-
Campagne de RESF dans les abri-bus. Pour qu'il n'y ait plus de sans-papiers, il suffit de leur donner des papiers..Qui paie?
-
Saad Hariri, deuxième manche…
Comme on s'en doutait, Saad Hariri a été de nouveau chargé par le président de la République libanaise de former un gouvernement, « à la suite des consultations contraignantes avec les députés ». Au terme de ces consultations de deux jours entre le président Sleimane et les membres du Parlement, Saad Hariri a obtenu 73 voix, soit l'ensemble de la majorité, et les voix de deux députés arméniens de la minorité menée par le Hezbollah.
-
« Elections » européennes
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a été réélu pour un second mandat de cinq ans par le Parlement européen par 382 voix sur 736 députés.
L'autre candidat...
Euh, non. Il n'y avait pas d'autre candidat.
-
« Elections » afghanes
"Nous refusons d'être les complices d'une quelconque tentative de fraude massive", a asséné devant la presse Dimitra Ioannou, chef adjoint de la mission d'observation électorale de l'Union européenne (UE).
"Nous avons calculé qu'il y avait 1,5 million de votes suspects", a déclaré Dimitra Ioannou, les observateurs estimant que cela représente environ un quart des bulletins déjà déclarés valides.
Sur ces suffrages suspects, 1,1 million ont profité à M. Karzaï, selon Mme Ioannou, et quelque 300.000 à son principal rival, l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, a-t-elle précisé.
A cela s'ajoute que selon les observateurs la participation a tourné autour de 30 à 35%.
Les « résultats » officiels devraient être annoncés ce soir.
-
Religion de paix et de tolérance
Un Marocain vivant dans le nord de l'Italie, opposé à la relation de sa fille musulmane de 18 ans avec un Italien catholique de 31 ans, a tué mardi la jeune femme et blessé le jeune homme, rapporte mercredi la presse italienne.
Dafani El Ketawi, 45 ans et aide-cuisinier dans la région de Pordenone, dans le nord-est de l'Italie, a intercepté la voiture du jeune Italien, Massimo De Biasio, dans laquelle se trouvait également sa fille, Sanaa.
"Les deux jeunes ont été attaqués immédiatement. Massimo de Biasio n'a même pas eu le temps de sortir de la voiture où il a été touché par plusieurs coups de couteau sans gravité. Sanaa a cherché en revanche à fuir mais elle a été frappée quelques mètres plus loin par une série de coups de couteau à la gorge", écrit le quotidien La Repubblica.
Luigi Delpino, procureur de la République de Pordenone, a refusé de confirmer les motifs religieux du crime.
Le voile, ce n'est pas aux femmes musulmanes qu'il est urgent de l'enlever. -
Il n’y a pas besoin du traité de Lisbonne, dit la Suède…
Titre d'un article d'Euractiv : « L'UE peut fonctionner sans le traité de Lisbonne ». Sous-tire : « La peur d'un non au référendum irlandais ».
Le titre est une citation du secrétaire d'Etat suédoise aux Affaires européennes, Maria Asenius, qui s'exprime donc au nom de la présidence du Conseil européen :
« Les dirigeants de l'UE s'éloignent de la thèse selon laquelle le traité de Lisbonne est nécessaire pour un fonctionnement efficace de l'UE élargie. Le nouveau message est que sans le traité de Lisbonne, l'UE peut être tout aussi capable d'agir que jusqu'ici. » Elle ajoute : « Nous ne pouvons pas attendre éternellement une décision à ce sujet. Nous avons besoin d'une nouvelle Commission pour que les affaires européennes continuent. Avec ou sans le traité de Lisbonne. Nous n'avons pas le choix. »
Une déclaration qui contredit celle de Lech Walesa, venu hier en Irlande faire campagne pour le oui et qui a déclaré : « Ce traité de Lisbonne n'est pas très bon, mais l'Union européenne a besoin d'un cadre et de règles. »
-
Le PS avoue qu’il ne regarde pas les projets de loi
Dans un communiqué intitulé "Scientologie : une modification législative suspecte", Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale du PS aux libertés publiques et à la justice, indique qu'"au détour d'une loi fourre-tout sur la simplification du droit et l'allégement des procédures datant du 12 mai 2009, la peine de dissolution d'une personne morale pour escroquerie a été abrogée". "Adoptée à peine douze jours avant le début d'un procès attendu contre la Scientologie, on ne peut qu'être dubitatif devant les hasards de ce calendrier", note le PS. "On peut s'interroger sur les intentions réelles d'une abrogation faite ainsi en catimini", assure le PS.
Une loi n'est pas votée « en catimini ». Elle passe devant le Parlement, qui a tout loisir de l'examiner (d'autant qu'elle passe d'abord devant une ou plusieurs commissions). Les socialistes n'ont rien vu, parce qu'ils n'ont pas lu le projet de loi. Il en est d'ailleurs de même de l'UMP et des autres. Ce n'est pas la première fois qu'un parti politique découvre ce qu'il y a dans une loi plusieurs mois après qu'elle a été votée, quand un problème se fait jour. De nombreuses lois (celles qui ne défraient pas la chronique) sont votées sans que personne ne les regarde. D'ailleurs la plupart des députés sont absents. La majorité vote pour, et l'opposition vote contre. Ça s'arrête là.
-
Mohammed à Londres
Mohammed était déjà le prénom le plus donné aux nouveaux-nés à Bruxelles, Amsterdam, Copenhague, Oslo, Milan, ainsi qu'à Marseille et en Seine-Saint-Denis.
Les statistiques britanniques montrent que Mohammed était en 2008 le premier prénom donné à Londres, dans les West Midlands, le Yorkshire et Humber, et le Nord-Ouest.
C'est la première fois que sont données des statistiques par région.
Sur le plan national (Angleterre et Pays de Galles), Mohammed est en troisième position.
(via Bivouac-ID)
-
Et en plus ils sont pressés...
(via François Desouche) -
Ennio Morricone, « Mission » et la liturgie
Ennio Morricone a deux casquettes : la musique de film, où il utilise de façon géniale et le plus souvent imperceptible des thèmes de musique classique, et sa musique « personnelle », qui est très différente. La première est très connue, la seconde ne l'est pas. Zenit l'a rencontré, et voici ce qu'il dit de sa musique pour le film Mission (où, pour le coup, le thème de hautbois vient évidemment de Mahler) :
A propos de « Mission », il déclare que le meilleur de cette partition du film était son « effet technique et spirituel ». Il veut dire par là la façon dont cette musique réussit à combiner trois thèmes musicaux du film. La présence de violons et du hautbois du père Gabriel représente « l'expérience de l'évolution de la musique instrumentale à la Renaissance ». Le film passe ensuite à d'autres formes de musique apparues avec la réforme de l'Eglise entreprise par le Concile de Trente, et se termine sur la musique des natifs Indiens. Il en est résulté un thème « contemporain » dans lequel les trois instruments- les instruments surgis de la Renaissance, ceux de la musique réformée post-conciliaire et les mélodies ethniques - s'harmonisent tout à la fin du film. « Le premier et le second thème vont ensemble, le premier et le troisième peuvent aller ensemble, et le second et le troisième vont ensemble », explique Morricone. « Cela était mon miracle technique qui, je le crois, fut une grande bénédiction ».
Et voici ce qu'il dit à propos de Benoît XVI et de la réforme liturgique :
Il voit en lui « un pape d'un esprit d'une grande noblesse, un homme d'une grande culture et aussi d'une grande force ». Il est particulièrement élogieux sur les efforts que fait Benoît XVI pour réformer la liturgie - un sujet qui tient très à cœur à E. Morricone. « Aujourd'hui, l'Eglise a commis une grosse erreur, en revenant en arrière de 500 ans avec des guitares et des chants populaires », argumente-t-il. « Je n'aime pas du tout ça. Le chant grégorien est une tradition vitale et importante de l'Eglise, et gâcher cela avec des mélanges de paroles religieuses et profanes d'enfants, de chants occidentaux est extrêmement grave, extrêmement grave ». Il affirme que c'est un retour en arrière parce la même chose est arrivée avant le Concile de Trente, quand des chanteurs mélangeaient le profane avec la musique sacrée. « Il [le pape] fait bien d'y remédier », fait-il observer. « Il devrait le faire avec encore plus de fermeté. Quelques Eglises en ont tenu compte, mais d'autres non ».
(Ennio Morricone est l'un des premiers à avoir répondu à l'invitation lancée par le pape à 500 artistes, pour une rencontre le 21 novembre prochain à la chapelle Sixtine « pour renouer les liens entre culture et religion », et à l'occasion des 10 ans de la très remarquable Lettre aux artistes de Jean-Paul II.)