et, pendant un moment, n'y prêta pas attention, puis la ramassa pour la jeter dans la corbeille à papier. Mais elle tomba à côté. Il la prit alors, l'ouvrit et lut ce que disait cette dame, qu'elle l'aimait, et que Sr. Bakhita l'aimait aussi. Il se demanda qui pouvait être cette Bakhita ? A nouveau, il décida de l'ignorer, mais il ne trouvait pas la paix, si bien qu'il écrivit à cette dame pour lui demander qui était Bakhita. Elle lui envoya une brochure avec l'histoire de Bakhita. Il fut tellement impressionné par ce que cette jeune fille avait traversé, qu'elle ait été capable de pardonner et qu'elle ait pu réaliser tant de choses dans sa vie que, petit à petit, quelque chose changea en lui. Il demanda à être baptisé, et maintenant il veut faire quelque chose pour le Soudan. Et de sa petite cellule, il écrit des lettres. Il a démarré un projet au Soudan pour encourager les aides en faveur des enfants soudanais.

    Je crois qu'il a écrit quelque chose comme 600 lettres ?

    Oui, il a écrit plus de 600 lettres. C'est également un artiste et il vend ses créations pour ce projet. Il contribue également, avec beaucoup de succès, à la conversion des autres détenus. Je crois que ceci est l'un des plus grands miracles dus à sœur Bakhita.

  • Nouvelle attaque sanglante contre les coptes

    Samedi soir, les coptes d’Imbaba, un quartier du Caire, ont été attaqués par des centaines de salafistes. Les musulmans s’étaient regroupés devant l’église Saint Mina, qu’ils voulaient fouiller, parce que, selon eux, une jeune femme, Abir, y était détenue. Abir, ancienne chrétienne mariée à un salafiste, avait téléphoné à son mari pour lui dire qu’elle était torturée dans cette église. Le gouverneur de Gizeh eut beau dire qu’il n’y avait aucune femme retenue dans cette église, cela ne changea rien à la détermination des musulmans (c’est devenu le prétexte habituel). Les prêtres de l’église appelèrent la police, mais il ne se passa rien. Alors les coptes décidèrent de défendre leur église. Les affrontements durèrent plus de quatre heures avant que l’armée arrive. Entre temps, les musulmans avaient incendié deux autres églises, et un immeuble d’habitation copte.

    Il y a eu 12 morts et 232 blessés.

    Pour le ministre de la Justice, les troubles sont dus à la « contre-révolution ». Il a annoncé que 190 personnes ont été arrêtées et qu’elles seraient déférées devant des tribunaux militaires.

    Un porte-parole des salafistes, Abdel-Moniem El-Shahhat, a déclaré qu’aucun salafiste n’était mêlé aux violences et que d’ailleurs aucun d’eux n’avait été arrêté… Il a ajouté que si le gouvernement appliquait la loi rien de tout cela n’arriverait.  Car ces troubles sont dus à l’inaction du gouvernement face au kidnapping de femmes par le clergé copte et à la présence illégale d’armes dans les églises…

  • Saint Grégoire de Nazianze

    Grégoire a profondément souligné la pleine humanité du Christ : pour racheter l’homme dans sa totalité, corps, âme et esprit, le Christ assuma toutes les composantes de la nature humaine, autrement l’homme n’aurait pas été sauvé. Contre l’hérésie d’Apollinaire, qui soutenait que Jésus Christ n’avait pas assumé une âme rationnelle, Grégoire affronte le problème à la lumière du mystère du salut : "Ce qui n’a pas été assumé, n’a pas été guéri", et si le Christ n’avait pas été "doté d’une intelligence rationnelle, comment aurait-il pu être homme ?" C’était précisément notre intelligence, notre raison qui avait et qui a besoin de la relation, de la rencontre avec Dieu dans le Christ. En devenant homme, le Christ nous a donné la possibilité de devenir, à notre tour, comme Lui. Grégoire de Nazianze exhorte : "Cherchons à être comme le Christ, car le Christ est lui aussi devenu comme nous : cherchons à devenir des dieux grâce à Lui, du moment que Lui-même, par notre intermédiaire, est devenu homme. Il assuma le pire, pour nous faire don du meilleur."

    Benoît XVI, 22 août 2007

  • Deuxième dimanche après Pâques

    La liturgie de ce dimanche insiste sur un aspect particulier et très important, sur le plan ecclésial, du mystère pascal : le Christ est le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis, et qui, après avoir repris sa vie, institue le pasteur qui, en son nom, rassemblera le troupeau.

    L’antienne du Benedictus reprend ce que dit Jésus du bon pasteur qui connaît ses brebis et qui est connu de ses brebis, et y insère la fameuse expression « Ego sum via, veritas et vita », qui vient d’un tout autre passage de l’évangile de saint Jean.

    Nous ne savons pas où tu vas, comment pourrions-nous savoir le chemin ? demandait Thomas à Jésus. C’est moi le chemin, et la vérité, et la vie, répond le Pasteur. Moi, donc l’Eglise que j’institue. Car « c’est tout un de Notre Seigneur et de l’Eglise », comme disait sainte Jeanne d’Arc dont on célèbre aujourd’hui la solennité dans les paroisses.

  • « Marseille est une ville arabe »

    Patrick Mennucci, vice-président PS du conseil régional PACA, défendant l’idée d’un Festival international du cinéma arabe à Marseille en 2013 (et non d’un festival du cinéma méditerranéen) :

    "Marseille est une ville arabe, en même temps qu'une ville méditerranéenne. Si l'on n'est pas capable de se regarder tels que nous sommes, nous reculons, et tous les beaux discours sur l'intégration sont dépassés. Marseille doit assumer pleinement sa part arabe."