Le procureur de la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris n’a pas été vraiment convaincu par les explications de Jean-Paul Huchon prétendant ne rien savoir des activités professionnelles de sa femme. Marie-Aimée Gaspari a constaté que celle-ci a été embauchée à quatre reprises par des sociétés liées au conseil régional, et elle a pointé des « interventions précises », des « cas d’immixtion caractérisés » du président du conseil régional, dont « chacune va servir les intérêts de sa femme ». « A chaque fois il tombe juste, choisit la bonne société, celle qui in fine lui donnera un contrat de travail »… Par conséquent il « prenait bien un intérêt » à la passation des marchés publics, dont les procédures sont entachées de nombre d’irrégularités. En conséquence, elle a demandé une peine de dix mois de prison avec sursis et 75.000 euros d’amende. En outre, en raison de la « partialité » de Jean-Paul Huchon, le procureur a demandé une peine complémentaire d’un an de privation des droits civiques et civils, entraînant de fait l’inéligibilité.
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Le trimaran retrouve son flotteur droit
C’en est fini de la tonitruante dissidence de Philippe de Villiers. Les récentes déclarations de Guillaume Peltier montrent que le MPF est redevenu le « flotteur droit » du trimaran de l’UMP. Lire l’excellente analyse d’Alex Corvus sur Vox Galliae.
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Le Pen au Parisien dimanche
Jean-Marie Le Pen était dimanche « l’invité » du Parisien. Extraits.
« J’ai bien compris qu’on assistait à un essai de propulsion de Bayrou pour en faire le troisième homme. Cela me fait sourire. Parce que, sans accorder trop d’importance aux sondages, je les lis. Or, ils me donnent le double de ce que l’on m’accordait à la même période, il y a cinq ans. Comme d’habitude, tout se jouera dans les deux derniers mois. »
Chirac. « Ce qu’il fait et dit, ces temps-ci, dessine le cadre possible – et même probable – d’une candidature. Ce qui pourrait la justifier, c’est une aggravation de la situation internationale. »
« Les délinquants et criminels s’en prennent peut-être un peu moins aux biens, mais beaucoup plus aux personnes. Que le ministre de l’Intérieur puisse se vanter d’une telle situation m’apparaît fabuleux. »
« Voyez Sarkozy, comme Chirac, il a cette propension à parler des affaires de la France depuis Sirius. Ainsi les deux hommes découvrent-ils soudain qu’il y a un problème du logement. Aussitôt, ils font une loi. Article 1 : la pauvreté est abolie. Article 2 : il est interdit d’être pauvre. Et personne n’ose prononcer le mot tabou d’immigration. »
« Dans les cités, beaucoup ne supportent pas Sarkozy, et on s’apprête à voter massivement pour moi. (…) Partout je sens monter la colère. Rappelez-vous la tragédie du tsunami. Sur les plages, les gens se baignaient ou bronzaient. Pourtant, au loin, la vague déferlante était déjà en route, et allait tout emporter. »
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Politique israélienne
Le ministre israélien de l’Habitat a lancé ce matin un appel d’offres pour la construction de nouveaux logements à Maalé Adounim, la plus grande colonie juive en Cisjordanie occupée. Au même moment Ehud Olmert recevait Condoleezza Rice, venue relancer la « Feuille de route »… qui stipule le gel de la colonisation juive dans les territoires occupés.
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La France respirante
Loin des foules sarkoziennes réunies à Paris, Ségolène Royal se promenait dimanche à la campagne, faisant le tour de ses braves paysans de Poitou-Charentes. « Un moment de plaisir et de simplicité », a-t-elle dit, se faisant photographier avec un agneau dans les bras, et vantant « l’intelligence des territoires et notamment des territoires ruraux ». Et en déjeunant avec des producteurs de chanvre, elle s’est exclamée : « Je suis dans cette France respirante, qui redonne des forces parce qu’elle est authentique et en même temps tournée vers l’avenir. » On n’ose penser qu’il puisse s’agir de producteurs de chanvre indien et que Marie-Ségolène ait testé la production. Force est néanmoins de constater que la France respirante est un curieux concept. On connaissait jusqu’ici, dans le jargon industriel, les culottes respirantes, les vestes respirantes, les chaussures respirantes, les isolations respirantes. Si les mots ont un sens, la « France respirante » n’est pas la France qui respire, où l’on respire, mais un matériau qui isole du froid et de l’humidité tout en laissant passer l’air. Ce qui ne veut donc rien dire. Mais c’est normal, puisque c’est Marie-Ségolène qui s’exprime.
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Le méga Sarko show
Cela a donc coûté 3,5 millions d’euros (23 millions de francs). Pour rien, puisqu’il s’agissait de la cérémonie de désignation du candidat de l’UMP à la présidentielle, et qu’il n’y avait qu’un candidat. Lequel a donc été désigné, par 98% des votants. Mais on constate que 69% seulement des adhérents ont voté. Ainsi, près du tiers des adhérents de l’UMP n’ont pas voulu adouber Sarkozy. Parmi lesquels Dominique de Villepin, qui a fait un passage éclair, le visage fermé et sans rien dire, ou Jean-Louis Debré, qui est resté dehors et a quitté les abords de la fête avant le discours de Sarkozy.
Un autre chiffre retient l’attention : Nicolas Sarkozy a martelé le mot France près de 80 fois. Et l’un des pics, entre autres déclarations d’amour de « la France », fut cette proclamation : « Je veux être le candidat d’une France qui ne transigera jamais sur son indépendance ni sur ses valeurs ».
Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen a relevé qu’il s’agissait là d’un gros mensonge. Car Nicolas Sarkozy est un ardent partisan (et acteur) de la construction européenne. Il a « fait campagne pour la Constitution européenne, feuille de route d’un super-Etat européen, qui achève de détruire l’indépendance de la France, et relègue la fonction de président de la République française à celle d’un gouverneur de province ayant moins de pouvoirs qu’un gouverneur d’Etat aux Etats-Unis d’Amérique ».
Ainsi, « Nicolas Sarkozy peut bien répéter près de 80 fois le mot France dans son discours, et exalter “l’amour de la France et la fierté d’être français“, cela ne peut cacher le fait qu’il travaille en réalité à la disparition de la France dans un conglomérat euromondialiste », ajoute Jean-Marie Le Pen qui conclut : « Les citoyens, qui ont su rejeter la Constitution européenne, ne seront pas dupes de ce langage démenti par les faits. »
D’autre part, le Salon Beige remarque fort opportunément cette autre phrase, dans la longue tirade sur la France personnifiée par tel ou tel personnage de notre histoire : « Elle a la voix, la figure, la dignité d'une femme, d'une mère, rescapée des camps de la mort, qui s'écrie à la tribune de l'Assemblée : "Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300.000 avortements qui, chaque année, mutilent les femmes de ce pays." Ce jour-là, elle s'appelle Simone Veil. »
En réalité, il y avait alors autour de 55.000 avortements clandestins par an. Aujourd’hui il y a plus de 200.000 avortements « légaux » par an. Eh bien non, la France ne s’est jamais appelée et ne s’appellera jamais Simone Veil. Pour la bonne raison qu’un pays ne peut pas porter le nom d’un personnage qui tue son avenir et nie ainsi son existence.
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Saint Maur
Dans les monastères bénédictins, c’est aujourd’hui la fête de saint Maur, le grand disciple de saint Benoît, que celui-ci envoya en Gaule, où il fonda un monastère. De nombreux lieux portent son nom. Dans la vie de saint Benoît écrite par saint Grégoire le Grand, on peut lire cet épisode où saint Maur marche sur les eaux.
Un certain jour, alors que le vénérable Benoît se tenait en cellule, Placide, cet enfant attaché à la personne du saint homme, sortit pour puiser de l'eau dans le lac. Tenant son récipient, il eut un geste imprudent en le mettant dans l'eau, et entraîné par ce mouvement, il y tomba lui aussi. Aussitôt, le courant le saisit, l'éloigna du bord et le tira vers le large jusqu'à la distance d'un jet de flèche. Or l'homme de Dieu, à l'intérieur de sa cellule, eut aussitôt conscience de ce qui s'était passé et appela Maur en toute hâte : « Frère, lui dit-il, cours ! L'enfant qui était allé puiser de l'eau est tombée dans le lac et le courant l'a déjà entraîné fort loin ! »
Chose admirable et qui ne s'était pas reproduite depuis l'apôtre Pierre ! Voici : la bénédiction ayant été demandée et reçue, Maur, stimulé par l'ordre de son Père gagna cet endroit et, se croyant toujours sur la terre ferme, il continua sa course sur l'eau jusqu'à l'endroit où l'enfant avait été emporté par le courant : il le saisit par les cheveux et revint toujours en courant. A peine eut-il touché terre et repris ses esprits qu'il jeta un regard derrière lui et voici que, ce qu'il n'aurait jamais cru possible, étonné et tout tremblant, il le voyait accompli !
De retour chez le Père, il lui rendit compte de cet exploit. Le vénérable homme de Dieu, Benoît, lui, se mit à attribuer la chose non à ses propres mérites mais à l'obéissance de son disciple. Maur, au contraire, disait que c'était dû uniquement à son ordre : il était bien conscient que cela ne venait pas de sa propre vertu puisqu'il avait agi inconsciemment. Mais voici que dans cet assaut d'humilité, réciproque et amical, l'enfant sauvé intervint comme arbitre. Car il disait : « Moi, lorsque j'étais retiré de l'eau, je voyais au-dessus de ma tête la melote du Père Abbé, et j'avais conscience que c'était lui qui me conduisait hors de l'eau. »