Le Grand Maître du Grand Orient de France, Jean-Michel Quillardet, avait demandé à rencontrer le président de la République à la suite de son discours à Saint-Jean de Latran. La rencontre a eu lieu hier après-midi.
Le Grand Orient a fait part de son « inquiétude » face à l'éventuelle remise en cause de la laïcité, « outil dynamique d'émancipation des consciences et de construction d'une République respectueuse de ceux qui croient, qui ne croient pas ou qui veulent changer de religion ». Selon Jean-Michel Quillardet, le président de la République a été « plutôt en retrait » par rapport à son discours de Rome (on s’en serait douté). Il a assuré que la révision de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat se limiterait à des « aménagements techniques » (on sait lesquels : ceux qui permettront de financer la construction de mosquées et obligeront les municipalités à le faire). Nicolas Sarkozy l'a invité à participer aux groupes de travail qui vont être mis en place à cet effet. « Nous serons très vigilants quant au caractère technique de ces aménagements », a déclaré le Grand Maître.
Le président de la République a accepté l'invitation à venir au siège du Grand Orient au cours du premier semestre 2008.

