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  • Le miracle de la fécondité

    Et revoilà le miracle de la « fécondité française », tel qu’il apparaît dans le bilan démographique de l’INSEE : la fécondité s’est élevée à 2 enfants par femme en 2006 (contre 1,94 en 2005), soit « très probablement » au premier rang européen. Un miracle, puisque le nombre de mariages est à son plus bas niveau depuis 1995, que les Français se marient de plus en plus tard, que le nombre de femmes entre 20 et 40 ans continue de diminuer…

    Au détour d’un article de La Croix , on apprend que selon la démographe France Prioux (qui n’est pas du Front national), l’augmentation du taux de fécondité ces dernières années est dû pour 36% aux mères de nationalité étrangère. Compte non tenu, par conséquent, des mères qui ne sont françaises que sur le papier.

    Le département qui a le plus fort taux de fécondité est la Seine-Saint -Denis (2,44), et la proportion d’enfants nés de mère étrangère y est de 40%.

    On vous le disait bien, que l’immigration est une chance pour la France… ou du moins pour le pays qui porte encore ce nom.

  • La réalité du chômage

    L’INSEE publie une enquête de recensement portant sur… 2005. Sur le début de l’année 2005. On y apprend notamment qu’il y a deux ans, donc, alors que le nombre officiel de demandeurs d’emploi était de 2.461.600 personnes, 3,3 millions de personnes se déclaraient chômeurs. Ce qui donne une image claire de l’imposture des statistiques officielles, ou plutôt de la présentation qui en est faite. Car il y a longtemps que les « chiffres de l’ANPE », consciencieusement « nettoyés », ne reflètent plus du tout la réalité du chômage.

    Dans le même temps, on apprend que l’INSEE achèvera cette année seulement en septembre, au lieu de mars, son enquête annuelle sur l’emploi qui lui sert de base pour calculer mensuellement le taux de chômage selon les critères du BIT. « Cela n’a rien à voir avec les échéances électorales », déclare le responsable de l’INSEE. Ah bon. Non, c’est à cause de « problèmes statistiques intervenus dans l’enquête 2006 ». Plus précisément : « Face à l’augmentation du nombre de sans-réponses à l’enquête dans certaines régions, notamment l’Ile-de-France, nous devons procéder à un travail d’approfondissement sur les non-répondants. »

    Sans doute ces « non-répondants » sont-ils aussi, globalement, les non-inscrits à l’ANPE… De vrais chômeurs qui n’existent pas dans les statistiques, et qui sont en augmentation constante.

  • Alternance automatique

    Hans-Gert Pöttering, président du groupe PPE, a été « élu » à la présidence du Parlement européen, conformément à l’arrangement conclu entre le PPE (« conservateurs ») et le PSE (socialistes), consistant à se partager la présidence. Un arrangement qui en dit long sur les convictions politiques de ces gens-là.

    De ce fait, c’est un Allemand qui préside l’assemblée européenne au moment où l’Allemagne, qui a le plus grand nombre de députés,  préside l’Union européenne…

    De ce fait également, Hans-Gert Pöttering, qui faisait volontiers état de ses convictions catholiques, les abandonne en arrivant au perchoir, afin d’être le président de tous les députés. Il a ainsi assuré qu’il ne défendrait plus l’inscription de l’héritage chrétien et des valeurs chrétiennes dans la Constitution.

    Car il plaide aussi pour que soit conservée la « substance » de la Constitution , rejetée par les Français et les Néerlandais auxquels on avait eu la mauvaise idée de demander leur opinion. Une substance qui donc n’est pas chrétienne. Et il plaide aussi pour un « dialogue entre les cultures, en particulier le monde arabe et musulman ». Un dialogue entre une culture non chrétienne et le monde musulman. Il faudrait donner à lire au catholique Pöttering le texte de la conférence du pape à Ratisbonne…

  • Ils y tiennent

    Le quotidien britannique Independent publie un texte signé conjointement par Miguel Angel Moratinos et Jean Asselborn, ministres des Affaires étrangères d’Espagne et du Luxembourg. Ces deux pays ont proposé qu’une nouvelle réunion informelle sur l’avenir de la défunte Constitution européenne ait lieu le 27 février, ouverte, à la différence de la précédente, aux pays qui ne l’ont pas ratifiée. Dans leur texte, les deux ministres font l’apologie de ce texte, car il est nécessaire d’avoir des « outils » pour « agir efficacement », et « le traité constitutionnel est sans l’ombre d’un doute le meilleur outil dans notre musette : s’il n’existait pas déjà, il faudrait  l’inventer ». Sans l’ombre d’un doute, on a là un bel exemple du mépris des peuples, et de la démocratie, dont peuvent faire preuve les membres de la nomenklatura européenne.

  • Le jour où la reine d’Angleterre a failli régner… en France

    La BBC Radio 4 a diffusé hier soir un documentaire intitulé « Un mariage cordial », retraçant les propositions d’union entre la France et la Grande-Bretagne, faites par Guy Mollet en 1956, et qui auraient conduit à ce que la reine d’Angleterre devienne le chef de l’Etat français… Cela est évoqué dans des archives britanniques déclassifiées il y a une vingtaine d’années, et il n’y aurait aucun document français connu sur la question.

    L’affaire paraît hallucinante. Mais un simple petit tour sur le site du ministère français des Affaires étrangères permet de constater que c’est vrai. A la fin d’une note sur un texte célébrant le centenaire de l’Entente cordiale, en 2004, on trouve ceci : « Pour l’anecdote, on rappellera qu’en 1956 Guy Mollet avait envisagé l’adhésion de la France au Commonwealth, projet rapidement abandonné après l’échec de Suez. »

    Mais il ne s’agit pas d’une « anecdote ». En 1956, le chef du gouvernement français envisageait le plus sérieusement du monde de livrer la France à l’Angleterre…

    Dans un premier temps, le 10 septembre 1956, alors que la France et la Grande-Bretagne préparent l’opération de Suez, Guy Mollet en visite à Londres propose au Premier ministre britannique Anthony Eden une union entre le Royaume-Uni et la France. Une union politique complète, créant une « Frangleterre ». Cela ne va pas plus loin, car les Britanniques rejettent cette proposition délirante. Mais, peu après, Guy Mollet revient à la charge, avec une nouvelle proposition : l‘adhésion de la France au Commonwealth. Et celle-ci est examinée favorablement.

    Un document officiel du 28 septembre 1956 rapporte les propos tenus par Anthony Eden à son secrétaire de cabinet Norman Brook :

    « Le Premier ministre lui a dit au téléphone qu’il pensait, à la lumière de ses discussions avec les Français : que nous devrions accorder une considération immédiate à la France rejoignant le Commonwealth ; que M. Mollet n’a pas de doutes sur le fait qu’il y aura des difficultés à ce que la France accepte Sa Majesté comme chef de l’Etat ; que les Français accepteraient une citoyenneté commune sur la base de l’arrangement irlandais. »

    Mais ensuite ce fut l’affaire de Suez, et la France et la Grande-Bretagne prirent des chemins opposés en matière de politique étrangère (notamment en ce qui concerne les relations avec les Etats-Unis).

    L’affaire avait eu en réalité un éphémère précédent. En 1940, en pleine débâcle, Jean Monnet, président du comité de coordination franco-britannique, avait proposé un texte d’« union indissoluble » entre les deux pays, qui fut agréé par Churchill et de Gaulle. Celui-ci, le 16 juin, dicta au président du Conseil Paul Reynaud le texte de la Déclaration d’Union franco-britannique, mais Paul Reynaud devait démissionner le lendemain pour laisser la place au maréchal Pétain…

    Comme on le sait, Jean Monnet est le père de la « construction européenne ». Un an après les propositions de Guy Mollet au gouvernement britannique, le traité de Rome était signé, instituant une « communauté économique européenne » dont le but caché était d’aboutir à une union politique européenne. Celle-là même qui se met en place depuis le traité de Maastricht, et qui a subi un revers avec son projet de Constitution en 2005.

    Car le but de ces gens-là est toujours de détruire les nations. Nous n’avons pas la reine d’Angleterre comme chef de l’Etat, mais le vrai chef de l’Etat est la Commission européenne. C’est moins visible, ce n’en est pas moins scélérat.

  • Le pape esclave

    Saint Marcel Ier fut le dernier pape martyr des persécutions romaines. Il succéda en 308 à saint Marcellin, lui aussi martyr. Dioclétien avait abdiqué en 306, après avoir divisé l’empire en quatre parties. Le « César de Rome » était Maxence, qui poursuivit avec assiduité la persécution des chrétiens. Marcel réussit toutefois à réorganiser la vie religieuse (dans les catacombes). Maxence le fit arrêter et lui ordonna de se démettre et de sacrifier aux dieux. Marcel répondit qu’il ne pouvait pas démissionner d’un poste auquel Dieu lui-même l’avait appelé, et que la foi en son Dieu lui était plus chère que la vie. Maxence le fit flageller, et plutôt que le condamner à mort, il l’envoya comme esclave dans ses écuries, afin d’humilier les chrétiens. Au bout de neuf mois il fut libéré par des clercs qui avaient négocié son rachat avec les officiers subalternes. Une veuve, Lucine, lui donna asile en sa maison qui devint un lieu de réunion des fidèles, et une église. Maxence l’apprit, arrêta de nouveau Marcel, et en fit de nouveau un esclave, cette fois dans un haras installé sur le lieu même de la maison de Lucine… Où il mourut bientôt. C'était en 310. Ses reliques sont en l'église qui porte son nom, édifiée sur le lieu de son martyre.