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  • Mercredi des quatre temps de Pentecôte

    Les quatre temps de la Pentecôte (donc d'été) sont censés être une action de grâce pour les premières récoltes de blé, ce qui est nettement trop tôt, en tout cas pour chez nous… (Mais c'est la signification de la "fête des (7) semaines" où l'on offrait deux pains levés confectionnés avec le blé nouveau.)

    La messe y fait allusion par le propos de Jésus sur la manne dans le désert annonçant le Pain de Vie, le vrai pain descendu du ciel qui est son corps.

    Les antiennes du Benedictus et du Magnificat reprennent toutes deux ce propos, qui est donc central dans la liturgie de ce jour. Voici l’antienne du Magnificat, par les moniales d’Argentan. Dans la version de l’antiphonaire monastique de 1934, qui est différente, dans la dernière partie (et par le si bécarre) de celle du Liber usualis.

    Ego sum panis vivus, qui de cælo descéndi : si quis manducáverit ex hoc pane, vivet in ætérnum : et panis, quem ego dabo, caro mea est pro mundi vita, allelúia.

    Je suis le pain vivant, moi qui suis descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement : et le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde, alléluia.


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  • Mardi de Pentecôte

    Dans cette messe apparaît la parabole du Bon Pasteur. Comment cela ? Nous avons, au cours de l’année liturgique, un certain nombre de messes du « Bon Pasteur » : au commencement du Carême (le premier lundi), à Pâques (le second dimanche après Pâques) et au début du temps qui suit la Pentecôte (troisième dimanche après la Pentecôte). L’image du Bon Pasteur étant une des plus courantes dans l’Église ancienne, on comprend que la liturgie y revienne sans cesse. Mais nous pouvons remarquer qu’elle aime placer ces messes du Bon Pasteur au début d’une époque nouvelle. La liturgie veut, sans doute, nous montrer qu’à travers toutes les époques de l’année liturgique le Seigneur est le Bon Pasteur qui nous conduit. Que nous dit aujourd’hui l’image du Bon Pasteur ? Le Seigneur n’est-il pas Bon Pasteur dans l’envoi du Saint-Esprit ? « Je suis la porte des brebis. Celui qui entre par moi sera sauvé ; il entrera et sortira et trouvera des pâturages ». Serait-ce une représentation trop osée d’appeler aussi le Saint-Esprit, l’Esprit de Jésus, le Bon Pasteur de l’Église ? Ne nous a-t-il pas été donné, par le Seigneur remonté au ciel, comme un guide, un consolateur, un avocat ? Quand le Seigneur prononce cette importante conclusion de l’Évangile : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance », il résume brièvement l’action de ce Bon Pasteur.

    Dom Pius Parsch

    La lecture évangélique d’aujourd’hui nous décrit Jésus sous le symbole très doux du bon Pasteur. Il nous donne les marques qui distinguent de sa religion, qui est la seule vraie, toutes les fausses sectes. En premier lieu, les propagandistes de celles-ci sont des voleurs qui, sans aucun titre, se sont frauduleusement introduits dans le troupeau d’un autre et ont ravagé les brebis. Ils ne sont pas passés par la porte, mais ils se sont glissés à l’intérieur par d’autres ouvertures, c’est-à-dire grâce à des moyens illicites, fraude et hypocrisie. Entre eux et les brebis, il n’y a pas eu de véritable entente ni correspondance d’affection ; ils se sont simplement imposés par abus de pouvoir, ils n’ont pas converti les cœurs. La conduite de semblables réformateurs a été scandaleuse. Ils ont bien fait marcher le troupeau, mais ne l’ont pas précédé par l’exemple d’une vie vertueuse. Quant à la fin de semblables entreprises de réforme, c’a été un immense désastre et une hécatombe d’âmes.

    Dans cette description faite par le saint Évangile, ne pouvons-nous pas discerner la genèse, les caractères et l’histoire de toutes les hérésies, depuis l’ancienne Gnose jusqu’au récent modernisme ? Seul Jésus est le bon Pasteur qui établit entre son cœur et le nôtre de solides courants de sainte dilection. Il nous précède par son exemple et guide nos âmes dans les pâturages fertiles de la divine grâce et des ineffables sacrements.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Lundi de Pentecôte

    Χαίροις Ἄνασσα, μητροπάρθενον κλέος.
    Ἄπαν γὰρ εὐδίνητον εὔλαλον στόμα,
    Ῥητρεῦον, οὐ σθένει σε μέλπειν ἀξίως.
    Ἰλιγγιᾷ δὲ νοῦς ἅπας σου τὸν τόκον
    Νοεῖν· ὅθεν σε συμφώνως δοξάζομεν

    Réjouis-toi, Princesse, glorieuse Vierge-Mère. Car nulle bouche habile à tourner d’élégants discours n’a de chant qui puisse te célébrer dignement. Et toute intelligence est saisie de vertige quand elle veut comprendre ta maternité. C’est pourquoi, d’une seule voix, nous te glorifions.

    Une curiosité : cette hymne à la Vierge de la liturgie byzantine (mégalinaire, chanté ce « lundi du Saint-Esprit » après la consécration), dans l’harmonisation occidentalisante de Ioannis Sakellaridis, le plus connu (avec Thémistocle Polycrate) des « modernistes » grecs du début du XXe siècle, qui considéraient qu’il fallait faire ainsi évoluer le chant byzantin, face aux « conservateurs » qui jugeaient que c’était contraire à la tradition byzantine. Les conservateurs n’avaient pas tort mais ce que faisait Sakellaridis était bien joli quand même…