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  • « Faculté de théologie catholique »

    Le P. Michel Deneken, doyen de la faculté de théologie catholique de Strasbourg, représentant l’archevêque de Strasbourg, Mgr Jean-Pierre Grallet, a déclaré que « l’homophobie est un péché », et il a dit aussi : « J’ai des amis prêtres homosexuels. Je ne sais pas s’ils sont de moins bons prêtres ou de meilleurs prêtres que moi, mais je sais qu’en Alsace l’homosexualité des prêtres ne fait pas problème. »

    C’était à la 25e conférence du Forum européen des groupes lesbiens, gays, bi et trans, organisée du 16 au 20 mai par le prétendu groupe chrétien homo David et Jonathan.

    Au lieu de rappeler l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité, et de dénoncer l’ignominie de l’appellation « David et Jonathan » (comme si le roi David avait pu être homosexuel…), le doyen de la faculté catholique a donc affirmé que l’homosexualité des prêtres ne pose pas de problème, et que l’homophobie est un péché.

    Il n’a pas précisé s’il fallait expurger les épîtres de saint Paul, et la Bible dans son ensemble, de leurs passages ouvertement « homophobes », ni comment il fallait qualifier le péché de Dieu qui a poussé l’homophobie jusqu’à détruire Sodome.

    Il n’a pas non plus précisé si l’agoraphobie, la claustrophobie et l’arachnophobie sont aussi des péchés.

    Et l’incertitude demeure quant à l’islamophobie, encore que l’on puisse se douter de la position du doyen sur le sujet.

    (via Chrétiens dans la cité)

  • Le blasphème d’Alexandre Simonnot

    Le militant FN Alexandre Simonnot comparaîtra en justice le 21 juin prochain.

    Quel délit lui reproche-t-on ? Le mieux est de citer les termes de sa convocation, qui est un authentique chef-d’œuvre de prose policière politiquement correcte. Il sera jugé pour avoir, « à Taverny, le 2 décembre 2006, volontairement dégradé un bien, en l’espèce un objet mis en place dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le sida, objet destiné à une campagne d’information et de prévention en l’espèce un préservatif géant entourant l’obélisque située sur le rond point de l’obélisque à Taverny, destiné à l’utilité publique ou à la décoration publique et appartenant à une personne publique ou chargée d’une mission de service publique, en l’espèce la mairie de Taverny ».

    La journée mondiale de lutte contre le sida, c’était le 1er décembre. Le lendemain, le maire de Taverny, arrivant comme les carabiniers, décide de coiffer l’obélisque de la ville d’un gigantesque préservatif (onze mètres de haut) gonflé à l’hélium. Alexandre Simonnot, passant en voiture, découvre cette immonde installation. Il ne voit pas du tout où est « l’utilité publique » du machin ni en quoi cela pourrait constituer une « décoration ». Il voit seulement que c’est répugnant. Et il pense aux enfants confrontés à ce spectacle. Il arrête sa voiture, et armé de sa clef de contact il perce la chose.

    Scandale. Profanation. Blasphème. Le préservatif est sacré. Son effigie géante, érigée pour la célébration de la journée de lutte contre le sida, l’est davantage encore.

    Heureusement, un employé municipal a vu l’attentat. Il a noté le numéro de la voiture du terroriste, qui a pu être rapidement interpellé. Et Alexandre Simonnot a passé 20 heures en garde à vue...

    Le pire est qu’Alexandre Simonnot ne regrette pas son geste. Il ose même le revendiquer. Il n’a rien contre le préservatif, dit-il, ni évidemment contre la prévention du sida, mais il a été scandalisé de voir ce machin géant placé à la vue de tous, notamment des enfants. « C’est un outrage aux bonnes mœurs. » Et il ajoute que le monstrueux bidule a coûté la coquette somme de 9.000 euros aux contribuables de Taverny...

    C’est le maire lui-même qui a porté plainte, et qui entend qu’Alexandre Simonnot soit condamné, pour le moins, à rembourser les 9.000 euros. Alexandre Simonnot demande que tous ceux qui le peuvent aillent le soutenir dans son combat « pour avoir simplement voulu défendre et protéger les enfants, les valeurs familiales, et la dignité de Taverny ».

    C’est le 21 juin prochain, à 10 h 30, au tribunal de grande instance de Pontoise, 3 rue Victor Hugo.

  • Raffarin et la concentration des pouvoirs

    Jean-Pierre Raffarin dénonce l’attitude de la gauche qui essaie de « faire peur avec la vague bleue » et la « concentration des pouvoirs » de l’UMP, alors qu’elle dirige 21 régions sur 22.

    L’ancien Premier ministre est trop modeste. Il devrait dire : « alors que, par ma généreuse réforme du mode de scrutin, j’ai donné à la gauche 21 régions ».

  • Amel Bent et les « nouveaux Français »

    Sur internet circule le nouveau clip d’Amel Bent, en avant première de son nouvel album. La chanson est intitulée Nouveau Français. Voici un large extrait des paroles. Elles sont assez étonnantes, lorsqu’on sait que la chanteuse de La Courneuve , d’origine maghrébine, est une grande amie de Diam’s qui a fait beaucoup pour lancer sa carrière...

    Gênés par les gènes
    Minés par la mine
    Les casseroles qu'on traîne
    C'est le cœur qui souligne
    On a la chance d'être là
    Faut pas qu'on oublie
    Je viens bien d'un endroit
    Mais je suis d'ici

    Mais qui fait des histoires vraiment dans ce pays
    je viens bien de quelque part mais je suis ici

    Nouveau Français
    Un Français nouveau
    Nouveau Français
    Sous le même drapeau
    Sans même un besoin de reconnaissance
    Mais ni plus ni moins qu'un enfant de la France

  • Le traité de Sarkozy, c’est la Constitution européenne

    « Nous pensons avec le gouvernement français que nous devons empêcher amicalement, par la voie de la négociation, la Pologne d’évoquer les questions qui ont trait au mode de décision lors des conseils des ministres », a déclaré le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker après une rencontre avec Jean-Pierre Jouyet (l’eurotechnocrate socialiste devenu secrétaire d’Etat aux Affaires européennes). La Pologne ne doit même pas « évoquer » une modification du système de vote inscrit dans la Constitution européenne...

    Jean-Claude Juncker a également cité les Pays-Bas comme pays avec lequel il pourrait être difficile de s’entendre sur un traité qui préserve la substance de la Constitution. Pourtant le Premier ministre néerlandais a protesté de sa volonté d’arriver rapidement à un accord, lors de sa visite à Madrid, et lors d’un entretien téléphonique avec Nicolas Sarkozy. Mais Balkenende souhaite que les parlements nationaux jouent un rôle plus important et que soient pris en compte des critères en matière d’adhésion nouvelle à l’Union européenne. Voilà ce qui constitue un casus belli selon Juncker...

    Et le Premier ministre luxembourgeois d’insister : « La difficulté de cette négociation n’est pas française, mais néerlandaise. » Comme on le voit par le problème que posent les petits « souhaits » néerlandais, cela veut dire que la France accepte purement et simplement les articles institutionnels de la Constitution européenne.

    Ce qui apparaissait déjà très clairement dans les propos de Nicolas Sarkozy, et que confirme Jean-Pierre Jouyet en soulignant que la France et le Luxembourg sont « très proches » de la substance que les deux pays souhaitent voir retenue dans le nouveau traité...

  • L’ouverture : seulement à gauche

    Interrogé par un auditeur de RTL sur l’éventualité de nommer des personnalités du FN au gouvernement après les législatives, François Fillon a dit : « La réponse est non. Nicolas Sarkozy n’a pas repris les idées du Front national, il a défendu les valeurs qui sont celles de la droite et du centre, il n’a jamais franchi la limite qui nous sépare de l’extrême droite. »

    Donc rien n’est changé, comme on s’en doutait. Le Front national est toujours calomnié comme étant d’extrême droite, et l’apartheid continuera d’être appliqué entre « la droite et le centre » et les parias de la politique française.

  • Nous voilà rassurés

    Le nouveau président de la Cour de Cassation, Vincent Lamanda, « dément avec la plus grande fermeté » qu’il soit hostile aux francs-maçons.

    Selon Le Monde du 30 mai, Vincent Lamanda « a déclaré son hostilité à la franc-maçonnerie », et il avait prévenu ses pairs du Conseil de la magistrature : « Je ne suis pas franc-maçon ». Le journal ajoutait : « Il les déteste. »

    Le grand maître du Grand Orient de France, Jean-Michel Quillardet, s’était dit « profondément choqué » par des propos « moralement inacceptables » qui constituent une « atteinte à l’honneur et à la réputation » des francs-maçons. Le Grand Orient et sept autres obédiences ont ensuite publié un communiqué commun, reprochant à Lamanda de ne pas avoir démenti Le Monde, car « ce genre de propos rappelle nos années noires, et en particulier le régime de Vichy, qui interdit la franc-maçonnerie ». Non sans ajouter aussitôt : « Ces amalgames sont inacceptables. » Sic.

    Vincent Lamanda s’est donc finalement plié à l’ukase du Grand Orient. Il dément une « information dénuée de tout fondement ». Il ajoute : « En toute hypothèse, la réserve et la délicatesse auxquelles sont tenus, par leur statut, les magistrats, leur interdisent de faire état de quelque prise de position politique, philosophique ou religieuse que ce soit. Les membres du Conseil supérieur de la magistrature sont, en outre, comme moi-même, trop respectueux de la liberté de chacun et de la protection de la vie privée pour tolérer qu’il soit fait mention devant eux de telles convictions. »

    Ouf. Nous voilà rassurés. Ce n’est pas seulement un démenti, c’est une révérence, et une justification de l’action occulte. On se disait aussi, qu’il n’est pas possible qu’un haut magistrat soit hostile à la franc-maçonnerie. « Dont acte, mais ça va toujours mieux en le disant », comme l’écrit un blog maçonnique.

    Ainsi est donc respectée la « délicatesse » qui consiste à ne pas évoquer le poids de la franc-maçonnerie dans la magistrature, au nom d’une « réserve » qui est ici l’autre nom du secret maçonnique. Rappelons qu’en Grande-Bretagne les magistrats ont l’obligation de déclarer leur appartenance à la franc-maçonnerie.

  • Saint Norbert

    Norbert, qui porte en ses veines le sang des empereurs et des rois, s'est vu convier surnaturellement, dès le sein de sa mère Hadwige, à une noblesse plus haute ; et cependant, trente-trois années d'une vie qui n'en doit guère compter plus de cinquante, ont été données par lui sans réserve aux plaisirs. Il est temps pour l'Esprit divin de hâter sa conquête. Un jour, dans un orage soudainement survenu, la foudre tombe au-devant du prodigue ; elle le précipite de son cheval, et creuse un abîme entre lui et le but où le porte une soif inassouvie de vanités qui n'arrivent point à combler le vide de son cœur. Alors, au plus intime de son âme retentit la voix qu'entendit Saul sur le chemin de Damas: « Norbert, où vas-tu? » Et le miséricordieux dialogue continue entre Dieu et ce nouveau Paul : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? — Eloigne-toi du mal, et fais le bien ; cherche la paix et poursuis-la. » Vingt ans après, Norbert est au ciel, occupant parmi les pontifes un trône illustre, et rayonnant de l'éclat qui marque dans la patrie les fondateurs des grands Ordres religieux.

    Quelle trace profonde, durant les années de sa pénitence, il a laissée sur terre ! L'Allemagne et la France évangélisées, Anvers délivré d'une infâme hérésie, Magdebourg arraché par son archevêque aux dérèglements qui souillaient la maison de Dieu : tant d'oeuvres dignes de remplir une longue et sainte vie, ne sont point pourtant les plus beaux titres de Norbert à la reconnaissance de l'Eglise. Avant d'être appelé malgré lui aux honneurs de l'épiscopat, l'ancien hôte de la cour impériale avait choisi dans les forêts du diocèse de Laon, pour prier Dieu et châtier son corps, une solitude inhabitable. Mais bientôt Prémontré a vu ses marécages envahis par des multitudes ; les plus beaux noms de la noblesse venaient demander au grand pénitent la science du salut. En même temps, Notre Dame lui montrait l'habit blanc que ses disciples devaient revêtir; saint Augustin leur donnait sa Règle. Une famille nouvelle de Chanoines réguliers, la plus illustre, était fondée; ajoutant aux obligations du culte divin solennel les austérités de sa pénitence ininterrompue, elle dévouait également ses membres au service des âmes par la prédication et l'administration des paroisses.

    (Dom Guéranger, Année liturgique)