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  • Traité de Lisbonne : les quatre lois allemandes

    Ce n'est pas une loi que le Parlement allemand va voter, suite aux exigences de la Cour constitutionnelle pour la ratification du traité de Lisbonne, ce sont quatre lois, qui ont été examinées hier et doivent être votées par le Bundestag le 8 septembre, par le Bundesrat le 18.

    La plus importante est la loi qui édicte les droits du Parlement en cas de modification du traité (selon la procédure de révision simplifiée), d'extension des compétences de l'UE (selon la clause de flexibilité), de nouvelles procédures de vote (selon la clause passerelle). Avant toute négociation de ce type à Bruxelles, le gouvernement doit demander l'approbation du Parlement, sous la forme d'une loi. En l'absence de cette loi, le gouvernement doit refuser d'accepter toute modification. Il ne peut agir en dehors de ce mandat que pour d'importantes raisons de politique étrangère, et à condition de se justifier de façon approfondie devant le Parlement.

    Deux autres lois précisent les modalités de la coopération entre le gouvernement fédéral et les deux chambres du Parlement. Elles exigent que le gouvernement notifie au Parlement, aussi tôt que possible, les initiatives législatives de l'UE, et prévoient que le droit du Parlement de donner son opinion sur ces actes législatifs sera renforcé.

    La dernière loi permet la mise en application de l'amendement constitutionnel (déjà adopté par le Parlement) qui permettra aux deux chambres de déposer des plaintes constitutionnelles si elles considèrent que les actes législatifs de l'UE sont en contradiction avec le principe de subsidiarité.

    On attend les réactions des eurocrates...

    Logiquement, elles devraient être vives, car ces lois sont en contradiction avec la construction européenne telle que la conçoit le traité de Lisbonne.

    Mais il est probable qu'il n'y aura pas de réactions. Du moins pas au niveau de l'affront qui est fait aux institutions européennes. Car l'essentiel est que l'Allemagne ratifie le traité. On veillera ensuite à ce que ces lois restent lettre morte, en espérant que la Cour constitutionnelle retourne à sa léthargie...

  • Diversité obligatoire

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    Scandale planétaire : dans une publicité destinée à la Pologne, Microsoft a modifié la photo....

    Dans la publicité américaine, on voit un asiatique, un noir et une blanche. Conformément au dogme de la diversité, c'est-à-dire conformément aux « valeurs » de Microsoft. Et voilà que sur la même publicité pour la Pologne, le noir a été remplacé par un blanc.

    Le site Ecrans de Libération titre carrément : En Pologne, Microsoft fait dans la retouche raciste.

    Car il est raciste de prendre en compte la réalité qu'en Pologne la proportion de noirs est insignifiante.

    A peine le « scandale » avait-il commencé à faire le tour du web que Microsoft a présenté ses excuses et a retiré la version polonaise de sa publicité. En Pologne aussi, il y a, ou il doit y avoir, un tiers de jaunes, un tiers de noirs et un tiers de blancs. Non mais...

  • Ryanair fait campagne pour le oui

    Michael O'Leary, le président de Ryanair, la compagnie aérienne irlandaise à bas prix, a annoncé hier que celle-ci allait dépenser un demi-million d'euros pour faire campagne pour le oui au second référendum sur le traité de Lisbonne.

    « Si nous ne faisons pas campagne pour le oui, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, il y a un danger de perdre de nouveau. Il y a un danger que les gens soient trop confiants, ou qu'ils se servent du vote sur le traité pour voter contre le gouvernement. »

    Il a ajouté qu'il ne faisait pas confiance à « Brian Cowen (le Premier ministre), Micheal Martin (le ministre des Affaires étrangères) et tous les autres incompétents » du gouvernement pour que le oui soit gagnant.

    Quant aux partisans du non, c'est un «  groupe d'agités du bocal, un bric-à-brac dirigé par les illettrés économiques du Sinn Fein, le parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) et le parti socialiste » (lequel est un groupuscule marxiste en Irlande).

    Sans l'Union européenne, a-t-il poursuivi, « l'économie irlandaise serait dirigée par nos politiciens incompétents, notre administration inepte, et les chefs cupides des syndicats du secteur public qui, à travers le partenariat social, ont détruit la compétitivité irlandaise ces dernières années »... Etc.

    Ryanair est la deuxième grande entreprise d'Irlande à annoncer qu'elle mettait beaucoup d'argent dans une campagne pour le oui, après Intel (qui n'a pas donné de chiffre).

  • Ecologie intégrale

    Extrait de l'allocution de Benoît XVI, lors de l'Angélus d'hier, où il reprend un aspect de sa dernière encyclique.

    La terre est un don précieux du Créateur, qui en a établi l'organisation intrinsèque, nous donnant ainsi les orientations auxquelles nous conformer en tant qu'administrateurs de sa création. C'est précisément à partir de cette conscience que l'Eglise considère les questions liées au thème de l'environnement et à sa sauvegarde comme intimement liées au thème du développement humain intégral. J'ai fait référence à plusieurs reprises à ces questions dans ma dernière encyclique Caritas in veritate, en rappelant « l'urgente nécessité morale d'une solidarité renouvelée » (n. 49), non seulement dans les rapports entre les pays, mais également entre les hommes, car l'environnement naturel est donné par Dieu à tous, et son usage comporte notre responsabilité personnelle à l'égard de toute l'humanité, en particulier les pauvres et les générations futures (cf. ibid., n. 48). Consciente de la responsabilité commune envers la création (cf. ibid., n. 51), l'Eglise n'est pas seulement engagée à promouvoir la défense de la terre, de l'eau et de l'air, données par le Créateur à tous, mais elle se prodigue surtout pour protéger l'homme contre la destruction de lui-même. En effet, « quand "l'écologie humaine" est respectée dans la société, l'écologie proprement dite en tire aussi avantage » (ibid.). N'est-il pas vrai que l'usage inconsidéré de la création commence lorsque Dieu est marginalisé ou lorsque l'on en nie l'existence même ? Si la relation de la créature humaine avec le Créateur disparaît, la matière est réduite à la possession égoïste, l'homme en devient l'« ultime instance » et le but de l'existence se réduit à une course effrénée à posséder le plus possible.

  • Daoudal Hebdo N° 46

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    Dans ce numéro

    Page 2
    Les supermarchés à l’heure du ramadan

    Page 3
    Traité de Lisbonne : les Tchèques jouent les prolongations
    « Union » européenne

    Pages 4-5
    L’idéologie du genre : l’ultime subversion

    Pages 6-7
    L’article « antisémite » de l’Aftonbladet
    Le rabbin de Brooklyn et le trafic de reins
    Et ça, c’est de la propagande antisémite ?
    Et ça, c’est de la propagande antisémite ? (bis)

    Page 8
    Mgr Bartolucci et la réforme liturgique
    Dimanche prochain…

  • Saint Joseph Calasanz

    Parti à Rome neuf ans après son ordination sacerdotale, le saint espagnol a été touché par la misère de la jeunesse du quartier le plus pauvre de la ville. Ecoutant la voix du Seigneur, c'est alors qu'il commencera à se consacrer aux enfants pauvres, fondant ainsi "la première école publique et gratuite de l'Europe" dont la devise "foi et culture" inspirera le nom de son œuvre : les "Écoles Pies".

    Pour continuer son œuvre éducative il a fondé l'Ordre des Écoles Pies, un ordre religieux dont les membres, plus connus comme 'piaristes' font profession solennelle de quatre vœux religieux : pauvreté, chasteté, obéissance et de se consacrer à l'éducation des jeunes.

    En 1948, Pie XII l'a déclaré "Patron Universel de toutes les écoles populaires chrétiennes du monde".

    (Voir 1, 2)