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  • Le paysan de Monaco

    En 2005, la nouvelle avait fait scandale : le prince Albert II de Monaco recevait près de 300.000 euros de subvention de la Politique Agricole Commune pour les 700 hectares de terres céréalières qui entourent son château de Marchais, dans l'Aisne.

    Le Basler Zeitung nous apprend (via Open Europe) que le prince a touché 254.000 euros de subventions agricoles européennes entre octobre 2007 et octobre 2008.

  • Nouvelles tchèques

    Le président de la Cour constitutionnelle tchèque, Pavel Rychetsky, déclare que le président de la République Václav Klaus doit signer le Traité de Lisbonne, puisqu'il a été ratifié par les deux chambres du Parlement. Au cas où Václav Klaus ne voudrait pas le faire, ajoute-t-il, il devrait porter plainte lui-même contre le document auprès de la Cour constitutionnelle. (Le président tchèque a décidé d'attendre le résultat de l'initiative d'un groupe de sénateurs qui vont porter plainte contre le Traité auprès de la Cour constitutionnelle tchèque.)

    L'ancien Premier ministre Mirek Topolanek, chef de l'ODS, était samedi au congrès du PiS en Pologne. Il a officialisé l'alliance entre son parti, le PiS et les conservateurs britanniques pour créer un nouveau groupe au Parlement européen après les élections. Il a déclaré que le traité de Lisbonne était « mort, qu'il soit ratifié ou non, car il ne correspond pas aux réalités du XXIe siècle ». « La véritable discussion sur la forme de l'Union européenne est toujours devant nous. » Et cette forme doit être celle où chaque Etat peut décider de son niveau de participation aux politiques européennes... Le lendemain, lors d'un débat à la télévision tchèque, il a redit qu'il fallait ratifier le traité parce que c'est le prix à payer pour avoir des règles communes, et pour que la République tchèque ne se retrouve pas à la périphérie de l'Union...

  • Lieberman perd une manche

    Une commission ministérielle israélienne a refusé dimanche d'entériner la proposition de loi d'Avigdor Lieberman visant à faire prêter serment de loyauté à « l'Etat juif, sioniste et démocratique » pour obtenir la carte nationale d'identité dont tout Israélien de plus de seize ans doit être détenteur. Ce qui équivaut à priver de papiers d'identité les Arabes israéliens.

    Son parti Israel Beteinou peut encore déposer la proposition de loi devant le Parlement, mais sans le soutien du gouvernement elle a peu de chances de passer.

    Mais, d'autre part, un texte rendant passible d'un an de prison toute négation en public du droit d'Israël à exister en tant qu'Etat juif a franchi mercredi dernier une première étape à la Knesset.

    Et le gouvernement a approuvé une mesure interdisant toute manifestation de deuil en public à l'occasion de l'anniversaire de la création d'Israël, appelée "naqba" ou "catastrophe" par les Palestiniens.

  • Une petite famille du Kosovo à Angers

    Agron Bérischa, 33 ans, est arrivé en France en 2004. « J'ai fui la guerre et le racisme anti-rom qui sévit au Kosovo, mais aussi en Macédoine et au Monténégro. » Trois de ses neuf enfants naîtront ensuite sur le sol français. Agron Bérischa vit avec deux femmes. « Je me suis remarié, mais dans l'intérêt des enfants, ma première épouse est restée avec nous. » Au total, la famille compte douze membres. Elle est logée, nourrie, blanchie, par le conseil général du Maine-et-Loire, via L'Abri de la providence, à Angers.

    Le 11 mai dernier, suite à de nombreux problèmes liés au comportement de la famille, le conseil général décide d'arrêter les frais. Les Bérischa doivent quitter leurs deux appartements. Ils vivent désormais dans deux voitures...

    Explication de Christian Gillet, vice-président du conseil général, en charge du social : « On ne peut pas continuer à dépenser des sommes ahurissantes pour des gens qui ne s'intègrent pas et qui dégradent tout. » Depuis 2006, la collectivité a versé la somme de 199 993 € pour les douze membres de la famille, en hébergement, restauration et allocations. « On a fait le maxi pour ces gens-là ! »

    La goutte d'eau qui a fait décorder le vase a été la très bruyante cérémonie de circoncision d'un des fils en présence de l'imam de Trélazé. Les voisins ont porté plainte.

    La famille a refusé un placement en foyer. « Nous sommes démunis, lance Jean-François Fribault, directeur de l'Abri de la providence. Ils nous ont laissé deux logements complètement saccagés. Les travailleurs sociaux sont épuisés. » Même sentiment au conseil général : « Financièrement, on ne peut pas plus. C'est à l'État d'agir ! »
    A la préfecture, on rappelle que la famille a son permis de séjour jusqu'à la mi-juillet et que sa prise en charge relève donc du Département...

    (Ouest France, via François Desouche)

  • L’Overijssel et la femme voilée

    77e878ef3ec44a5aa731fed.jpgUne affiche publicitaire de l'Overijssel, aux Pays-Bas, montre une femme portant un voile islamique avec en arrière-plan un paysage de la province.

    Des opposants anonymes ont écrit à elsevier.nl pour dire que cette campagne était « irrespectueuse ». « Qu'est-ce que l'Overijssel a à voir avec l'islam ? Et plus encore lorsqu'il est question des paysages et de la culture de l'Overijssel » a écrit l'un des détracteurs dans un courriel.

    Sur les affiches apposées dans les abribus fleurissent des autocollants : « Overijssel n'est pas islamique ».

    (Bivouac-ID)

  • Des dindes extrémistes de la dhimmitude

    Toutes les préposées au guichet et à l'accueil des visiteurs ainsi que toutes les guides touristiques du château de Venaria Reale, près de Turin (ancienne résidence des princes de la maison de Savoie), portent le voile islamique pour marquer leur solidarité avec Amellal Yafna, 35 ans, une collègue marocaine, suite à un courrier des lecteurs paru dans La Stampa :

    «Ne serait-il pas plus correct d'employer ces deux femmes dans une activité de bureau ? Ne serait-il pas mieux d'avoir des employées en costumes d'époque ? Cette présence islamique, absolument déplacée dans un environnement historico-touristique, est complètement "décontextualisante".»

    Réaction des collègues : «Nous sommes solidaires avec Amellal et par conséquent nous avons toutes décidé de porter le voile. Nous estimons que la présence parmi nous de notre collègue marocaine est un bon exemple d'intégration.» Sic.

    (Bivouac-ID)

  • L’assassinat d’un avorteur

    Le Dr George Tiller a été tué hier matin alors qu'il entrait dans l'église luthérienne de Wichita au Kansas.

    George Tiller dirigeait l'une des trois cliniques américaines qui pratiquent des avortements très tardifs (au-delà de 21 semaines). Elle s'appelle Women's Health Care Services : services de soins de santé pour les femmes... Il tuait des enfants depuis 36 ans.

    Pour sa femme, son assassinat est "une perte pour les femmes dans toute l'Amérique"...

    On remarquera que si la première dépêche de l'Associated Press indiquait en titre :

    "Un médecin spécialiste des avortements tardifs abattu dans le Kansas"

    la seconde dépêche titrait :

    "Un médecin américain, défenseur du droit des femmes à l'avortement, abattu dans le Kansas"...

    Il va de soi que ce meurtre est injustifiable en lui-même. Ce qui suffit à le condamner. En outre il est injustifiable sur le plan tactique, et en raison des conséquences qu'il risque d'avoir pour le mouvement pro-vie.

    Jeanne Smits rappelle la réaction du cardinal O'Connor, archevêque de New York, lors d'un crime similaire il y a quinze ans, et cite la réaction de l'apologiste catholique Mark Shea : « C'était un monstre qui justifiait ses actions par les justes fins en vue desquelles il déclarait agir. En cela, il avait une communauté d'esprit avec la personne qui l'a assassiné. » Mark Shea redoute que ce meurtre serve de prétexte pour le gouvernement à traiter le mouvement pro-vie comme terroriste. « Il aurait tort, bien sûr, de le faire. Mais les imbéciles qui auraient envie d'applaudir (ou, plus souvent, de chercher à excuser) cet acte pervers devraient garder à l'esprit que le fait que César ait tort n'a pas grande importance quand c'est lui qui détient les armes, la police et les prisons. »

  • Le feu du Saint Esprit et celui de Prométhée

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI au cours de la messe de la Pentecôte.

    L'autre image de l'Esprit Saint que nous trouvons dans les Actes des Apôtres est le feu. J'ai mentionné au début l'opposition entre Jésus et la figure mythologique de Prométhée, qui rappelle un aspect caractéristique de l'homme moderne. S'étant emparé des énergies du cosmos - le feu - l'être humain semble aujourd'hui s'affirmer comme un dieu et vouloir transformer le monde en excluant, en mettant de côté, ou même en refusant le Créateur de l'univers. L'homme ne veut plus être image de Dieu, mais de soi-même ; il se déclare autonome, libre et adulte. Il est évident qu'une telle attitude révèle un rapport non authentique avec Dieu, conséquence d'une fausse image qu'il s'est faite de Lui, comme l'enfant prodigue de la parabole évangélique qui croit se réaliser lui-même en s'éloignant de la maison de son père. Entre les mains d'un tel homme, le « feu » et ses énormes potentialités deviennent dangereux : ils peuvent se retourner contre la vie et contre l'humanité elle-même, comme hélas l'histoire le démontre. Les tragédies de Hiroshima et Nagasaki, dans lesquelles l'énergie atomique, utilisée à des fins belliqueuses, a fini par semer la mort dans des proportions inouïes, sont une mise en garde constante.

  • La pollution de l’air spirituel

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI au cours de la messe de la Pentecôte.

    La tempête est décrite comme un « vent impétueux » et cela fait penser à l'air qui différencie notre planète des autres astres et nous permet d'y vivre. Ce que l'air est à la vie biologique, l'Esprit Saint l'est à la vie spirituelle ; et de même qu'il existe une pollution atmosphérique qui empoisonne l'environnement et les êtres vivants, de même il existe une pollution du cœur et de l'esprit qui mortifie et empoisonne l'existence spirituelle. Alors qu'il ne faut pas s'habituer aux poisons de l'air - et pour cela l'engagement écologique représente aujourd'hui une priorité -, on devrait agir de même pour ce qui corrompt l'esprit. Il semble au contraire que l'on s'habitue sans difficulté à tant de produits qui polluent l'esprit et le cœur et circulent dans notre société - par exemple les images qui font un spectacle du plaisir, de la violence ou du mépris de l'homme et de la femme -. C'est aussi cela la liberté, dit-on, sans reconnaître que tout cela pollue, intoxique l'esprit, surtout des nouvelles générations, et finit ensuite par conditionner la liberté elle-même. La métaphore du vent impétueux de Pentecôte fait penser au contraire à quel point il est précieux de respirer un air propre, un air physique, par les poumons, et par le cœur, un air spirituel, l'air salubre de l'esprit qui est l'amour !

  • Que l’Eglise soit moins « essoufflée »…

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI au cours de la messe de la Pentecôte.

    Si nous ne voulons pas que la Pentecôte se réduise à un simple rite ou à une commémoration, même suggestive, mais soit un événement actuel de salut, nous devons nous prédisposer en religieuse attente du don de Dieu par l'écoute humble et silencieuse de sa Parole. Pour que la Pentecôte se renouvelle à notre époque, il faut peut-être - sans rien enlever à la liberté de Dieu - que l'Eglise soit moins « essoufflée » par les activités et plus dédiée à la prière.