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  • L’AFP, Galilée, et Mgr Pagano

    L'AFP rend compte de la conférence de presse de Mgr Pagano, préfet des archives secrètes du Vatican, présentant une nouvelle édition des documents du procès de Galilée. L'AFP explique :

    Galileo Galilei, qui a révélé que la Terre tourne autour du Soleil, avait été contraint de se rétracter sous la menace d'une condamnation au bûcher et ses oeuvres avaient été interdites de publication par le Vatican. Il n'a été réhabilité qu'au XXe siècle par l'Eglise catholique, plus de 300 ans après son procès.

    Il y a là trois graves erreurs (ou calomnies) historiques. L'héliocentrisme de Copernic, c'est près d'un siècle avant le procès de Galilée. Il n'y a jamais eu de menace de bûcher. D'abord, certains de ses écrits ont été interdits. Jugé 17 ans plus tard en récidive, il est condamné à la prison à vie, peine immédiatement commuée par le pape en résidence à vie, et en fait il passera quelques mois chez l'évêque de Sienne (il y a pire...), avant de retourner chez lui à Florence. Enfin, il n'a pas été réhabilité : Jean-Paul II a reconnu certaines erreurs de ses juges. (Ce qui n'empêche qu'en 1990 le cardinal Ratzinger avait repris à son compte l'interprétation du philosophe des sciences Paul Feyerabend jugeant la position de l'Église d'alors plus rationnelle que celle de Galilée).

    Quant à Mgr Pagano, il a déclaré ceci, qui est juste :

    "Le cas Galilée apprend à la science à ne pas vouloir donner de leçons à l'Eglise en matière de foi et d'écritures saintes et apprend à l'Eglise à approcher les questions scientifiques avec beaucoup d'humilité et de circonspection."

    Mais il a ajouté ceci qui est ahurissant :

    "Sur les cellules souches, les problèmes d'eugénisme, les découvertes scientifiques, j'ai parfois l'impression qu'elles sont condamnées avec les mêmes préjugés que l'ont été les thèses" de Galilée.

    Addendum

    L'agence Zenit reproduit ainsi le propos de Mgr Pagano:

    « Le cas Galilée enseigne à la science, a précisé Mgr Pagano, de ne pas prétendre enseigner l'Eglise en matière de foi et d'Ecriture Sainte, et il enseigne en même temps à l'Eglise de s'approcher des problèmes scientifiques - fussent-ils liés à la plus moderne recherche sur les cellules souches, par exemple - avec une grande humilité et circonspection ».

    A priori Zenit paraît résumer le propos en voilant pudiquement ce qu'il a d'inacceptable. Si l'AFP n'est pas forcément fiable, il me paraît difficile d'imaginer qu'elle ait inventé "les problèmes d'eugénisme".

  • Carl Bildt et les 27 commissaires

    European Voice rapporte que selon Carl Bildt, le ministre suédois des Affaires étrangères (et président du Conseil européen en la matière depuis hier) l'Union européenne a besoin de plus d'un Haut Représentant pour les Affaires étrangères. « La demande pour une plus grande implication sur le front des relations extérieures s'accroît. Il n'est pas possible d'avoir seulement un Haut Représentant. »

    Le traité de Lisbonne n'est pas en vigueur, et c'est lorsqu'il le sera, s'il l'est un jour, que sera institué ce Haut Représentant.

    Or Carl Bildt en est déjà à en vouloir plusieurs, en violation du traité...

    Comme le Haut Représentant sera membre de la Commission, Carl Bildt voit là une possibilité de donner du travail à tous les commissaires, puisque (en violation du traité de Lisbonne), on a promis aux Irlandais qu'il y en aurait toujours 27 : « Si les Irlandais votent oui, nous aurons une Commission à 27 postes. Tout le monde sait qu'il n'y a pas réellement de boulot pour 27 commissaires. »

    Mais il y aura réellement 27 super-salaires et avantages divers.

  • Les paysans trinquent

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    La chute du revenu des agriculteurs n'a pas été de 15% en 2008, comme l'avait prévu le gouvernement, mais de 20%. Et encore est-elle amortie par la hausse du prix du lait, qui n'a duré que quelques mois.

    Telles sont les merveilles de l'Union européenne, et de sa célèbre politique agricole commune à laquelle les paysans français sont pieds et poings liés.

    Tous les secteurs d'activité sont en décomposition, et la crise financière a bon dos. Mais il est particulièrement grave que la profession de ceux qui nourrissent la nation soit à ce point sinistrée, après des décennies d'un génocide paysan dont on prétendait qu'il permettrait aux survivants de tirer leur épingle du jeu.

  • Vaclav Klaus et la Cour constitutionnelle allemande

    Dans un article publié par le quotidien tchèque Mlada fronta Des, Vaclav Klaus écrit que le verdict de la Cour constitutionnelle allemande sur le traité de Lisbonne n'est pas une surprise, mais que des questions fondamentales restent sans réponse.

    « Je ne crois pas que la "loi d'accompagnement" puisse annuler les défauts bien connus du traité de Lisbonne. Ce serait trop facile. Cette loi ne peut pas changer l'immense transfert de pouvoirs et de mécanismes des prises de décision dans l'UE. »

    « L'opinion des juges constitutionnels est basée sur le paradigme dominant d'une influence positive de l'intégration européenne toujours plus poussée. C'est pourquoi ils proposent que la contradiction entre le traité de Lisbonne et la Constitution soit résolue par un changement dans la législation nationale et non dans le traité. »

    Or c'est évidemment le contraire qu'il faudrait faire.

  • La messe de saint Pie V chez saint Benoît

    A l'occasion du second anniversaire du motu proprio, le monastère Saint-Benoît de (à) Nursie annonce qu'il a reçu du Saint-Siège (à sa demande) la mission  de célébrer la messe « in utroque usu ».

    Il signale qu'il espère mettre en place vers la mi-juillet la technologie permettant d'offrir chaque jour sur son site internet l'enregistrement de messe conventuelle dans la forme extraordinaire.

    Nursie est la ville natale de saint Benoît. Un monastère y a existé entre le Xe siècle et 1810 (il fut fermé par... Napoléon). Le nouveau monastère a été fondé à Rome en 1998 et les moines sont à Nursie depuis l'Avent 2000.

  • Les deux colonnes fondamentales du service sacerdotal

    Lors de l'audience générale d'hier, Benoît XVI a indiqué le programme de ses prochaines catéchèses : « De même que durant l'Année Pauline, notre référence constante a été Saint Paul, ainsi, les mois à venir, nous regarderons en premier lieu Saint Jean-Marie Vianney, le saint Curé d'Ars, en nous rappelant le 150ème anniversaire de sa mort. »

    Et il a commencé en commentant cette phrase du curé d'Ars : « Oh comme le prêtre est grand ! ... S'il le comprenait, il mourrait... Dieu lui obéit : il prononce deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et s'enferme dans une petite hostie. »

    Extraits :

    Le titre même de l'Année Sacerdotale - Fidélité du Christ, fidélité du prêtre - met en évidence que le don de la grâce divine précède toute réponse humaine possible et toute réalisation pastorale, et ainsi, dans la vie du prêtre, l'annonce missionnaire et le culte ne sont jamais séparables, de même que ne sont jamais séparés l'identité ontologico-sacramentelle et la mission évangélisatrice. Du reste, la finalité de la mission de chaque prêtre, est, pourrions-nous dire, « cultuelle » : afin que tous les hommes puissent s'offrir à Dieu comme hostie vivante, sainte et à lui agréable (cf Rm 12.1), qui dans la création même, dans les hommes, devienne culte, éloge du Créateur, recevant de lui cette charité qu'ils sont appelés à se dispenser abondamment les uns aux autres.

    On le percevait clairement dans les débuts du christianisme. Saint Jean Chrysostome disait, par exemple, que le sacrement de l'autel et le « sacrement du frère » ou, comme il dit « sacrement du pauvre » constituent deux aspects du même mystère. L'amour pour le prochain, l'attention à la justice et aux pauvres ne sont pas tant des thèmes d'une morale sociale, que l'expression d'une conception sacramentelle de la moralité chrétienne, parce que, à travers le ministère des prêtres, s'accomplit le sacrifice spirituel de tous les fidèles, en union avec celui du Christ, unique Médiateur: sacrifice que les prêtres offrent sans effusion de sang, de manière sacramentelle dans l'attente du retour du Seigneur. C'est là la principale dimension, essentiellement missionnaire et dynamique, de l'identité et du ministère sacerdotal : à travers l'annonce de l'Évangile, ils engendrent la foi chez ceux qui ne croient pas encore, afin qu'ils puissent unir au sacrifice du Christ leur propre sacrifice, qui se traduit dans l'amour pour Dieu et pour le prochain. (...)

    Après le Concile Vatican II, il s'est produit ici et là l'impression que dans la mission des prêtres dans notre temps, il y avait quelque chose de plus urgent ; certains pensaient qu'on devait en premier lieu construire une société différente. La page évangélique, que nous avons écoutée au début, rappelle au contraire les deux éléments essentiels du ministère sacerdotal. Jésus envoie, dans ce temps et aujourd'hui, les Apôtres pour annoncer l'Évangile et leur donne le pouvoir de chasser les esprits mauvais. « Annonce » et « pouvoir », c'est-à-dire « parole » et « sacrement » sont par conséquent les deux colonnes fondamentales du service sacerdotal, au-delà de ses multiples configurations possibles.

  • Daoudal Hebdo N° 42

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    Dans ce numéro

    Page 2
    Ne pas donner de subventions, c'est de la censure...
    Le « genre » contre les mères

    Page 3
    La nomination de Pierre Lellouche : ce n'est pas si simple

    Page 4
    Le procès Gollnisch annulé par la Cour de cassation

    Page 5
    Un arrêt historique qui ne restera pas sans suites

    Page 6
    L'aventure du groupe « anti-fédéraliste » au Parlement européen
    Le traité en panne en Allemagne

    Page 7
    La (très) grande mosquée de Clichy-Montfermeil

    Page 8
    « Faire son salut avec crainte et tremblement » ?
    Dimanche prochain...
  • Visitation

    Quel mystère nouveau et admirable! Jean ne naît pas encore et déjà il parle par ses tressaillements; il ne paraît pas encore et déjà il profère des avertissements; il ne peut pas encore crier et déjà il se fait entendre par des actes; il n'a pas encore commencé sa vie et déjà il prêche Dieu; il ne voit pas encore la lumière et déjà il montre le Soleil; il n'est pas encore mis au monde et déjà il se hâte d'agir en précurseur. Le Seigneur est là: il ne peut se retenir, il ne supporte pas d'attendre les limites fixées par la nature, mais il s'efforce de rompre la prison du sein maternel et il cherche à faire connaître d'avance la venue du Sauveur. Il se dit donc: «Il est arrivé, celui qui brise les liens. Et quoi? Moi, je reste assis enchaîné, et je suis encore tenu à demeurer ici? Le Verbe vient pour tout rétablir et moi, je reste encore captif? Je sortirai, je courrai devant lui et je proclamerai à tous: Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.»

    Mais, dis-nous, Jean, retenu encore dans l'obscurité du sein de ta mère, comment vois-tu et entends-tu? Comment contemples-tu les choses divines? Comment peux-tu tressaillir et exulter? «Grand, dit-il, est le mystère qui s'accomplit, c'est un acte qui échappe à la compréhension de l'homme. A bon droit j'innove dans l'ordre naturel à cause de celui qui doit innover dans l'ordre surnaturel. «Je vois, avant même que de naître, car je vois en gestation le Soleil de justice. A l'ouIe je perçois, car je viens au monde, voix du grand Verbe. Je crie, car je contemple, revêtu de sa chair, le Fils unique du Père. J'exulte, car je vois le Créateur de l'univers recevoir la forme humaine. Je bondis, car je pense que le Rédempteur du monde a pris corps. Je prélude à son avènement et, en quelque sorte, je vous devance par mon témoignage.»

    (saint Jean Chrysostome)