Un lecteur me fait remarquer que sur les téléphones portables Android, avec le navigateur Dolphin, si l’on demande le blog d’Yves Daoudal, apparaît un avertissement, en rouge : « Ce site a mauvaise réputation et nous vous recommandons de le fermer immédiatement. »
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Cecilia Malmstrom : la diffamation officielle de l’UE
A l’issue d’une réunion informelle des ministres de la Justice de l’UE, hier à Vilnius, Cecilia Malmstrom, commissaire aux Affaires intérieures de l’UE, a déclaré à des journalistes lituaniens qu’il n’y avait jamais eu autant d’élus de partis « d’extrême droite » en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, que certains étaient en passe d’entrer dans les gouvernements, et qu’on risquait d’en voir davantage arriver au Parlement européen.
« Dans beaucoup de pays, la xénophobie, le populisme, le racisme est à la hausse », a-t-elle dit.
« is », a-t-elle dit en anglais. Au singulier. C’est l’amalgame parfait : pour madame le commissaire, la xénophobie, le populisme et le racisme sont une seule et même chose. Et cette même chose, c’est « l’extrême droite ». Tous ces mots sont des synonymes.
Tel est le degré zéro de l’analyse politique de la Commission européenne, degré suprême de la malhonnêteté intellectuelle.
En réalité, Cecilia Malmstrom veut parler des partis eurosceptiques. Ce sont ceux-là les méchants, qu’il faut absolument condamner comme xénophobes-populistes-racistes.
Ainsi tous les partis qui veulent un tant soit peu défendre la nation sont-ils automatiquement « racistes », ce qui est une diffamation pure et simple pour la plupart d’entre eux, ou plutôt pour tous ceux qu’évoque Cecilia Malmstrom.
On comprend un peu mieux quand elle ajoute que ce phénomène de montée des xénophobes-populistes-racistes est contre-productif pour une UE qui « a besoin de travailleurs qualifiés non disponibles en Europe »…
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« La » photo
J’ai hésité à reproduire moi aussi cette photo, tant il est vrai qu’on fait dire aux photos ce que l’on veut. Mais en la revoyant aujourd’hui, je me dis qu’elle représente la situation mieux que n’importe quel texte : c’est bien la France profonde qui est bâillonnée et étouffée par une police politique obéissant à des ordres illégitimes.
C’est une photo de Louis Witter.
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Il y a encore des lois en France…
Les quatre « homen » poursuivis pour avoir manifesté à Roland Garros devaient passer en jugement hier.
Mais les juges ont prononcé la nullité de la procédure : on leur avait notifié leurs droits au bout de 3h 30 de garde à vue, alors que la jurisprudence tolère 50 minutes.
Ce sont donc les policiers qui devraient être sanctionnés. Ou plutôt le ministre qui donne des ordres illégaux.
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En Indonésie
Le rapport annuel de l’organisation protestante Indonesian Christian souligne que la pression islamique sur les communautés chrétiennes de la province d’Aceh sont devenues « intolérables » : « En un an, sous des prétextes de légalité, 17 “églises de maison” ont été fermées, ce qui inclut aussi des chapelles catholiques. L’islamisation de la province continue, comme l’avait promis le gouverneur Abdullah. »
Le gouverneur avait promis d’appliquer la charia : Aceh est aujourd’hui la seule province d’Indonésie officiellement (et très réellement) régie par la charia.
(Asianews)
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« Le prélat du lobby gay »
Il s’agit de Mgr Battista Ricca, qui vient d’être nommé prélat de la banque du Vatican (c’est un monsignore de la diplomatie vaticane, pas un évêque).
En 1999, Mgr Ricca arrive à la nonciature de Montevideo, après avoir travaillé dans diverses autres nonciatures. Il y arrive avec son « ami ». Lequel va loger à la nonciature, et y aura un emploi… En 2001, Mgr Ricca se bagarre dans un bar homosexuel et on le ramène à la nonciature le visage tuméfié. Une autre fois on le retrouve dans l’ascenseur en panne avec un jeune homme. C’en est trop pour le nonce, qui obtient le départ de Mgr Ricca… pour Trinidad et Tobago. Quand son « ami » quitte lui aussi la nonciature, il demande que ses malles soient envoyées au Vatican à l’adresse de Mgr Ricca. Mais les malles vont rester dans un coin. Quand le nonce les fait ouvrir pour en jeter le contenu, il découvre un pistolet et une quantité énorme de matériel pornographique.
C’était au moment où Jorge Bergoglio était archevêque de Buenos Aires, juste de l’autre côté du Rio de la Plata. Mais apparemment il n’en savait rien. Et François, juste après avoir reconnu qu’il y avait un « lobby gay » au Vatican, nomme l’un des représentants du dit lobby comme son homme de confiance à la banque du Vatican…
Si cette histoire immonde et sordide n’était pas racontée par Sandro Magister, j’aurais beaucoup de mal à y croire…
Addendum
Dépêche de l'agence ANSA, traduction Benoît et moi
(ANSA) - CITE DU VATICAN, 18 JUILLET - "Ce qui est affirmé sur le compte de Mgr Ricca est sans fondement": c'est ce qu'a dit le Père Federico Lombardi à propos de ce qu'a rapporté l'Espresso sur le prélat de l'IOR.
Et voici la réponse immédiate de l'Espresso:
"Au Père Lombardi qui qualifie de sans fondement ce qui a été publié sur le compte de Mgr Ricca, l'Espresso réplique en confirmant point par point les faits référés par Sandro Magister dans son article, confirmés par plusieurs sources primaires, et dans l'ensemble, jugés à l'époque d'une gravité telle par les autorités vaticanes elles-mêmes qu’ils les ont contraintes de retirer le monsignore de la nonciature de l'Uruguay, où il était en service, créant le scandale auprès d'évêques, prêtres, religieuses et laïcs".
On peut ajouter que les autorités vaticanes, au lieu de se répandre en démentis improbables et imprudents, pourraient vérifier la crédibilité de ce qu'a publié l'Espresso simplement en consultant l'abondante documentation en leur possession sur l'affaire, en particulier celle parvenue à l'époque de la nonciature de Montevideo. Une autre documentation est disponible auprès des autorités uruguayennes, des forces de sécurité aux pompiers (ndt: après l'épisode de l'ascenseur). Sans parler des nombreux évêques, prêtres, religieuses, laïcs, qui en Uruguay ont été témoins directes du scandale, et sont prêts à en référer. -
Saint Vincent de Paul
Deus, qui beáto Vincéntio divína quotídie celebránti mystéria tribuísti quod tractábat imitári : eius nobis précibus indúlge ; ut immaculátam hóstiam offeréntes, ipsi quoque in holocáustum tibi accéptum transeámus.
O Dieu qui avez accordé au bienheureux Vincent d’imiter ce qu’il accomplissait en célébrant chaque jour les divins mystères, daignez, par ses prières, nous accorder, à nous qui vous offrons cette hostie immaculée, de devenir aussi un holocauste agréable à vos yeux.
Dans cette secrète de la messe propre de saint Vincent de Paul pour la Congrégation de la Mission, étendue à la France, puis incluse dans le supplément du Missel Romain en 1962, le prêtre demande littéralement que nous passions en holocauste, que nous soyons transformés, changés en holocauste.
Comme tout le reste, cette messe a subi le rouleau compresseur de la « réforme liturgique ». Et c’est un exemple type de l’aplatissement qui en a résulté :
Deus, qui beato Vincentio divina celebranti mysteria tribuisti quod tractabit imitari, concede, ut, huius sacrificii virtute, ipse quoque in oblationem tibi acceptabilem transeamus.
On constate que :
- le « quotidie » a disparu. Comme on doit supposer qu’il ne s’agit pas de nier que saint Vincent de Paul dît la messe chaque jour, on doit comprendre que ce « quotidie » sonnait comme un reproche pour les prêtres d’aujourd’hui qui ne disent plus la messe chaque jour. Ou, pire encore, c’est un désaveu de la pratique heureusement révolue de la messe quotidienne (en contradiction avec le texte même de Vatican II) ;
- « daignez, par ses prières, nous accorder, à nous qui vous offrons cette hostie immaculée » est devenu : « accordez, par la puissance du sacrifice ». Cette transformation est rendue nécessaire par la négation du sens de l’offertoire dans la messe de Paul VI. En passant, on nie aussi l’intercession du saint (ou plus exactement on la passe sous silence, ce qui revient au même) ;
- surtout, nous ne sommes plus transformés en holocauste, mais en « oblation » : l’oraison demande seulement que nous devenions une offrande (au sens restreint que la nouvelle liturgie donne à ce mot), et non plus un holocauste, qui est le don total de soi-même comme victime entièrement consumée dans le feu de l’amour divin. (Et le fait, en outre, d’employer le mot holocauste donne la signification prophétique du mot dans l’Ancien Testament, ce qui est donc également gommé par la nouvelle « liturgie ».)
Une recherche sur Google me fait constater que cette formule finale de la secrète de la messe de saint Vincent de Paul se retrouve dans la secrète de la messe votive (1957, 1963) en l’honneur de la Sainte Face de Manoppello…

