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  • Les chiites « d’Irak »

    Abdel-Aziz al-Hakim, chef du Conseil suprême islamique irakien (principale organisation chiite et - donc - plus important parti politique d'Irak, majoritaire au Parlement), est mort. En Iran. En 2007 il s'était rendu dans un centre de cancérologie de Houston (Texas), mais il avait tenu à suivre le traitement à Téhéran.

    Jusqu'en 2007, le Conseil suprême islamique irakien s'appelait Conseil suprême de la révolution islamique EN Irak. Sa célèbre milice (officiellement dissoute) est formée et armée par l'Iran.

    Abdel-Aziz al-Hakim avait remplacé son frère, Mohammed Baqir al-Hakim, lorsque celui-ci fut assassiné en 2003. Il sera remplacé par son fils Ammar, qui a déclaré sur la chaîne de télévision du mouvement que son père avait "rejoint les rangs des martyrs" après des "décennies" de "jihad".

  • Les pêcheurs irlandais voteront non

    L'Organisation des marins pêcheurs irlandais s'est réunie hier et a décidé de faire campagne pour le non au second référendum sur le traité de Lisbonne.

    En fait, les pêcheurs s'étaient déjà prononcés pour le non lors du premier référendum. Mais c'est l'occasion de souligner qu'il s'agit de la seule organisation professionnelle irlandaise hostile au traité.

    Et ils sont particulièrement remontés contre l'Union européenne, car ils sont (comme chez nous) étranglés par les charges qui augmentent tandis que les quotas diminuent (et que l'UE importe du poisson). Et cela n'a fait qu'empirer depuis le premier référendum, soulignent-ils.

    Pendant ce temps, l'équivalent irlandais du Medef lance une grande campagne d'affiches pour le oui, avec notamment le soutien d'Intel qui va dépenser plusieurs centaines de milliers d'euros pour la cause. Et des médias qui font gratuitement une propagande effrénée pour le oui.

  • En Moravie aussi

    1225036492_mesita.jpgLe Parti National tchèque ("extra-parlementaire d'extrême droite", comme dit l'agence de presse CTK) organise une manifestation samedi devant la mosquée de Brno pour dire non au projet de grande mosquée dans la capitale de la Moravie.

    A Brno et dans les alentours, il y aurait environ 800 musulmans. Il y a 11 ans une mosquée a été construite (photo). Sans minaret. C'était la première mosquée de Tchéquie et la première dans toute l'Europe centrale. Les musulmans considèrent aujourd'hui qu'elle est trop petite, et veulent une grande mosquée, avec tout ce qui va avec (salles de conférences, d'expositions, de classes, etc.) et un minaret.

    « En réaction aux déclarations publiques des musulmans de Brno concernant la construction d'une nouvelle et plus grande mosquée à Brno, et à la promotion de l'islamisme par les organisations musulmanes en République tchèque, le Parti National se voit obligé d'avertir contre les menaces que cela fait peser sur la liberté et le régime démocratique », écrit le parti sur son site internet.

    « Nous sommes convaincus que nos concitoyens ne cèderont pas à la provocation de quelques extrémistes, et qu'ils montreront aux citoyens que le vrai problème est la haine que répand le Parti National », répond l'association musulmane.

    Laquelle a porté plainte à plusieurs reprises contre le Parti National pour incitation à la haine raciale... en vain.

    Or ce n'est pas seulement « l'extrême droite extra-parlementaire » qui s'inquiète. Fin juillet, David Macek, vice-président du très respectable et très parlementaire Parti chrétien-démocrate, disait :

    « Je tiens à souligner qu'il s'agit d'une question locale, qui a cependant des retombées globales. La communauté musulmane possède déjà une mosquée à Brno, nous sommes d'ailleurs la première ville en Tchéquie ayant permis l'édification d'une mosquée sur son territoire. Pour le moment, je trouve que c'est assez. » Ajoutant qu'il était inquiet des propos de certains de représentants de la communauté musulmane, qui peuvent représenter une menace pour la paisible société démocratique tchèque, il ajoutait qu'il ne faut pas confondre la tolérance avec la naïveté. Et il demandait : « Voulons-nous une société de type chrétien basée sur des valeurs traditionnelles, ou bien tôt ou tard celle de type islamique ? »

  • Les sondages idiots

    Deux Français sur trois (67%, +10 points par rapport à mars) se prononcent pour des "primaires ouvertes" pour désigner le candidat socialiste à la prochaine élection présidentielle, selon un sondage Viavoice paru aujourd'hui dans Libération.

    En quoi les non-socialistes peuvent-ils se sentir concernés par cette cuisine ?

  • La réforme de la réforme

    Un article du vaticaniste Andrea Tornielli sur les intentions de Benoît XVI concernant la « réforme de la réforme » liturgique fait couler beaucoup d'encre, ainsi que le « démenti du Saint-Siège » qui a suivi.

    Pour savoir exactement ce qu'il en est, et comprendre de quoi il s'agit réellement, on se reportera à Benoît et moi.

  • Un « renouveau de la célébration de la Miséricorde »

    Benoît XVI appelle à un « renouveau de la célébration de la Miséricorde » et du pardon de Dieu, dans un message adressé de sa part par le cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone aux participants de la 60e Semaine liturgique nationale italienne.

    Le message a ouvert les travaux de cette semaine, qui a pour thème « Célébrer la miséricorde. Laissez-vous réconcilier avec Dieu », et organisée par le Centre d'action liturgique (CAL) de la Conférence épiscopale italienne (CEI). Elle s'est ouverte le 24 août à Barletta, dans la région des Pouilles. Il y a en effet 35 ans, était publié le nouveau rituel en italien du Rite de la pénitence.

    Le pape y souhaite que la Semaine liturgique, « contribue à favoriser une reprise et un renouveau dans la célébration de la Miséricorde et dans l'expérience significative du Pardon divin ».

    « On a besoin, a insisté le pape, de maîtres spirituels sages et saints, en indiquant l'exemple du saint curé d'Ars ».
    « Il sera intéressant de vérifier, demande le pape, si, au-delà du changement rituel, on a formé une mentalité théologique, spirituelle et pastorale adéquate ».

    Le pape diagnostique en effet une des « priorités pastorales » pour notre temps, dans le fait de « former de façon droite la conscience des croyants, parce que, au fur et à mesure que l'on perd le sens du péché, augmente aussi hélas un sentiment de culpabilité, que l'on voudrait éliminer avec des moyens palliatifs insuffisants ».

    Benoît XVI invite donc les pasteurs à accompagner spirituellement l'expérience de la réconciliation, y compris grâce à « une catéchèse préalable et une catéchèse mystagogique pour approfondir le sacrement ».

    (Zenit)

    A propos de la miséricorde....

  • Saint Zéphyrin

    Zéphyrin fut le premier des Pontifes ensevelis dans la crypte célèbre où les Papes du III° siècle vinrent après leurs combats dormir le dernier sommeil. La catacombe qui succédait ainsi au cimetière Vatican dans l'honneur d'abriter les vicaires du Christ avait été inaugurée, trente ans auparavant, par Cécile la vierge martyre : comme sur le point de quitter la vie elle consacrait son palais de Rome en église, du fond de la tombe elle faisait maintenant que sa sépulture de famille passât à l'Eglise maîtresse et mère. La donation funéraire des Cecilii devenait, en face de l'Etat païen, le commencement de la propriété collective ecclésiastique, officiellement reconnue du pouvoir ; Zéphyrin confia l'administration du nouveau cimetière au premier personnage après lui de l'Eglise romaine, l'archidiacre Calliste. Le saint Pontife vit s'accentuer de son temps la lutte de l'hérésie touchant l'unité de Dieu et la trinité des divines personnes ; sans le secours d'un vocabulaire qui ne vint que plus tard fixer jusque dans les mots l'exposition théologique, il sut tenir à égale distance les Sabelliens pour qui la Trinité n'était qu'un nom, et les précurseurs d'Arius qui se vengèrent en déversant sur lui l'outrage.

    Dom Guéranger