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  • Le SM condamné, plus de cinq ans après

    Clément Schuller, ancien dirigeant du syndicat de la magistrature, a été condamné en appel à 800 euros d’amende pour diffamation de la police. Il s’agit de l’ignoble livre publié par le SM en octobre 2001, intitulé Vos papiers ! Que faire face à la police, dont la couverture représentait, selon la description des juges, « un personnage coiffé d’un képi, aux yeux verts et exorbités, au nez proche d’un groin de porc, bavant discrètement à la commissure des lèvres ». Le directeur de la maison d’édition et le dessinateur ont également été condamnés, respectivement à 1.000 euros et 500 euros d’amende. Les prévenus avaient été relaxés en première instance. Même si les peines sont légères, il s’est donc trouvé tout de même des magistrats pour ne pas cautionner les débordements anti-flics de leurs collègues du SM.

    Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen se félicite de cette condamnation, tout en regrettant qu’elle soit « légère et discrète », et surtout qu’elle « n’intervienne qu’en seconde instance, plus de cinq ans après les faits ». « Et il reste scandaleux, ajoute-t-il, qu’un tiers des magistrats français soient affiliés à un syndicat qui affiche des idées subversives et sape le travail de la police, et qui persiste et signe en engageant un pourvoi en cassation. »

  • Etrange affaire à Bordeaux

    Sud Ouest révèle que trois personnalités « proches de la mairie de Bordeaux » et une cartomancienne ont été placées en garde à vue dans le cadre d’une plainte pour abus de faiblesse et vols. Les trois personnalités sont François-Xavier Bordeaux, président de la caisse sociale de développement local et chargé de mission auprès du maire Alain Juppé, Martine Moulin-Boudard, adjointe au maire chargée du patrimoine, et Jean-François Lhérété, directeur des affaires culturelles. La cartomancienne est dite « proche des milieux politiques ». La plainte émanerait du tuteur d’une octogénaire placée sous curatelle renforcée, et porterait sur des faits présumés d’abus de faiblesse sur cette femme propriétaire de plusieurs immeubles de grande valeur, de biens mobiliers d’objets d’art. La police et la justice sont muettes. La mairie de Bordeaux a cru nécessaire quant à elle de publier un communiqué pour souligner que cette affaire « n’a rien à voir avec la gestion municipale »…

  • Le hochet de Taubira

    Christiane Taubira a renoncé la mort dans l’âme à être candidate à la présidentielle, le PS ayant promis trente circonscriptions au PRG. En récompense de son sacrifice, Christiane Taubira vient d’être nommée « déléguée à l’expression républicaine » (sic) pour la campagne de Ségolène Royal. Elle aura la lourde tâche d’expliquer que les prises de position de Marie-Bécassine sont ancrées dans les principes républicains…

  • Objurgation allemande

    Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, est un grand démocrate, mais il ne supporte pas que des peuples osent dire non à la Constitution européenne. Ceux-là, dit-il, vont devoir rapidement modifier leur position : « Si compromis il doit y avoir en fin de présidence allemande, certains devront bouger… Eu égard au fait que les deux tiers des pays ont déjà ratifié le traité constitutionnel, nous devons prendre conscience que certains pays devront bouger plus que d’autres. » Car les gouvernements qui ont dit oui ont raison, les peuples qui ont dit non ont tort, et ils vont devoir le reconnaître. Ainsi va la démocratie européenne…

  • L’abbé Pierre

    La France est paraît-il bouleversée par la mort de l’abbé Pierre, à 94 ans. Sans doute le croyait-on immortel. Chirac a décrété un « hommage national ».

    De l’abbé Pierre, on se souviendra sans doute de son appel de l’hiver 54 et de la création d’Emmaüs.

    Pour l’heure on ne peut aussi que se rappeler qu’il a commencé sa vie publique en étant résolument de gauche, compagnon de route des communistes tant en ce qui concerne la chasse impitoyable aux « collabos » que le soutien aux ennemis de la France dans les colonies et en Algérie. Et qu’il a terminé sa vie publique en étant le complice, le soutien et le haut-parleur des pires groupuscules gauchistes, comme le DAL et les « collectifs de sans-papiers ».

    Les hommages qui se multiplient louent son « humilité ». C’est à se tordre de rire. Pour prendre un seul exemple, je me souviens de ce numéro du Figaro Magazine, il y a quelques années, qui évoquait sur plusieurs pages l’abbé Pierre parti quelque temps en ermite au Sahara. Absolument seul dans le désert, pour méditer, loin du monde. Et ces pages étaient des pages de superbes photographies, montrant l’abbé Pierre sous toutes les coutures, avec des éclairages étudiés et des poses de mannequin…

    Ce prêtre ne croyait pas en l’immaculée conception (ni au péché originel), ni en l’assomption, ne voyait pas de raison de s’interdire de penser que le Christ ait eu des relations sexuelles avec Marie-Madeleine, était contre le célibat des prêtres, pour le sacerdoce des femmes, pour l’« alliance » homosexuelle, contre la « tutelle romaine » sur les Eglises locales, etc.

    Mais on se souviendra aussi qu’il avait été sifflé à la télévision et avait déclenché une campagne de haine contre lui lorsqu’il avait osé dire à la télévision que le meilleur préservatif est la fidélité.

    Dans un autre domaine, au moment de l’explosion des « nouveaux pauvres » du socialisme, il avait pris le contrepied de la pensée unique, à l’approche de Noël, en demandant aux riches de dépenser leur argent dans des produits de luxe, car cela donne du travail et relance l’économie, ce qui ne peut que bénéficier aussi aux pauvres.

    On ne peut que le confier à la miséricorde de Dieu, en quoi il croyait, semble-t-il, réellement.

  • Elle se prend pour de Gaulle ?

    Suite des gaffes de Marie-Bécassine. A l’issue d’un entretien à Paris avec André Boisclair, chef du Parti québécois, Ségolène Royal s’est entretenue avec des journalistes du Québec. « Quelles sont vos affinités avec la souveraineté du Québec ? » lui a-t-on demandé. « Elles sont conformes aux valeurs qui nous sont communes, c'est-à-dire la souveraineté et la liberté du Québec », a-t-elle répondu d'un ton assuré.

    Il s’agit d’un sujet très sensible. La position officielle de la France est « ni ingérence, ni indifférence ». La petite phrase de Marie-Ségolène a immédiatement fait la une de l’information au Canada, et le Premier ministre canadien Stephen Harper a publié un communiqué dénonçant l’ingérence de la candidate socialiste dans les affaires canadiennes. Le Premier ministre du Québec, quant à lui, a déclaré qu’il n’avait pas eu connaissance des propos de Mme Royal qui, a-t-il précisé, n’est jamais venue au Québec, et que c’était aux Québécois de décider de leur avenir.

    Après chacune de ses sorties désastreuses, Marie-Bécassine tente de se justifier. Cette fois, elle affirme qu’elle n’a fait preuve « ni d’ingérence ni d’indifférence », et que d’ailleurs elle n’a évoqué à aucun moment, avec André Boisclair, les réformes institutionnelles, mais que… « si ces réformes arrivent, je le répète, ces deux principes seront appliqués, de souveraineté et de liberté », deux principes qui « ne me paraissent absolument pas contestables ».

    Interrogée sur la célèbre exclamation de de Gaulle « Vive le Québec libre ! », elle a dit que c’était une « belle phrase » mais qu’elle ne le dirait pas de cette façon-là…

    Elle l’a dit autrement, en effet. Reste à savoir, du reste, ce qu’elle entend par souveraineté et liberté. En fait, les Canadiens ne devraient pas s’alarmer. La position canadienne officielle est que les Québécois « forment une nation au sein d’un Canada uni ». C’est la même « souveraineté et liberté » que Marie-Ségolène revendique pour la France : une nation au sein d’une Europe unie, régie par une Constitution fédérale.

  • Marie-Bécassine et les femmes assassinées

    Merci à Olivier qui m’a fait remarquer l’autre propos, celui-là parfaitement délirant, de Marie-Bécassine sur les femmes battues. On peut en voir la vidéo sur Vox Galliae. Voici le texte :

    «  Et quand dans un pays comme la France il y a ce chiffre épouvantable : une femme sur trois aujourd’hui est assassinée sous les coups de son conjoint, là, dans la France dans laquelle nous vivons, et que ce chiffre-là et que ces crimes-là ne sont même pas évoqués dans les médias, tellement ça fait partie de la quotidienneté, c’est un combat quand même majeur ! »

  • Sainte Emérentienne

    Sainte Agnès est fêtée le 21 janvier. Cette année, c’était dimanche, donc sainte Agnès a dû céder la place à son Seigneur. C’est l’occasion de mettre en lumière sainte Emérentienne, fêtée deux jours après sainte Agnès.

    Emérentienne était une petite esclave de sainte Agnès (qui elle-même n’avait que 13 ans au moment de son martyre). Elle avait embrassé la foi chrétienne en même temps que sa maîtresse, et elle resta fidèle à l’une et à l’autre jusqu’au bout. Elle ne fit rien d’autre que remplir ses tâches de petite servante. Dans l’humilité, et dans la prière.

    Un jour qu’elle se rendit sur la tombe d’Agnès, dans une catacombe de la Via Nomentana , elle fut lapidée.

    On la représente avec des pierres sur le ventre.

    Alors que sainte Agnès est infiniment plus connue que sainte Emérentienne, il y a de par le monde davantage d’églises dédiées à l’humble petite servante qu’à l’intrépide jeune héroïne de la foi.