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  • La grande mosquée de Marseille : de 8 à 22 millions d’euros

    Les responsables de l'association La Grande Mosquée de Marseille ont annoncé que la construction de la dite mosquée devait commencer en décembre 2009 et ont indiqué espérer d'ici là réunir "3 à 4 millions d'euros" pour financer l'ouverture du chantier, sur un budget global de 22 millions.

    En novembre 2007, lorsque Jean-Claude Gaudin avait remis solennellement des clefs de la future grande mosquée à l'association, le budget du projet était de 8 millions d'euros.

    On est parti avec une mosquée à 8 millions. On en est à 22 millions...

    Pour expliquer la « différence », l'association avance plusieurs raisons.

    D'une part, il y a eu un « problème de communication » quand le premier chiffre a été annoncé. Il s'agissait du coût des travaux et non de l'enveloppe globale de réalisation du projet qui comprend d'autres postes (assurances, études de sol, révision des prix, communication, levée de fonds)...

    D'autre part, des « éléments complémentaires » ont été ajoutés au projet de base, comme la réalisation d'un amphithéâtre, l'agrandissement de la salle de restaurant ou encore une salle d'exposition...

  • Erreur finlandaise

    Le ministre finlandais du Commerce extérieur et du Développement, Paavo Väyrynen, déclare à propos de son pays que « rejoindre l'union monétaire européenne sans la Suède a été une erreur ». Ces cinq dernières années, l'industrie forestière finlandaise s'est effondrée, alors que l'industrie forestière suédoise, hors de la zone euro, « est florissante, et rapporte gros grâce à l'euro cher ».

  • Obama et l’avortement

    Propos de Barack Obama, hier, lors de sa conférence de presses sur ses 100 premiers jours (d'après AP et surtout Reuters) :

    « Mon idée sur... l'avortement, je pense, est très cohérente. Je pense que l'avortement est une question morale et une question éthique. Il y en a qui insinuent qu'il s'agit simplement d'une question de liberté des femmes et qu'il n'y a aucune autre considération à avoir. Je pense, vous voyez, que c'est une question que les gens doivent prendre à bras le corps et que les familles, et chaque femme, doivent prendre à bras le corps. (...) Je crois que les femmes doivent avoir le droit de choisir. Je pense qu'une femme est en meilleure position pour faire ce choix très personnel qu'un membre du Congrès ou le président lui-même Mais je pense que la chose la plus importante que nous pouvons faire pour que se tassent les irritations autour de ce sujet est de nous concentrer sur les points sur lesquels nous pouvons nous mettre d'accord. »

    Evoquant la recrudescence des grossesses d'adolescentes, il a dit qu'il avait nommé un groupe de travail, au sein de son Conseil pour la politique intérieure (Domestic Policy Council : famille, santé, enseignement, protection du consommateur...) œuvrant tant avec des associations  qui soutiennent le droit à l'avortement qu'avec des associations qui s'opposent à l'avortement pour chercher un consensus sur la façon de traiter ce problème...

    « J'aimerais réduire le nombre des grossesses non désirées qui ont pour résultat que les femmes se sentent contraintes d'avoir recours à l'avortement, ou du moins envisagent de se faire avorter, particulièrement si nous pouvons réduire le nombre des grossesses d'adolescentes », a-t-il dit.

    Sic.

  • La prière de Benoît XVI à L’Aquila

    En conclusion de son allocution, avant le Regina Cæli :

    O Marie, notre Mère très aimée !
    Toi qui es près de nos croix,
    comme tu restas auprès de celle de Jésus,
    soutiens notre foi, afin que, bien qu'accablés de douleur,
    nous conservions le regard fixe sur le visage du Christ
    en lequel, dans l'extrême souffrance de la croix,
    s'est montré l'amour immense et pur de Dieu.
    Mère de notre espérance, donne-nous tes yeux pour voir,
    au-delà de la souffrance et de la mort, la lumière de la résurrection;
    donne-nous ton cœur pour continuer,
    même dans l'épreuve, à aimer et à servir.
    O Marie, Madone de Roio,
    Notre-Dame de la Croix, prie pour nous !

  • Saint Germain de Constantinople

    Dans la catéchèse de Benoît XVI, hier, l'enseignement de saint Germain de Constantinople pour notre temps : le rôle des images saintes, la beauté et la dignité de la liturgie, la beauté de l'Eglise.

  • Daoudal Hebdo N° 33

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    Dans ce numéro

    Page 2
    La campagne du Parlement européen

    Page 3
    Calais : l'art d'amuser la galerie

    Pages 4-5
    La propagande européiste telle qu'elle est
    Le Manifeste

    Page 6
    Une banque sans intérêts : en Suède

    Page 7
    L'encyclique Vix pervenit

    Page 8
    Des canonisations pour notre temps
    Dimanche prochain...

  • Sainte Catherine de Sienne

    Vous me direz peut-être, saint Père, que vous êtes obligé en conscience de conserver et de recouvrer les biens de l'Eglise. Hélas! je l'avoue, c'est la vérité; mais il me semble qu'il vaut mieux encore conserver une chose qui est plus chère. Le trésor de l'Eglise est le sang du Christ, donné pour prix de l'âme; ce trésor du sang n'a pas été payé pour les biens temporels, mais pour le salut du genre humain. En admettant que vous êtes tenu de reconquérir et de conserver les richesses, les droits que l'Eglise a perdus, vous êtes tenu bien davantage à reconquérir tant de brebis, qui sont un trésor pour l'Eglise. Elle serait trop appauvrie si elle les perdait. Elle ne deviendrait pas pauvre elle-même, parce que le sang du Christ ne peut diminuer; mais elle perdrait cet ornement de gloire qu'elle reçoit des vertus et de l'obéissance de ceux qui lui sont soumis. Il vaut mieux négliger les intérêts temporels que les intérêts spirituels. Faites seulement ce que vous pourrez et vous serez excusé devant Dieu et devant les hommes du monde; vous les vaincrez bien mieux avec les armes de la douceur, de l'amour et de la paix, qu'avec les rigueurs de la guerre et vous rentrerez ainsi dans vos droits spirituels et temporels.

    Mon âme, dans son union avec Dieu, a une soif ardente de notre salut, de la réforme de la sainte Eglise, et du bonheur du monde entier; et il me semble que Dieu ne me manifeste pas d'autre remède que la paix; je n'en vois pas d'autres en lui. La paix, oui, la paix, pour l'amour de Jésus crucifié; et ne vous arrêtez pas à l'ignorance, à l'aveuglement et à l'orgueil de vos enfants. Avec la paix vous vaincrez la guerre et la haine qui divise les cœurs; vous les réunirez. C'est par la vertu que vous chasserez le démon. Ouvrez, ouvrez donc l'œil de votre intelligence avec la faim et le désir des âmes, et voyez les deux maux qui se présentent: la perte de la grandeur, de la puissance et des biens temporels, que vous vous croyez obligé de reconquérir, et la perte de la grâce dans les âmes et de l'obéissance qu'elles doivent à Votre Sainteté; et alors vous verrez que vous êtes tenu bien davantage à reconquérir les âmes. Puisque l'œil de l'intelligence peut comparer ces maux, vous, très saint Père, qui êtes placé entre les deux, vous devez choisir le moindre, et en le choisissant pour fuir le plus grand, vous éviterez les deux, et vous y gagnerez de toute manière; car vous aurez retrouvé, dans la paix, vos enfants, et avec eux ce qu'ils vous doivent.

    (Extrait d'une lettre à Grégoire XI)

  • Nuire aux coptes par tous les moyens

    Le gouvernement égyptien a annoncé l'abattage de tous les porcs en Egypte pour éviter une éventuelle épidémie de la grippe porcine.

    Le ministère de la Santé a précisé que l'abattage des 300.000 porcs devait commencer immédiatement.

    Il n'y a eu pour l'heure aucun cas suspect de grippe en Egypte.

  • La provocation de Fofana : islamiste

    Le procès du "gang des barbares", 27 jeunes accusés du rapt d'un juif de 23 ans Ilan Halimi, assassiné après trois semaines de calvaire début 2006, s'est ouvert devant la cour d'assises des mineurs de Paris, et leur chef présumé, Youssouf Fofana, a d'emblée défié les juges.

    Collier de barbe et crâne rasé, Fofana, 28 ans, d'origine ivoirienne et accusé d'avoir porté les coups fatals à Ilan Halimi, est arrivé tout sourire dans le box, vêtu d'un sweat-shirt blanc et levant un poing vers le ciel en criant "Allah vaincra".

    Et dès l'appel des accusés effectué par la présidente, il continue la provocation. En guise de date de naissance, il répond: "le 13 février 2006, à Sainte-Geneviève-des-Bois", donnant ainsi la date et le lieu de la découverte du corps agonisant de Ilan Halimi, qui devait mourir pendant son transfert à l'hôpital.

    Pour nom, il choisit "africaine barbare armée révolte salafiste", tandis que la présidente se contente de lui signaler que ce n'était pas ce qui figurait sur ses documents.

    (AFP)

  • Un vrai faux messie

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    Aujourd'hui doit être dévoilée, à New York, cette peinture pour célébrer les 100 premier jours de la présidence de Barack Hussein Obama.

  • Le Seigneur crucifié vit

    Extrait de la bouleversante allocution de Benoît XVI aux victimes du tremblement de terre des Abruzzes :

    On pourrait dire, chers amis, que vous vous trouvez, d'une certaine manière, dans l'état d'esprit des deux disciples d'Emmaüs, dont parle l'évangéliste Luc. Après l'évènement tragique de la Croix, ils rentraient à la maison déçus et attristés, par la « fin » de Jésus.  Il leur semblait qu'il n'y avait plus d'espérance, que Dieu était caché et n'était pas plus présent dans le monde.  Mais, le long de la route, Il s'approcha d'eux et se mit à converser avec eux. Même s'ils ne le reconnurent pas avec les yeux, quelque chose se réveilla dans leur cœur : les paroles de cet « inconnu » rallumèrent en eux cette ardeur et cette confiance que l'expérience du Calvaire avait éteint.

    Voilà, chers amis : ma pauvre présence parmi vous veut être le signe tangible du fait que le Seigneur crucifié vit ; qu'il est avec nous, qu'il est réellement ressuscité, ne nous oublie pas, et ne vous abandonne pas ; il n'ignore pas vos questions concernant l'avenir, il n'est pas sourd au cri angoissé de tant de familles qui ont tout perdu : maisons, économies, travail et parfois même des vies humaines. Certes, sa réponse concrète passe à travers notre solidarité, qui ne peut pas se limiter à l'urgence initiale, mais doit devenir un projet stable et concret dans le temps. Je vous encourage tous, institutions et entreprises, pour que cette ville et cette terre renaissent.

    Le Pape est ici, aujourd'hui, parmi vous pour vous dire aussi une parole de réconfort pour vos morts : ils sont vivants en Dieu et attendent de vous un témoignage de courage et d'espérance. Ils attendent de voir renaître cette terre, qui doit à nouveau s'orner de maisons et d'églises, belles et solides. C'est vraiment au nom de ces frères et sœurs qu'on doit s'engager à nouveau à vivre, recourant à ce qui ne meurt pas et que le tremblement de terre n'a pas détruit : l'amour. L'amour reste même au-delà du gué de notre existence terrestre précaire, parce que l'Amour véritable est Dieu. Qui aime vainc la mort en Dieu, et sait ne pas perdre ceux qu'il a aimés.

    Je voudrais conclure ces quelques mots en adressant au Seigneur une prière particulière pour les victimes du tremblement de terre.

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  • Saint Pierre de Vérone

    Du sein de la fumée la flamme lumineuse s'élance ; la rose fleurit sur les épines du buisson : ainsi Pierre, docteur et martyr, naît d'une famille infidèle.

    D'abord soldat dans l'armée des Prêcheurs, il brille aujourd'hui dans les rangs de la milice céleste.

    Son âme fut tout angélique, sa langue féconde, sa vie apostolique, sa mort précieuse.

    Tandis qu'il est à la recherche des renards de Samson, il est immolé par un bras impie ; un meurtrier frappe sa tête sacrée ; le sang du juste est répandu : ainsi le martyr cueille la palme du triomphe, en succombant pour la foi. Athlète invincible, il confesse encore en mourant la foi pour laquelle il verse son sang. Ainsi le martyr cueille la palme triomphale, en succombant pour la foi.

    (Antiennes et répons du bréviaire dominicain)

  • Christine Lagarde dans le texte

    Les syndicats de restaurateurs se sont engagés à répercuter sur certains prix la (future) baisse de la TVA.

    Christine Lagarde a fait remarquer que le coût pour l'Etat sera de 2 milliards d'euros.

    « Le contribuable est généreux », a-t-elle commenté.

    Autrement dit le contribuable va payer 2 milliards d'impôts supplémentaires. Mais on n'est pas généreux quand on se fait racketter...

    Et elle a ajouté :

    "En retour, il est naturel que vous vous montriez généreux envers les consommateurs, envers les salariés et envers vous-même, en investissant et en réinvestissant dans vos entreprises."

    Le rôle des restaurateurs n'est pas d'être généreux, ni envers les consommateurs, ni envers les salariés, ni envers eux-mêmes, mais de faire leur métier correctement en respectant la justice tant envers eux-mêmes qu'envers leurs clients et leur personnel.

    Ce discours faussement « moral » est à vomir.

  • Et ils trouvent tout ça normal

    Un parc du quartier de Slotervaart à Amsterdam devait inaugurer mardi des panneaux d'information indiquant spécifiquement aux homosexuels où se trouvent des lieux de rencontres, a annoncé la mairie.

    Sur les panneaux, placés aux entrées du parc, "il est clairement indiqué ce qui se passe dans chaque zone et il est donc aussi précisé que dans cette réserve naturelle se trouvent des homos en goguette", a indiqué une porte-parole de la mairie de Slotervaart.

    Le domaine "De Oeverlanden", au sud-ouest d'Amsterdam, attire "des homosexuels en quête d'un partenaire sexuel (venant, ndlr) de tous les Pays-Bas, et même de toute l'Europe", a-t-elle précisé.

    Les panneaux indiquent également les zones de baignade autorisée dans le lac du parc et signalent une plage où les chiens peuvent courir sans laisse.

    Les promeneurs et parents d'enfants qui se rendent dans le parc sont en majorité originaires de Slotervaart, selon la porte-parole. Plus de la moitié des habitants de cette commune de 45.000 habitants est d'origine immigrée et plus d'un quart de sa population a des racines musulmanes.

    "Il y a de nombreux groupes d'utilisateurs: des gens avec des jeunes enfants qui vont se baigner sur les plages, des gens qui promènent leur chien, des homosexuels en goguette, des passionnés de nature", a-t-elle expliqué. "C'est aménagé de telle sorte que chaque groupe peut avoir ses loisirs dans sa propre zone".

    "L'objectif est d'éviter que les gens se dérangent les uns les autres, et cela ne vise pas seulement les homosexuels", mais aussi les parents d'enfants qui ont peur des chiens par exemple, a-t-elle souligné.

    (AFP)

  • Manipulations eurocratiques

    Il se dit de plus en plus ouvertement dans les couloirs de Bruxelles qu'il  faut reporter le prochain Conseil européen, car il doit avoir lieu en juin et il risque d'être présidé par Vaclav Klaus, vu que le nouveau gouvernement tchèque va être un cabinet "technique". Ce sommet doit finaliser les « garanties » offertes aux Irlandais pour qu'ils votent « bien » lors du second référendum sur le traité de Lisbonne, or on sait que Vaclav Klaus est hostile au traité. On craint en outre que le président tchèque perturbe la reconduction de José Manuel Barroso comme président de la Commission européenne, qui est également au menu.

    Le problème est que les réunions du Conseil sont convoqués par... la présidence du Conseil, à savoir par les Tchèques. Et surtout que cela n'est pas laissé au libre choix des eurocrates (ce que certains oublient, manifestement). Le traité stipule en son article 15 que le Conseil se réunit deux fois par semestre. Il doit donc impérativement se réunir en juin. C'est pourquoi certains avancent qu'il faut garder la réunion de juin, en la vidant de son contenu, et organiser une réunion extraordinaire en juillet (le 23, précise-t-on), sous la présidence suédoise...

    Mais le gouvernement irlandais fait savoir qu'il exclut que les garanties qu'il attend soient reportées en juillet. Le ministre des Affaires étrangères, Micheal Martin, a déclaré qu'il était « impératif » que l'accord soit conclu au Conseil européen de juin, pour que cela corresponde au calendrier serré fixé par le gouvernement pour l'organisation du second référendum...

  • Dédommagement des Tchèques emprisonnés sous le communisme

    Le gouvernement tchèque a adopté le principe du dédommagement des personnes qui ont été injustement incarcérées sous le régime communiste. Environ 700 millions de couronnes (un peu plus de 26 millions d'euros) seront versés à ces personnes au titre de « congés payés », comme si elles avaient été employées pendant leur emprisonnement. Le ministre de l'Intérieur a déclaré qu'il s'agissait de reconnaître le courage des hommes et des femmes qui ont été arbitrairement détenus parce qu'elles militaient pour la liberté et la démocratie. Il a ajouté que la loi devait être votée aussi tôt que possible parce que le nombre des bénéficiaires était en diminution constante...

    Cette loi s'appuie sur celle qui a déclaré le régime communiste illégitime.

    Une loi similaire avait déjà permis de dédommager les personnes qui avaient été internées dans des camps de travail forcé.

  • Explosif…

    En analysant divers échantillons de poussière collectée sur le site des tours du World Trade Center, une équipe de neuf scientifiques y a trouvé, en grande quantité, des éclats d'un matériau pyrotechnique qui, en tant qu'explosif, est nettement plus puissant que le TNT. Conclusion de leur étude :

    "Sur la base de ces observations, nous concluons que la couche rouge des échantillons rouge/gris que nous avons découverts dans la poussière du WTC est un matériau thermitique actif non-réagi, intégrant des nanotechnologies, et c'est un matériau pyrotechnique ou explosif à haute énergie."

    Le texte de l'étude (en anglais, très technique) est ici.

    Le site ReOpen News a publié un article en français qui le résume et apporte des précisions sur les auteurs.

  • Saint Paul de la Croix

    Une très belle page de dom Guéranger :

    La diminution des vérités par les enfants des hommes semblait avoir tari la source des Saints, quand l'Italie, toujours féconde dans sa foi toujours vive, donna naissance au héros chrétien qui devait projeter sur la froide nuit du XVIII° siècle le rayonnement de la sainteté d'un autre âge. Dieu ne manque jamais à son Eglise. Au siècle de révolte et de sensualisme qui couvre du nom de philosophie ses tristes aberrations, il opposera la Croix de son Fils. Rappelant par son nom et ses œuvres le grand Apôtre des Gentils, un nouveau Paul surgira de cette génération enivrée de mensonge et d'orgueil, pour qui la Croix est redevenue scandale et folie. Faible, pauvre, méconnu longtemps, seul contre tous, mais le cœur débordant d'abnégation, de dévouement et d'amour, il ira, cet apôtre, avec la prétention de confondre, lui aussi, la sagesse des sages et la prudence des prudents ; dans la grossièreté d'un habit étrange pour la mollesse du siècle, nu-pieds, la tête couronnée d'épines, les épaules chargées d'une lourde croix, il parcourra les villes, il se présentera devant les puissants et les faibles, estimant ne savoir autre chose que Jésus et Jésus crucifié. Et la Croix dans ses mains, fécondant son zèle, apparaîtra comme la force et la sagesse de Dieu. Qu'ils triomphent, ceux qui prétendent avoir banni le miracle de l'histoire et le surnaturel de la vie des peuples ; ils ne savent pas qu'à cette heure même, d'étonnants prodiges, des miracles sans nombre, soumettent des populations entières à la voix de cet homme, qui, par la destruction complète du péché dans sa personne, a reconquis le primitif empire d'Adam sur la nature et semble jouir déjà, dans sa chair mortelle, des qualités des corps ressuscités.

    Mais l'apostolat de la Croix ne doit pas finir avec Paul. A la vieillesse d'un monde décrépit ne suffisent plus les ressources anciennes. Nous sommes loin des temps où la délicatesse exquise du sentiment chrétien était surabondamment touchée par le spectacle de la Croix sous les fleurs, telle que la peignait aux Catacombes un suave et respectueux amour. L'humanité a besoin qu'à ses sens émoussés par tant d'émotions malsaines, quelqu'un soit maintenant chargé d'offrir sans cesse, comme réactif suprême, les larmes, le sang, les plaies béantes du divin Rédempteur. Paul de la Croix a reçu d'en-haut la mission de répondre à ce besoin des derniers temps ; au prix d'indicibles souffrances, il devient le père d'une nouvelle famille religieuse qui ajoute aux trois vœux ordinaires celui de propager la dévotion à la Passion du Sauveur, et dont chaque membre en porte ostensiblement le signe sacré sur la poitrine.

    N'oublions pas toutefois qu'elle-même la Passion du Sauveur n'est que la préparation pour l'âme chrétienne au grand mystère de la Pâque, terme radieux des manifestations du Verbe, but suprême des élus, sans l'intelligence et l'amour duquel la piété reste incomplète et découronnée. L'Esprit-Saint, qui conduit l'Eglise dans l'admirable progression de son Année liturgique, n'a pas d'autre direction pour les âmes qui s'abandonnent pleinement à la divine liberté de son action sanctificatrice. Du sommet sanglant du Calvaire où il voudrait clouer tout son être, Paul de la Croix est emporté maintes fois dans les hauteurs divines où il entend ces paroles mystérieuses qu'une bouche humaine ne saurait dire ; il assiste au triomphe de ce Fils de l'homme qui, après avoir vécu de la vie mortelle et passé par la mort, vit aujourd'hui dans les siècles des siècles ; il voit sur le trône de Dieu l'Agneau immolé, devenu le foyer des splendeurs des cieux ; et de cette vue sublime des célestes réalités il rapporte sur terre l'enthousiasme divin, l'enivrement d'amour qui, au milieu des plus effrayantes austérités, donne à toute sa personne un charme incomparable. « Ne craignez pas, dit-il à ses enfants terrifiés par les attaques furieuses des démons ; n'ayez pas peur, et dites bien haut : Alléluia ! Le diable a peur de l'Alléluia ; c'est une parole venue du Paradis. » Au spectacle de la nature renaissant avec son Seigneur en ces jours du printemps, au chant harmonieux des oiseaux célébrant sa victoire, à la vue des fleurs naissant sous les pas du divin Ressuscité, il n'y tient plus; suffoquant de poésie et d'amour, et ne pouvant modérer ses transports, il gourmande les fleurs, il les touche de son bâton, en disant : « Taisez-vous ! Taisez-vous ! » - « A qui appartiennent ces campagnes ? dit-il un jour à son compagnon de route... A qui appartiennent ces campagnes? vous dis-je. Ah ! vous ne comprenez pas ?... Elles appartiennent à notre grand Dieu ! » Et, transporté d'amour, raconte son biographe, il vole en l'air jusqu'à une certaine distance. « Mes frères, aimez Dieu! répète-t-il à tous ceux qu'il rencontre, aimez Dieu qui mérite tant d'être aimé ! N'entendez-vous pas les feuilles mêmes des arbres qui vous disent d'aimer Dieu ? O amour de Dieu ! ô amour de Dieu ! »

    Nous nous laissons aller aux charmes d'une sainteté si suave et si forte à la fois ; attrait divin que n'inspirèrent jamais les disciples d'une spiritualité faussée, trop en vogue dans le dernier siècle auprès des meilleurs. Sous prétexte de dompter la nature mauvaise et d'éviter des écarts possibles, on vit les nouveaux docteurs, alliés inconscients du jansénisme, enserrer l'âme dans les liens d'une régularité contrainte, abattre son essor, la discipliner, la refaire à leur façon dans un moule uniforme, et, par des règles savamment déduites, déterminer avec précision les contours de la sphère où tous enfin marcheraient d'un pas égal, et, sous une direction logique, atteindraient sûrement la perfection de la sainteté. Mais c'est le divin Esprit, l'Esprit de sainteté qui seul fait les Saints, et cet Esprit d'amour est libre par essence. Il s'accommode peu du moule et des méthodes humaines : il souffle où il veut et quand il veut ; mais on ne sait d'où il vient, ni où il va. Ainsi en est-il de celui qui est né de l'Esprit, nous dit le Seigneur. L'Esprit a élu Paul dès sa première enfance ; il le saisit dans toute l'expansion de sa riche nature, ne détruit rien, sanctifie tout, et par la grâce décuplant son essor, il le produit sur les modèles antiques, toujours ardent, toujours aimable, et saint plus que personne, en face des chétifs produits d'une école dont les procédés corrects ont pour résultat le plus ordinaire d'user péniblement l'âme sur elle-même, dans les stériles efforts d'une ascèse impuissante.