28 février 2008
Nouvelle pression pour l’euthanasie
Chantal Sébire, une institutrice de 52 ans, défigurée par une tumeur très rare et incurable, demande à l’Etat d’abréger ses souffrances, qu’elle décrit comme atroces. L’heure est maintenant « de partir dignement dans la mort », dit-elle.
« Le combat pour la légalisation de l’euthanasie en France mené par Chantal ressemble à celui de Marie Humbert », commente l’AFP.
Laquelle Marie Humbert a fini par reconnaître qu’elle avait été manipulée par l’ADMD.
11:19 Publié dans Culture de mort | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note




























Commentaires
"On est vraiment en retard", disait le patron du bar derrière le vidéo-projecteur pendant que le sujet passait, au 20 heures sur France2 (mardi avant le match). Très 'télégénique' pour sûr, avec ses "images qui peuvent heurter" dirent-ils, just'avant d'envoyer la sauce direct gros plan.
Je faisais remarquer illico qu'il n'y a pas besoin de loi spéciale, que les circonstances atténuantes ça existe et qu'un procès pour meurtre ça sert à ça, à juger sur pièces. "Mais ça ce sont mes opinions" me sentis-je obligé d'ajouter dare dare, vu que mes propos faisaient l'effet d'une Gameboy qui ne marche plus.
Enfin, ça a quand même fait réfléchir quelques présents. Puis je suis parti prendre le train.
Ecrit par : l'Omnivore Sobriquet | 28 février 2008
Est-ce cela "partir dans la dignité"? Participer à un cirque médiatique, manipulé par les militants de l'euthanasie?
Le quart d'heure de gloire ultime, la mort-spectacle, la fascination des médias face à la mort a franchi un pas. Plutôt que d'attendre les images sanglantes d'accidents et de catastrophes, on va désormais les provoquer.
Ah oui, tout cela par "amour", par "respect" et pour combattre "l'obscurantisme religieux".
Je ne peux décemment critiquer cette personne dont on ne peut nier la souffrance, et qui a le droit de mettre fin à ses jours, mais les vautours qui volent autour de ce drame sont égoïstes et abjects de profiter de cette situation pour leurs petits intérêts.
Ecrit par : F. de Sinaÿ | 28 février 2008
Naguère les vieillards à bout de souffle mourraient d'anémie lente parce qu'on n'était pas capable de les "prolonger" en les nourrissant par sondes.
L'euthanasie, au-delà de la manipulation médiatico-politique, pose plutôt le problème de la "science" actuelle, de la peur de la mort et non pas de la fascination pour la mort.
La mentalité des médecins aujourd'hui c'est plutôt de prolonger la vie le plus longtemps possible (pas seulement parce que le gâtisme vote Sarkozy, eh, eh), par crainte de ce qu'il y a au-delà, le néant, comme dit la religion laïque.
De la même manière on préfère enfermer un délinquant pendant trente ans dans une cellule pour le mettre hors d'état de nuire plutôt que de l'exécuter, alors même que des condamnés à perpétuité réclament leur exécution pour échapper au néant de la prison.
Les cas de ceux qui veulent en finir le plus tôt possible et se suicider, comme la mère de Jospin, l'ancien maire de Clermont-Ferrand, avec tout le pathos laïc, ces cas sont assez rares et pas très représentatifs.
Que le bourgeois ait peur de la mort ne l'empêche pas simultanément d'assassiner des enfants dans le ventre de leur mère ou d'applaudir au bombardement de populations civiles étrangères.
C'est SA mort que le bourgeois redoute, pas celle des autres bien entendu.
Ecrit par : Lapinos | 28 février 2008
La fascination vient des médias. Une mauvaise nouvelle se vend mieux qu'une bonne. Surtout s'il y a des français dans le tas de cadavres.
Cette fixation morbide se retrouve dans le traitement privilégié de ce genre de sujet. On fait frissonner le bourgeois en lui montrant ce qu'il pourrait devenir, rien de plus de ce côté là. Cela sert en fin de compte tous ceux qui s'emparent de sujets vendeurs pour faire progresser leurs idées.
L'information est un produit comme un autre. La mort se vendra toujours bien. Les questions de fond que l'on doit se poser sont noyées sous le pathos à destination de la ménagère, et au final vulgairement évacuées.
Ecrit par : F. de Sinaÿ | 28 février 2008
Il est à remarquer que cette femme refuse de se suicider et refuse également un traitement contre la douleur car elle prétend que cela amoindrirait sa conscience. Par contre, elle n'a aucun scrupule à demander que quelqu'un se fasse assassin pour elle. Parce que même s'il était légalisé, un meurtre reste un meurtre.
Ecrit par : Barbara | 28 février 2008
Ah oui, entièrement d'accord sur l'exploitation de la misère humaine par les médias. Et puis ce n'est pas un hasard si cette femme est institutrice et souhaite manifestement faire de son cas un exemple et passer à la postérité, devenir une sorte de martyre laïque de la cause de l'euthanasie en quelque sorte.
Le XIXe siècle aurait relevé le côté grotesque de ce genre de situations et de prétentions, Alphonse Allais en aurait fait une nouvelle comique ; notre siècle, lui, prend tout au pied de la lettre, la plaisanterie la plus grossière avec gravité.
Ecrit par : Lapinos | 28 février 2008
Tout ça, c’est parce qu’elle n’a pas expliqué la shoah à ses élèves ! mais bientôt on va rattraper ce retard.
Ecrit par : abad | 28 février 2008
Il y a fort à parier que Sarkozy se moque de la choa comme de sa première "girl friend" et qu'il va vite demander à ses conseillers laïcs ou démocrates-chrétiens de lui inventer un nouveau hochet pour distraire son électorat et l'"opposition".
Moi si je faisais partie de la fine équipe du président, plutôt que de faire joujou avec la choa ou les cardinaux gâteux de Latran, je lui conseillerais de faire un gosse dans le dos à Carla. D'abord pour la "fixer" un peu, ensuite parce que "Le Point" et "Paris-Match" pourraient faire leurs couvertures avec les échographies tous les mois. La gauche : "Il ressemble à Carla !" La droite : "Non, il ressemble à Nicolas !"
Et puis dans la foulée une petite campagne présidentielle avec un couffin sous le bras pour émouvoir les papys et les mamys de France.
Faire un enfant, c'est peut-être même la dernière carte à jouer par Sarkozy pour éviter d'exploser en vol comme Giscard - plus vite que Giscard ?
Ecrit par : Lapinos | 29 février 2008
Amusante votre théorie, Lapinos, mais au fond, je pense que vous avez raison.
Les déficits n'en demeurent pas moins, ni tous les problèmes objectifs qui se posent à la France, et les échographies comme les premières dents et les couches du mouflet cesseront vite de m'amuser.
Ecrit par : Ysengrin | 29 février 2008
Je ne voudrais pas faire l'apologie de Chirac, mais sa façon de conduire la France comme si c'était une 2CV aux freins usés, l'arbre rouillé, gaffe aux virages, en un sens c'est quand même moins débile que Sarkozy qui se croit dans une Ferrari et vas-y que je te donne des coups d'accélérateur sur la ligne de départ pour épater ses meufs.
Pour le moment il n'a fait que "broum-broum" avec son nouveau jouet.
Conduire une démocratie au bord de la rupture, c'est un peu comme conduire une limousine de la banquette arrière, pas évident, Chirac ou Jospin savaient mieux faire ça.
A mon avis le préjugé idiot de la croissance pour la croissance il vient du préjugé évolutionniste athée qui sous-tend la mentalité bourgeoise depuis Hitler et même avant.
Le calcul mathématique de la croissance du PIB n'a d'ailleurs pratiquement aucune signification réelle, c'est un truc de polytechnicien.
Ecrit par : Lapinos | 01 mars 2008
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