« Le recrutement actif de professionnels de la santé en Afrique sud-saharienne devrait-il être considéré comme un crime ? »
Tel est le titre d’un article du dernier numéro de The Lancet. Il est signé par dix médecins, et l’on ne peut que répondre oui à la question lorsqu’on a lu l’article.
Ces médecins soulignent ce que l’on sait déjà, mais que les immigrationnistes, aveuglés par leur folle idéologie refusent de voir : non seulement de nombreux jeunes Africains vont faire leurs études de médecine en Europe ou aux Etats-Unis, et restent dans le pays où ils ont étudié, mais de nombreux jeunes diplômés africains quittent leur pays une fois leur diplôme en poche. Par exemple, un tiers des médecins formés au Nigeria quittent le pays dans les dix ans.
Le résultat est que l’Afrique noire manque cruellement de médecins.
L’article donne des chiffres précis. Il y a un médecin pour 8.000 personnes en Afrique noire, un taux qui tombe à un pour 50.000 au Malawi. Selon le standard international, le taux minimum acceptable est de un pour 5.000.
Il y a proportionnellement 100 fois plus de médecins en Grande-Bretagne qu’en Afrique sub-saharienne, et un médecin sur 10 en Grande-Bretagne vient du continent noir.
L’article souligne que les pays développés recrutent systématiquement des infirmières, des pharmaciens et des médecins dans une région qui doit se battre contre les plus grands fléaux de maladies infectieuses et chroniques.
En 2004, un rapport a calculé que le Ghana avait perdu 35 millions de livres sterling, entre 1998 et 2002, dans la formation de professionnels de santé qui étaient ensuite recrutés en Grande-Bretagne, et que dans le même temps la Grande-Bretagne avait économisé 65 millions de livres...
Conclusion : « Quand la communauté internationale permet à des organismes d’attirer activement des professionnels que l’on va surcharger de travail et souvent mal payer, en les faisant quitter les populations les plus vulnérables, cela contribue à la détérioration de la fourniture des soins essentiels de santé. »
On trouvera cet article sur le blog Hibernia Girl (en anglais). Il est suivi d’une dépêche indiquant que 85% des infirmières philippines vont exercer en Occident. « L’exode est devenu si énorme que l’Organisation mondiale de la santé s’inquiète de ses effets sur le système de santé philippin. » Le manque de médecins et d’autres professionnels de santé est déjà très critique dans les zones rurales.
Si vous voulez des crimes contre l’humanité, vous en avez là, qui sont commis aujourd’hui. Non seulement on ne les dénonce pas, mais on les cultive, avec bonne conscience, au nom de l’accueil de l’autre, de la diversité, de l’antiracisme, de l’antidiscrimination, de l’immigration choisie, etc., etc.
