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  • Sauver la chapelle de la Bucaille

    Je relaie volontiers l’appel d’un lecteur pour sauver une chapelle de Cherbourg :

    Je viens vous demander de l'aide. Pourriez vous je vous prie passer un encart pour inviter les âmes de bonne volonté à se regrouper, je propose de les rassembler, pour sauver cette église magnifique du centre ville située rue de la Bucaille à Cherbourg. Particulièrement bien préservée, cette église de l'ancien couvent des religieuses des sœurs du Sacré Cœur, dispose de stalles intactes, de vitraux d'une rare qualité dont le bleu rappelle ceux de la Cathédrale de Chartres, d'un Maître Autel particulièrement majestueux. J'ai rencontré la supérieure des religieuses qui ont décidé de quitter Cherbourg et la maison de retraite qu'elle dirigeait. Elles vendent non seulement le bâtiment où elles logeaient mais aussi la cure et son église. Cet ensemble serait cependant parfait pour une congrégation religieuse. Elles n'ont consulté hélas que des promoteurs immobiliers. J'ai demandé à la supérieure de renoncer à son projet de vente à un promoteur immobilier et de privilégier une vente par lot de l’église séparément pour qu'une association de fidèles puisse la racheter et lui conserver son caractère religieux. Le projet mûri avec le promoteur immobilier consisterait à vider l'église pour la transformer en salle d'exposition d'« art contemporain »... Le projet des religieuses semble bien avancé car elles mettent déjà en vente l'orgue et le mobilier de l'église. Comme vous le voyez mon appel est urgent.

    Ce lecteur s’appelle Alain Perez et on peut le joindre par courriel : alain.perez@orange.fr

  • Un gouvernement de Cyrénaïque...

    Un « gouvernement autonome » de Cyrénaïque (Barqa, en arabe) a été constitué, et 24 ministres ont prêté serment à Ajdabiya. Le Premier ministre est Abd-Rabbo al Barassi, un ancien chef de l’armée de l’air libyenne.

    Ce gouvernement est soutenu par un important chef de milice, Ibrahim Jodhrane, qui s’est proclamé « président du Bureau politique » de la Cyrénaïquea cet été et a pris le contrôle des ports de Ras Lanouf et Es Sider. (Ancien commandant de la Force de protection des infrastructures pétrolières libyennes, il s’est mis à son compte et contrôle 60% de la production pétrolière de toute la Libye...)

    Le gouvernement de Tripoli (si tant est qu'il y en ait un) n’a pas réagi.

    Selon certaines sources, les milices qui tiennent Benghazi, la capitale de la Cyrénaïque, seraient opposées à un gouvernement autonome…

  • Au collège Louis Armand de Savigny-le-Temple

    Lu sur Afrik.com (via F.Desouche) :

    « Afrique subsaharienne, Maghreb… nos élèves sont originaires de toute l’Afrique, explique Frédéric Gay, principal du collège Louis-Armand, en Seine-et-Marne, cette immigration est d’ailleurs l’une des caractéristiques de l’établissement. » Difficile, dans ces conditions, d’oublier toute les saveurs du continent noir lors de la Semaine du Goût.

    La chose n’était pourtant pas gagnée d’avance. « Légumes anciens », « plats du Moyen-Age »… bien qu’intéressantes, les éditions précédentes de la Semaine du Goût se soldaient souvent par un échec, à Louis-Armand. « Je pense qu’on était complètement éloignés de la culture des jeunes », remarque Alexandra Molliard, assistante-gestionnaire du collège, qui en a beaucoup discuté avec les élèves.

    L’idée d’une semaine « à l’africaine » s’est donc mise en place. « Il s’agissait à la fois de parler aux élèves de leur propre culture, tout en leur faisant découvrir autre chose sur leur continent », raconte Alexandra Molliard. D’où l’idée d’un tour d’horizon de toute l’Afrique (…) ».

    On remarquera que le principal dit « nos élèves » (tous les élèves), que l’assistante parle de la culture de ces élèves qui est une culture africaine (dans un collège où ils seraient censés apprendre la culture française), et elle insiste sur le fait qu’il s’agit de leur parler « de leur propre culture »…

  • Saint Charles Borromée

    Le célèbre archevêque de Milan est un saint patron de la Suisse catholique, ce qui est peu connu. Voici le début du Message des évêques suisses pour le quatrième centenaire de sa canonisation.

    Charles Borromée, saint patron protecteur de la Suisse catholique, a été canonisé le 1er novembre 1610 (*2.10.1538 Arona, † 3.11.1584 Milan). Le 400e anniversaire de sa canonisation marque ainsi, pour la Conférence des évêques suisses (CES), l’occasion de mentionner, avec reconnaissance, l’impact de Borromée sur notre territoire confédéral. La CES invite les catholiques de Suisse à faire mémoire de ce réformateur de l’Eglise, qui a fidèlement promu les décisions du Concile de Trente. Nous vou­drions énumérer quelques aspects de cette œuvre.

      (1) Protector Helvetiae

    Alors archevêque de Milan et cardinal du titre de Sainte-Praxède à Rome, Charles Borromée est nommé Protector Helvetiae par le Pape Pie IV. On est en 1560 - encore sous le Concile - et cette nomination fait suite à la demande des cantons catholiques de la Confédération helvétique. Charles Borromée, particulièrement attentif aux événements suisses, se fit une image très personnelle des conditions de vie du clergé et de la population lors de visites pastorales et voyages diplomatiques dans les cantons catholiques de la Suisse centrale. Il prit des mesures disciplinaires fermes à l’encontre des prêtres qui menaient une vie dissolue plutôt que de faire paître, en bons pasteurs, leur troupeau (cf. Ez 34, 3ss.). Il réagit vivement devant la mauvaise constitution générale de l’Eglise, en réalisant avec perspicacité les décisions conciliaires concernant la formation du clergé et l’évangélisation. Il posa ainsi les fondements d’un renouveau spirituel durable. En 1579, Borromée créa à Milan le Collegium Helveticum destiné à la formation du clergé suisse et le dota de 50 bourses d’étude; en 1584, il soutint la fondation du Collegio Papio à Ascona. Toujours en 1579, il promut l’établissement d’une nonciature stable en Suisse (qui devint effective en 1586, après la mort du saint). Il soutint aussi l’ouverture d’un collège jésuite et d’un séminaire presbytéral. Les jésuites s’établirent à Lucerne en 1579, à Fribourg en 1580. Sur proposition de Borromée et grâce à l’appui du nonce apostolique en Suisse, Mgr Giovanni Francesco Bonhomini, les capucins ouvrirent leurs premières missions en Suisse alémanique : à Altdorf en 1581, à Stans en 1582, à Lucerne en 1583, à Schwyz en 1585. Ces nouveaux ordres religieux, axés sur l’éducation de la jeunesse et l’évangélisation, allaient façonner l’Eglise catholique en Suisse sur le long terme.