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  • La CEDH s’en prend encore au Royaume-Uni…

    La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) décrète que la peine incompressible de prison à perpétuité, telle qu’elle est appliquée au Royaume–Uni, est un « traitement inhumain ou dégradant » au sens de la convention européenne des droits de l’homme.

    Il s’agit de l’arrêt définitif. En première instance, la Cour avait jugé en sens exactement inverse. Mais les trois assassins qui avaient porté l’affaire devant la Cour avaient fait appel…

    On imagine l’effet de cet arrêt chez les Britanniques, qui sont déjà remontés comme des millions de Big Ben contre la CEDH et ses arrêts à répétition en faveur des voyous et des terroristes.

    Theresa May, ministre de l’Intérieur, a sobrement déclaré : « Je crois que toutes les options, y compris un retrait complet de la Convention, doivent rester sur la table. »

    (Sachant l’effet que cet arrêt allait produire, la CEDH a osé expliquer qu’elle ne s’en prenait pas systématiquement au Royaume-Uni, puisque les requêtes contre Londres ne représentent que 2,6% des dossiers actuellement pendants à Strasbourg, que 98,3% de ces requêtes ont été déclarées inadmissibles, que 1,1% donnent lieu à un constat de non-violation des droits de l'homme, et qu’au final Londres n'est condamné que dans 0,6% des cas. Sic.)

  • Nicolas : d’un scandale l’autre

    Le prisonnier politique Nicolas est libre, au terme de son procès en appel. Mais ce procès est tout aussi scandaleux que le premier.

    Il a été reconnu coupable de participation à un attroupement sans arme après sommation de se disperser, de fourniture d'identité imaginaire et de rébellion.

    L'avocate générale a demandé cinq mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende.

    Le verdict est de 3.000 € d’amende dont la moitié avec sursis.

    Autrement dit on a emprisonné Nicolas sans motif pendant 19 jours mais il devra payer 1.500 € pour les beaux yeux de la dictature.

  • Pour l'UE, la Turquie est plus européenne que la Géorgie…

    Le projet de traité d’association entre la Géorgie et l’Union européenne, qui vient d’être avalisé par les négociateurs des deux parties, définit la Géorgie comme un « pays d’Europe orientale ».

    Les observateurs constatent que cette définition équivaut à un refus d’intégrer à terme la Géorgie dans l’Union européenne, car selon le traité européen seuls peuvent intégrer l’UE les « Etats européens ». (C’est pourquoi l’Ukraine avait tenté de se faire définir, dans son propre traité d’association avec l’UE, comme « Etat européen ». Elle a finalement obtenu, comme la Moldavie, d’être définie comme « pays européen ».)

    Quant au projet de traité avec l’Arménie (qui n’est pas encore finalisé), il ne contient même pas le mot « Europe » ou « européen ».

    En revanche, la Turquie est pleinement considérée par l’UE, depuis longtemps, comme un pays européen et un Etat européen…

  • En Inde

    Les chrétiens de l’Etat du Madhya Pradesh, dans le centre de l’Inde, s’opposent avec force à une mesure qui tend à durcir les normes déjà existantes en matière d’interdiction de conversion. Mais le nouveau texte de loi a déjà été approuvé par l’exécutif conduit par le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party.

    La nouvelle loi prévoit que la personne qui veut changer de religion doit en informer le magistrat du district. En outre, le prêtre qui préside une « cérémonie de conversion » (un baptême) doit informer le gouvernement de l’Etat, un mois auparavant, de la date exacte, de l’heure et du lieu auxquels aura lieu la « conversion ». L’information préalable est suivie par une enquête administrative de la police, afin de vérifier la présence ou non de pressions sur le converti...

    (Fides)

  • Une bonne nouvelle du Pérou

    La réunion plénière du Congrès du Pérou a rejeté, le 4 juillet, la proposition d’un de ses membres d’inclure les discriminations en raison de l’« orientation sexuelle » et de « l’identité de genre » parmi les circonstances aggravantes du délit de « discrimination », en soulignant au passage que le Pérou n’a jamais signé aucun traité international qui l’impose et que la Constitution péruvienne ne les reconnaît pas davantage.

    A lire sur le blog de Jeanne Smits.

     

  • Excellent Luca Volontè

    Petits extraits de l’intervention de Luca Volontè, président du groupe PPE à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, au colloque de l’Institut de la Démocratie et de la Coopération, le 4 juillet.

    Ces "valeurs non négociables", telles qu'elles sont décrites par la totalité du magistère chrétien, sont les piliers sur lesquels reposent toutes les Déclarations, Conventions et Accords des droits de l'homme qui sont reconnus au niveau international. Par conséquent, promouvoir nos valeurs signifie en même temps promouvoir les droits de l'homme, et vice-versa. Ce point de vue est fondamental, aujourd'hui plus que jamais dans un monde où notre action contre le politiquement correct, et contre les dernières modes, nous rend susceptibles d'être classifiés comme des dangereux "chrétiens", "homophobes" ou "terroristes". (…)

    Nous sommes donc sous attaque - sous une attaque mondiale parce que nous promouvons les droits de l'homme.  Voilà notre problème - mais voilà aussi notre force et notre opportunité ! (…)

    Comme à l'époque des invasions barbares qui ont déferlé sur Rome, nous sommes aujourd'hui confrontés à des groupes et à des lobbies insatiables. Ceux-ci demandent des droits insatiables qui sont en contradiction avec les droits de l'homme. Ces droits sont insatiables par définition, ils dérivent d'une idéologie claire qui est fondée sur des théories du XXe siècle (de Malthus à l'eugénisme, du constructivisme et du dé-constructivisme au féminisme violent) qui aujourd'hui se résument dans la "théorie du genre" ou dans celles de l'eugénisme et de l'euthanasie.

    Le lobby gay, le lobby pro-avortement et le lobby de l'eugénisme et de l'euthanasie (Marie Stopes) travaillent ensemble. Ensemble ils n'ont qu'un seul but, qui est celui de réduire l'humanité et ses peuples à une nouvelle forme d'esclavage. Promouvoir la famille, la natalité et la stabilité du mariage est une bataille cohérente avec nos valeurs, un défi pour la société naturelle et finalement aussi pour le droit international.  C'est une bataille pour réaffirmer l'écologie humaine contre les nouvelles formes d'esclavage.

     

  • Les Veilleurs de l’Eglise

    Il y a eu des veilleurs debout, les 4 et 5 juillet, devant le siège de la conférence des évêques de France, où avait lieu une réunion du « conseil permanent ».

    Hier, des veilleurs sont apparus devant le siège de l’archevêché de Paris, rue Saint-Vincent.

    Certains s’offusquent de cette action, pensant que c’est traiter les évêques de la même façon que les membres du gouvernement qui a imposé la « loi » sur le « mariage » homosexuel.

    Il y a là une erreur de perspective. Les veilleurs ne disent rien. Ils sont là. Ils assurent une « veille ». Leur présence est en effet réprobatrice quand elle est place Vendôme ou devant un tribunal. Mais elle est plutôt interrogative quand elle est devant le siège de la conférence épiscopale ou un évêché. Elle veut dire : qu’en est-il ? Car il y a eu un beau mouvement épiscopal, puis une espèce de honteuse capitulation en rase campagne, si l’on en croit le long texte d’une « commission » qui fait semblant de représenter l’épiscopat mais ne représente que ses signataires. Cette veille devant l’évêché « interpelle » par sa seule existence, comme le dit malicieusement Me François Teutsch dans un excellent article de Boulevard Voltaire.

    On remarque que Mgr Habert est allé rendre visite aux veilleurs de Sées assis sur le parvis de la cathédrale, le soir du 4 juillet, et les a encouragés. Il y avait là aussi le recteur du séminaire et l’archiprêtre de la cathédrale. Donc la « veille » n’était pas du tout ressentie comme une attaque par cet évêque.

    On remarque aussi qu’aucun évêque du noyau dirigeant – pardon, du « conseil permanent » - n’a eu l’extrême condescendance d’aller adresser la parole aux veilleurs qui étaient devant le siège de la conférence épiscopale.

    On remarque enfin que Mgr Rey ou Mgr Aillet ne condamnent pas cette action mais continuent le combat et demandent aux fidèles de continuer l’action dans toute sa diversité.

    Hier, Mgr Rey a encore publié un texte remarquable, qu’il faut lire intégralement, et dont voici un extrait :

    « Certains voudraient que les mobilisations contre cette loi, désormais votée et promulguée, cessent à présent, au nom de la démocratie, allant même jusqu’à contester la liberté de penser qu’il s’agit d’une loi inique. Mais ce qui est légal ne coïncide pas toujours avec ce qui est légitime.

    « Le mouvement de contestation ne faiblit pas, bien au contraire : il se décline désormais en de nombreuses initiatives pacifiques (Veilleurs, Ecologie humaine, Chercheurs, Mères veilleuses, Veilleurs debouts, Hommen, Antigones, Tour pour tous...). Le contraste est saisissant entre leur caractère non violent (à l’exception de quelques groupes extrémistes très minoritaires) et les formes de répressions qu’elles rencontrent, qu’elles soient verbales, médiatiques ou policières (interpellations abusives, gardes à vue injustifiées...). Une police de la pensée se met progressivement en place. Elle consiste à disqualifier toute opinion qui remettrait en cause le mariage homosexuel, comme si cette opinion constituait en soi un délit. »

    Il serait souhaitable, comme certains semblent le vouloir, qu’il y ait des veilleurs debout devant tous les évêchés, et pas seulement devant celui de Paris. Mais réellement devant tous les évêchés : y compris ceux de Toulon et de Bayonne. Il peut aussi y avoir des veilles d’approbation et de remerciement – et de louange de Dieu. Et cela ferait taire les mauvaises langues qui accusent de pharisaïsme ceux qui ont le courage d’agir.

  • Sainte Véronique Giuliani

    A 17 ans, elle entre dans la stricte clôture du monastère des clarisses capucines de Città di Castello, où elle demeurera toute sa vie. Elle y reçoit le nom de Véronique, qui signifie « image véritable » et, en effet, elle devient l’image véritable du Christ crucifié. Un an plus tard elle prononce sa profession religieuse solennelle : pour elle commence le chemin de configuration au Christ à travers beaucoup de pénitences, de grandes souffrances et plusieurs expériences mystiques liées à la Passion de Jésus : le couronnement d’épines, le mariage mystique, la blessure au cœur et les stigmates. En 1716, à 56 ans, elle devient abbesse du monastère et sera reconfirmée dans ce rôle jusqu’à sa mort, en 1727, après une terrible agonie de 33 jours, qui culmine dans une joie profonde, si bien que ses dernières paroles furent : « J’ai trouvé l’Amour, l’Amour s’est laissé voir ! C’est la cause de ma souffrance. Dites-le à toutes, dites-le à toutes ! ». Le 9 juillet, elle quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu. Elle a 67 ans, cinquante desquels passés dans le monastère de Città di Castello. Elle est proclamée sainte le 26 mai 1839 par le Pape Grégoire XVI.

    (…)

    Véronique vit en profondeur la participation à l’amour souffrant de Jésus, certaine que « souffrir avec joie » est la « clé de l’amour ». Elle souligne que Jésus souffre pour les péchés des hommes, mais aussi pour les souffrances que ses fidèles serviteurs allaient devoir supporter au cours des siècles, au temps de l’Église, précisément pour leur foi solide et cohérente. Elle écrit : « Son Père éternel lui fit voir et entendre à ce moment-là toutes les souffrances que devaient endurer ses élus, les âmes qui lui étaient le plus chères, celles qui profiteraient de Son Sang et de toutes ses souffrances. » Comme le dit de lui-même l’apôtre Paul : « Je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu’il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l’accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l’Église. » Véronique en arrive à demander à Jésus d’être crucifié avec Lui : « En un instant — écrit-elle —, je vis sortir de ses très saintes plaies cinq rayons resplendissants ; et tous vinrent vers moi. Et je voyais ces rayons devenir comme de petites flammes. Dans quatre d’entre elles, il y avait les clous ; et dans l’une il y avait la lance, comme d’or, toute enflammée : et elle me transperça le cœur, de part en part... et les clous traversèrent mes mains et mes pieds. Je ressentis une grande douleur ; mais, dans la douleur elle-même, je me voyais, je me sentais toute transformée en Dieu. »

    (…)

    C’est l’amour crucifié qui s’est imprimé dans sa chair, comme dans celle de saint François d’Assise, avec les stigmates de Jésus. « Mon épouse — me murmure le Christ crucifié — les pénitences que tu accomplis pour ceux que j’ai en disgrâce me sont chères... Ensuite, détachant un bras de la croix, il me fit signe de m’approcher de son côté... Et je me retrouvais entre les bras du Crucifié. Je ne peux pas raconter ce que j’éprouvais à ce moment : j’aurais voulu être toujours dans son très saint côté. » Il s’agit également de son chemin spirituel, de sa vie intérieure : être dans les bras du crucifié et être aimé dans l’amour du Christ pour les autres. Avec la Vierge Marie également, Véronique vit une relation de profonde intimité, témoignée par les paroles qu’elle entend un jour la Vierge lui adresser et qu’elle rapporte dans son Journal : « Je te fis reposer en mon sein, tu connus l’union avec mon âme, et par celle-ci tu fus, comme en vol, conduite devant Dieu. »

    Benoît XVItrois extraits de sa catéchèse du 15 décembre 2010. En relisant l’intégralité du texte, je suis frappé par le fait qu’il est inspiré par les deux constitutions dogmatiques de Vatican II, Lumen gentium (sur l’Eglise) et Dei Verbum (sur la Parole de Dieu).