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  • Martin Schulz, d’une présidence l’autre

    Martin Schulz, le président socialiste du Parlement européen, est candidat à la succession de José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne. Il est le premier à s’être déclaré (et il est officiellement le candidat des socialistes européens). Il a beaucoup changé, ces dernières années. On l’avait connu tonitruant et provoquant, européiste laïciste de choc, quand il était président du groupe socialiste. Depuis qu’il est président du Parlement européen, il a lissé son discours, au point de ne plus du tout faire parler de lui… Bref, il se transformait en très digne candidat « de centre gauche » à la présidence de la Commission…

    Il vient de donner une interview au Monde. Où l’on constate, non sans une légère satisfaction, que le discours consensuel a beaucoup changé et impose désormais de dire ceci :

    « L'Europe ne doit pas tout faire. Je suis d'accord pour redéléguer certaines compétences. La Commission ne doit pas se mêler de tout. Nous n'avons pas besoin de règles sur l'huile d'olive. Les Méditerranéens ont une expérience de cinq mille ans suffisante en la matière. La distribution de l'eau doit être réglée régionalement, tout comme les transports locaux et régionaux. Plus le niveau de décision est proche des citoyens, mieux c'est. »

  • Bonnets rouges

    C’est une bonne idée (aussi pour Armor Lux…) que les manifestants bretons contre l’écotaxe aient repris le bonnet rouge, emblème de la plus célèbre révolte bretonne contre les excès du fisc. Mais voici que le symbole est repris un peu partout en France. Je ne suis pas d’accord. Les Bonnets rouges font partie du patrimoine historique breton. Si l’épisode est resté célèbre, c’est d’abord à cause de la terrible répression qui a suivi. Que les autres pays de France retrouvent dans leur propre patrimoine ce qui peut symboliser la lutte contre le fiscalisme. Mais qu’ils laissent aux Bretons ce qui appartient en propre à leur mémoire.

  • Une école coranique à Aulnay-sous-Bois

    Au conseil municipal du 17 octobre dernier, à Aulnay-sous-Bois, le Plan local d’urbanisme (PLU) a été modifié. Une parcelle vouée au développement économique et au sport a changé d’affectation. Elle est désormais susceptible de recevoir un « équipement d’intérêt général ».

    L'adjoint à l'urbanisme a fini par admettre qu'il s'agirait d'une « école privée ».

    En fait : une école musulmane où l’on apprendra le Coran.

    Tel est l’intérêt général, aujourd’hui, à Aulnay-sous-Bois.

    Le projet est celui d’une association locale appelée « Espérance musulmane de la Jeunesse française ». Mais oui.

    (Aulnaycap, via l'Observatoire de l'islamisation)

  • Texas : la loi sur l’avortement, d’appel en appel…

    Vendredi dernier, la cour d’appel du cinquième circuit, siégeant à la Nouvelle Orléans, et composée de trois femmes, a annulé le jugement qui invalidait une bonne partie de la nouvelle loi du Texas sur l’avortement. Les magistrates ont considéré que cette loi ne portait « pas atteinte au droit » (à l’avortement), et qu’elle n’était pas invalide par le seul fait qu’elle « rendait l’avortement plus difficile ou plus onéreux ». En conséquence la loi peut être immédiatement appliquée. Les opposants en ont alors immédiatement appelé à la Cour suprême des Etats-Unis. Hier, le juge Antonin Scalia a rejeté la demande de surseoir en urgence à l’application de la loi, et a donné une semaine à l’Etat du Texas pour donner ses arguments.

  • Sainte-Sophie de Trébizonde reste un « musée » (pour le moment)

    Le tribunal administratif de Trabzon, en Turquie, a rejeté la demande de transformation du « Musée d’Ayasofia » en mosquée.

    Le « musée d’Ayasofia », c’est l’église byzantine Hagia Sophia, Sainte-Sophie de Trébizonde, du XIIIe siècle. Mehmet II en avait fait une mosquée en 1461, et le gouvernement turc « laïque » en avait fait un arsenal, puis un hôpital, puis elle avait été restaurée par des experts de l’université d’Edimbourg et déclarée « musée » en 1961. En avril dernier, à la suite d’une longue procédure, l’église a été reconnue patrimoine inaliénable de la Fondation Mehmet II. Et le directeur régional des Fondations, affirmait qu’« un édifice reconnu comme mosquée ne peut être utilisé dans aucun autre but ».

    Le tribunal en a décidé autrement. Mais la décision définitive appartient au Conseil d’Etat.

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    Les quatre évangélistes (vision d'Ezéchiel)

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    Les noces de Cana

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    La multiplication des pains

  • Toujours les « blasphèmes » au Pakistan

    Le 29 octobre, à Faisalabad, deux étudiants musulmans, observant une chrétienne qui venait d’emménager dans une maison et brûlait des déchets après l’avoir nettoyée, ont constaté qu’elle brûlait des pages de texte en arabe. Donc des pages du Coran…

    Accusée de blasphème, la femme s’est enfuie avec sa famille.

    Un chrétien, militant du Réseau de défense des droits de l’homme, a vite compris que la femme était innocente. Il est allé voir un chef musulman appartenant à la Commission de paix de la ville. Celui-ci a reconnu que les pages brûlées n’étaient pas des pages du Coran, mais d’un livre de classe en arabe. Il a appelé les musulmans à évaluer correctement les faits avant de lancer de lourdes accusations qui ne servent qu’à fomenter la haine et la division.

    Voilà donc une affaire qui se termine rapidement dans de bonnes conditions. Mais c’est parce que les pages en question n’étaient réellement pas des pages du Coran. Dans le cas contraire, et alors que la chrétienne, qui ne connaît pas l’arabe, n’aurait pas été davantage coupable, le chef musulman qui paraît si sage aurait eu une tout autre attitude…

  • Bienheureuse Françoise d’Amboise

    (Dans mon diocèse)

    Fille de Louis d’Amboise, prince de Talmont et vicomte de Thouars, elle fut promise à l’âge de quatre ans à un fils du duc de Bretagne, Pierre, et fut élevée à la cour de Bretagne jusqu’à son mariage. Pierre devint le duc Pierre II en 1450, et Françoise devint « la bonne duchesse » : elle était déjà connue pour sa bonté, son souci des pauvres et des malades. Le duc lui avait alloué mille livres pour ses aumônes, mais on lui rapporta qu’elle dépensait beaucoup plus. Il ordonna qu’on lui donnât tout ce dont elle avait besoin. Pierre II était surnommé « le Simple », et il reconnaissait l’intelligence supérieure de Françoise qui prit une part active dans le gouvernement du duché, s’occupant de nommer des personnes honnêtes aux différentes charges, notamment ecclésiastiques. Elle est vraisemblablement à l’origine de la loi qui organisa l’assistance judiciaire (conformément à l’Ancienne Coutume), en 1451 (exactement 400 ans avant la loi française).

    A la mort de Pierre II en 1457, elle n’avait que 30 ans. Elle voulait devenir religieuse, mais sa famille voulait qu’elle se remarie. Louis XI aussi, qui lui avait trouvé un beau parti. Alors que le roi de France était à Nantes et que Françoise était censée aller lui rendre hommage, ses oncles avaient décidé d’organiser son enlèvement. Quelqu’un, qui avait eu vent du projet, s’écria : « On enlève la duchesse ! » Aussitôt, des milliers de Nantais descendirent dans la rue. Il fallut que Françoise paraisse en personne pour calmer l’émeute. Et elle ne fut pas enlevée.

    Sous l’influence du bienheureux Jean Soreth, prieur général des Carmes, elle fonda le premier couvent de carmélites en Bretagne, à Vannes, dont elle devint la prieure, puis trois autres. (Il n’y avait pas encore de carmélites en France. Jean Soreth avait fait venir des religieuses de Liège.) Elle mourut en 1477, au couvent de Nantes, en soignant une religieuse atteinte de la peste. « Adieu mes filles, dit-elle, je vais expérimenter à présent ce que c'est que d'aimer Dieu ; je me rends à lui ! »